Lésigny (Seine-et-Marne)

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Lésigny
L'hôtel du golf.
L'hôtel du golf.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Brie-Comte-Robert
Intercommunalité Communauté de communes Les Portes Briardes Entre Ville et Forêts
Maire
Mandat
Michel Papin
2014-2020
Code postal 77150
Code commune 77249
Démographie
Population
municipale
7 429 hab. (2011)
Densité 741 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 42″ N 2° 37′ 00″ E / 48.745, 2.6167 ()48° 44′ 42″ Nord 2° 37′ 00″ Est / 48.745, 2.6167 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 121 m
Superficie 10,03 km2
Localisation

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Lésigny

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Lésigny

Lésigny est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Les habitants sont appelés Lésigniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lésigny, situé à 22 km à l'est de Paris en lisière du département de Seine-et-Marne, est un exemple de zone péri-urbaine à l'orée du forêt de Notre-Dame. 267 hectares des 2 200 de cette forêt se trouvent sur le territoire de la commune.

Lésigny est traversé par le Ru de la Ménagerie, qui fixe la limite communale avec Férolles-Attilly. Le Ru se jette dans le Réveillon à la limite du territoire de la commune. Outre Férolles-Attilly, les autres communes limitrophes sont Ozoir-la-Ferrière, Pontault-Combault, Servon, Santeny et Marolles-en-Brie.

Lésigny est une commune qui comptait 375 habitants en 1968, date des mises en chantier de résidences, essentiellement pavillonnaires. Résidentiel, Lésigny n'a jamais mis en place de zone industrielle. Les principales activités économiques de la ville sont le commerce et le tourisme. Plusieurs zones commerciales de proximité et deux hôtels de luxe assurent l'essentiel de cette activité.

Deux grandes fermes (Bourbonderie et Villarceau) perpétuent la tradition agricole de la commune en exploitant encore de vastes parcelles de céréales sur le territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sucy-en-Brie Pontault-Combault Ozoir-la-Ferrière Rose des vents
Santeny N Ozoir-la-Ferrière
O    Lésigny    E
S
Servon Férolles-Attilly Férolles-Attilly

Histoire[modifier | modifier le code]

Lésigny en 1750

La présence d'une villa gallo-romaine dans la zone dite « la Grande Romaine » laisse supposer que l'étymologie de Lésigny est due au nom du propriétaire romain Licinus qui y possédait un domaine.

L'abbaye d'Hyvernau et l'abbaye de Monthéty (1167) se partagent un temps le territoire communal, avant que l'abbaye de Monthéty, quelques décennies plus tard, ne cesse ses activités.

Vers 1170, la foire annuelle de Monthéty, dédiée à la Vierge de septembre, est instituée. Après la fermeture de l'abbaye de Monthéthy, elle passe sous l'autorité de l'abbaye d'Hyvernau. Elle connait alors une certaine importance et passe sous l'autorité, en 1797, de la commune voisine d'Ozoir-la-Ferrière.

La source « miraculeuse » dont l'eau avait depuis toujours guéri la fièvre se trouvait pourtant sur le territoire de Lésigny (confirmation du nouveau cadastre en 1809). Mais les protestations lésigniennes sont restées sans effets.

L'existence de la paroisse de Lésigny est reconnue, en 1386, avec la présence d'un curé officiant dans l'ancienne chapelle. Cette chapelle est remplacée par l'église actuelle, consacrée en 1523 par François de Poncher, évêque de Paris et fils de Louis de Poncher, secrétaire et trésorier du roi François Ier, lequel finance la construction de cette nouvelle église, qui conserve des éléments de l'ancienne chapelle. Il achète des terres à Lésigny en 1508 et lance la construction d'un château de style Renaissance en remplacement du vieux château médiéval cerné de douves (les documents concernant l'ancien château de Lésigny n'ont pas été retrouvés).

Le château de Poncher connaît une histoire agitée. Léonora Dori l'achète en 1613. Quatre ans plus tard, après l'assassinat de son époux, Concino Concini, maréchal d'Ancre, le château est confisqué et donné à Honoré Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII. Pendant la Fronde, il est le théâtre de véritables batailles qui occasionnent de graves dégâts. Restauré en partie, il perd ses tours en 1794 avant d'être vendu comme bien national en 1798. Le château de Poncher, appelé château de Lésigny, dont le parc souffre du passage de la Francilienne, est à nouveau restauré dans les années 1960 puis dans les années 1990.

L'église de Lésigny a pendant longtemps la flèche de son clocher penchant à droite quand on considère l'édifice de face. Le clocher est redressé juste avant la Première Guerre mondiale.

Une agence postale est inaugurée en 1924 peu avant l'arrivée de l'électricité (1926). La commune abandonne son caractère purement champêtre à partir de 1968 en mettant en chantier des quartiers de zones pavillonnaires. Quatre écoles primaires (trois après fermeture de l'école de l'Orée) et un collège sont inaugurés entre 1969 et 1973. Avec la construction des nouveaux quartiers entre le village et Romaine, une nouvelle école est construite en 1989 en remplacement de celle de Grande Romaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur au pal d’or chargé d’un lion de gueules armé, lampassé et couronné du champ, accosté de six fleurs de lys et de quatre besants, le tout aussi d’or, ordonnés intercalées en deux pal.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
439 323 297 349 381 368 389 374 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
406 396 398 415 415 405 431 383 418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401 400 350 311 304 260 254 207 339
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
315 362 6 572 7 114 7 865 7 647 7 571 7 536 7 429
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Ville résidentielle, Lésigny est la 42e commune la plus riche de France par ménage (sur 36 783 communes françaises) : le revenu moyen par habitant s'élève à 39 034 €, d'après une enquête de l'INSEE[3].

En 2004, 80 naissances contre 24 décès pour 19 mariages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Lésigny depuis 1790
Période Identité Parti Qualité
1790-1792 M. Regnault
1792-1800 M. Natraut
1800-1815 M. Duvernay
1815-1817 M. Rendu
1817-1819 M. Miremont
1819-1832 M. Boscary de Romaine agent de change
1832-1843 M. Archdéacon agent de change, conseiller d'arrondissement
1843-1853 M. Boscary de Romaine agent de change
1853-1860 M. Hottinger
1860-1865 M. Hache
1865-1867 M. Delettre
1867-1896 R. de Crèvecœur
1896-1909 M. Vatin Perignon
1909-1912 L. de Crèvecœur
1912-1914 J. de Crèvecœur
1914-1919 M. Godard
1919-1939 M. Gérard
1939-1945 M. Robert
1945-1947 M. Celestin Lecour
1947-1965 M. Robert Speitel
1965-1966 Emile-Laurent
1966-1974 Jean Magne
1974-2000 Maurice Mollard UDF anesthésiste, conseiller régional
2000-2014 Gérard Ruffin Nouveau Centre Chef d'entreprise, conseiller régional
2014- Michel PAPIN Directeur des Ressources Humaines

L'actuel conseil municipal compte 29 membres issus de l'unique liste d'union municipale.

Sports[modifier | modifier le code]

Usclesigny.jpg

Lésigny dispose sur son territoire d'un parcours de golf 27 trous, de cinq terrains de football, d'un gymnase, d'une salle polyvalente, de huit courts de tennis publics, dont quatre couverts, et douze courts de tennis privés. L'Union sportive et culturelle de Lésigny, le club omnisports de la ville, regroupe presque toutes les sections sportives de Lésigny. Une autre association sportive, le Moto Club de Lésigny, dont Randy De Puniet est licencié, est domiciliée à Lésigny. Le Moto Club de Lésigny est également un actif organisateur de courses, au Circuit Carole en particulier.

Lésigny ne dispose pas d'installations permettant l'organisation de compétitions en athlétisme, ainsi qu'en natation malgré la présence de trois grandes piscines d'agrément sur le territoire de la commune (Parc, Orée et Grande-Romaine).

Le cheval tient une place importante à Lésigny avec deux haras et deux pistes de saut d'obstacles (Bourbonderie et Entre-Deux-Parcs). La promenade à cheval est très pratiquée sur le territoire de la commune.

Deux petits lacs en vallée du ru de la Ménagerie permettent de pratiquer la pêche.

L'équipe de football Poussins de Lésigny parvient en finale de la Coupe de Paris 1976, où elle perd sur le score de 0-1.

Transports[modifier | modifier le code]

Bordé au nord par la RN 4 et au sud par la RN 19, Lésigny est traversé depuis les années 1980 par la Francilienne, qui devait à l'origine séparer la ville en deux parties.

La population se mobilise alors contre ce projet, l'émission de télévision La France défigurée traitant de ce sujet. Le projet de construction est refusé en réunion publique par le conseil municipal présidé par son maire, Jean Magne ; ce refus conduit à un conflit entre le préfet de Seine-et-Marne et les élus de la ville de Lésigny. Le conseil municipal démissionne et des élections sont alors tenues, puis le projet est soumis aux nouveaux élus. Après quelques modifications du tracé, dont le passage en souterrain à proximité du Vieux Village, le projet est accepté. La Francilienne est alors construite et elle est opérationnelle depuis début 1980.

Au niveau des transports en commun, la ligne de bus SETRA 40-12 et 40-10 et une de Bizière (003-014) desservent la commune. Le car de la Ville assure des rotations sur le territoire de la commune qui sont principalement destinées aux enfants se rendant à l'école ou sur les terrains de sports.

Une ligne à haute tension, le long du Bois Notre-Dame, et un gazoduc à haut débit traversent la commune.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le Parc de Lésigny

Le Vieux Village briard constitue l'élément central de la commune. À l'est du Vieux Village : la Pomme Verte, le Clos Saint-Yon, la Pomme Rouge, Villarceau, les Jardins de Saint-Marc (quartiers les plus récents, urbanisés entre 1989, 1993), le Clos Vimont (1969), la Grande Romaine (1968-1969) et une partie du Clos de la Vigne (1970) et du Clos Prieur (1970), les autres parties étant situées sur les communes de Férolles-Attilly et d'Ozoir-la-Ferrière. À l'ouest du Vieux Village : l'Orée de Lésigny (1968), le Parc de Lésigny (1968) et Le Réveillon (ex-Ville-Jardin) (1974).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pendant la Coupe du Monde de football 1998, l'équipe nationale de football du Brésil séjourne dans l'hôtel du château de Grande Romaine, tout comme par la suite, d'autres équipes comme le Chelsea FC, le PSG, l'Olympique de Marseille, le RC Lens, etc.

Tournages à Lésigny[modifier | modifier le code]

Le Château de Lésigny
Le Parc de Lésigny:
L'Orée de Lésigny:
Haras de Maison Blanche:
  • Série Un Village Français avec Robin Renucci
Le Réveillon de Lésigny:
  • Publicité "Jeunes et illimités"
Centre commercial:

Jumelages[modifier | modifier le code]

Rond-point de la Fontaine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guerreau, Monographie de Lésigny, 1889 (AD77 : MDZ1199)
  • Réne-Charles Plancke, Brie-Comte-Robert et le Val d'Yerres à la Belle Époque, Le Mée sur Seine, Amattéis, 1993

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. lexpress.fr, en juin 2007