Saint-Loup-de-Naud

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Saint-Loup-de-Naud
Village et priorale de Saint-Loup-de-Naud.
Village et priorale de Saint-Loup-de-Naud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Gilbert Dal Pan
2014-2020
Code postal 77650
Code commune 77418
Démographie
Population
municipale
887 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 10″ N 3° 12′ 39″ E / 48.5361, 3.2108 ()48° 32′ 10″ Nord 3° 12′ 39″ Est / 48.5361, 3.2108 ()  
Altitude Min. 71 m – Max. 151 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Saint-Loup-de-Naud

Saint-Loup-de-Naud est une commune française située dans le sud-est du département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, à quelques kilomètres de Provins.

Ses habitants n'ont pas de dénomination connue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 4 km au nord-ouest de Longueville et à 8,5 km au sud-ouest de Provins.

Trois hameaux forment le village proprement dit, Courton-le-Haut, Courton-le-Bas et Saint-Loup-de-Naud. La mairie se trouve à Courton-le-Bas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Loup-de-Naud
La Chapelle-Saint-Sulpice Vulaines-lès-Provins
Maison-Rouge Saint-Loup-de-Naud Sainte-Colombe
Lizines Savins Longueville

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie, Noyot.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ru de Saint-Loup, ru du Dragon.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Longueville à 4 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Préhistoire, le site de Saint-Loup-de-Naud est occupé. Un silex acheuléen remontant au Paléolithique inférieur et une hache polie en serpentine du Néolithique sont les éléments matériels retrouvés sur le territoire de la commune[1].

Le village se constitue au cours du VIe siècle, en haut d'un éperon rocher qui domine la vallée du ru du Dragon. Mais il connait un véritable essor à partir de la fin du Xe siècle, suite à la création du prieuré bénédictin de Saint-Loup, but d'un important pèlerinage en l'honneur des reliques de saint Loup, évêque de Sens. L'église priorale Saint-Loup, qui sert également d'église paroissiale au village, est achevée grâce aux donations d'Henri le Libéral, comte de Champagne.

Cependant, le village connaît une longue décadence à partir du XIIIe siècle. Le recul des foires de Champagne, en particulier de Provins, toute proche, porte un coup à l'économie villageoise. La population du village a déjà diminué de moitié au début du XVe siècle lorsque le prieuré est ruiné par les Anglais de Thomas Guérard en 1432, durant la Guerre de Cent ans. Le village connait à nouveau les malheurs de la guerre lorsque les protestants s'emparent du village en 1567 lors des guerres de religion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Françoise Gries   Secrétaire en retraite
mars 2014 en cours Gilbert Dal Pan[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705 782 809 830 856 840 800 833 821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820 835 803 773 740 671 625 621 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523 587 623 616 785 751 736 731 768
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
778 721 670 669 806 855 883 889 887
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, à l'instigation du Secrétaire d'État à la Culture Thierry de Beaucé, alors propriétaire de la Tour, se tient tous les ans le festival de musique « Les après-midi de Saint-Loup » dans l'église romane du village. Les concerts réunissent des musiciens français et étrangers dans des programmes de musique baroque sur instruments d'époque.

Ce festival est régi par une association loi de 1901 dont le but est de :

  • promouvoir une action culturelle et artistique contribuant à l'essor de la musique en Seine-et-Marne.
  • encourager et soutenir par ces concerts la restauration de ce monument exceptionnel, visité par de nombreux touristes venus du monde entier.
  • contribuer au rayonnement de la culture musicale en milieu rural, en développant des actions d'animation dans les villages environnants.

Le directeur artistique du festival est depuis huit ans Philippe Foulon. Huit communes proches sont partenaires des Après-Midi de Saint-Loup : Chalautre-la-Petite, Chalmaison, Donnemarie-Dontilly, Les Marêts, Longueville-Lourps, Paroy, Provins, Soisy-Bouy.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire une usine de composants électriques, filiale du groupe Mersen, fondée en 1907 par l'ingénieur et inventeur Emile Albert Fouilleret. L'usine est toujours appelée de nos jours l'usine Fouilleret, en mémoire de son fondateur de génie et de sa famille qui la dirigea après son décès en 1934 ; notamment son fils aîné Henri Charles Fouilleret, héros de la Résistance mort pour la France à Provins en 1944.

Il existait autrefois une fabrique de céramiques, nommée La Céramique de la Voulzie, également proporiété de la famille Fouilleret, qui disparut dans un incendie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Statues de saint Pierre et de Salomon (portail occidental de l'église priorale).
Porche de l'église priorale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Loup[modifier | modifier le code]

Construit autour d'un prieuré bénédictin, le village conserve une église romane des XIe siècle et XIIe siècles, considérée comme l'un des plus beaux édifices romans d'Île-de-France. Elle possède une nef en berceau et un portail en style gothique primitif avec un remarquable tympan sur lequel trône un Christ en majesté entre les symboles des évangélistes. Nouveauté pour l'époque, des statues de saints et de prophètes ornent les côtés du portail. Ce tympan aurait inspiré à Proust la description du portail de l'église de Balbec, qu'il fait dans La Recherche.

Frappée le 17 août 2011 par un arrêté municipal de péril[5], l'église fut fermée avant de réouvrir au public en décembre 2013.

Tour de la « Haute Maison »[modifier | modifier le code]

La Tour de la « Haute Maison », construite au XIIIe siècle, est l'ancienne maison forte du prieuré de Saint-Loup. Au XVe siècle, suite à la ruine du prieuré de Saint-Loup, elle devient propriété de seigneurs locaux. Elle passe entre les mains de la famille de Saint-Phalle, puis de la princesse de Polignac, qui la donne à son amante, Violet Trefusis. Celle-ci y reçoit ses amis, comme Marcel Proust, qui vient lui rendre visite et invente, pour son roman À la recherche du temps perdu, le personnage du marquis de Saint-Loup[6]. Violet Trefusis y tient un salon littéraire de 1945 à 1966. À sa mort, la propriété est vendue et le mobilier dispersé.

La Tour est classée au titre des monuments historiques[7] par arrêté du 16 février 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Loup-de-Naud », TopicTopos.com, consulté le 10 octobre 2013.
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 04/2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Arrêté municipal n°104/47, à la suite de l'avis défavorable à la poursuite des activité de l'église du 1er juin 2011 émis par la commission d'arrondissement de Provins pour la sécurité. Visité le 11 septembre 2012.
  6. « Maison de Violette Trefusis, Saint-Loup-de-Naud », Topic-Topos.com, consulté le 10 octobre 2013.
  7. « Notice no PA00087271 », base Mérimée, ministère français de la Culture