Moret-sur-Loing

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Moret-sur-Loing
regroupée à Orvanne
Image illustrative de l'article Moret-sur-Loing
Administration
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Montereau-Fault-Yonne
Démographie
Gentilé Morétains, Morétaines
Population 4 305 hab. (2012)
Densité 871 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 28″ N 2° 48′ 54″ E / 48.3744, 2.81548° 22′ 28″ Nord 2° 48′ 54″ Est / 48.3744, 2.815  
Superficie 494 ha = 4,94 km2
Localisation

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Moret-sur-Loing

Moret-sur-Loing est une ancienne commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Morétains.

Elle a fusionné le [1] avec Écuelles, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales pour créer la commune nouvelle d'Orvanne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Moret-sur-Loing est située en lisière de la forêt de Fontainebleau, aux bords du Loing et à proximité du confluent de la Seine. L'Orvanne et le Lunain serpentent dans les alentours, non loin du canal du Loing, creusé pour faciliter la navigation fluviale.

Communes limitrophes de Moret-sur-Loing
Veneux-Les Sablons Saint-Mammès
Fontainebleau Moret-sur-Loing
Montigny-sur-Loing Épisy Écuelles


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du celtique mora, de l'ancien français morée (–marécage, marais)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moret est une petite cité médiévale de 4 500 habitants environ dont les origines semblent remonter à l'époque gallo-romaine. Elle prend de l'importance (stratégique notamment) en 1081 en entrant dans le domaine royal. D'agréables vestiges (portes et donjon du XIIe siècle entre autres) font de cette antique cité une halte sinon indispensable, du moins fort appréciée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1945 mars 1946 Émile Rondreux   Agent immobilier
mars 1946 mai 1953 Louis Cantais    
mai 1953 septembre 1965 Léon Breuillard   Médecin
septembre 1965 mars 1989 Roland Dagnaud DVD Chef d'entreprise
mars 1989 décembre 2014 Patrick Septiers [3] UDI Enseignant

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 305 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 605 1 628 1 583 1 673 1 655 1 672 1 765 1 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 870 1 932 1 934 1 868 1 853 1 976 1 914 2 068 2 108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 090 2 239 2 404 2 384 2 362 2 464 2 457 2 568 2 815
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 095 3 250 3 147 3 503 4 174 4 402 4 477 4 478 4 330
2012 - - - - - - - -
4 305 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les bénédictines de Moret ont créé en 1638 la recette du sucre d'orge. Une confrérie et un musée à Moret font la promotion de cette confiserie mondialement connue, dont environ 6 tonnes sont annuellement produites dans cette ville. La collection du musée a été rachetée par la municipalité en 2013 pour 12 000 euros.

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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame vu du Loing.

Moret a conservé une grande partie de ses fortifications datant des XIIe et XVe siècles. À cette époque, la ville était articulée autour des éléments suivants[7],[8] :

  • Une enceinte fortifiée en demi-lune, face au Loing, dont il reste de nombreux éléments (15 à 20 m de haut, plus de 2 m d'épaisseur).
  • Trois portes[9] :
    • la porte de Bourgogne, qui verrouille l'accès par le Loing face à la Bourgogne,
    • la porte de Samois ou de Paris (XVe siècle), en direction de Fontainebleau,
    • la porte de Grez/Orléans, vers la forteresse de Grez (contrairement aux deux autres, il n'en reste plus aucune trace aujourd'hui).
  • L'église Notre-Dame, de style gothique (XIIe/XVe)[10].
  • Le donjon du château de Moret, XIIe siècle (partiellement détruit à la Révolution et transformé au cours de XIXe siècle)[11].
  • Le prieuré de Pont-Loup (nom qui veut dire « pont sur le Loing »), la plus ancienne construction encore existante de Moret[12].
  • Le pont sur le Loing datant du XIIe siècle (mais le folklore local veut que Jules César en ait construit le premier avatar) et élargi au XIXe siècle[13].
  • L'ancienne forteresse sur la rive droite du Loing (vestiges), qui gardait l'autre extrémité du pont.

Le plan de la ville actuelle est encore fortement marqué par cette époque. De nombreuses caves médiévales (p.e. Rue Grande 35 et Logis Saint-Jacques).

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Maison dite de François Ier - façade
  • Façade dite « François Ier »[14].
  • Orgue buffet Renaissance, partie instrumentale du XVIIe siècle, 2 claviers + pédalier, 16 jeux, classé monument historique, restauration/reconstitution par l'atelier Giroud et inauguré en 2002. Sur l'écusson du tuyau central, est écrit : « Cette orgue a été faite par moy François Ducastel, facteur d'orgue, natif d'Abbeville, du temps de Messire François Chevrier, prêtre de cette église Notre Dame de Moret, et Mess. Voyer, Bourry et Bouquet, marguillers de la dite église en l'année 1664 et l'organiste Bourgoin maître des escoles de cette ville »

Tableaux[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté Moret-sur-Loing ; la liste ci-après reste très incomplète :

  • Alfred Sisley : Inondation à Moret (1879) ; Pont de Moret-sur-Loing (vers 1885) ; Un soir à Moret - Fin d'Octobre (1888) : Moret-sur-Loing sous la pluie (1888) ; Lavandières à Moret (1888) ; Pont de Moret-sur-Loing (vers 1885) ; Église Notre-Dame de Moret-sur-Loing (vers 1893) ; Église de Moret-sur-Loing après la pluie (1894).
  • John Peter Russell : Madame Sisley sur les rives du Loing à Moret (1887)
  • Adrien Lavieille : Vue de Moret-sur-Loing
  • David Howard Hitchcock : Moret sur Loing (1893)
  • William Lamb Picknell : Jour gris, Moret (vers 1895) ; Matin sur le Loing à Moret (vers 1895)
  • Gustave Loiseau : Le pont de Moret-sur-Loing (1927)
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste d'Alfred Sisley à Moret-sur-Loing par Eugène Thivier inauguré le 15 juillet 1911[15].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Moret-sur-Loing a servi de décors à plusieurs films :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Moret-sur-Loing

D'azur à trois fleurs de lis d'or, posées 2 et 1 surmontées d'une brisure de gueules ; au chef cousu d'argent portant tête de Maure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Antique et Royale cité de Moret sur Loing - l'Abbé Pougeois (1928).
  • L'Ancien chasteau de Moret-en-Gastinois - Gérard Tondu (1974).
  • Moret, flaneries dans les siecles - Daniel Bretonnet et Pierre Brochard (1983).
  • Le Menestrel et l'enigme Notre-Dame-de-Moret - Daniel Bretonnet (1987).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 2 décembre 2014 portant création de la commune nouvelle d'Orvanne.
  2. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en janvier 2015).
  4. Marcel Garnier (1890-1971) dans : Mémoires Vivantes du canton de Quarré-les-Tombes , n°48 hiver 2013, pp.5-8/12.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  7. Moret - Flâneries dans les siècles, D. Bretonnet
  8. FONTAINEBLEAU-PAYS.COM
  9. « Portes de Paris et de Bourgogne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Château de Moret (ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Chapelle Saint-Pierre de Pontloup », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Pont de Moret », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Maison dite de François Ier ou Hôtel de Chabouillé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Ségolène Le Men, Aline Magnien, La statuaire publique au XIXè siècle, 2004, p. 31 « Buste de Sisley par Eugène Thivier. inauguré à Moret-sur-Loing le 15 juillet 1911. »