Drancy

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Drancy
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Drancy
Blason
Drancy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Bobigny
Canton Chef-lieu du Canton de Drancy
Canton du Bourget
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[Note 1]
Maire
Mandat
Jean-Christophe Lagarde (UDI)
2014-2020
Code postal 93700
Code commune 93029
Démographie
Gentilé Drancéens
Population
municipale
66 635 hab. (2011)
Densité 8 587 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ N 2° 27′ E / 48.93, 2.4548° 56′ Nord 2° 27′ Est / 48.93, 2.45  
Altitude Min. 39 m – Max. 54 m
Superficie 7,76 km2
Localisation

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Liens
Site web drancy.net

Drancy (prononcé [dʁɑ̃si ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Drancéens[1].

Deuxième ville la plus peuplée de l'arrondissement de Bobigny après Montreuil et devant Pantin, 5e sur le plan départemental et 18e sur le plan régional, elle était la 70e ville de France en 2009[2].

Bien que l'histoire de Drancy remonte à la fin de l'Antiquité, la ville est surtout connue pour avoir été de 1941 à 1944 le site du camp d'internement de Drancy, principal lieu de déportation des Juifs parisiens vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz[3].

Drancy bénéficie depuis 2008 du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[4] et du label « ville Internet » avec quatre @, en 2008, attribués par l'association « Villes Internet »[5].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Drancy, en rouge, sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Drancy fait partie de la banlieue nord de Paris et plus largement de la Petite Couronne de l'Île-de-France. Elle est à 12 kilomètres du boulevard des Maréchaux à Paris, et à 14,3 kilomètres au nord-est de la cathédrale Notre-Dame de Paris, centre de la capitale française[6]. Drancy s'étend à une dizaine de kilomètres de l'Aéroport Roissy Charles-de -Gaulle[7] et de sa zone aéroportuaire. Elle avoisine d'autres pôles économiques importants : la Plaine Saint-Denis et l'aéroport du Bourget.

La commune est située dans le pays de France[8], dans sa partie méridionale fortement urbanisée. La ville est également située dans l'ouest du pays d'Aulnoye.

Drancy est entourée par cinq communes, Bobigny au sud, Bondy au sud-est, le Blanc-Mesnil à l'est et au nord-est, Le Bourget au nord et La Courneuve à l'ouest[9],[10]. La limite septentrionale que Drancy partage avec le Blanc-Mesnil est la Molette, un ruisseau qui a été canalisé et dont le cours est devenu souterrain[11].

Communes limitrophes de Drancy
Le Bourget Le Bourget Le Blanc-Mesnil
La Courneuve Drancy Le Blanc-Mesnil
Bobigny Bobigny Bobigny et Bondy

Géologie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Molette, ruisseau maintenant souterrain

À l'époque glaciaire, le territoire était traversé par les berges et les lits de la Marne et de la Seine [a 1]. Aussi le sol de la commune est-il composé en partie de limons et de marnes.

Son altitude est de 37 mètres pour le point le plus bas et de 54 mètres pour le point le plus haut.

Avant son industrialisation et l'urbanisation, Drancy était assez marécageuse. Par exemple, le quartier de l'Économie était une zone marécageuse et il doit son nom au faible prix des terrains. La seigneurie du Petit Drancy était aussi surnommée « Noues » (marais)[a 2]. La rue Anatole-France dans le quartier des Oiseaux s'appelait même le chemin des marais[12].

La commune comportait également plusieurs mares : l'une d'elles a donné le nom de la Mare à un quartier. Un ruisseau qui a été busé, la Molette, la traversait avant de rejoindre le Rouillon à Dugny.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Drancy est semblable au climat de Paris. La ville possède donc un climat de type océanique dégradé, l'influence océanique est prépondérante à l'influence continentale. De manière générale, les étés sont plutôt frais (18 °C en moyenne), et les hivers sont plutôt doux (°C en moyenne) avec des pluies de même importance en toute saison (en précipitations), plus faibles (647 millimètres) que sur les côtes.

La localisation de la commune au sein de l'urbanisation dense de l'agglomération parisienne explique une légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour. La température moyenne annuelle est de 12 °C, le mois le plus le froid est janvier avec + 4 °C. Les mois les plus chauds sont juillet et août avec une moyenne à 19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C[13].

Nuvola apps kweather.png  Relevés des températures, des précipitations et de l'ensoleillement au Bourget (Seine-Saint-Denis) 1971-2000[14],[15],[Note 2]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,3 2,9 5 8,3 11,2 12,9 12,7 10,6 7,7 3,8 1,7 6,6
Températures moyennes (°C) 4 4,5 7,3 9,7 13,7 16,5 18,9 18,8 15,5 11,5 7 5 11,9
Températures maximales moyennes (°C) 6 7,6 10,8 14,4 18,2 21,5 24 23,8 20,9 16 10,1 6,8 15
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 54.3 46.1 53.5 46.5 63.3 57.8 53.6 51.6 53.8 55.5 55.8 55.6 647.3
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 55.6 87.5 129.4 172.8 201.4 218.8 239.1 221.1 173.3 125.8 75.2 50.6 1749.5
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Drancy 1 749 647 env. 15 env. 19 env. 13
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseaux routiers et stationnement[modifier | modifier le code]

Viaduc autoroutier de l'A86 à Drancy.

La ville est desservie par la RN 186, par l'autoroute A3 à l'est et par l'autoroute A86 à l'ouest et au sud, qui traverse en partie la ville grâce à un viaduc couvert. L'autoroute A86 est très fréquentée par les Franciliens aux heures de pointe, elle permet de se déplacer de banlieue à banlieue et de contourner Paris en évitant le périphérique et a permis de remplacer dans cette fonction la RN 186[16].

La commune est située à proximité de la RN 2, de la RN 3, de la RN 17 mais surtout de l'autoroute A1, qui est l’autoroute française la plus fréquentée[17].

Depuis le 15 septembre 2010, certaines zones de la ville sont en zone bleue du lundi au samedi de 9 h à 19 h et à l'exception du mois d'août et des jours fériés. Dans ces zones bleues, les durées de stationnement autorisées vont de 1 h à 3 h et sont à indiquer avec un disque de stationnement ou avec un ticket d'horodateur non payant suivant les zones. La création de ces zones bleues a été faite pour améliorer le stationnement sur les axes centraux de la ville : l'avenue Henri-Barbusse (Route des Petits Ponts), les Quatre-Routes, l'avenue Jean-Jaurès, la rue Sadi-Carnot et l'avenue Marceau ainsi que les rues alentour. Il en est de même pour certains parkings avec une restriction de stationnement moins importante. Les parkings du marché des Quatre-Routes, du stade nautique et de l'espace culturel du Parc sont concernés[18],[19].

Pistes cyclables et zones piétonnes[modifier | modifier le code]

Piste cyclable, rue de la République.

La ville de Drancy a aménagé plusieurs pistes et bandes cyclables notamment sur une partie des rues de la République et Roger-Salengro, entre les quartiers du centre-ville et du Petit Drancy. Il existe également dans la commune des rues piétonnes et semi-piétonnes, des allées piétonnes ainsi que des passerelles piétonnes pour faciliter la circulation des passants au sein de la commune. Lors du marché, les Quatre-routes deviennent en partie piétonnes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tramway 1 à Escadrille Normandie-Niémen.

Drancy est en zone 3 de la carte Orange. La commune est desservie par de nombreux moyens de transports. Elle est desservie par les transports ferroviaires avec le RER B et les gares du Bourget et de Drancy[20] mais aussi par le Tramway 1 sur une portion de la ligne avec 4 stations[21].

De nombreuses lignes de bus sillonnent la ville et la relient aux communes alentour[22]. Elle est desservie par huit lignes du réseau RATP (les bus 143 Rosny-La Courneuve, 146 Le Bourget-Montfermeil, 148 Bobigny-Blanc-Mesnil, 151 Bondy-Paris, 247 Drancy-Aulnay, 248 Aubervilliers-Drancy, 251 Bobigny-Aulnay, 346 Rosny-Blanc-Mesnil), deux lignes du réseau de bus TRA (les bus 609 Drancy-Villepinte et 620), une ligne du réseau de bus Autobus du Fort (le 703) et une ligne du réseau Noctilien (le N42).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La façade de la gare de Drancy.

Drancy est traversée et desservie par la ligne B du RER et est traversée par deux autres voies, la ligne Paris-Soissons et la ligne de Grande Ceinture. La première ligne est également celle du Transilien K et du TER Picardie. La seconde ligne servira au Tram Express Nord. Les deux lignes servent également au transport de fret. La gare de triage du Bourget et gare du Bourget « Grande Ceinture » sont situées sur le territoire drancéen[b 1]. La ville est très liée à l'activité ferroviaire, puisque celle-ci couvre plus d'un septième du territoire communal en 2003[b 1].

Par le RER B, Drancy est proche des gares parisiennes. De la gare de Drancy, on atteint de manière directe la gare du Nord en une quinzaine de minutes et, par les correspondances, on atteint la gare de Lyon et la gare Saint-Lazare en une vingtaine de minutes. De même, la commune est proche de l'aéroport Charles-de-Gaulle atteint en une dizaine de minutes par le RER B.

Projets de transports[modifier | modifier le code]

Vue du pont entre Drancy (à gauche) et le Bourget et sa gare (à droite).

Il existe plusieurs projets de transports en commun à Drancy et dans les villes limitrophes. L'un des plus importants est l'ouverture en 2014 du premier tronçon du Tram Express Nord[23]. La ligne du Tram Express Nord, qui longera la ligne de Grande Ceinture utilisée par les trains de fret, devrait ouvrir à partir de juillet 2017 pour le tronçon central Épinay-sur-Seine RER CLe Bourget RER B. Drancy sera donc dans un premier temps desservie par cette dernière station et dans un second temps elle sera également desservie par la station Drancy-Bobigny (correspondance avec la ligne 1 du tramway d'Île-de-France et la future ligne orange du Grand Paris Express), qui devrait voir le jour en 2017. La ligne orange du Grand Paris Express desservira donc Drancy à la station Drancy-Bobigny (correspondance avec la ligne 1 du tramway et le futur Tram Express Nord)[24].

Un hypothétique prolongement de la ligne 7 du métro de Paris est possible au nord, jusqu'au Musée de l'air et de l'espace au Bourget et bénéficierait aux Drancéens puisqu'une station serait prévue à la Gare du Bourget, située aux abords de Drancy[25]. De même, la Ligne rouge du Grand Paris Express prévue pour 2025 comprendra deux arrêts au Bourget, une située à l'Aéroport du Bourget et l'autre à la gare du Bourget qui servira de point de départ et de terminus à certaines missions[24].

Autolib'[modifier | modifier le code]

Station Autolib', rue Jean-Jaurès.
Article détaillé : Autolib' (Paris).

Drancy et Le Bourget, dans le cadre de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget, font partie des 46 communes d'Île-de-France à se lancer dans le projet Autolib' tout comme cinq autres villes de la Seine-Saint-Denis[26]. Drancy possède déjà deux stations fonctionnelles qui se situent boulevard Paul-Vaillant-Couturier et avenue Jean-Jaurès. Dix à treize autres devraient être implantées dans différents quartiers de la ville. Ainsi, la commune deviendrait l'une des mieux desservies par le dispositif[27],[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Différents quartiers[modifier | modifier le code]

Les neuf quartiers de Drancy
Le pont de Drancy entre les quartiers des Oiseaux et de l'Économie.

La ville de Drancy est divisée en neuf quartiers :

  • le quartier Avenir Parisien, à l'ouest de la ville, est limitrophe des villes de La Courneuve, du Bourget et de Bobigny. C'est dans ce quartier que se situe le centre commercial de Drancy nommé Avenir ;
  • le quartier Paris Campagne, au nord-ouest, est limitrophe du Bourget. On y trouve la médiathèque centrale de la Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget, baptisée Georges-Brassens. Ce quartier comprend celui de la rue de la Butte (composé de deux rues), qui est coupé du reste de la ville par les voies de chemins de fer et est accessible par le souterrain de la gare du Bourget via Drancy ou Le Bourget ou par la route nationale 2 via La Courneuve ;
  • le quartier du Petit Drancy, au sud, est quant à lui limitrophe de Bobigny. Le nom du quartier reprend celui de l'ancien hameau ;
  • le quartier du Centre (ou Vieux Drancy), n'est autre que celui du centre-ville où se trouve l'hôtel de ville, le parc de Ladoucette et le château ;
  • le quartier de l'Économie se trouve au nord et accueille la gare de Drancy. Il est limitrophe du Blanc-Mesnil et du Bourget et doit son nom au faible prix des terrains qui étaient marécageux ;
  • le quartier des Oiseaux, au nord-est, est limitrophe du Blanc-Mesnil. Les deux lycées de la ville s'y trouvent ;
  • le quartier de la Muette, au centre-est, est limitrophe du Blanc-Mesnil, il tire son nom de la Cité de la Muette qui est tristement célèbre pour avoir été camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale ;
  • le quartier du Village Parisien, à l'est de la ville est limitrophe de Bobigny, de Bondy et du Blanc-Mesnil ;
  • le quartier de la Mare, au sud-est, est limitrophe de Bobigny. Le quartier tire son nom d'une ancienne mare de Drancy.

Les quartiers de l'Économie, Avenir parisien et de la rue de la Butte (inclus dans le quartier Paris Campagne) constituent des quartiers assez particuliers car coupés du reste de la ville par les voies ferrées. Le quartier de la rue de la Butte, petit îlot enclavé par rapport au reste de la ville en est l'exemple le plus flagrant notamment de par sa petite taille. L'une des caractéristiques spécifiques de ces quartiers est le fait qu'ils soient en partie tournés vers d'autres villes que Drancy du fait de leur enclavement. Ainsi l'Avenir Parisien est tourné en partie sur Bobigny et la Courneuve et le quartier de l'Économie vers Blanc-Mesnil. Ceci étant cela reste à nuancer notamment pour le quartier de l'Économie, du fait du pont routier et piétonnier et de la passerelle et pour le quartier Avenir Parisien du fait de la passerelle mais aussi de la RN2 en dehors de la ville et la RN186 à la limite entre Bobigny et Drancy[29],[30],[31].

La municipalité a créé en 2010, des conseils de quartier pour discuter de la ville, des quartiers et des projets d'aménagement notamment dans le cadre du Grand Paris ainsi que de la création du quartier du Baillet à la suite de l'acquisition courant 2009-2010 d'un nouveau terrain de 6,5 ha au bord des voies de chemin de fer vers l'avenue Marceau[32],[33].

Environnement et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc de Ladoucette, son bassin et au fond son château.

Drancy possède le label « ville fleurie » avec trois fleurs (depuis 2008) attribué par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[4]

La ville de Drancy possède un parc, le parc de Ladoucette[34],[35] qui est de 1976 à 2006 baptisé Jacques Duclos en l'honneur du député communiste de la circonscription de 1945 à 1956. Il renferme sur ses 5,5 hectares un bassin, un parcours sportif, une ferme pédagogique et le château de Ladoucette ainsi que le mausolée de la baronne de Ladoucette. Longtemps propriété de la famille de Ladoucette, la baronne met un terme à cette tradition familiale en juin 1892 en le cédant à l'asile de Drancy qu'elle avait fondé. Le parc est progressivement racheté par la commune entre 1969 et 1974, ouvert au public en juin 1976. Il a été profondément réaménagé quand il a été rebaptisé. Y ont été créés un parcours sportif, un bassin ainsi qu'une ferme pédagogique... Le parc de Ladoucette a connu une extension avec l'achat par la ville du château de Ladoucette.

Le Pôle environnement de Drancy a en charge la gestion des déchets[36]. Les habitants disposent par ailleurs d'une déchèterie installée dans le centre technique intercommunal à Drancy, dans le quartier des Oiseaux. Elle est ouverte aux particuliers de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[37],[38].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Occupation des sols à Drancy en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 93,6 % 726,76
Espace urbain non construit 6 % 46
Espace rural 0,4 % 3,34
Source : Iaurif[39]

En 2008, Drancy a une surface de 776,70 hectares, principalement répartis entre l'habitat individuel et l'habitat collectif, avec respectivement 426,87 ha et 88,37 ha. Ils sont également couverts par les voies de circulation (rues, voies ferrées, etc.) avec 114,28 ha, et par les entreprises (bureaux, commerces, etc.) avec 47,06 ha.

Les espaces verts occupent 33,98 ha, soit près de 4,4 % du territoire. Les équipements sportifs ouverts couvrent 17,02 ha et quant aux autres équipements, ils occupent 67,74 ha[40].

Logement[modifier | modifier le code]

Habitats d'une zone pavillonnaire, quartier des Oiseaux.

Drancy comptait 27 544 logements en 2007[41], dont 93,9 % en résidences principales. Parmi les Drancéens étant en résidences principales, 47,9 % des habitants sont propriétaires, alors que 49 % sont locataires dont 28,9 % de locataires d'un logement HLM, 3,1 % de la population est logée gratuitement[42]. En 2006, parmi les résidences principales la part de logements sociaux à Drancy est de 29,3 % contre 33,2 % pour le département de la Seine-Saint-Denis[43].

Toujours en 2007, 21 % des logements étaient composés de deux pièces, 31,4 % de trois pièces et 24,4 % de quatre pièces. Les logements plus grands, de cinq pièces (9,5 %), de six pièces ou plus (4,9 %), et les plus petits, les studios (8,8 %) sont moins nombreux[44].

Logements rue Sadi-Carnot avec vue sur le parc de Ladoucette.

L'ensemble des logements de Drancy représente un patrimoine diversifié : on trouve des pavillons anciens en pierre de meulière, des maisons individuelles Art nouveau, Art déco et d'architecture contemporaine, une cité-jardin datant des années 1920 et des grands ensembles construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970. Depuis les années 2000, de nombreux pavillons, immeubles (notamment des grands ensembles) sont remplacés par des immeubles plus petits.

Parmi les grands ensembles, les principaux sont la cité de la Muette (quartier la Muette), les cités Jules Auffret et Marcel Cachin (quartier Village Parisien), la cité du Nord et la cité Thaïs (quartier Paris Campagne). Ces grands ensembles sont en zone urbaine sensible[45]. La ville comporte également la cité Paul Vaillant-Couturier (quartier Drancy Centre), la cité Gaston Roulaud (quartier Petit Drancy) et la cité Youri Gagarine (quartier Avenir Parisien).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Immeuble des années 2000 dans le centre-ville.

De nombreux projets d'aménagement ont vu le jour dans les années 2000. De nombreux immeubles anciens ont ainsi été démolis et d'autres ont vu le jour. La médiathèque Georges-Brassens et le chantier Pierre-Semard, avec la construction d'un nouveau gymnase et d'un nouveau groupe scolaire, sont les exemples de ce réaménagement urbain.

Certains grands ensembles ont également vu quelques-uns de leurs bâtiments démolis pour faire place à des immeubles plus modernes et mieux aménagés[46]. La cité Pierre-Semard (quartier Paris Campagne) était en ZUS et a été démolie à la fin des années 2000 ; à la même période un bâtiment de la cité Jules Auffret a été démoli et un bâtiment de la cité du Nord a connu le même sort dans le courant de l'année 2011[47]. L'année 2010 a été marqué par le début des travaux de résidentialisation de la cité Thaïs et de réhabilitation de la cité du Nord[48].

Travaux de résidentialisation de la cité Thaïs (2012).

La ville a acquis courant 2009-2010 un nouveau terrain de 6,5 ha au bord des voies de chemin de fer vers l'avenue Marceau (quartier Paris-Campagne)[32]. La ville a également acquis deux terrains plus petits de 2 ha chacun dans le quartier de l'Avenir Parisien. Ceci donne à la ville une perspective de développement et de modernisation. La ville compte créer entre 150 et 200 logements sociaux et en accession sociale à la propriété, 30 000 m2 de locaux d'activité, une maison pour adultes autistes ainsi que de nombreuses rues et recréer d'anciens axes routiers[33].

Au début de l'année 2010, trois architectes ont été chargés de l'aménagement de la zone de Paris Le Bourget qui comprend Drancy, le cabinet du secrétaire d'État à la région capitale Christian Blanc a alors déclaré que la zone est considérée comme un des projets phares du Grand Paris. La maîtrise d'ouvrage de ces travaux sera assurée par la Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget qui regroupe les communes du Bourget, de Drancy et de Dugny, en association avec les villes du Blanc-Mesnil et de Bonneuil-en-France[49],[50],[51],[52].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est attesté sous la forme Terentiacum[a 3], ensuite Derenciacum en 1096[53], puis Derenti[Quand ?] et enfin Drancy[Quand ?][a 3].

La finale -y des toponymes du nord de la France s'explique généralement par évolution phonétique du suffixe d'origine gauloise -i-acum, localisant à l'origine et marquant la propriété à l'époque gallo-romaine. Le premier élément est généralement un anthroponyme. Derent- / Derenc- représente le nom de personne gallo-roman *Darentius[54], non attesté, hypocoristique de Darios, anthroponyme gaulois mentionné dans des inscriptions. Le sens global est donc « la propriété de Darentius. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire envisageable[modifier | modifier le code]

L'histoire de Drancy commencerait dès la période néolithique, il existe en effet un axe de circulation, la route des Seuils qui correspondrait approximativement à la RN 2. Des hommes s'installent alors à proximité de cette route en créant une piste dans les bois qui n'est autre que l'actuelle rue de la République. Quelques lieux-dits confirment cette possible présence à l'époque préhistorique comme « la Haute Borne », « le buisson barré » ou bien plus tard, vers le -VIIe siècle avec le lieu dit « le baillet » qui atteste de la présence des Celtes[55],[a 4].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L’histoire de l’implantation villageoise à Drancy, de l'Antiquité au Moyen Âge, est similaire à celle de nombreux bourgs ruraux de l'Île-de-France, elle est discontinue et assez complexe[56]. À la construction de l'école Dulcie September, ont été retrouvées une fosse comblée par des résidus de travail du métal ainsi qu'une sépulture dans laquelle reposait le squelette d'une femme allongée sur le ventre et qui attestent de l'occupation du lieu à l'époque des Gaulois, vers le IVe siècle av. J.-C.. Raymond Liegibel pense que le territoire de Drancy à la fin du Ier siècle av. J.-C. et au cours du Ier siècle et une zone d'habitat qui a été identifiée comme datant du Ier siècle av. J.-C. au Ve siècle semble confirmer cette hypothèse[a 5], les restes d'une cave en pierre étaient là pour en témoigner. Le site du village de Drancy est ainsi occupé sans interruption depuis l'Antiquité, voire depuis la fin de l'époque gauloise[56]. De même, des sesterces ainsi qu'une marmite ont également été trouvés à Drancy, les pièces datent de l'époque de Trajan (Ier siècle) et de l'époque d'Hadrien (IIe siècle)[a 6] La marmite est quant à elle typique de la fin du IIe siècle et du IIIe siècle, c'est une marmite ovoïde à lèvre en bandeau et épaule moulurée[57],[b 2].

Féodalité à Drancy[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini, Drancy (Grand et Petit Drancy) et ses environs vers 1780.

Les premiers écrits connus relatifs à Drancy remontent à la fin du XIe siècle, sous la forme d'une bulle du pape Urbain II qui confirme aux religieux de Saint-Martin-des-Champs de Paris la possession de l'autel de Drancy. À l'époque médiévale, le petit village compte au XIIIe siècle trois seigneuries : les seigneuries du Grand Drancy, du Petit Drancy (ou « des Noues ») et de Sainte-Geneviève[a 7].

Au XVIIe siècle, le domaine du Grand-Drancy, désigné comme seigneurie principale, devient la propriété de la famille Séguier qui, possédant déjà plusieurs fiefs, y avait fait construire un château en 1533. Drancy se divisait en deux villages : Drancy le Grand et le Petit Drancy[58],[59],[60].

À cette époque, la seigneurie du Grand Drancy est vassale de celle de Bobigny et de celle d'Aulnay (la seigneurie de Bobigny est elle-même vassale de celle de Livry et de celle Saint-Denis qui dépendent alors du roi), la seigneurie du Petit Drancy est quant à elle vassale d'Aulnay mais relève, pour une part, directement du roi[a 8].

La Révolution française abolit le système féodal, et c'est sans doute en 1792 que Drancy procède à l'élection de sa Municipalité.

XIXe siècle et industrialisation[modifier | modifier le code]

Le château de Ladoucette en 1871

La seconde moitié du XIXe siècle a été marquée par l'essor économique industriel et le développement des lignes du chemin de fer[b 3]. À Drancy, le baron de Ladoucette utilise son influence pour que la ligne ne passe pas au centre de Drancy, sur ses terres ; le chemin de fer étant considéré comme un danger puisqu'il amène notamment une population ouvrière. En 1858, un nouveau tracé est alors dessiné et la station est placée à la périphérie de Drancy (sur la partie qui va être annexée au Bourget en 1877), elle prend alors le nom de Le Bourget Drancy.

Les villes alentour s'industrialisent tout comme Drancy avec l'arrivée du chemin de fer. Puis l'augmentation du trafic ferroviaire amène la création d'un centre de triage sur la ligne Paris-Soissons et bien que sur le territoire de Drancy, il porte le nom de Triage du Bourget[a 9].

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870 le château de Ladoucette est au cœur d'importants combats. La légende du document original mentionne que « Ce château dont la façade dans le grand style du XVIIIe siècle rappelle tant de choses disparues, c'est le château de M. de Ladoucette, l'ancien sénateur de l'empire. Il est situé à l'extrémité du village. Pendant le combat du Bourget, le 22 décembre (1870), il est le théâtre d'une lutte furieuse. Les batteries prussiennes de Pont-Iblon[Note 3],[Note 4], de Blanc-Mesnil et d'Aulnay ont fait ces ruines lugubres. Occupé par les Prussiens qui en furent délogés, le château de Ladoucette devint le centre d'une importante redoute française. De là le corps des francs-tireurs Poulizac harcelait l'ennemi sans relâche et sans relâche accomplissait, avec ce château à demi ruiné pour appui, ces hardis coups de main destinés à devenir légendaires ».

À la suite de cette bataille du Bourget, le château est presque entièrement détruit. Il est reconstruit et le 9 juin 1892, la baronne le lègue avec son terrain à l’asile pour jeunes filles de Drancy.

L'actuel quartier du « Village Parisien » correspond au hameau de Groslay qui était entouré par la forêt de Bondy (d'où le nom de la rue des bois de Groslay). Divisée en deux par la ligne de chemin de fer et la gare (RER B), la ville a entretenu un fort lien social historique avec les cheminots (IHS). Drancy a d'ailleurs longtemps été un bastion communiste de la ceinture Rouge de la région parisienne.

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Camp de Drancy et Rafle du Vélodrome d'Hiver.

Lors de la Première Guerre mondiale, Drancy voit son château devenir une « ambulance secondaire ». En 1914, les Allemands s'approchent de Paris, et Drancy ne se trouve qu'à une dizaine de kilomètres de l'avancée allemande. Le 11 novembre 1918, les habitants de Drancy peuvent revenir chez eux mais plus de 200 Drancéens ont trouvé la mort pendant la guerre[a 10].

L'entre-deux-guerres est marqué à Drancy par une industrialisation toujours présente mais surtout par un accroissement de la population et c'est pour cela qu'en 1933 la cité de la Muette a été édifiée par les des architectes Marcel Lods et Eugène Beaudouin, dans le cadre de la loi Loucheur pour l'office des HBM du département de la Seine. Cette cité pilote qui annonce les grands ensembles est construite à la hâte et sans équipements. Il s'agit d'un vaste bâtiment en U, un ensemble HBM de quatre étages autour d'une cour d'environ 200 mètres de long et 40 mètres de large[3]. La Deuxième Guerre mondiale éclate et la cité de la Muette est alors convertie en camp de prisonniers pour les soldats français [a 11] puis en 1941 le lieu est reconverti en camp de concentration.

D'août 1941 à août 1944, le camp d'internement de Drancy a été le site principal de la Shoah en France. Ce camp a été pendant trois ans le principal lieu de départ de la France vers les camps de concentration et les camps d'extermination nazis, essentiellement des convois vers Auschwitz. Neuf Juifs déportés de France sur dix passèrent par le camp de Drancy pendant la Seconde Guerre mondiale[b 4],[61].

Le camp de Drancy en 1941.

Du 20 au 24 août 1941, une grande rafle a lieu à Paris[62]. Cette rafle est d'abord menée, le 20 août, dans le 11e arrondissement, puis étendue, le 21, aux 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements[62]. Le 22, s'ajoutent les 3e, 4e et 12e arrondissements et le 23, les 1er, 5e, 6e, 9e, 13e, et 17e[62]. Elle continue le 24 août. Lors de cette rafle, la police française collaborant avec la Feldgendarmerie allemande, arrête tous les Juifs – hommes exclusivement – français et étrangers de 18 à 50 ans[62]. 4 232 personnes (sur les 5 784 personnes que prévoyaient les listes) sont arrêtées et emprisonnées à Drancy[62], dans la cité de la Muette devenue camp d'internement de Juifs. Elle est désormais identifiée sous le nom de « camp de Drancy ».

Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy, d'où son surnom d'« antichambre de la mort ». En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés à partir de Drancy sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus, soit à peine 3 %[61].

De la libération à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

À la Libération, les gendarmes qui gardaient le lieu ont arboré des brassards FFI. Par la suite, sont détenus dans le camp des personnes en attente de traitement par la commission d'épuration ou la justice.

Avant le 1er janvier 1968, la ville de Drancy est une commune du département de la Seine, le département est alors supprimé (tout comme le département de la Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé), en application de la loi du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne et intégré dans le département de la Seine-Saint-Denis[63].

La ville qui avait déjà connu un fort développement entre les années 1900 et les années 1930 connaît un second développement qui est la conséquence d'une demande de construction très rapide de logements entre les années 1950 et les années 1970, en partie pour loger les rapatriés d'Algérie. L'urbanisation rapide amène la construction de grands ensembles. De nombreuses infrastructures sont également construites pour accueillir cette nouvelle population.

Au début du XXIe siècle, la municipalité lance de nombreux projets, en particulier la réhabilitation de logements par la destruction de certaines tours et leur remplacement par des constructions de taille plus modeste.

En novembre 2005, comme de nombreuses communes de l'agglomération parisienne et de grandes villes de province, des émeutes affectent la ville mais dans une moindre mesure que dans d'autres villes du département et même des villes voisines telles que Bobigny, Bondy ou le Blanc-Mesnil. Il n'y a pas eu de violences accrues à Drancy comme le montre la chronologie des émeutes de 2005 en France. Néanmoins, cet épisode relayé par les médias de nombreux pays montre alors l'état de ghettoïsation ethnique et sociale de nombreux secteurs de banlieue et l'incapacité du pouvoir politique à faire face à l'échec de l'intégration d'une importante population immigrée[64].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy (FED), en 2007.

Une partie de la commune forme le canton de Drancy (Sud de Drancy) dont le conseiller Général est Stéphane Salini (UMP) depuis 2004 et réélu en 2011[65]. L'autre partie appartient au canton du Bourget (Drancy Nord) dont le Conseiller Général est Vincent Capo-Canellas (Nouveau Centre puis FED) depuis 2003 et réélu en 2008 dès le premier tour. Vincent Capo-Canellas ayant été élu Sénateur le 25 septembre 2011, il a été remplacé au Conseil Général par sa suppléante, Elisa Carcillo (UMP), Adjointe au maire de Drancy[66]. Drancy fait partie avec Bobigny de la Cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Drancy a longtemps été un bastion communiste de la « ceinture Rouge » de la région parisienne dirigé pendant 38 ans (1959-1997) par une figure historique du PCF et ancien grand résistant durant la Seconde Guerre mondiale, Maurice Nilès, qui fut député sans interruption pendant 28 ans (1958-1986).

Depuis 2001, le maire de Drancy est Jean-Christophe Lagarde (UDF puis Nouveau Centre puis FED), réélu en mars 2008. Sa liste a été élue dès le premier tour avec 69,50 % des suffrages exprimés[67]. Il est également député de la Cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2002 réélu en 2007 et 2012[68].

Place de l'Hôtel-de-ville, l'entrée du centre administratif.

À l'élection régionale de 2010 en Île-de-France[69], le premier tour a vu arriver en tête la liste conduite par Valérie Pécresse (LMAJ) avec 29,01 % soit 3 448 voix, suivi de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (LSOC) avec 22,73 % soit 2 702 voix, puis celle conduite par Marie-Christine Arnautu (LFN) avec 14,52 % soit 1 726 voix, et enfin la liste conduite par Pierre Laurent (LCOP) avec 11,33 % soit 1 346 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 10 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 57,38 % soit 7 313 voix pour la liste de Jean-Paul Huchon contre 42,62 % soit 5 432 voix pour la liste Valérie Pécresse, résultat proche de la moyenne régionale[70], qui est, au second tour de 56,69 % pour la liste de Jean-Paul Huchon contre 43,31 % pour la liste Valérie Pécresse.

À l’élection présidentielle française de 2012[71], le premier tour a vu arriver en tête François Hollande avec 35,25 % des voix, suivie de Nicolas Sarkozy avec 19,61 %, puis de Marine Le Pen avec 18,54 % et enfin de Jean-Luc Mélenchon avec 16,19 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 10 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 61,87 % soit 14 961 voix pour François Hollande contre 38,13 % soit 9 221 voix pour Nicolas Sarkozy. Résultats plus contrastés que la moyenne nationale qui est, au second tour, de 51,64 % pour François Hollande et 48,36 % pour Nicolas Sarkozy[72]. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été plutôt élevé. On compte au premier tour, 34 690 inscrits sur les listes électorales drancéennes, 73,53 % soit 25 509 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 26,47 % soit 9 181 voix, 3,83 % soit 1 327 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 69,71 % soit 24 182 voix se sont exprimées.

Aux élections législatives françaises de 2012[73], le premier tour a vu arriver en tête Jean-Christophe Lagarde avec 53,33 % des voix, suivie de Milouda Latrèche (PS) avec 19,61 %, puis d'Abdel Sadi (FG) avec 12,76 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 10 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 65,53 % soit 11 278 voix pour Jean-Christophe Lagarde contre 34,47 % soit 5 923 voix pour Milouda Latrèche. Résultats plus contrastés que la moyenne de la circonscription qui est, au second tour, de 56,73 % pour Jean-Christophe Lagarde et 43,27 % pour Milouda Latrèche[74].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Drancy comporte 49 membres. Il est présidé par le député-maire Jean-Christophe Lagarde.

Le conseil municipal drancéen est composé du maire, de treize maires-adjoints, de dix conseillers municipaux délégués, ainsi que de vingt-cinq conseillers municipaux. Quarante-deux sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus du groupe « Pour Drancy, Continuons ». Les deux groupes d'opposition sont « En Avant Drancy », conduit par Éliane Assassi et « Transparence », conduit par Jean-Pierre Capmeil[75].

Partage des sièges au sein du Conseil municipal de Drancy, mandature 2008-2014[76].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Pour Drancy, continuons » Nouveau Centre - UMP Jean-Christophe Lagarde 42 Majorité
« En avant Drancy » Union de la gauche Éliane Assassi 6 Opposition
« Transparence » Centre-MoDem Jean-Pierre Capmeil 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Drancy.

Cinq maires se sont succédé à Drancy depuis 1944 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Gaston Roulaud PCF Ancien résistant
1959 1997 Maurice Nilès PCF Député, ancien résistant
1997 1997 Jean-Claude Gayssot PCF Cheminot, ministre (1997-2002)
1997 2001 Gilbert Conte PCF Conseiller général (1992-2004), ingénieur
2001 en cours Jean-Christophe Lagarde UDF puis NC puis UDI-FED Député, ancien Vice-Président de l'Assemblée Nationale, ancien Conseiller régional, ancien Conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[77]

Sécurité et instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La caserne des sapeurs-pompiers.

Drancy fait partie de la juridiction d’instance et de grande instance et du tribunal de commerce de Bobigny.

Drancy dispose d'une caserne de gendarmerie, d'un commissariat de police nationale et d'un service de police municipale, qui effectuent un certain nombre de surveillances. La ville dispose également d'un centre de secours des sapeurs-pompiers.

Le poste de la police municipale de Drancy.

En 2007, la circonscription de police de Drancy (composée de la ville elle-seule) a un taux de criminalité moyen de 86,5 crimes et délits pour 1 000[78],[79]. La circonscription de Drancy est au-dessus de la moyenne nationale en 2007 qui est de 83 ‰, mais en dessous de la moyenne départementale qui a un taux de 95,67 ‰ la même année [80],[81]. Ainsi, le commissariat de Drancy arrive en 18 ème position sur les 21 circonscriptions de police de la Seine-Saint-Denis en termes de délinquance[78]. La circonscription de Drancy a donc l'un des moins fort taux de criminalité du département.

D'après le ministère de l'Intérieur, l'agglomération de Drancy a un taux de violence de 11,96 pour 1 000 habitants et se classe au vingtième rang des circonscriptions de police les plus violentes. En résumé, la commune est la vingtième circonscription de police la plus « violente » du pays, derrière onze autres villes de la Seine-Saint-Denis mais aussi des villes des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, du Val-d'Oise, du Pas-de-Calais et même après la ville de Marseille[82]. La moyenne nationale du taux de violence est quant à elle de 5,93 ‰.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les villes de Drancy et du Bourget ont créé, fin 2006, une communauté de communes qui porte le nom de Communauté de communes Drancy-Le Bourget, et dont le premier conseil communautaire a eu lieu le 21 décembre 2006.

Le 1er janvier 2009, Dugny rejoint la communauté, qui prend le nom de Communauté de communes de l'aéroport du Bourget.

À compter du 1er janvier 2010, cette communauté de communes se transforme en communauté d'agglomération[83].

Le Conseil Communautaire compte 34 membres : 7 Dugnysiens, 10 Bourgetins et 17 Drancéens, leurs actions concernent près de 90 000 citoyens. La Communauté d’agglomération de l’aéroport du Bourget permet aux villes de Drancy, de Dugny et du Bourget de bénéficier de services qu’elles ne pourraient pas développer seules, et de peser davantage sur les décisions d’aménagement du territoire francilien[84].

La Communauté d'agglomération gère les conservatoires, le réseau des médiathèques, les piscines, les installations d’athlétisme, les ordures ménagères, les équipements de petite enfance, l’eau, la politique de la ville, l’achat des repas pour la restauration collective, la gestion commune de maison de l’emploi, etc. Elle cherche également à développer les actions coordonnées de développement économique, les études et actions de promotion économiques, l’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale, les études d’aménagement d’intérêt communautaire, le développement durable, l’informatique, la téléphonie, etc.

L’objectif est de créer entre Saint-Denis et Roissy un pôle de développement centré sur l’aéroport du Bourget au cœur de la Plaine de France.

En janvier 2013, la communauté d'agglomération pourrait accueillir une nouvelle commune, celle de Bonneuil-en-France dans le Val-d'Oise, ville de 712 habitants en 2009[85]. La municipalité a refusé le rattachement à la communauté d'agglomération Val de France proposé par le préfet. La communauté d'agglomération valdoisienne comprend Arnouville, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel et les conseillers municipaux de Bonneuil ont alors annoncé leur volonté de s'associer aux communes de l'agglomération de l'aéroport du Bourget, desquelles la ville de Bonneuil-en-France se sent plus proche ; puisque plus du tiers de l'Aéroport du Bourget se trouve en fait sur son territoire[86]. Dans un premier temps, c'est aux Préfets des deux départements de prendre une décision pour étendre le périmètre de la communauté d'agglomération et ce sera ensuite aux conseils municipaux et communautaires de se prononcer[87].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 14 octobre 2010, la Commune de Drancy est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 66 635 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399 193 218 207 258 315 308 352 296
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
310 420 534 456 446 606 934 1 104 1 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 247 1 776 4 190 15 582 31 489 51 156 42 938 42 166 50 654
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
65 890 68 467 64 430 60 183 60 707 62 263 66 063 66 635 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[89] puis Insee à partir de 2004[90].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (14,5 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Drancy en 2007 en pourcentage[91]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,4 
75 à 89 ans
7,5 
10,6 
60 à 74 ans
10,7 
20,8 
45 à 59 ans
19,1 
21,6 
30 à 44 ans
20,7 
20,9 
15 à 29 ans
20,6 
21,4 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de la Seine-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[92]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
3,4 
75 à 89 ans
5,7 
9,5 
60 à 74 ans
9,5 
19,2 
45 à 59 ans
19,0 
22,7 
30 à 44 ans
22,2 
21,9 
15 à 29 ans
22,0 
23,0 
0 à 14 ans
21,0 

Ménages[modifier | modifier le code]

En 2007, le nombre total de ménages drancéens est de 25 862. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Personnes par ménage (2007) 1 2 3 4 5 6 ou plus
Drancy 31,8 % 28,1 % 15,8 % 13,1 % 7,3 % 3,9 %
Paris 52,4 % 25,9 % 10,5 % 7,1 % 2,7 % 1,4 %
Moyenne nationale 31,0 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[93]

Éducation, jeunesse et enfance[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Paul-Bert, quartier du Centre.
Le lycée Eugène-Delacroix
Le lycée Eugène-Delacroix.

Drancy est en zone C, sous la direction de l'Académie de Créteil, et possède un système éducatif relativement complet[94],[95]. En effet, la ville administre seize écoles maternelles et dix-huit écoles élémentaires communales, le département gère six collèges et la région deux lycées publics : le lycée polyvalent Eugène-Delacroix, qui accueille les filières générales (L, ES, S), technologiques (STG, ST2S), professionnelles et supérieures (BTS) (qui accueille près de 2 000 élèves[96]) et le lycée polyvalent Paul Le Rolland, qui accueille les filières technologique (STI) et professionnelles.

Un lycée devrait voir le jour en 2012 au Bourget, notamment du fait de la saturation du lycée Eugène-Delacroix à Drancy[97]. Le futur lycée accueillera les élèves du Bourget, de Dugny et une partie des Drancéens. Il est prévu pour accueillir 665 élèves en filières générales et technologiques[98].

Il existe également une école et un collège privés catholiques, nommés Saint-Germain.

La commune dispose également de six crèches[99].

Les taux d'admission au baccalauréat toutes séries confondues (L, ES, S,STG, ST2S) au lycée Eugène-Delacroix[100] :
Année Taux de réussite en % Rang départemental (sur 111) Rang national (sur 5 298)
2008 69 63 3 648
2007 62 71 3 917
2006 63 63 3 691
2005 67 30 2 020
2004 66 36 2 056
2003 68 32 2 059

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La maison de quartier émeraude.

À Drancy, il existe trois maisons des jeunes et de la culture (la MJC Daniel-André : quartier Avenir Parisien, la MJC bleue quartier Village Parisien et la MJC orange quartier du Petit Drancy) et deux maisons de quartiers (la Maison émeraude quartier Paris Campagne et la Maison bleue qui accueille la MJC du même nom quartier Village Parisien)[101]. La salle d'activités Jean-Macé qui comprend la maison du temps libre accueille les activités du quartier de l'Économie.

Il existe également divers services et associations pour la jeunesse. Le BIJ (Bureau Information Jeunesse), le SMJ (Service Municipal de la Jeunesse, le CIO (Centre d'Information et d'Orientation) et la MIRE (Mission Intercommunale Réunies pour l'Emploi de Drancy, Bobigny et Le Blanc-Mesnil)

Gratuité dans les cantines[modifier | modifier le code]

Le lundi 8 janvier 2007, la Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget a décidé la gratuité des repas dans les cantines scolaires des écoles primaires, sur l'initiative de Jean-Christophe Lagarde[102]. La gratuité des repas qui bénéficie à 3 000 élèves, représente 5 % du budget de la communauté[103], soit 1,1 million d'euros, étant rappelé que, de manière générale, les familles payent rarement le coût de revient complet du service (aliments, personnels et locaux), et qu'une partie de ce coût est donc assumé par les contribuables locaux.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le parc est le lieu de rassemblement des Drancéens lors de la fête de la ville, de la Fête de la musique et du 14 juillet ou à l'occasion de concerts. Plusieurs manifestations culturelles ont également lieu à l'espace culturel de Drancy[104].

Depuis plusieurs années, la ville participe activement au Téléthon qui a lieu début décembre. Elle offre alors un programme festif et varié pour récolter un maximum de fond. Le programme est élaboré par le Collectif Téléthon Drancy.

L'espace culturel du Parc propose de manière assez fréquente des représentations de pièces de théâtre classique et moderne.

Le Service municipal de la Culture participe à l'organisation d'événements culturels tels les Journées du Patrimoine et la Fête de la musique. Il s'occupe en partie de la programmation de l'Espace culturel du Parc.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre médico-social Henri-Wallon.

L'hôpital privé de la Seine-Saint-Denis principalement situé au Blanc-Mesnil, se trouve également à Drancy. De plus, depuis son agrandissement dans les années 2000, l'entrée des urgences se situe à Drancy[105]. Dans les années 1990, la dénomination de la clinique a changé et est devenue Hôpital Privé de la Seine-Saint-Denis. L’établissement rejoint le Groupe Générale de santé en janvier 2006. Une rénovation et un agrandissement importants ainsi que le regroupement des activités de la clinique du Bois d’Amour de Drancy et de celle du Blanc-Mesnil sur un même site, permettent à la clinique de devenir en 2006, l’établissement de santé privé de référence de l’Est parisien et une des plus importantes maternités de l'Île-de-France[106].

Quant à l'ancienne clinique du Bois d'amour (quartier de la Mare), elle est devenue une maison de repos.

L'Institut médico-éducatif de Drancy

En plus du centre médico-sportif René Monconduit (cité précédemment), on compte à Drancy quatre centres médico-sociaux[107]. Le centre médico-social Henri-Wallon (Drancy Centre) est le plus important, financée presque entièrement par la municipalité de Drancy, il est inauguré le 27 octobre 1963. Il abrite aujourd'hui des services de santé modernes[108].

On compte à Drancy, quatre établissements d'hébergement pour personnes âgées dont une médicalisée. Les résidences les Lilas (quartier de la Mare), les Myosotis (quartier Village Parisien) et les Mimosas (quartier Village Parisien). Il y a également la résidence la Colombe pour personnes âgées dépendantes.

L'hôpital Avicenne à Bobigny, est également proche de Drancy, quartier Avenir Parisien, puisque l'arrêt de tramway de l'Hôpital Avicenne est situé à Bobigny et à Drancy[109].

La ville comprend également un Institut médico-éducatif, fondé par la Baronne de Ladoucette et par sa fille et aujourd'hui géré par la Société philanthropique. Il se situe aux abords du parc de Ladoucette.

Sports[modifier | modifier le code]

Siège du club omnisport de la JA Drancy

À Drancy, il existe de nombreux clubs et de nombreuses équipes, les principaux sont :

  • la Jeanne d'Arc de Drancy club de football évoluant en CFA - groupe A (équivalent de la 4e Division. La Jeanne d'Arc de Drancy est aussi un club omnisports dans plusieurs disciplines (escrime, Rink hockey…) ;
  • les Arts et Sports de Drancy, club omnisports dans diverses disciplines (natation, sambo, tennis, etc.) ;
  • le Cavalier Bleu de Drancy est un club d'échecs. Pendant la saison 2008-2009 le club évoluera dans le Top 16, championnat de première division de ce sport ;
  • ABDO, club d'athlétisme du Bourget et de Drancy ;
  • le Judo Club Drancéen, club de judo de la ville ;
  • l'équipe cycliste du Vélo club de l'agglomération du Bourget (VCAB) ;
  • le RC Drancy, une équipe de rugby jouant en Fédérale 2.
  • le FC Drancy, club de football indépendant;
  • L'Union sportive basket de Drancy;
  • JAD Rink Hockey, club de rink hockey, évoluant en Nationale 2

Le nombre d'équipement sportif est assez conséquent, la ville dispose de huit gymnases, cinq stades, deux complexes sportifs, un stade nautique, une salle d'activité et un centre médico-sportif, le centre René-Monconduit. Certains stades disposent de plusieurs terrains aménagés et certaines salles de sport spécifiques ne sont pas ici référencées. Le stade nautique de Drancy comporte un bassin de 25 m, deux petits bassins, une fosse à plongeons, trois plongeoirs de 1, 3 et 5 m, et un solarium extérieur[110]. À noter que le stade nautique du Bourget applique un tarif spécial pour les habitants de la Communauté d'agglomération.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune de Drancy édite un journal bimensuel, Drancy immédiat envoyé à tous les Drancéens. C'est un journal d'informations locales d'une douzaine de pages en couleur. Il est également possible de le consulter sur le site de la ville[111]. Drancy immédiat est imprimé avec des produits respectueux de l'environnement[112].

Drancy dispose d'un portail institutionnel[113], site sur lequel il est possible de s'informer sur l'actualité de la ville, mais également sur ses infrastructures et son histoire.

La ville de Drancy est présente sur Facebook et des photographies de la ville sont disponibles sur Flickr et Picasa.

La Radio web Drancy

La commune a adhéré au SIPPEREC, syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, afin de procéder à l'étude de la mise en place du câble sur la commune dans les prochaines années[Note 7].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église catholique Sainte-Louise-de-Marillac.

Les Drancéens disposent de lieux de cultes catholique, protestant, israélite et musulman.

Le culte catholique de Drancy peut être pratiqué dans l'une des trois églises catholiques de Drancy ou aux chapelles Notre-Dame de Liesse et Jean XIII. Les églises ont été construites à la demande du Cardinal Verdier. Ces églises sont l'église Saint-Louis-du-Progrès (quartier de l'Économie), l'église Saint-Jean-l’Évangéliste (quartier Paris Campagne) et l'église Sainte-Louise-de-Marillac (quartier Drancy Centre).

La synagogue de Drancy.

Une église protestante évangélique[114], une église adventiste du septième jour[115] et une église évangélique cambodgienne[116] se trouvent à Drancy. Elles se situent respectivement rue Clovis-Hugues (quartier Avenir-Parisien), avenue Jean-Jaurès (quartier la Mare) et rue Louis-Greuzard (quartier Village Parisien).

La mosquée de Drancy.

Une synagogue est également présente à Drancy, elle est située boulevard Saint-Simon (quartier du Petit Drancy).

Un lieu de culte musulman existe à Drancy (quartier Avenir Parisien), il comprend un centre culturel musulman et une mosquée[117],[118].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009 à Drancy, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 206 €, ce qui plaçait Drancy au 26 287e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[119].

En Seine-Saint-Denis, ces chiffres placent Drancy au 18e rang sur les 40 communes du département.

Les taux communaux de la fiscalité directe locale étaient les suivants en 2009[120],[121] :

À ces taux, il convient d'ajouter ceux appliqués par d'autres collectivités et par l'État pour déterminer les sommes payées par les contribuables.

En 2006, Drancy se classe 347e sur 401 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[122].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, 43 214 Drancéens avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 60,7 % de la population drancéenne, les retraités représentaient 5,6 % des Drancéens, 11,6 % de la population était considéré comme autres inactifs et 5 054 Drancéens étaient chômeurs, ce qui donne un taux de chômage de 11,7 % pour la commune contre 11,8 % pour le département la même année[123]. Et enfin la population estudiantine représentait 10,9 % des Drancéens[124],[125].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2007

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Drancy 0,01 % 9,10 % 8,48 % 55,08 % 27,33 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : INSEE[126]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2007

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Drancy 0,1 % 5,1 % 8,9 % 22,9 % 36,3 % 26,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[126]

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Un bureau du Pôle emploi y est présent.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Article connexe : Avenir (Centre commercial).
L'avenue Marceau, l'une des principales avenues commerçantes de Drancy.
L'entrée n°2 du centre commercial Avenir à Drancy.

En 2004, 351 entreprises ont été créées à Drancy, elle se place à la 95e place au niveau national sur la création d'entreprise, cette année-là[127]. Le nombre total d'établissements est d'environ 2 120 (en 2004). Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 1,8 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de trente-neuf établissements, les industries des biens de consommation représentent 3,8 % avec quatre-vingt-un établissements, les industries automobiles comptent deux entreprises soit 0,1 %, les industries des biens d'équipement représentent une part de 1,8 % avec dix-huit entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte vingt-neuf entreprises soit 1,4 %, l'énergie s'élève à 0,1 % avec deux entreprises, la construction avec ses trois cent quarante-huit entreprises représente 16,4 %, le commerce représente pas moins de 30,7 % du nombre total d'entreprises avec six cent cinquante établissements, le transport comprend cent quatre-vingts établissements soit 8,5 %. Les activités immobilières totalisent trente-sept entreprises soit 1,7 %, les services aux entreprises représentent 9 % avec cent quatre-vingt-onze établissements, les services aux particuliers comprennent deux cent quatre-vingt-onze entreprises soit 13,7 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre deux cent cinquante-deux entreprises soit 11,9 % du nombre d'établissements total. La disparition progressive des commerces de bouche au profit de commerces et d'activités de service (optique, agences immobilières, etc.) est une question périodiquement soulevée.

Drancy contient donc de nombreux commerces principalement répartis dans le centre commercial Avenir comprenant 60 boutiques et 4 restaurants[128] et sur les deux principales avenues commerçantes, l'Avenue Henri-Barbusse et l'Avenue Marceau. L'avenue Henri-Barbusse accueille d'ailleurs un grand marché trois jours par semaine et compte près de 250 commerçants. Ce grand marché appelé le marché des Quatre-Routes a lieu tous les mardis et vendredis de 8 h 00 à 12 h 30 et tous les dimanches de 8 h 00 à 13 h 00.

Le centre commercial Avenir a été inauguré le 14 mars 1995, il comprend 60 boutiques dont un hypermarché Carrefour et 4 restaurants, le tout sur un seul niveau et sur une superficie de 32 900 m2. En 1997, son chiffre d'affaires était de 164,9 millions d'euros[129]. On y trouve des commerces d'alimentation, de beauté, de santé, de soins, de mode, de bijouterie, de jouets, de cadeaux, de maroquinerie, de téléphonie, de restauration et de services[130]. La galerie commerciale est ouverte du lundi au samedi de 9h30 à 20h30 et l'hypermarché Carrefour du lundi au samedi de 9h00 à 21h30[131]. Le centre commercial est accessible par la RN 186 et par l'A86, sortie Hôpital Avicenne. Plusieurs lignes de bus desservent le centre commercial, le 551 et le Veolia TRA 609. La station Avenir du tramway 1 est située à proximité. Le centre commercial comprend un parking d'environ 1 700 places.

La Zone industrielle de la Molette s’étend sur les communes du Blanc-Mesnil, du Bourget et de Drancy. Au total, elle couvre 86 hectares dont 56 hectares sur la commune du Blanc-Mesnil. Le parc d'activité de la Molette a été créé en 1925, avec pour vocation d'accueillir principalement l'industrie lourde. Aujourd'hui, compte tenu de la grandeur des locaux, l'industrie a laissé place en majorité à la logistique et le stockage et à l'activité bureaux. Elle accueille 114 entreprises et offre 1 400 emplois.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Conservatoire historique du camp de Drancy[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : camp de Drancy et Rafle du Vélodrome d'Hiver.

La cité de la Muette (rues Auguste-Blanqui, Arthur-Fontaine et Jean-Jaurès) est édifiée en 1933 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods dans le cadre de la loi Loucheur pour l'office des HBM du département de la Seine. Cette cité pilote, annonçant les futurs grands ensembles édifiés à la hâte sans équipements, est néanmoins rapidement reconvertie : la cité devient alors tristement célèbre car réaménagée vu sa configuration « idéale » en camp de transit durant la Seconde Guerre mondiale. Près de 80 000 juifs y sont internés avant leur déportation, Max Jacob y est interné et y meurt le 5 mars 1944. Le philosophe Jean Wahl, l'écrivain et poète roumain de langue française Benjamin Fondane et sa sœur Line, l'écrivain français Tristan Bernard, Louise Jacobson, le chorégraphe René Blum y ont été internés. Les tours sont détruites en 1976, mais les bâtiments en barre sont toujours présents.

Le wagon-témoin commémoratif.

Le monument de Shelomo Selinger[3] (érigé en 1976) et le wagon-témoin commémoratif, situés dans le quartier de la Muette sont les symboles de l'occupation allemande et de la shoah. Le monument aux Déportés a été sculpté par Shelomo Selinger, un ancien déporté. Le monument commémoratif est inauguré en mai 1976 dans la cour d’entrée de la Cité de la Muette et rappelle que la cité a abrité d’août 1941 à août 1944 le camp de Drancy, camp d’internement et de concentration d’où furent déportés 67 000 des 75 000 juifs déportés de France. L’œuvre est composée de trois blocs posés sur un monticule pavé qui forme la lettre hébraïque shin, symbole de Dieu. Les deux blocs latéraux symbolisent le passage vers la mort, tandis que les sept marches qui montent vers chacun des blocs représentent les différentes étapes que traverse le défunt dans les ténèbres. Sur le bloc central, sont sculptés une dizaine de personnages en proie aux flammes, symbolisant la souffrance, la mort et la dignité[b 5]. Le wagon couvert, à voie normale, immatriculé KKUW 215 941, est classé au titre objet des Monuments historiques par arrêté du 7 mars 1990[132]. Le 20 février 2005, il subit une dégradation par incendie[132].

Château et parc de Ladoucette[modifier | modifier le code]

Article connexe : Baron de Ladoucette.
Le Château de Ladoucette en 2009.
Le Château de Ladoucette durant le siège de Paris en 1870

Le château de Ladoucette[133],[134],[135] est construit par le seigneur Pierre Séguier en 1553, la famille Séguier reste propriétaire du château pendant plus de deux siècles. Au milieu du XIXe siècle, il devient la propriété du baron Louis-Napoléon-Loetitia-Charles de Ladoucette et de sa femme Émilie-Victorine Thibault, devenue baronne de Ladoucette. La baronne qui est présidente de « l'œuvre des patronages de jeunes filles » décide de créer l'Asile de Drancy, un orphelinat[a 12]. À la suite du décès de son mari en 1869, la baronne reste au château mais est obligée de le quitter au début de la guerre en 1870, fuyant devant l'avancée prussienne. Quelques mois après la bataille du Bourget de 1870, le château est détruit et est ensuite reconstruit par la baronne. Il devient un centre de convalescence durant la Première Guerre mondiale pour les militaires blessés au Front. Le nouvel édifice est lui-même victime de multiples destructions durant les deux guerres mondiales. Le château devient ensuite un lieu d'accueil pour des enfants atteints de troubles psychiques et en 2009, la ville de Drancy le rachète, afin de développer des activités culturelles et d'agrandir le parc ouvert au public[32].

Le mausolée du parc de Ladoucette.

Le parc de Ladoucette[34],[35] est de 1976 à 2006 baptisé Jacques Duclos en l'honneur du député communiste de la circonscription de 1945 à 1956. Il a été rebaptisé et réaménagé en 2006. Depuis il renferme sur ses 5,5 ha de superficie un bassin, un parcours sportif, une ferme pédagogique et le mausolée de la baronne de Ladoucette ainsi que le château de Ladoucette depuis 2009. Le parc est pendant longtemps la propriété de la famille de Ladoucette, la baronne met un terme à cette tradition familiale en juin 1892 en le cédant à l'asile de Drancy qu'elle avait auparavant fondé. Le parc est progressivement racheté par la commune entre 1969 et 1974 et il est ouvert au public en juin 1976 et inauguré trois mois après, en septembre 1976.

Le mausolée de la baronne de Ladoucette est édifié en 1874, le corps de la baronne y est installé en 1897, la baronne étant décédée dans sa villa de Cannes. Puis, quand le parc est devenu municipal, le corps en est ôté et est transféré au cimetière parisien[134],[a 13].

La motte du parc de Ladoucette sur laquelle a été construit le mausolée, ressemble aujourd'hui plus à un monticule mesurant 30 m sur 15 m à sa base et 8 m sur 5 m à son sommet. La construction du mausolée en ayant réduit les dimensions[a 14].

La glacière du parc de Ladoucette.

La tombe de la comtesse de Mun est édifiée à la mort de la comtesse de Mun, fille du baron et de la baronne de Ladoucette, qui font édifier une chapelle dans l'église Saint-Germain de Drancy, avec cette tombe pour y déposer son corps. Ce monument imposant comprend un sarcophage en pierre grise surmonté d'un marbre représentant la Religion portant au ciel Berthe de Ladoucette. Lors des conflits violents de 1870, l'église est endommagée, néanmoins le tombeau est épargné. Quand le parc du château devient municipal, le monument de la comtesse de Mun est transporté dans la partie du parc appartenant à la Société philanthropique, et le corps placé avec celui de la baronne retiré du mausolée. La tombe est désormais protégée par un auvent formant chapelle[136],[a 15].

La glacière du parc de Ladoucette a été bâtie en 1740 sur les ruines de la tour d’entrée de l’ancienne maison forte. Elle est maçonnée et se présente comme une excavation dans un monticule de terre, elle servait de chambre froide. La glace provenait d'un plan d'eau gelée voisin[34].

La grille du XVIIIe siècle, elle se situe à l'entrée ouest du parc de Ladoucette. Les vestiges de ce portail se composent de deux remarquables hérissons en fer forgé dont la fonction première était de dissuader les gueux et les animaux de pénétrer dans la propriété[137].

Le mur d’enceinte de la guerre de 1870 se situe également dans le parc de Ladoucette, les combats du Bourget de 1870 mettent le village de Drancy en péril, les Drancéens se réfugient à Paris et laissent le territoire aux mains des armées qui organisent leur défense derrière les murs de la propriété du château. Une plaque rappelle aux visiteurs que le monument fut criblé de 28 000 impacts de balles[34],[138].

Mairie, ancien asile Saint-Berthe[modifier | modifier le code]

La mairie de Drancy.

L'asile Saint-Berthe fut fondé en 1859 par la baronne de Ladoucette en faveur des jeunes ouvrières. Le bâtiment comprend alors une école de filles gratuite qui est dirigée par les sœurs de la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul, ainsi qu'un accueil pour les petits et des cours pour les adultes. L'asile est ensuite transformé en maison de convalescence puis en 1920 la municipalité achète les lieux pour y installer la mairie. La municipalité achète le bâtiment en raison de l’accroissement rapide de la population pendant l’entre-deux-guerres, qui fait que ses locaux deviennent rapidement trop restreints. En 1930, deux petites extensions sont construites dans le style du bâtiment, sont ajoutées aux deux extrémités. Les deux portes d’entrée principales sont réunies sous un vaste porche voûté et sur le fronton une horloge a été installée. Enfin la croix a été remplacée par un campanile, l’un des ornements emblématiques des mairies de cette époque. En 1969, une aile « moderne » de deux étages est construite rue Sadi-Carnot et en 1984, les locaux sont complétés sur leur gauche par l’ouverture du Centre administratif, et contribue un peu plus à la singularité du bâtiment[b 6],[139].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Louise-de-Marillac

Après la seconde révolution industrielle la banlieue se transforme, les villes s'urbanisent plus ou moins vite selon le rythme de leur industrialisation, les importants mouvements migratoires entraînent des bouleversements démographiques, En France, en 1931, la population urbaine dépasse la population rurale et la population de cette banlieue devient de plus en plus ouvrière. La population ouvrière est principalement communiste, syndicaliste et antireligieuse, on qualifie alors la première couronne parisienne de « banlieue rouge ». L’Église envoie alors des missionnaires au sein du monde ouvrier, comme en Afrique ou en Asie. De nombreuses églises sont donc construites en Seine-Saint-Denis, constructions entreprises par le Cardinal Verdier[140],[b 7].

L'église Sainte-Louise-de-Marillac (quartier Drancy Centre)[141],[142] : l’ancien village de Drancy possédait une église primitive, Saint-Germain-l’Auxerrois, construite en 1872 sur un sanctuaire du XIIe siècle. Devenue trop exiguë pour recevoir l’afflux lié à la nouvelle population, une nouvelle église la remplace. C’est la plus récente des trois églises drancéennes liées aux chantiers du cardinal Verdier. Le nouvel édifice est placé sous le vocable de Louise de Marillac (1591-1660). Elle est composée d’un toit en ardoise et de brique rouge, le bâtiment est réalisé de 1936 à 1939 selon les plans dressés par les architectes Charles-Henri Besnard et Bernadac et reste longtemps inachevée comme les deux précédentes.

L'église Saint-Jean-l'Evangéliste.

L’église Saint-Jean-l’Evangéliste (quartier Paris Campagne)[143] : elle est construite à Drancy de 1933 à 1935, elle n’a jamais été terminée. Elle est inaugurée en 1935 et est la première église de Drancy construite dans le cadre des Chantiers. Cette chapelle ne sera jamais achevée. Seule la nef et le clocher ont été réalisés. L’ossature du bâtiment de Saint-Jean-l’Évangéliste, dite aussi Saint-Jean-Baptiste, est entièrement en béton et recouverte de briques rouges. Le clocher est orné de meurtrières.

L'église Saint-Louis-du-Progrès (quartier de l'Économie)[144] : édifiée avant le début des Chantiers du Cardinal, elle est bâtie en béton. Le bâtiment est composé d’une nef de cinq travées et voûtée, desservant un chœur pentagonal décoré d’arcades aveugles. Les arcades en plein cintre, séparant la nef des bas-côtés, sont ornées de décorations florales et géométriques. Le porche abrite un portail sans tympan. De style néo-roman, elle respecte le schéma traditionnel d’un bâtiment dont la morphologie médiévale constitue la référence jusqu’alors intangible.

La chapelle Notre-Dame de Liesse[142] : reconstruite en 1963, toujours dans le cadre des Chantiers du Cardinal, la Chapelle nôtre-Dame-de-Liesse est reconstruite dans un style moderne. Elle s’inscrit ainsi parfaitement dans le mouvement architectural qui, à partir des années 1950, œuvre à la construction de lieux de culte avec des formes inédites et des techniques d’avant-garde. Un concours avait été lancé par les Chantiers du Cardinal sur le thème : « Une Église ouverte au monde ». La chapelle réalisée est souterraine, offrant un espace sobre, harmonieux qui favorise le recueillement.

Autres monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

La statue en mémoire des victimes de l'esclavage.
Statue du Général de Gaulle.

Un monument aux morts érigé pour les victimes de la Première Guerre mondiale se situe au milieu du cimetière communal de Drancy. La typologie est « À nos concitoyens victimes de la guerre de 1914-1918 » et la statuaire montre une femme (qui représente sans doute la France ou la République) qui a l'air à la fois d'étreindre et de relever un poilu. Il n'y a aucune référence à la victoire et de par ce fait et de par sa typologie il se distingue des autres monuments aux morts souvent plus patriotiques ou républicains. Il semble montrer que la perte des « concitoyens victimes de la guerre de 1914-1918 » ne paraît pas vraiment légitime[b 5].

Aux abords du stade nautique une statue en mémoire des victimes de l'esclavage, œuvre de Jean et Christian Moisa, à présent commune aux habitants de Drancy et de Gorée, érigée ici comme là-bas en mémoire des victimes de l'esclavage, a été inaugurée le 23 mai 2006. Elle représente deux esclaves s'enlaçant, des restes de chaînes fraîchement brisées entravant encore les fragiles poignets de l'homme, les mains levées vers le ciel. Cette œuvre au cœur de Drancy est aujourd'hui un des lieux en mémoire des victimes de l'esclavage[145].

Sur la place de l'Hôtel-de-ville, se trouve une autre statue, la statue du Général de Gaulle[146], œuvre d'Élisabeth Cibot[147] qui a été inaugurée en novembre 2007. Cette statue monumentale a été érigée le 18 juin 2006 pour l’anniversaire de l’appel du 18 juin 1940. La statue représente Charles de Gaulle les bras et les mains ouvertes, se lançant vers son auditoire[148].

Curiosités drancéennes[modifier | modifier le code]

Peinture trompe-l'œil sur un bâtiment du centre-ville.
Peinture sur une armoire technique, quartier Paris Campagne.

En 2002, un trompe-l'œil a été peint par Evelyne Quemeraye sur un bâtiment du centre-ville. L'artiste a avant tout voulu que son œuvre s'intègre à son environnement et donner un côté nature à cet angle de rues[149].

Dans la même lignée, la municipalité de Drancy a fait repeindre en 2006 les 200 armoires techniques de la ville. Jugées trop maussades et bitumeuses elles se sont transformées en petites œuvres d'art à découvrir aux quatre coins de la ville et au fil des visites. Les peintures sur les tableaux suivent un thème différent selon les quartiers. Dans le quartier de Drancy Centre, elles suivent le thème des grands monuments mondiaux, dans le quartier des Oiseaux y sont représentés diverses espèces d'oiseaux, dans le quartier de l'Économie c'est le thème des grands inventeurs qui a été choisi, dans le quartier du Village Parisien c'est celui des métiers disparus ou en passe de l'être, dans le quartier de la Mare le thème n'est autre que l'eau vue par les grands peintres, dans le quartier du Petit Drancy c'est l'histoire de l'aviation qui est montrée, dans le quartier Paris Campagne ce sont les arbres qui sont à l'honneur et enfin dans le quartier de l'Avenir Parisien c'est la conquête spatiale qui nous est racontée[150].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'espace culturel du Parc.

L'espace culturel du parc (surnommé « le Bateau ») est l'un des éléments centraux du patrimoine culturel drancéen. Il est situé place Maurice-Nilès dans le quartier Paris Campagne et est composé d'un grand hall qui peut accueillir des expositions, d'une salle de théâtre, d'une salle de cinéma et d'une salle des fêtes polyvalente. Il accueille la plupart des événements culturels de la ville et de nombreuses festivités associatives. Les séances de cinéma se déroulent le mardi à 20h30, le mercredi à 15h00 et à 20h30 et le dimanche à 17h00[151]. La ville accueillait autrefois plusieurs cinémas mais ces salles de cinéma ne sont plus en activités. Il y avait dans les années 1930 le Prado (rue Marcelin-Berthelot) qui offrait à l’origine des attractions de music-hall et le Mistral (rue Ladoucette)[b 8].

La médiathèque Georges-Brassens.

La ville de Drancy dispose de nombreuses médiathèques administrées par la Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[152]. La médiathèque Georges-Brassens d'une surface de 4 000 m2, a été inaugurée le 28 avril 2007. Elle a coûté 13 millions d'euros, dont 5,6 de subventions. C'est l'une des très rares médiathèques ou bibliothèques françaises à être ouverte 7 jours sur 7.

Le conservatoire municipal et la MJC.

La médiathèque fait trois étages et comprend au sous-sol un auditorium. L'accueil et la section jeunesse (650 m2) se trouve au rez-de-chaussée, les documentaires pour adultes au 1er étage, la fiction pour adulte, la musique et les films au second étage (soit 1 600 m2 pour la section adulte) et les services administratifs et scientifiques au 3e étage. Au total, elle donne accès à 65 000 livres, 8 000 DVD et 6 500 CD, et comprend 65 postes informatiques connectés à Internet ainsi que 10 postes de recherche documentaire. Elle constitue l'élément central d'un réseau de six médiathèques de quartier (quatre à Drancy, une au Bourget et une à Dugny). Les quatre médiathèques drancéennes de proximité sont celles de l'Économie, du Bois de Groslay, de l'Avenir et de Gaston Roulaud.

Drancy dispose également d'un conservatoire municipal (rue Fernand-Péna, quartier du Petit Drancy) qui dispense une formation musicale à différents niveaux et d'une école d'arts décoratifs (avenue Marceau, quartier Paris Campagne) qui propose des cours de dessin, de peinture et de céramique, pour les enfants et les adultes[153].

Architecture[modifier | modifier le code]

Maisons en meulière sur l'avenue Marceau
L'entrée de la Cité-jardin, conçue par Joseph Bassompierre-Sewrin et Paul de Rutte a été construite en 1921-1929

L'architecture de la commune est très diversifiée[154].

On trouve des villas anciennes telles les meulières qui sont des constructions typiques de la banlieue parisienne et de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les plus belles, de style Art nouveau sont des villas construites pour les riches Parisiens qui souhaitaient se détendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des décorations en fer forgé (verrières, portes, fenêtres, etc.) en briques et en céramiques et constituent de véritables curiosités architecturales. On en voit plusieurs sur l'Avenue Marceau, quartier Paris Campagne.

Une cité-jardin[155] (rue de la République, dite Drancy-1) est édifiée entre 1920 et 1922 par l'Office des HBM de la Seine. Inspirée des théories de l'Anglais Ebenezer Howard, elle fut l'un des premiers exemples construits dans l'ancien département de la Seine. La Cité-jardin compte 210 logements sous forme de maisons individuelles, le plus souvent en brique rouge. Une seconde vague de travaux a lieu en 1929 et 1930, incluant cette fois de petits collectifs.

Les grands ensembles sont assez présents dans la commune à la suite de l'industrialisation et de l'urbanisation de la banlieue parisienne, entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970. Ils sont marqués par un urbanisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l'architecture moderne. La cité de la Muette (rues Auguste-Blanqui, Arthur-Fontaine et Jean-Jaurès) fut édifiée en 1933 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods dans le cadre de la loi Loucheur pour l'office des HBM du département de la Seine. Cette cité, que l'on estime former la transition entre les cités-jardin et les grands ensembles en France, fut alors aussi admirée que critiquée : formée d'immeubles parallèles de quatre étages (les peignes) et de cinq tours de quatorze étages, elles furent les plus hautes réalisées en France durant les années 1930. Les panneaux de béton préfabriqués sont installés sur une ossature métallique. Mais les équipements collectifs prévus ne furent pas réalisés. Les inconvénients de ce type de logement étant trop importants (défauts d'isolation et d'insonorisation), les premiers habitants ont rapidement déserté les lieux. Parmi les grands ensembles les principaux sont la Cité de la Muette (quartier la Muette), les Cités Jules Auffret et Marcel Cachin (quartier Village Parisien), la Cité du Nord et la Résidence Thaïs (quartier Paris Campagne) et la cité Pierre Semard (quartier Paris Campagne) qui a été démolie à la fin des années 2000. Les grands ensembles cités précédemment sont en zone urbaine sensible. Parmi les grands ensembles de la ville il y a également la Cité Paul Vaillant-Couturier (quartier Drancy Centre), la cité Roger Salengro (quartier Petit Drancy) et la cité Youri Gagarine (quartier Avenir Parisien).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La baronne de Ladoucette.
Niels Brouzes lors des Quatre jours de Dunkerque 2010.

Nées à Drancy

Figures politiques de Drancy

Autres résidents drancéens

Internés au camp de Drancy

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Drancy 93.svg

Les armes de la commune de Drancy se blasonnent ainsi :
D'azur au chevron d'or chargé en son sommet d'un D de sable, en lettre gothique, et accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un mouton passant d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Liegibel, Une commune dans l'Histoire de France : Regards sur Drancy, Société Drancéenne D'histoire Et D'archéologie, 1979
  • Le patrimoine des Communes de la Seine-saint-Denis, Flohic éditions, 1994, (ISBN 2-908958-77-5)
  • Maurice Rajsfus, Drancy, un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944, Le Cherche-midi Éditeur, 2005 (ISBN 2-86274-435-2)
  • Georges Archer, De Terentiacum à Drancy (1964)
  • Le château de Drancy, son histoire, « archives de Drancy » (1989).
  • Maurice Nilès et Jean Chatain, Drancy Le Chemin De La Vie, Préface de Maxime Gremetz, Messidor, 1986
  • Contribution au diagnostic du patrimoine de la commune de Drancy, Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Les valeurs d'insolation sur la période 1961/1990 (héliographes Jordan puis Campbell-Stokes) présentent des écarts de mesure avec celles relevées depuis l'implantation des héliographes à fibre optique Cimel.
  3. Le pont Iblon, ou Yblon est situé entre l'aéroport du Bourget sur la Nationale 17 et la ZI Garonor.
  4. Dans le dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti le pont Iblon est décrit comme suit : Pont pratiqué sur la route de Lille pour traverser la Morée, et à distance égale de Dugny et de Blanc-Mesnil.
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, Rapport d'activité de 2006

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Raymond Liegibel, Une commune dans l'Histoire de France : Regards sur Drancy, Drancy, Société Drancéenne d'Histoire et d'Archéologie,‎ 1979, 350 p.
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  10. p. 279
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  12. pp. 204-206
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  14. p. 35
  15. p. 209
  16. pp. 53-56
  • Contribution au diagnostic du patrimoine de la commune de Drancy, Drancy, Conseil général de la Seine-Saint-Denis,‎ 2003, 55 p.
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  7. pp. 9-10
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  157. Site de Michel Jonasz
  158. Biographie de Jean-Luc Hervé Berthelot
  159. Médard Ferrero : Le premier Maitre de l'accordéon
  160. « Drancy immédiat n°213, Un nouveau gymnase[PDF] »
Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 1er novembre 2010 (comparer avec la version actuelle).
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