Villiers-sur-Morin

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Villers-sur-Morin
d'azur au chevron renversé d'argent accompagné en chef d'une fleur de lys d'or
d'azur au chevron renversé d'argent accompagné en chef d'une fleur de lys d'or
Blason de Villers-sur-Morin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Crécy-la-Chapelle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Daniel Chamaillard
2014-2020
Code postal 77580
Code commune 77521
Démographie
Gentilé Villermorinois
Population
municipale
1 882 hab. (2011)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 40″ N 2° 52′ 54″ E / 48.8611, 2.8817 ()48° 51′ 40″ Nord 2° 52′ 54″ Est / 48.8611, 2.8817 ()  
Altitude Min. 44 m – Max. 134 m
Superficie 6,28 km2
Localisation

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Villers-sur-Morin

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Villers-sur-Morin

Villiers-sur-Morin est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne et de la région Île-de-France, à proximité de Crécy-la-Chapelle.

Les habitants sont appelés les Villermorinois et Villermorinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villiers-sur-Morin est située dans la Brie, qui forme l'est du Bassin parisien. Elle est longée au nord par le Grand Morin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont Crécy-la-Chapelle, Coutevroult, Voulangis, Villeneuve-le-Comte, Saint-Germain-sur-Morin et Couilly-Pont-aux-Dames.

Elle est proche de l'autoroute A4. Elle est desservie par la gare de Villiers - Montbarbin sur la commune de Crécy-la-Chapelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villiers-sur-Morin est un village de la Brie devenu un village de la banlieue parisienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Daniel Chamaillard    
mars 2001   Daniel Chamaillard    
1995 2001 Jacques Corpechot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 882 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
824 856 849 837 842 805 782 747 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746 724 737 686 622 593 579 533 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 566 543 550 535 545 526 642 621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
614 597 830 1 054 1 358 1 527 1 655 1 677 1 849
2011 - - - - - - - -
1 882 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le grand Ru

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Albert Grenier[modifier | modifier le code]

Albert Guillaume Grenier (dans de nombreuses sources Albert Grenier est prénommé « René »), artiste-peintre, né le 28 juin 1858, a séjourné à Villiers-sur-Morin.

Fils d'un grand propriétaire terrien de Toulouse, il deviendra bachelier es lettres. Il abandonnera une carrière militaire pour une carrière de peintre. Il sera condisciple des peintres Toulouse Lautrec, Van Gogh, Louis Anquetin, Émile Bernard Rachou, Charles Laval, François Gauzi à l'atelier de Fernand Cormon, situé au 10 rue Constance à Montmartre. Il disposait d'un revenu annuel confortable qui lui permettra de se consacrer, sa vie durant, totalement à son art. Il vivait en concubinage avec Lili Grenier depuis le début des années 1880, ils ne se marieront cependant qu’en 1904. Ils habitaient tous deux Montmartre dans un appartement qu’ils sous-louèrent à Henri de Toulouse-Lautrec de 1884 à 1887. Les réceptions et soirées costumées qu’ils organisaient à Montmartre et auxquelles participait Toulouse-Lautrec étaient célèbres.

Albert Grenier possédait, avec Lili Grenier, deux maisons à Villiers-sur-Morin : une rue du Touarte et une à Montaigu (voir ci-après). Ils y reçurent, à plusieurs reprises, entre autres, Henri de Toulouse-Lautrec, Louis Anquetin (également peintre de renom) et Suzanne Valadon (Suzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo, tous deux artistes peintres et dessinateurs, séjournaient dans la cour du Petit Mortcerf mitoyenne du 31bis rue du Touarte). Albert Grenier, lorsqu’il demeurait à Villiers, aimait beaucoup aller pêcher et peindre au grand air. Dans les années 1884 à 1886 Albert et Lili fréquentèrent, avec leur ami Henri, la « maison Ancelin ».

Albert Grenier est décédé en septembre 1925, il a laissé de nombreux tableaux. Il repose avec son épouse Lili Grenier au cimetière de Villiers.

Jules Grenier[modifier | modifier le code]

Auteur de La Brie d'autrefois et propagateur de la sténographie en Seine-et-Marne, Jules Grenier est né à Villiers-sur-Morin au mois de novembre 1844.

Une fièvre typhoïde le terrasse à l’âge de quatre ans le privant définitivement de l’usage de ses jambes, ce qui l’obligera à se déplacer dans une voiture basse. Cette maladie redoutable lui laisse une santé précaire qui l’accompagnera toute sa vie. Il fréquente l’école primaire, entre en apprentissage chez un tailleur et devient alors tailleur dans la maison paternelle. En guise de publicité, il dispose à la fenêtre, de tout petits vêtements, réductions de ses travaux de tailleur. Parallèlement, il s’applique à compléter son instruction et parvint à écrire d’une façon correcte et originale, tout en coopérant à des œuvres[réf. nécessaire].

Il consacre ses moments de loisirs à la recherche historique et se passionne pour la sténographie. Il répand le goût de cette nouvelle forme d’écriture dans la Brie et fonde en 1877 « Le Cercle de la Brie », société sténographique départementale, et une gazette sténographique, la Méthode Duployé. En 1884, il est répertorié ainsi : « Grenier (Jules), directeur de la gazette sténographique de Seine-et-Marne ».

Son œuvre principale est La Brie d’autrefois. Dès son jeune âge, il avait accumulé des anecdotes paysannes, pris des notes sur les coutumes briardes, les traditions, les légendes et dictons. À dix neuf ans, il fait paraître dans le Publicateur le résultat de ses premières recherches. Il collaborera à l’Almanach historique de Seine et Marne et à l’Almanach Le Briard. La Brie d’Autrefois, qui paraît en 1883, est un recueil de mœurs et de coutumes des bords du Grand Morin. Il comporte de nombreuses scènes de la vie rurale[3]. Cet ouvrage le rendit populaire dans tout le département de Seine-et-Marne.[réf. nécessaire]

Jules Grenier se lia profondément d’amitié avec le peintre paysagiste Amédée Servin[4]. La Brie d’autrefois en porte témoignage car la quasi-totalité des récits sera illustrée, à titre gracieux, par son ami Servin et plusieurs membres de son groupe - Le Groupe de Villiers- qu’il fréquentera. Seuls deux récits : baptême d’un nouveau-né et le vin des morts n’ont pas d’illustration. Tout au long du recueil, on peut ainsi admirer :

  • des illustrations
    • Amédée Servin : la rinette (1878), le gaufrier ensorcelé, le marc, payer à la dragonne (1883),
    • Edmond Yon : une journée de vendanges,
    • Ernest Boetzel : la fête des vignerons, le marc,
    • Hamel : l’eau bénite du Maître d’École (5 illustrations),
    • Ferdinand Lunel : les noces de nos grands-parents (l’église de Villiers),
    • Edmond Mansuy : les noces de nos grands-parents (2 illustrations) la veille au village, les O de l’Avent, le marc, les feux de la Saint Jean,
    • J. Panché : le réveillon, battre la charrée, le congé,
    • Yves Barret : le carnaval.
  • une gravure d'Hélène Bœtzel, sœur d’Ernest Bœtzel : les enfants de cœur et le tartellage.

La mort de Servin (en 1884) mettra fin à l’amitié entre eux. Jules Grenier rendra un dernier hommage à son ami en organisant une collecte pour lui ériger un monument commémoratif. Les deux amis sont enterrés presque côte à côte dans le haut du cimetière de Villiers.

Hommage à Amédée Servin

Malgré la maladie qui le brise, il consacre ses dernières forces à l’étude d’une ligne de chemin de fer desservant la vallée du Grand Morin et reliant Esbly à Coulommiers[5]. Il étend même son action à tout le département de Seine-et-Marne. Dans la brochure Les chemins de fer d’intérêt local publiée en 1887, il trace une liaison de Meaux à Corbeil-Essonnes par Crécy, Villeneuve-le-Comte et Brie-Comte-Robert et une autre de Dammartin-en-Goële à Morcerf par Lagny-sur-Marne et Villeneuve-le-Comte, indiquant le nom des stations, le prix des places voire un horaire dans lequel il prévoyait sept trains par jour partant de Meaux pour Corbeil.

Jules Grenier est mort presque subitement à 44 ans, le 2 décembre 1888, dans son logis de Villiers, alors qu’il préparait avec son ami Georges Husson, écrivain habitant Saint-Germain-les-Couilly, son deuxième volume de La Brie d’autrefois. Le 5 octobre 1890, un monument sera élevé en sa mémoire.

Amédée Servin[modifier | modifier le code]

Amédée Servin, artiste-peintre, fondateur du Cercle artistique en 1860, dit le « Maître de la Vallée du Morin », résidait à Villiers. Il a réalisé deux peintures sur les murs de la Maison Ancelin, où Toulouse Lautrec, quant à lui, en fera quatre.

Vercors, alias Jean Bruller[modifier | modifier le code]

Vercors (Jean Bruller) est un écrivain. En août 1940, il s’installe avec sa famille à Villiers-sur-Morin. Il trouve un emploi chez le menuisier. Durant l’année 1941, il y écrit Le Silence de la mer, dont le cadre est sa propre maison, au 31bis rue du Touarte. En mai 1998, la commune lui rend hommage en apposant une plaque sur sa maison et en rebaptisant le pont en « Pont Vercors ».

L'adaptation cinématographique du roman, tournée par Jean-Pierre Melville en 1947 a été réalisée dans la maison même de Vercors.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi
Lavoir de Retz

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villiers-sur-Morin abrite les différentes maisons de ses personnalités célèbres.

Elle abrite aussi l’hôtel-restaurant-café-concert d’Eugène Ancelin, chef de la fanfare de Villiers et musicien de bal. Cette auberge, dénommée la « Maison Ancelin », située à côté de l’église Saint-Rémi le long du ru, devint en 1890 le « Cercle artistique ». Elle s’appellera successivement la « maison Tuffin » en 1900, la « maison Borniche » en 1903, « la Clef des Champs », avant de devenir une maison d’habitation à la fin des années 1970.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. 18 récits : voir les titres en fin d’article
  4. Georges Husson, fils spirituel et disciple de Grenier, a décrit cette amitié et cette collaboration en ces termes « Servin et Grenier, est-il besoin de le dire, se lièrent bientôt d’une d’amitié profonde. Ils s’étaient vite compris et rapprochés, travaillant des journées entières l’un près de l’autre. Pendant que Servin, tout heureux d’avoir découvert un coin charmant, dessinait ou peignait avec ardeur, Grenier cherchait à se rappeler les vieilles légendes briardes et les disait à son ami, qui écoutait volontiers les récits du jeune écrivain. Quelquefois, un vieux paysan passait ; Servin l’arrêtait et, lui donnant une pipe de tabac, le faisait jaser. Alors Grenier, un crayon à la main, notait au vol les histoires du bonhomme, jetant ainsi les bases de l’ouvrage qu’il fit paraître plus tard. La journée finie, Servin rentrait chez lui déposer son bagage de peintre, puis reconduisait souvent Grenier jusqu’à sa maisonnette, au bas de la côte des Dames de Chelles. Et là, on causait encore, devant la porte durant la belle saison et, lors des jours courts, sous le manteau de la haute et sombre cheminée où dansait en pétillant un feu clair de sarments ».
  5. Cette ligne sera inaugurée en 1902 après maintes péripéties avec un terminus provisoire à Crécy, terminus qui devint définitif.