Colombes

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Colombes
Hôtel de ville de Colombes
Hôtel de ville de Colombes
Blason de Colombes
Blason
Colombes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton chef-lieu de trois cantons
Maire
Mandat
Nicole Goueta
2014-2020
Code postal 92700
Code commune 92025
Démographie
Gentilé Colombiens
Population
municipale
85 102 hab. (2011)
Densité 10 897 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 25″ N 2° 15′ 08″ E / 48.9236111111, 2.25222222222 ()48° 55′ 25″ Nord 2° 15′ 08″ Est / 48.9236111111, 2.25222222222 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 44 m
Superficie 7,81 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-colombes.fr

Colombes (prononcé [kɔ.ˈlɔ̃b ]) est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France.

Située dans la banlieue nord-ouest de Paris, avec 85 102 habitants au dernier recensement de 2011, Colombes est la septième commune d'Île-de-France et la troisième commune des Hauts-de-Seine. Plus grande cité pavillonnaire de la petite couronne parisienne, elle demeure néanmoins un territoire diversifié.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Colombes est située dans le Nord-Ouest de la petite couronne parisienne, sur la « boucle nord » des Hauts-de-Seine.

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Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 781 hectares ; l'altitude varie entre 23 et 44 mètres[1].

Le territoire est composé de deux grands ensembles géologiques. Le grand sud de la commune se situe sur un plateau calcaire, les bords de Seine au nord ont une géologie de type alluviale de basse altitude.

Le dénivelé entre ces deux espaces a donné lieu à des exploitations de carrières (carrière des Côtes d'Auty) et de l'exploitation sablière, jusqu'au début du XXe siècle. Certains toponymes se réfèrent à cette activité (Cité des Grèves, rue des Côtes d'Auty…).

Le nord de la commune se situe en zone inondable[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

111 kilomètres de voirie traversent Colombes, dont 15 % de routes nationales et départementales et 23 % de voies privées. On compte 70 carrefours à feux.[réf. nécessaire][Quand ?]

Le réseau routier de la ville comprend 12 % de « zones 30 » à la suite de l'élaboration d'un schéma directeur « zones 30 » en 1999.[réf. nécessaire][Quand ?]

Le territoire est traversé par deux axes d'importance régionale : au nord, l’A86 et à l'ouest, l'ancienne RN 192, devenue RD 992.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

L'extrémité sud de la gare de Colombes.

Le réseau routier comprend 2,5 kilomètres de pistes cyclables, 12 kilomètres de contre-sens cyclables, et 13 kilomètres d'itinéraires jalonnés. Il existe 27 sites de stationnement cyclable pour 177 places de stationnement.[réf. nécessaire][Quand ?]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par :

Bien avant que le T2 ne desserve à la ville, celle-ci était déjà desservie par les anciens tramways parisiens. On voit ici un 64 de la STCRP (ancêtre de la RATP), entre 1921 et 1925

Un plan de déplacements des établissements scolaires (PDES) a été mis en place. Il concerne deux écoles.

Sous l'impulsion du conseil régional d'Île-de-France, le tramway T2 est prolongé depuis La Défense jusqu'à Bezons, traversant le boulevard Charles-de-Gaulle (RD 992) et le desservant sur trois stations : Jacqueline Auriol, Victor Basch, et Parc Pierre-Lagravère. La mise en service a eu lieu en novembre 2012. À l'autre extrémité de la commune, le prolongement du T1 en provenance de Saint-Denis arrivera au carrefour des Quatre-Routes, en limite d'Asnières et de Bois-Colombes puis rejoindra le T2 via l'avenue de Stalingrad, la zone Kléber, le stade Yves du Manoir. La mise en service du T1 sur le territoire de Colombes est prévue pour 2017[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’Insee découpe la commune en quatre « grands quartiers » soit Wiener – Centre ville – Champarons, Europe – gare du stade – Fossés Jean, Les grèves – Plateau – Moslard, Petit Colombes, eux-mêmes découpés en 33 îlots regroupés pour l'information statistique[4].

Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 85,34 % 666,28
Espace urbain non construit 11,10 % 86,66
Espace rural 3,56 % 27,76
Source : Iaurif[5]

Colombes est la première commune pavillonnaire de la petite couronne parisienne. D'une superficie de 7,8 kilomètres carrés, elle est urbanisée sur 86 % de sa surface (6,7 km2).

L'arrivée des voies ferrées et l'essor industriel constituent deux des étapes clés dans l'urbanisation de la ville. Le développement des aires d'attraction de La Défense et de Paris depuis la fin des années 1990 tendent à placer Colombes dans une nouvelle dynamique sur laquelle les politiques d'urbanisme se sont orientées, à l'image de l'immeuble du boulevard Charles-de-Gaulle Sud qui accueille le siège social de l'entreprise Oracle depuis 2001. Colombes est l'un des sites de production de la Snecma. Elle a accueilli par le passé les usines Guerlain, Kleber et Facel. Elle abrite également certains sites d'Alcatel et depuis quelques années le siège d'Oracle France. Le virage tertiaire entamé sous la mandature de Dominique Frelaut, maire de 1965 à 2001, puis repris par Nicole Gouéta, s'inscrit dans les dynamiques régionales consécutives à l'expansion du pôle d'activité de La Défense dans les années 1990 (1er pôle d'emploi français).

Bénéficiant au long du XXe siècle de la vitalité des industries, le nord de Colombes, intégré dans « la Boucle d'Or » des Hauts-de-Seine, s'affronte aujourd'hui à la crise industrielle. Conséquence, les taux de chômage sont beaucoup plus élevés dans les grands ensembles de bords de Seine, à l'image du mauvais niveau des indicateurs socio-économiques plus généralement. Les écarts de revenus au sein de la commune sont importants : alors qu'une unité de consommation du ménage le plus riche du quartier des Vallées touche jusqu'à 4 000 € par mois, l'unité de consommation du ménage le plus modeste habitant le nord du boulevard Charles-de-Gaulle ne bénéficiera que de 280 € par mois.[réf. nécessaire]

De nombreux projets sont en cours : sous l'impulsion de la région Île-de-France, le prolongement de la ligne de tramway T2 ((T)(2)) entre La Défense et Bezons, passera par Colombes en empruntant le boulevard Charles-de-Gaulle. La prévision de l'arrivée du tramway a provoqué, outre les retards successifs, le lancement du renouvellement des rives du boulevard Charles-de-Gaulle. La construction d'immeubles de bureaux a été impulsée en ce sens à partir des années 1990. Achevé en 2001, un immeuble du boulevard Charles-de-Gaulle accueille le siège social de l'entreprise Oracle. Par synergie, le nouvel immeuble La Défense Ouest a été inauguré en 2007. Outre ces aménagements, le « périmètre d'étude Charles de Gaulle » prévoit la préemption de pavillons à l'intérieur des espaces pavillonnaires de l'est du boulevard Charles-de-Gaulle. Source d'inquiétude et parfois de rejet de certains habitants, l'érosion du tissu pavillonnaire à l'ouest de Colombes a provoqué la création d'une association de quartier de défense des habitants, pour un réaménagement du boulevard Charles de Gaulle dans la concertation, le respect et la juste prise en compte des intérêts de chacun, l'association « Les Petits Toits ».

La politique foncière menée depuis le tournant politique de 2001 provoque de nombreux débats. L'acteur promoteur immobilier a acquis une place centrale dans la fabrique de la ville, et les compétences d'urbanisme dont disposent la ville participent à cette rupture libérale dans la gestion municipale du stock foncier (modifications du P.O.S, droit de préemption). La concession d'un programme de logements situé Pont de la Puce en 2001 à un promoteur immobilier, originellement prévu pour accueillir des logements étudiants, ou encore l'élargissement du périmètre d'étude « Charles-de-Gaulle/Colbert » entre 2001 et 2006, marquent une nouvelle politique municipale en matière d'urbanisme.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville de Colombes bénéficie de la délégation de compétences relative à l'attribution de logements du contingent préfectoral.

Le parc de logements de Colombes se compose de plusieurs formes d'habitat :

  • habitat moyennement dense type début de XXe siècle, autour des gares ;
  • habitat pavillonnaire « bourgeois » dans le sud-est de la commune, autour de la rue Saint-Denis, le quartier Petite-Garenne, l'avenue des Vats, dans le quartier Reine-Henriette, et de manière ponctuelle sur l'ensemble du territoire ;
  • habitat pavillonnaire type loi Loucheur, et mal-lotis dans l'ouest de la commune ;
  • grands ensembles d'habitat collectif publics et privés dans le nord de la commune ;
  • ensembles moyens d'habitat « récents ».

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La rénovation du site de « La Marine », ancien siège de l'usine aéronautique de l'ingénieur Félix Amiot puis de bâtiments de l'armée, accueillera un « éco-quartier ». Il sera notamment composé de nouveaux logements, de bureaux, d'un parc ouvert sur le boulevard, et d'un centre de remisage de tramways.

Trois projets financés par l'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) entraîneront dans les prochaines années la réhabilitation de deux grands ensembles situés en bord de Seine (Les Grèves et le quartier Fossés-Jean), et l'introduction de plus de mixité sociale via la création de logements en accession aux côtés des HLM. La rénovation du quartier Europe-Île Marante est pour sa part déjà bien avancée.

Le départ annoncé du club de rugby Racing Métro pour Nanterre a quant à lui accéléré les projets de rénovation et reconversion du stade Yves du Manoir, appelé à devenir le siège de la Fédération Française de Handball. Le projet urbanistique prévoit notamment une salle couverte, des bureaux, un hôtel, des commerces et des logements.

À proximité, dans le parc d'activités Kléber, les quatre sites aujourd'hui encore occupés par Thalès seront prochainement restructurés, là aussi sous l'angle de la diversification : ils ont vocation à accueillir à terme des activités aussi variées que des bureaux, du commerce, des activités de production voire de l'habitat[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom « Colombes » n'est pas certaine et deux hypothèses existent sur son étymologie. La première explication justifie le nom de Colombes, « Coulombe » en vieux français signifiant « colonne », du fait de la présence d'une colonne située jusqu'au 4 août 1789 à l'intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard de Valmy. Celle-ci pouvait être une pierre sacrée ou un monument mégalithique. La deuxième hypothèse justifie ce nom du fait de la présence ancienne d'une maison à « atrium » aux toits inclinés vers la cour intérieure, dont les pans étaient soutenus soit par des colonnes, soit par des colombages provenant de troncs d'arbres équarris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les historiens pensent que la première agglomération est contemporaine de Paris. Des fouilles qui ont eu lieu vers 1828 ont permis de retrouver des outils en silex et des haches de pierre taillée. Plusieurs auteurs soutiennent qu’une cité et un atrium gallo-romains existaient dès le VIe siècle à l’emplacement de l’Ilot 14. Des druidesses se seraient alors installées dans les îles de la Seine.

La mention la plus ancienne témoignant de l’existence de Colombes date de 1160. C’est une bulle du pape Alexandre III confirmant ces biens que possédait la léproserie de Saint-Lazare où il est question de la dîme de Colombes. Un ancien cimetière mérovingien a été découvert sous la vieille église Saint-Pierre-Saint-Paul en centre-ville.

Dépendant de l'abbaye de Saint-Denis dès le XIIe siècle, le bourg se construit alors autour de l'artère y menant (l'actuelle rue Saint-Denis, qui rejoint l'ancienne Route nationale 186 vers le carrefour des Quatre-Routes ).

De grands domaines sont créés autour du bourg à l'époque de la construction du pont de Neuilly[Quand ?].

La reine Henriette, fille d'Henri IV, épouse du roi d'Angleterre, Charles Ier Stuart, demeurait dans le château de Colombes de 1657 jusqu'à sa mort le 10 septembre 1669 à 60 ans. Son neveu Louis XIV venait la consulter pour les affaires concernant l'Angleterre. Une rue et une école élémentaire de la commune ont été nommées en sa mémoire.

Louis XVI se serait intéressé au « parc du Moulin Joly » (en place de l'actuelle île Marante) qui abritait des jardins anglo-chinois aménagés par le receveur des finances, graveur et littérateur Claude-Henri Watelet.

De 1790 à 1795, Colombes était un canton du district de Franciade. Le château fut rasé en 1793

La gare de Colombes est créée en 1854, favorisant l'urbanisation de la commune

La construction de ponts (pont de Bezons en 1811 et pont d'Argenteuil en 1832) sur la Seine coulant en contrebas du bourg ainsi que la construction de deux gares ferroviaires reliées à la gare Saint-Lazare (gare de Colombes en 1854 et gare de Bois-Colombes en 1857) permettent une extension et une plus grande fréquentation de la commune.

Le port des canotiers du Petit Gennevilliers attire les impressionnistes de Marly (Monet, Caillebotte, Sisley). Par ailleurs le peintre et graveur Théodule Ribot et l'artiste peintre Gustave Bienvêtu ont participé à l'essor de la ville.

L'île Marante, qui abrite aujourd’hui le parc Lagravère, était un lieu de canotage et de promenade avant 1870, Guy de Maupassant en parle dans l'une de ses nouvelles : Deux amis.

Jean-Baptiste Clément s'est inspiré des nombreux cerisiers de Colombes pour composer le temps des cerises en souvenir de l'époque où il habitait cette ville. Il existe une rue des Cerisiers, une école élémentaire et un collège Jean-Baptiste-Clément, ainsi qu'une fête annuelle des cerises à Colombes.

La commune cède des terrains à Bois-Colombes en 1896 et à La Garenne-Colombes en 1910. Si ces séparations n'avaient pas eu lieu, la ville comprendrait en 2005 136 400 habitants, l'équivalent d'Aix-en-Provence ou d'Amiens[7],[8],[9].

En 1907, construction sur l'emplacement d'un ancien hippodrome, datant de 1885, du premier stade de France (le stade Yves-du-Manoir) où se déroulent les JO de 1924. Le stade abrite les plus importantes rencontres nationales de rugby et de football (y compris la coupe du monde de football de 1938) jusqu'à la rénovation du Parc des Princes en 1970. L’architecte Maurice Chavany (1872-1951), radical-socialiste, est maire de 1921 à 1935.

D'importants ateliers industriels s'installent à partir du début du siècle dernier sur le territoire de la commune (pneus BFGoodrich-Kléber-Colombes), avions Félix Amiot, téléphones Ericsson, moteurs Gnome et Rhône, parfums Guerlain, Sauzé et Dorin). Pour héberger la main-d'œuvre nécessaire, de grands ensembles immobiliers à bon marché mais de bonne facture sont construits dans l'entre-deux-guerres.

Le Parc Pierre Lagravère

À la suite de la maîtrise des crues de la Seine par un système de bassins de retenue en amont de Paris, les terrains proches des berges ont accueilli d'importantes infrastructures telles que l’hôpital Louis-Mourier et le passage de l’autoroute A86 au courant des années 1970. L'île Marante a alors été redessinée pour y créer le parc départemental Pierre-Lagravère[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Entre 2008 et 2014, la majorité au conseil municipal était composée de quatre groupes : Parti socialiste, Parti communiste français, Citoyens autrement, Europe Ecologie Les Verts (dans l'ordre d'importance, en nombre d'élus), dirigés par le socialiste Philippe Sarre. Élue en mars 2008, la liste « Colombes rassemblée » a obtenu 53,60 % des suffrages contre 46,40 % pour la liste conduite par Nicole Gouéta, maire sortante élue en 2001 sous l'étiquette RPF, rassemblant l'UMP, le Nouveau Centre et le Modem au second tour (le Modem rassemble 8,60 % des suffrages au 1er tour)[11].

Au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, Ségolène Royal (PS) avait obtenu 53,97 % des suffrages face à Nicolas Sarkozy (UMP) à Colombes.

L'opposition est composée d'un groupe indépendant de centre droit "La relève" dirigé par Laurent Trupin et d'un groupe UMP - Nouveau Centre.

En mars 2014, la liste conduite au 2ème tour par Nicole Gouéta recueille 52,36% des suffrages face au maire sortant. Mme Gouéta est élue maire lors du conseil municipal du 4 avril 2014.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Colombes fut amputée de certains quartiers pour former les communes de Bois-Colombes en 1896 et La Garenne-Colombes en 1910.

La ville est divisée en trois cantons :

…et en deux circonscriptions législatives, circonscriptions partagées avec les villes voisines :

La ville de Colombes était équipée dans l'ensemble de ses bureaux de votes de machines de vote électronique (Nedap) lors des élections de 2007[12].

La dernière révision du Plan local d’urbanisme date de l'année 2012. La partie nord de Colombes, inondée lors de la crue centennale au début du XXe siècle, est classée au Plan de Prévention des Risques (PPR). Les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat (OPAH) tendent à équiper les derniers logements du sud de la commune encore peu équipés en équipements « de confort » (douches, WC…). Trois quartiers de la commune bénéficient des aides de l'ANRU en matière de renouvellement urbain. Il s'agit des quartiers « Grèves », « Fossés-Jean », et « Europe-Ile-Marante ». 2 bâtiments sont classés au Patrimoine historique; l'usine d'épuration des eaux et le clocher de la vieille église.

Un conseil communal des jeunes se réunit régulièrement et propose de nouvelles idées et projets pour la ville.

La politique menée en matière d'urbanisme depuis 2002 par la majorité municipale de Colombes consiste pour beaucoup en la gestion de stock foncier. La préemption consiste en un outil destiné à une revente quasi immédiate du foncier aux promoteurs immobiliers par la mairie. Les projets entamés depuis 2006 commencent à présenter une certaine réflexion en matière d'urbanisme, et peuvent se voir attribuer le terme de « projet urbain ».

En 2007, Colombes a reçu le label « Ville Internet @@ » [13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Colombes.

Depuis mars 1965, trois maires se sont succédé à Colombes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 2001 Dominique Frelaut PCF Conseiller général et député
mars 2001 mars 2008 Nicole Gouéta UMP Conseillère générale
mars 2008 avril 2014 Philippe Sarre PS Conseiller général
avril 2014 en cours Nicole Gouéta UMP Conseillère générale

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Tribunal d'Instance de Colombes

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville a lancé des Assises pour une ville écologique en décembre 2008. L'objectif est de parvenir à la rédaction, avec la participation des habitants, d'un « Agenda 21 » local. Cinq ateliers thématiques (mobilité, urbanisme, environnement, économie responsable et solidarités) se sont réunis pour travailler à des propositions concrètes d'actions à mener. La municipalité a ouvert un blog dédié à cet Agenda 21, afin de permettre aux habitants d'exprimer leur avis et de faire des propositions.

Démarche éco-quartier engagée dans le cadre de la rénovation du site de la ZAC de la Marine.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Colombes est jumelée avec [14] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 85 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 863 2 430 1 627 1 584 1 643 1 557 1 548 1 658 1 649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 906 2 805 3 678 5 133 6 640 9 877 14 254 18 918 16 798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
23 061 29 143 22 862 32 271 42 590 57 313 61 944 61 047 67 909
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
76 918 80 357 83 390 78 777 78 513 76 757 82 026 85 102 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 20,1 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 16,8 %).
Pyramide des âges à Colombes en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
3,9 
75 à 89 ans
6,3 
9,9 
60 à 74 ans
9,5 
18,5 
45 à 59 ans
19,2 
23,9 
30 à 44 ans
23,8 
20,3 
15 à 29 ans
20,1 
23,2 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Structure démographique[modifier | modifier le code]

Population1999Colombes.jpg
Chômage à Colombes -Converti-.JPG

La structure démographique de Colombes est marquée, comme de nombreuses villes de banlieue, par un héritage industriel. Si la ville n'a cessé de s'accroître au rythme de l'économie, « la population n'a pas toujours suivi l'économie ». Symptomatique de la « crise post-industrielle », le peuplement des cités de bords de Seine, marqué par le chômage, le faible niveau de scolarité et cumulant toutes sortes de difficultés. « Spécialisés » dans les emplois industriels, ces populations ont été les premières touchées par la crise lors de la fermeture ou le départ des usines, alors que les « promus » des 30 glorieuses poursuivaient leur trajectoire de vie ailleurs, parfois dans la commune même. Les grands ensembles accueillent aujourd'hui les populations les plus en difficulté.

Le nombre d'habitants à Colombes était d'environ 83 000 personnes en 2004. Le nombre moyen d'individus par ménage est de 2,53.

Les communes d'origine des Colombiens sont Colombes, Asnières-sur-Seine, Courbevoie, La Garenne-Colombes et Nanterre.

Les lieux de travail des Colombiens sont Colombes, Nanterre (La Défense), Courbevoie (La Défense), Paris 8e et 17e.

Dans le territoire colombien, les inégalités socio-économiques sont fortes : chaque mois, il reste à disposition du ménage le plus pauvre de Colombes 280 € par individu impôts exclus[Quand ?], ce chiffre s'élève à 4 000 € pour le ménage le plus riche. La population de la ville reste jeune, la tranche d'âge la plus représentée étant celle des 39-59 ans, puis celle des 29-59 ans. Le nombre total d'emplois salariés privés à Colombes à baissé entre 2002 et 2004.

Les politiques de renouvellement du peuplement sont aujourd'hui au cœur de l'action municipale. Il s'agit d'attirer des ménages solvables afin de tirer de nouvelles sources de revenus pour alimenter le budget de la ville. Une telle politique engagerait la ville vers des « investissements » indispensables : crèches, écoles, équipements publics… Cette nouvelle politique de peuplement s'accorde avec une politique en matière d'urbanisme, faisant la part belle à la densification du bâti.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Colombes est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre sept crèches, vingt écoles maternelles et dix-huit écoles élémentaires communales.

Le département gère six collèges (tous rénovés récemment) :

  • Jean-Baptiste Clément : 1969, reconstruit en 1999
  • Marguerite Duras (anciennement Henri Dunant) : 1977, reconstruit en 2010
  • Moulin Joly depuis 1992
  • Lakanal construit de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1989[réf. nécessaire], rénovée en 2009 ,
  • Gay Lussac construit en 1932, ouvert en 1976, rénové en 2004[réf. nécessaire]
  • Robert Paparemborde (ouvert en septembre 2010)

La région Île-de-France gère quant à elle trois lycées généraux et professionnels :

  • Le lycée Guy de Maupassant (anciennement lycée Robert-Schuman), construit en 1964 et reconstruit en 1994, en convention avec l'institut d'Études Politiques de Paris « Science Po »[19]
  • Le lycée professionnel Valmy
  • Le Lycée polyvalent Claude-Garamont (formation aux métiers de l'édition, imprimerie, et arts graphiques).

Colombes dispose par ailleurs d'un établissement privé : l'Institution Jeanne d'Arc, et de deux établissements d'enseignements spécialisés.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En 2011, la Ville a finalisé et mis en œuvre un projet culturel architecturé autour de quatre axes : l'égal accès à la culture pour tous, l'éducation artistique et culturelle, la mise en synergie des acteurs, et le développement durable appliqué au champ culturel. De multiples actions concrètes ont été initiées dans cette dynamique : festival de la Voix (annuel, première édition en 2011) ; Contrat local d'éducation artistique (CLEA) lancé en 2011 en partenariat avec le ministère de la Culture (DRAC), le Conseil général des Hauts-de-Seine et l’Éducation nationale ; bateleurs culturels de rue avec les "Crieurs culturels de Colombes" (en partenariat avec la Cave à Théâtre) ; programme d'interventions artistiques dans les différents sites sociaux de la ville (CVS, CCAS, CAF...)...

[réf. nécessaire]

Les associations colombiennes sont actives dans le domaine culturel et organisent diverses manifestations : Festival international du banc public (Cave à Théâtre) ; Rumeurs Urbaines, festival des arts de la parole (Cie Le Temps de Vivre) ; La Caravane (Le Hublot) ; Hip-Hop Contest (9.2 Styles)...

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital Louis Mourier (groupement hospitalier universitaire Nord) se situe au 178 rue des Renouillers.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède un stade, le stade olympique Yves-du-Manoir, inauguré en 1907, qui accueillit les Jeux olympiques de 1924 (voir le film Les Chariots de feu), la coupe du monde de football en 1938, et de nombreuses autres rencontres sportives internationales. Des titres de presses datant de 1923, à propos du choix de Colombes comme site olympique, font état de la compétition Paris-Banlieue qui existait alors : « Verra-t-on la ville de Paris battue par sa banlieue ? » ou encore « Aujourd'hui doit se disputer dans la salle du conseil municipal à l'hôtel de ville la match Colombes contre Paris ». Le stade Yves-du-Manoir perdit de son importance après la rénovation d'un autre grand stade de la région parisienne, le parc des Princes, dans les années 1970. Il put accueillir jusqu'à 60 000 spectateurs, mais sa capacité a été largement réduite, les tribunes les plus vétustes ayant été détruites.

Colombes fut candidate avec Paris à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2012. La ville aurait accueilli les épreuves de baseball et softball sur le site de l'actuel stade Yves-du-Manoir (sports qui, de toute manière, ne feront finalement pas partie de ceux qui se dérouleront aux JO de 2012…)[20].

Concernant les équipes fanions de la ville, on peut en compter deux :

  • Tout d'abord le rugby. Le Racing Métro 92 évolue au stade olympique Yves-du-Manoir, et participe au championnat de Top 14 qui est la première division en rugby. Le club a terminé en tête du championnat pro D2 de la saison 2008-2009 et a ainsi accédé au Top 14. Avec une équipe dirigeante ambitieuse, et un stade dont la capacité d'accueil a été portée à 14 000 places, les affluences devraient tourner autour de 9 000 à 14 000 spectateurs.
  • Mais également le football. Le Racing club de France Football- Colombes 92 évolue quant à lui en 5e division : le CFA 2. Le club s'appelle désormais le RCF-Colombes 92 puisqu'il s'est rapproché de la ville depuis mi-2012 depuis la fin de l'entente avec Levallois. Ce club historique, est retombé dans l'oubli depuis les années 1990 après le retrait de son sponsor le Matra. Le club espère trouver des repreneurs sérieux afin de retrouver le haut niveau. Le club évolue au complexe Yves-du-Manoir, mais joue dans le petit stade annexe qui se nomme Lucien Choine pour plus de convivialité. Le club a un avenir très incertain à Colombes s'il souhaite se développer. Depuis l'annonce du conseil général du 92 qui souhaite créer une salle de 15 000 places pour le handball, le RCF-Colombes 92 devra alors s'exiler dans une autre ville s'il veut monter dans les sphères professionnelles.

La patinoire de Colombes est une patinoire olympique, de même que la piscine, Colombes compte également treize salles omnisports et divers équipements (Roller Parc, tennis, salle d'arme, dojo…).

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Colombiens disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman, protestant et copte.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Colombes fait partie du doyenné des Trois Colombes, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[21].

Au sein de ce doyenné, les cinq lieux de culte relèvent des trois paroisses[22],[23] :

  • paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul : église Saint-Pierre-Saint-Paul et chapelle Saint-Étienne-Saint-Henri
  • paroisse du Sacré-Cœur : église du Sacré-Cœur et chapelle Saint-Bernard
  • Paroisse Sainte-Marie-des-Vallées : église Sainte-Marie-des-Vallées.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Une synagogue est installée rue Valmy.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Une salle de prière est à disposition des fidèles rue d'Epinay[réf. nécessaire].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Plusieurs assemblées évangéliques représentent les protestants à Colombes. Le temple évangélique baptiste de la rue du Maréchal Joffre a été construit en 1909, et constitue toujours le lieu de rassemblement de l'association cultuelle constituée en 1908[24]. Depuis 1954, une deuxième assemblée évangélique baptiste se réunit (rue Henri Dunant), issue de la première et enregistrée sous le nom d' "Eglise évangélique baptiste du Petit Colombes", également nommée "Centre Évangélique Protestant" [25]. Une "assemblée de frères" se réunit aussi dans des locaux à Colombes, rue d'Estienne d'Orves[26].

Culte copte[modifier | modifier le code]

L'Église Copte St. Mina & St. Mercorious est installée rue Jean-Jacques Rousseau[27].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 753 €, ce qui plaçait Colombes au 12 714e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[28].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Comme spécifié dans la section consacrée à l'urbanisme, la tertiarisation de l'économie colombienne s'accélère du fait de la proximité avec La Défense et de la restructuration de grands axes tel le boulevard Charles de Gaulle. Parmi les grandes sociétés implantées sur le territoire colombien, on citera volontiers Oracle ou Snecma, déjà évoqués, mais aussi Alcatel Lucent, Areva, Eiffel (filiale d'Eiffage), Pepsico, Malakoff Médéric ou encore Arkema. De nouvelles arrivées, comme la Société Générale (900 salariés) ou le centre d'appels de Free Mobile (800 téléopérateurs) témoignent de l'attractivité du territoire colombien pour les entreprises.

Au-delà du boulevard Charles de Gaulle et de ses environs immédiats (dont la ZAC des Champs Philippe), les grandes zones d'emplois à Colombes se trouvent majoritairement près de l'autoroute A86, dans de parc d'activités Kléber, la zone industrielle de la Prairie ou le parc technologique des Fossés Jean. Colombes compte en tout une vingtaine d'entreprises de plus de 100 salariés.

Usine de traitement des eaux de Colombes : la nécessité d'assurer la salubrité de Paris a amené la réalisation d'une usine de traitement des eaux, inaugurée le 7 juin 1895, en même temps que le pont-aqueduc, par le préfet Eugène-René Poubelle. Une première usine avait été construite à cet endroit en 1793. Les eaux usées de Paris franchissaient ensuite la Seine par le pont-aqueduc pour être amenées aux champs d'épandage de Gennevilliers[29],[30].

Les commerces à Colombes sont majoritairement situés dans le centre-ville, notamment le long de la rue piétonne St Denis. Mais d'autres polarités existent au cœur des quartiers, avec des commerces de proximité : ainsi en est-il près de la gare des Vallées ou de la gare du Stade. D'autres zones ont par ailleurs vocation à voir leur attractivité commerciale s'accroître dans les années à venir, sous l'impulsion de grands travaux tels que la rénovation urbaine ou l'arrivée du tramway : aux Quatre Chemins, mais aussi aux Fossés Jean avec le transfert programmé du Centre Leclerc sur l'avenue de Stalingrad et la création d'un cœur de quartier commerçant.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[31].

Deux bâtiments colombiens sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques: la vieille église du centre-ville[32], et l'usine d'épuration des eaux SIAAP à côté du pont d'Argenteuil entre la A 86 et la Seine[33].

Le stade Yves-du-Manoir, ancien champ de course hippique, fut inauguré en 1907 et accueillit les Jeux olympiques d'été de 1924 puis la Coupe du monde de football de 1938. Pendant la seconde guerre mondiale, le lieu sert de camp d'internement dans le cadre du système concentrationnaire nazi, sous l'autorité de Vichy.

Le territoire colombien est riche d'un passé industriel. Il accueille des vestiges d'établissements et d'activités liées à l'industrie.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Maison des jeunes et de la culture[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, sous l'impulsion de quelques amis, naît un comité de bénévoles dont le projet est de créer une MJC, dans des vieux bâtiments en bois abandonnés, mis à disposition par la commune. Le but est d'offrir un lieu de rencontre, d'animation et d'activités multiples, ouvert et mis à disposition de tous les mouvements de jeunesse qui sont disséminés dans la commune. S'y installent les premières ossatures pour quelques activités culturelles et sportives comme : ciné-club, photo-club (dans l'ancien local électrique), animation et découverte musicale, chorale, judo-club, salle de concert, etc. Devant les premiers succès auprès de la jeunesse et de la population, le maire intervient auprès du ministère de la Culture, et réussi à se voir attribuer des subventions annuelles, qui vont permettre d'engager progressivement un directeur permanent, et un secrétariat à mi-temps. Le succès grandissant très vite, la commune obtient une importante subvention pour construire à neuf, un très important complexe culturel et sportif, qui va intégrer : un centre sportif, un théâtre et salle de cinéma de 550 places avec un vaste hall d'accueil pouvant servir de salle d'exposition, un vaste restaurant social, toutes sortes de salles de cours, des mini-chambres pour y loger les participants à des séminaires, etc. Le premier président élu est Philippe Zumbrunn. En 2013, cet important complexe culturel, sportif et social est toujours en activité avec une notoriété remarquable.

L'Avant Seine / Théâtre de Colombes[modifier | modifier le code]

Construit en 1989-1990, ce nouvel espace culturel ouvre ses portes aux publics le 11 janvier 1991. Conçu par les architectes Fabre, Perrotet et Cattani, le bâtiment comporte huit niveaux sur plus de 7 000 m2. Sa capacité d'accueil est de 1 360 personnes. La salle principale peut accueillir 1 000 personnes en version gradins. Deux niveaux sont pour le public, les autres sont des locaux techniques importants par la conception originale de la salle modulable en différentes configurations, grâce à des tables montées sur vérins hydrauliques, dont la plus lourde dépasse les 40 tonnes, et toute la machinerie impressionnante des plafonds qui permet aux neuf éléments de 20 mètres de long, de descendre des 13 mètres de hauteur à 1,5 m du sol. Il y a aussi la partie « scène », avec un plateau de 370 m2, lui aussi modulable par 77 structures métalliques de 125 x 250 m réglables tous les 10 cm jusqu'à 2,5 m de hauteur. Un accès à la scène de plain-pied depuis la rue est un confort très apprécié pour les montages des décors. le bâtiment dispose de nombreux équipements comme la climatisation en loge, bureaux et la salle refroidie par des centrales de traitement de 30 000 et 15 000 m3.

Colombes compte également trois bibliothèques et deux discothèques municipales, une salle des fêtes et théâtre polyvalents et un conservatoire de musique et de danse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés ou morts à Colombes[modifier | modifier le code]

Habitent ou ont habité Colombes[modifier | modifier le code]

Entreprise[modifier | modifier le code]

  • Paul Huvelin, président du CNPF de 1966 à 1972, directeur de Kléber Colombes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Colombes

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

D'azur au colombier d'or, ouvert, ajouré et maçonné de sable, posé sur un mur crénelé de treize pièces d'argent maçonné de sable et mouvant de la pointe, accosté de deux colombes essorantes et affrontées aussi d'argent.

La devise de Colombes est : « Dulcis ascendo pertinax volo » : Je vole avec persévérance et monte avec douceur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Formation économique, sociale et politique d'une banlieue: Colombes de 1830 à 1930, (1999). Thèse universitaire de Mattéo Poletti écrite sous la direction de Francis Demier; Université Paris 10 - Nanterre.
  • Colombes Historique, (1984), Mattéo Poletti, MJC Théâtre de Colombes.
  • Colombes à travers les âges, Léon Quénéhen.
  • Colombes, Daniel Legros.
  • La Guerre de 1870 et la commune. Vie quotidienne à Colombes, Christian Lebrument.
  • Colombes - La Garenne Colombes, (2007), Jean-Marc Daudans, collection Mémoire en images.
  • Regards d'hier et d'aujourd'hui sur Colombes (2007), publication de la mairie de Colombes.
  • Mémoire universitaire sur les interventions en faveur de la réhabilitation-rénovation de deux îlots sensibles: Petit Nanterre et Colombes (1986)
  • Mémoire universitaire sur la presse municipale de Colombes et l'Urbanisme (1955-2006)
  • Mémoire universitaire sur le relogement lors de la rénovation de la cité Ile-Marante dans la perspective de la mixité sociale (2004-2006).
  • Mémoire universitaire sur les nouvelles mixités emploi/résidences en milieu urbain dense (1998).
  • Mémoire universitaire sur la communauté algérienne à Colombes.
  • Logement insalubre, l'urgence d'une mobilisation, Gazette des communes (2004).
  • Saturnisme, l'importance du travail en réseau, Gazette des communes (2006).
  • Plan vert (1996), Ville de Colombes, 60 pages, tableaux, photos, bibliographie.
  • Publication mensuelle de la mairie de Mosaïque, anciennement Colombes notre ville et Colombes Informations.
  • La Voix populaire, journal hebdomadaire d'informations.
  • Portraits de Facel, une étoile de l'automobile à Colombes, (1999), Frédéric Demoulin, supp. Colombes informations no 266.
  • Nordine Mohamedi, Pourquoi pas moi ? Histoire de Mohamed Machin, journaliste à la télévision française], Éditions BoD, [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. « Plan de prévention des risques d'inondation de la Seine dans les Hauts-de-Seine », sur Direction départementale de l'équipement,‎ 9 janvier 2004 (consulté le 17 mai 2009).
  3. . « Prolongement du T2 entre la Défense et Bezons », sur Site mis en ligne par le groupement des maîtres d'ouvrages du projet de prolongement du T2 entre La Défense et Bezons (consulté le 17 mai 2009).
  4. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Colombes », sur le site de l'Insee (consulté en 28 février 2011)
  5. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009
  6. . « Convention de rénovation urbaine Colombes », sur Conseil Général des Hauts-de-Seine,‎ 15 janvier 2008 (consulté le 17 mai 2009)
  7. « Chiffres clés pour Colombes », sur INSEE,‎ juin 2008 à partir des informations du recensement de 1999 (consulté le 17 mai 2009).
  8. « Chiffres clés pour Bois-Colombes », sur INSEE,‎ juin 2008 à partir des informations du recensement de 1999 (consulté le 17 mai 2009).
  9. « Chiffres clés pour La Garenne-Colombes », sur INSEE,‎ juin 2008 à partir des informations du recensement de 1999 (consulté le 17 mai 2009).
  10. « COLOMBES : HISTORIQUE, CHRONOLOGIE », sur Colombes Philatélie,‎ 12 octobre 2005 (consulté le 17 mai 2009).
  11. « Résultats des élections municipales et cantonales de 2008 », sur Quotidien Le Parisien' (consulté le 17 mai 2009).
  12. « COMMUNES UTILISANT DES MACHINES A VOTER POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES DE 2007 », sur Préfecture des Hauts-de-Seine (consulté le 17 mai 2009)
  13. « LES VILLES \ INITIATIVES PAR RÉGIONS \ ILE-DE-FRANCE », sur www.villes-internet.net (consulté le 1er octobre 2009)
  14. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur ministère des Affaires étrangères (consulté le 11 janvier 2010)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Évolution et structure de la population à Colombes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 septembre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 septembre 2010)
  19. « Lycée Guy de Maupassant », sur Académie de Versailles (consulté le 17 mai 2009)
  20. « L'HISTOIRE POSTALE LOCALE », sur Colombes Philatélie,‎ 24 février 2006 (consulté le 17 mai 2009)
  21. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  22. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  23. « Page d'accueil », sur le site des paroisses de Colombes (consulté le 18 septembre 2011)
  24. « Chronologie de l'Église Évangélique de Colombes (centre) », sur le site de l'Église Évangélique de Colombes (consulté en 04 février 2014)
  25. « Historique de l'Église Évangélique du Petit Colombes », sur le site du Centre Évangélique Protestant de Colombes (consulté en 04 février 2014)
  26. « Site de l'Assemblée Chrétienne de Frères à Colombes » (consulté en 04 février 2014)
  27. « Page facebook de l'église Copte de Colombes » (consulté en 04 février 2014)
  28. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  29. Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 36-43, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)
  30. Histoire d'eaux à l'usine de Colombes, SIAAP, musée d'Art et d'Histoire de Colombes, Colombes, 1997 (ISBN 2-911236-02-5)
  31. « Colombes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Notice no PA00088100 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Notice no PA00088179 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « COLOMBES : LE GEANT DE COLOMBES », sur Colombes Philatélie,‎ 16 juin 2003 (consulté le 17 mai 2009)