Lavardin (Loir-et-Cher)

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Lavardin
Image illustrative de l'article Lavardin (Loir-et-Cher)
Blason de Lavardin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Montoire-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Ronsard
Maire
Mandat
Thierry Fleury
2014-2020
Code postal 41800
Code commune 41113
Démographie
Gentilé Lavardinois
Population
municipale
204 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 33″ N 0° 53′ 13″ E / 47.7425, 0.886944444444 ()47° 44′ 33″ Nord 0° 53′ 13″ Est / 47.7425, 0.886944444444 ()  
Altitude Min. 63 m – Max. 146 m
Superficie 6,71 km2
Localisation

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Lavardin
Liens
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Lavardin est une commune française située dans le département du Loir-et-Cher en Région Centre. Ses habitants s'appellent les Lavardinoises et les Lavardinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lavardin est située au bord du Loir, en amont de Montoire-sur-le-Loir, à une altitude de 70 mètres environ.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site de Lavardin remonte à la Préhistoire. Il subit les invasions dites barbares et vers la fin du VIIe siècle un premier château primitif fut construit.

Au cours du IXe siècle ce château primitif est transformé en place forte. Le comte de Vendôme la cède au comte d'Anjou Foulques Nerra.

Un des vassaux du comte d'Anjou, Hugues de Lavardin est en possession de cette forteresse à la fin du Xe siècle. Au XIe siècle, Salomon II fait construire dans cette forteresse le premier donjon de pierre.

Pendant le siècle qui suit, les seigneurs de Montoire et de Lavardin se font une guerre sans merci.

Durant la guerre que se livraient Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste, Richard Coeur de Lion vint mettre, en 1188, le siège du château de Lavardin. Le roi de France vint prêter main-forte aux milices de Montoire et de Lavardin obligeant les troupes anglaises à lever le siège.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lavardin (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries des descendants de la famille des premiers seigneurs féodaux de Lavardin (qui n'avaient pas d'armoiries connues aux XIe et XIIe siècles) se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Hubert Bretheau - Maire
2001 2008 Gérard Allaire - fonction de maire:
1994 2001 Pierre Chavigny - Maire
    Remi Perrault - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477 438 440 473 538 552 534 471 497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
459 433 421 410 416 443 470 455 387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 351 352 359 345 342 350 322 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
293 268 222 256 245 262 223 217 204
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 35,7 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 38,9 %).
Pyramide des âges à Lavardin en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,8 
12,8 
75 à 89 ans
15,7 
22,0 
60 à 74 ans
20,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
18,3 
30 à 44 ans
17,6 
11,9 
15 à 29 ans
10,2 
11,9 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lavardin est classée parmi les plus beaux villages de France, grâce aux ruines de son château médiéval, à son église à fresques, à ses maisons (la maison Perrault – une maison gothique –, l'ancien prieuré Saint-Genest, devenu mairie, la maison Florent Tissart, de style Renaissance) et à son pont ancien. Le village a été fréquenté par des peintres connus autour de 1900, notamment le montoirien Busson et le Blésois Sauvage, les peintres parisiens Henri Vergnolet et Tony Vergnolet.

Château[modifier | modifier le code]

Le château
Article détaillé : Château de Lavardin.

Les vestiges du château de Lavardin s’étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France.

Église romane à fresques[5],[6],[7][modifier | modifier le code]

L'église Saint-Genest
Article détaillé : Église Saint-Genest de Lavardin.

L'église Saint-Genest renferme de superbes fresques et peintures murales, bien connues des spécialistes de l’art roman. Malgré l'archaïsme de son architecture et de ses sculptures, il s'agirait d'un édifice homogène de la fin du XIe siècle C'était à l'origine l'église d'un prieuré.

À l'extérieur, deux bas-reliefs : le Christ en gloire sur le clocher-porche, sans doute l'Ascension du Christ au-dessus de la porte nord. Des pierres sculptées et des graffitis mystérieux sont répartis sur le pourtour de l'église. Les fenêtres du bas-côté nord et de l'abside sont richement ornées.

À l'intérieur, les piliers de la nef sont également décorés ; les piliers du chœur sont les plus intéressants par leur archaïsme. On remarque sur le chapiteau sud des quadrupèdes affrontés, sur le chapiteau nord peut-être saint Benoît et une Vierge Mère. Les fenêtres du bas-côté nord sont ornées. Les fresques et les peintures murales mises au jour au début du XXe siècle par l’abbé Pilté sont remarquables. Elles ont été réalisées entre la fin du XIIe siècle et le début du XVIe siècle, avant d'être badigeonnées à la chaux au XVIIe siècle, lorsque l'art médiéval cessa de plaire. Certaines sont reproduites au musée des Monuments français, à Paris. Les plus anciennes, vraisemblablement de la fin du XIIe siècle, subsistent au nord du chœur ; elles figurent le baptême du Christ et l'Arbre de Jessé. Dans l'abside on remarque un Christ en majesté accosté de quatre symboles évangéliques, dans le chœur, au sud, les scènes de la Passion, au nord le Lavement des pieds, sur la voûte des anges musiciens. Ces fresques datent, pour l'essentiel, des XIIIe et XIVe siècles. Dans l'absidiole sud, des peintures plus récentes, du XVe siècle, représentent notamment le Paradis, l'Enfer, le Purgatoire, saint Christophe. Sur les piliers de la nef, différents saints, dont saint Jacques le Mineur vêtu en pèlerin, du début du XVIe siècle. Les motifs végétaux des chapiteaux situés à l'entrée du chœur sont de rares exemples des peintures qui complétaient la sculpture romane, ou la remplaçaient comme ici.

La Cave des Vierges[modifier | modifier le code]

La cave des vierge est une "cave-demeurante" de troglodytes creusée sur deux étages, et non pas une "grotte druidique" comme l'avait affirmé Jules de Pétigny en 1849. Elle est notamment pourvue d'une cheminée à hotte conique, d'un silo à grains et d'un oratoire qui permettent de la dater du Moyen Âge. Elle pourrait être datée plus précisément par sa cheminée à hotte conique d'un type connu localement aux XIe et XIIe siècles. Deux interprétations sérieuses ont été avancées concernant son utilisation : "reclusage" (ermitage) des moines du prieuré voisin de Saint-Gildéric ; "cave-forte" avec autel en relation avec la tour médiévale élevée au-dessus[8].

La rotte aux biques[modifier | modifier le code]

Ce chemin ou "rotte" aux chèvres passe devant des caves à vin et des "caves-demeurantes" aménagées dans le coteau qui fait face aux ruines du château. Elle offre une belle vue sur le village et le château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre de Salies, auteur de la première étude sur Lavardin en 1865, complétée pour le volume du Congrès archéologique de Vendôme en 1872. Il fut l'un des principaux érudits de la Société archéologique du Vendômois, avant d'être le rédacteur en chef de "La France illustrée", journal publié par les "Orphelins d'Auteuil"[9].
  • Hildebert de Lavardin
  • Hugues de Lavardin, père de Lisois d'Amboise, évêque du Mans puis de Tours, notamment connu pour ses Lettres XIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. « Évolution et structure de la population à Lavardin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  4. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  5. Davy (Christian), Juhel (Vincent), Paoletti (Gilbert), Les peintures murales romanes de la vallée du Loir, Vendôme, Éd. du Cherche-Lune, 1997
  6. Gamard (Dr Paul), « Lavardin, Montoire, Saint-Jacques », Zodiaque, 34ter, 1957.
  7. Congrès archéologique de France, 139e session, Blésois-Vendômois, Blois, 1981, Paris, Société française d’archéologie, 1986.
  8. Schweitz (Daniel), « La Cave des Vierges à Lavardin : Un ermitage troglodytique du Moyen Âge ? », Le Bas Vendômois, 2004, p. 14-19.
  9. Schweitz (Daniel), " Alexandre de Salies (1815-1883)", Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 86-93 ; id., " Un exemple de rédemption sociale par l'archéologie : Alexandre Danouilh de Salies (1815-1883)", Revue de Comminges, CXXIII, 2007, 3-4, p. 317-350.