Lavardin (Loir-et-Cher)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lavardin.
Lavardin
Image illustrative de l'article Lavardin (Loir-et-Cher)
Blason de Lavardin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Montoire-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Ronsard
Maire
Mandat
Hubert Bretheau
2008 - 2014
Code postal 41800
Code commune 41113
Démographie
Gentilé Lavardinois
Population
municipale
217 hab. (2008)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 33″ N 0° 53′ 13″ E / 47.7425, 0.88694444444447° 44′ 33″ Nord
       0° 53′ 13″ Est
/ 47.7425, 0.886944444444
  
Altitude Min. 63 m — Max. 146 m
Superficie 6,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lavardin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lavardin
Liens
Site web Bienvenue à Lavardin

Lavardin est une commune française située dans le département du Loir-et-Cher et la région Centre. Ses habitants s'appellent les Lavardinoises et les Lavardinois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Lavardin est située au bord du Loir, en amont de Montoire-sur-le-Loir, à une altitude de 70 mètres environ.

Histoire [modifier]

L'occupation du site de Lavardin remonte à la Préhistoire. Il subit les invasions dites barbares et vers la fin du VIIe siècle un premier château primitif fut construit.

Au cours du IXe siècle ce château primitif est transformé en place forte. Le comte de Vendôme la cède au comte d'Anjou Foulques Nerra.

Un des vassaux du comte d'Anjou, Hugues de Lavardin est en possession de cette forteresse à la fin du Xe siècle. Au XIe siècle, Salomon II fait construire dans cette forteresse le premier donjon de pierre.

Pendant le siècle qui suit, les seigneurs de Montoire et de Lavardin se font une guerre sans merci.

Durant la guerre que se livraient Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste, Richard Coeur de Lion vint mettre, en 1188, le siège du château de Lavardin. Le roi de France vint prêter main-forte aux milices de Montoire et de Lavardin obligeant les troupes anglaises à lever le siège.

Blasonnement [modifier]

Blason ville fr Lavardin (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries des descendants de la famille des premiers seigneurs féodaux de Lavardin (qui n'avaient pas d'armoiries connues aux XIe et XIIe siècles) se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois fleurs de lys d'or.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Hubert Bretheau - Maire
2001 2008 Gérard Allaire - fonction de maire:
1994 2001 Pierre Chavigny - Maire
    Remi Perrault - Maire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D’après le recensement Insee de 2007, Lavardin compte 220 habitants (soit une diminution de 16 % par rapport à 1999). La commune occupe le 25 812e rang au niveau national, alors qu'elle était au 22 791e en 1999, et le 229e au niveau départemental sur 291 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Lavardin depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1836 avec 552 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477 438 440 473 538 552 534 471 497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
459 433 421 410 416 443 470 455 387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 351 352 359 345 342 350 322 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
293 268 222 256 245 263 223 220 -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[1], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[2],[3]

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 35,7 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 38,9 %).
Pyramide des âges à Lavardin en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,8 
12,8 
75 à 89 ans
15,7 
22,0 
60 à 74 ans
20,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
18,3 
30 à 44 ans
17,6 
11,9 
15 à 29 ans
10,2 
11,9 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 


Lieux et monuments [modifier]

Lavardin est classée parmi les plus beaux villages de France, grâce aux ruines de son château médiéval, à son église à fresques, à ses maisons (la maison Perrault – une maison gothique –, l'ancien prieuré Saint-Genest, devenu mairie, la maison Florent Tissart, de style Renaissance) et à son pont ancien. Le village a été fréquenté par des peintres connus autour de 1900, notamment le montoirien Busson et le Blésois Sauvage.

Château [modifier]

Le château
Article détaillé : Château de Lavardin.

Les vestiges du château de Lavardin s’étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France.

Église romane à fresques[6],[7],[8] [modifier]

L'église Saint-Genest
Article détaillé : Église Saint-Genest de Lavardin.

L'église Saint-Genest renferme de superbes fresques et peintures murales, bien connues des spécialistes de l’art roman. Malgré l'archaïsme de son architecture et de ses sculptures, il s'agirait d'un édifice homogène de la fin du XIe siècle C'était à l'origine l'église d'un prieuré.

À l'extérieur, deux bas-reliefs : le Christ en gloire sur le clocher-porche, sans doute l'Ascension du Christ au-dessus de la porte nord. Des pierres sculptées et des graffitis mystérieux sont répartis sur le pourtour de l'église. Les fenêtres du bas-côté nord et de l'abside sont richement ornées.

À l'intérieur, les piliers de la nef sont également décorés ; les piliers du chœur sont les plus intéressants par leur archaïsme. On remarque sur le chapiteau sud des quadrupèdes affrontés, sur le chapiteau nord peut-être saint Benoît et une Vierge Mère. Les fenêtres du bas-côté nord sont ornées. Les fresques et les peintures murales mises au jour au début du XXe siècle par l’abbé Pilté sont remarquables. Elles ont été réalisées entre la fin du XIIe siècle et le début du XVIe siècle, avant d'être badigeonnées à la chaux au XVIIe siècle, lorsque l'art médiéval cessa de plaire. Certaines sont reproduites au musée des Monuments français, à Paris. Les plus anciennes, vraisemblablement de la fin du XIIe siècle, subsistent au nord du chœur ; elles figurent le baptême du Christ et l'Arbre de Jessé. Dans l'abside on remarque un Christ en majesté accosté de quatre symboles évangéliques, dans le chœur, au sud, les scènes de la Passion, au nord le Lavement des pieds, sur la voûte des anges musiciens. Ces fresques datent, pour l'essentiel, des XIIIe et XIVe siècles. Dans l'absidiole sud, des peintures plus récentes, du XVe siècle, représentent notamment le Paradis, l'Enfer, le Purgatoire, saint Christophe. Sur les piliers de la nef, différents saints, dont saint Jacques le Mineur vêtu en pèlerin, du début du XVIe siècle. Les motifs végétaux des chapiteaux situés à l'entrée du chœur sont de rares exemples des peintures qui complétaient la sculpture romane, ou la remplaçaient comme ici.

La Cave des Vierges [modifier]

La cave des vierge est une "cave-demeurante" de troglodytes creusée sur deux étages, et non pas une "grotte druidique" comme l'avait affirmé Jules de Pétigny en 1849. Elle est notamment pourvue d'une cheminée à hotte conique, d'un silo à grains et d'un oratoire qui permettent de la dater du Moyen Âge. Elle pourrait être datée plus précisément par sa cheminée à hotte conique d'un type connu localement aux XIe et XIIe siècles. Deux interprétations sérieuses ont été avancées concernant son utilisation : "reclusage" (ermitage) des moines du prieuré voisin de Saint-Gildéric ; "cave-forte" avec autel en relation avec la tour médiévale élevée au-dessus[9].

La rotte aux biques [modifier]

Ce chemin ou "rotte" aux chèvres passe devant des caves à vin et des "caves-demeurantes" aménagées dans le coteau qui fait face aux ruines du château. Elle offre une belle vue sur le village et le château.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Alexandre de Salies, auteur de la première étude sur Lavardin en 1865, complétée pour le volume du Congrès archéologique de Vendôme en 1872. Il fut l'un des principaux érudits de la Société archéologique du Vendômois, avant d'être le rédacteur en chef de "La France illustrée", journal publié par les "Orphelins d'Auteuil"[10].
  • Hildebert de Lavardin
  • Hugues de Lavardin, père de Lisois d'Amboise, évêque du Mans puis de Tours, notamment connu pour ses Lettres XIIe siècle.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références [modifier]

Références
  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 8 octobre 2010
  2. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 8 octobre 2010
  3. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 8 octobre 2010
  4. Évolution et structure de la population à Lavardin en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 8 octobre 2010
  5. Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 8 octobre 2010
  6. Davy (Christian), Juhel (Vincent), Paoletti (Gilbert), Les peintures murales romanes de la vallée du Loir, Vendôme, Éd. du Cherche-Lune, 1997
  7. Gamard (Dr Paul), « Lavardin, Montoire, Saint-Jacques », Zodiaque, 34ter, 1957.
  8. Congrès archéologique de France, 139e session, Blésois-Vendômois, Blois, 1981, Paris, Société française d’archéologie, 1986.
  9. Schweitz (Daniel), « La Cave des Vierges à Lavardin : Un ermitage troglodytique du Moyen Âge ? », Le Bas Vendômois, 2004, p. 14-19.
  10. Schweitz (Daniel), " Alexandre de Salies (1815-1883)", Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 86-93 ; id., " Un exemple de rédemption sociale par l'archéologie : Alexandre Danouilh de Salies (1815-1883)", Revue de Comminges, CXXIII, 2007, 3-4, p. 317-350.