Le Perreux-sur-Marne
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| Le Perreux-sur-Marne | ||||||
Le viaduc ferroviaire de Nogent-sur-Marne. |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Île-de-France | |||||
| Département | Val-de-Marne | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Nogent-sur-Marne | |||||
| Canton | Canton du Perreux-sur-Marne (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Vallée de la Marne | |||||
| Maire Mandat |
Gilles Carrez (UMP) 2008-2014 |
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| Code postal | 94170 | |||||
| Code commune | 94058 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Perreuxiens | |||||
| Population municipale |
32 520 hab. (2010) | |||||
| Densité | 8 233 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 35 m – Max. 70 m | |||||
| Superficie | 3,95 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | leperreux94.fr | |||||
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Le Perreux-sur-Marne est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne région région Île-de-France.
La commune s'étend le long des bords de la Marne, dans l'est parisien. Ses habitants sont appelés les Perreuxiens.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
- Espace urbain : Grand bassin parisien
- Aire urbaine : Paris
La commune se situe à 12 kilomètres de Notre-Dame de Paris, et s’étend le long des bords de la Marne, dans l’Est parisien.
Géologie et relief[modifier]
Hydrographie[modifier]
Climat[modifier]
Voies de communication et transports[modifier]
Voies routières[modifier]
Autoroutes A4 ou A86, ou encore RN 34.
Pistes cyclables[modifier]
Transports en commun[modifier]
RER E Gare de Nogent - Le Perreux ou RER A Gare du Val de Fontenay , Neuilly-Plaisance et Nogent sur Marne puis les autobus : 113, 114, 116, 120, 210 et 317.
Urbanisme[modifier]
Morphologie urbaine[modifier]
Logement[modifier]
Projets d'aménagements[modifier]
Toponymie[modifier]
Du latin Petrosa, nom donné au site par les moines de l'abbaye de Saint-Maur au XIIIe siècle, pour rappeler la nature pierreuse du sol.
Histoire[modifier]
Intimement lié à l'histoire de Nogent, le Perreux est un fief dépendant de l'abbaye de Saint-Maur dont un cartulaire mentionne pour la première fois l'existence en 1284. En 1492, les moines de ladite abbaye essaieront d'en récupérer les droits de haute, moyenne et basse justice. Jeanne Baston, femme de Jean l'Épervier saisit la justice. Les moines seront déboutés par le parlement de Paris en 1500.
Depuis le XIIIe siècle, un manoir est présent. Il est occupé par de nombreux seigneurs, bourgeois de Paris, marchands au XIV-XVe puis par des parlementaires et notaire et secrétaire du roi (famille L'Espervier) et enfin par une noblesse seconde (Anthonis, Deschiens de Ressons). Le manoir est remplacé par un château entre la fin d'un XVIIe et le début du XVIIIe siècle. Un second château est construit par Boullée, architecte du roi, pour Robert Millin.
En 1760, Robert Millin, écuyer, secrétaire du roi, maison et couronne de France, et receveur général des domaines du duc d'Orléans achète le domaine. Son fils, Jérôme-Robert sera en 1794 l'une des innombrables victimes de l'accusateur Fouquier-Tinville. Il tombera sous la guillotine en place publique, alors que son propre fils, Alexandre Millin, lieutenant général, se bat pour les armées de la république. Ce dernier et son frère se font restituer le domaine en triste état sous le Directoire, mais ne tardent pas à le revendre. Il faut dire à leur décharge que leur père avait déjà subi avant la Révolution de sérieux revers de fortune.
Le domaine est alors morcelé. Nicolas Louis François de Neufchâteau achète le château et le parc. Le reste des terres, possession des familles Pantigny et de Beaufranchet est converti en lotissements vers 1860 afin de tirer parti de l'expansion que connaît Nogent grâce à la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse. Commencés dès 1854, les travaux nécessitent la construction d'un viaduc. La frontière est née, Le Perreux va prendre son essor. Vers 1886, le nombre d'habitants du quartier du Perreux est aussi important que celui du vieux bourg de Nogent. La guerre entre les deux quartiers est menée par un adjoint au maire de Nogent : Henri Lhopital-Navarre. Le 28 février 1887, la rupture est consommée, Navarre devient le premier maire du Perreux.
La crue de 1910[modifier]
Les inondations de janvier 1910, de la Seine et de ses affluents comme la Marne, encore appelées « la Grande Crue », sont restées, à juste titre, tristement célèbres.
La passerelle de Bry, à la hauteur de l'église, allait connaître sa première épreuve. Mais cette frêle « libellule » conçue par la Cie Eiffel, bien posée sur ses deux piles de meulière, y résista. Une échelle hydrométrique est gravée sur la culée de rive droite, jusqu'à la cote de 38 m 30, soit 37 m 30 aujourd'hui ; c'est-à-dire 37 m 30 au-dessus du zéro officiel établi à la fin du XIXe siècle, pour les cartes terrestres françaises. Le zéro étant le niveau moyen des marées au marégraphe de la Corniche de Marseille.
Finalement, le niveau de l'eau se stabilisa le 27 janvier, et le « nilomètre » indiquait 39 m 07 (au pont de Bry, 39 m 26 à la passerelle), soit plus de 5 m au-dessus du lit habituel de la Marne. Le record de 1784 (39 m 83) ne fut pas battu ; mais cette fois, la durée et l'étendue de la crue en zone habitée allaient marquer les esprits : le quart de la commune se trouvait sous les eaux.
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La Marne au pont de Bry en janvier 1910 (4).
En effet, durant plusieurs semaines, des quartiers anciens et nouvellement urbanisés, restèrent les pieds dans l'eau. Avec le développement de la ligne de chemin de fer Paris-Bastille, et l'ouverture de la gare de Nogent-sur-Marne, la commune du Perreux détachée de Nogent depuis 1887, connut un engouement certain de la part des Parisiens relativement aisés qui souhaitaient s'installer à la campagne, au moment des beaux jours. Ainsi, ils firent construire pavillons et villas, sur des terrains encore libres, mais inondables, notamment dans la partie sud, où les espaces étaient disponibles et proches de la gare.
Ces résidences secondaires, au confort élémentaire, restaient souvent inoccupées durant la mauvaise saison. Elles devenaient alors des proies faciles pour les pillards de tout poil ; d'où l'habitude de les équiper sommairement, et parfois de les vider de leur mobilier à la fin de l'été. Cette crue exceptionnelle de plusieurs semaines, en isolant encore un peu plus ces habitations, ne découragea pas les pillards, bien au contraire. La municipalité dut faire appel à des détachements de zouaves stationnés au fort de Nogent, pour maintenir un semblant de sécurité, alors que la neige tombait dans la région.
La présence dissuasive de ces militaires, équipés de leur chassepot, n'empêcha pas le vol de métaux à la portée de la main, à défaut de cambrioler l'intérieur des maisons.
Il faudra pratiquement attendre la fin du mois de février, pour que la Marne retrouve son lit, et l'on mesura alors l'ampleur des dégâts.
D'autres communes, et en particulier Paris, subiront le même sort, victimes elles aussi d'un concours de circonstances météorologiques exceptionnelles. Trois années pluvieuses, avec de tristes étés, où l'ensoleillement fut faible, avaient conduit à saturation l'immense bassin de la Seine. À cela vint s'ajouter la fonte prématurée des neiges du massif du Morvan. Des rivières modestes, comme le Grand et Petit Morin pour la Marne, l'Yonne et son affluent l'Armançon pour la Seine, allaient contribuer par leurs propres crues, à faire monter le niveau général en aval, avec Paris comme bouchon.
Aujourd'hui, de grands aménagements, tel le barrage-réservoir « Seine » près de Troyes, ou encore celui de « Marne » près de Saint-Dizier, doivent minimiser l'effet de ces crues centennales[1], tant redoutées.
Pour davantage d'informations sur l'histoire urbaine et le patrimoine du Perreux-sur-Marne, voir l'ouvrage publié dans la collection Images du Patrimoine du ministère de la Culture : Inventaire général du patrimoine culturel, région Île-de-France. Isabelle Duhau (réd.) ; Stéphane Asseline et Laurent Kruszyk (photogr.). Nogent et Le Perreux, l'eldorado en bord de Marne. Paris : APPIF, 2005. (Images du patrimoine ;°237). 144 p. ISBN 2-905913-44-4[2]. Voir également les bases de données nationales du ministère de la Culture : Mérimée pour l'architecture, Palissy pour les objets mobilier et Mémoire pour l'iconographie[3].
Politique et administration[modifier]
Tendances politiques et résultats[modifier]
Pour les échéances électorales de 2007 Le Perreux-sur-Marne fait partie des 82 communes[4] de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. Néanmoins, devant les longs temps d'attente engendrés par ce système, le maire Gilles Carrez a décidé de revenir au vote traditionnel dès le second tour.
Administration municipale[modifier]
Liste des maires[modifier]
Instances judiciaires et administratives[modifier]
Politique environnementale[modifier]
Jumelages[modifier]
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 32 520 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement[modifier]
Le Perreux-sur-marne est située dans l'académie de Créteil.
Établissements scolaires[modifier]
La commune administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.
Le département gère deux collèges et la région Île-de-France un lycées :
Vie universitaire[modifier]
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
Un festival de musique et de littérature, le « Festival Notes d'Automne », se tient tous les hivers depuis 2009[7].
Santé[modifier]
Sports[modifier]
- Le Perreux possède un club de football jouant en District : AS Le Perreux - Francilienne 94.
- Le Perreux possède deux clubs de tennis : ALP créé en 1876, et le TCP. Henri Leconte y a tapé ses premières balles.
- Le Perreux possède un club d'aviron, La SNP, la société nautique du Perreux
Médias[modifier]
Cultes[modifier]
Économie[modifier]
Revenus de la population et fiscalité[modifier]
Selon un classement effectué par le magazine l'Express et regroupant les villes les plus riches de France, le Perreux se range à la 241e place sur près de 8500 villes françaises de plus de 1000 habitants. En 2006, toujours dans le même classement, mais sur la base du critère de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le Perreux apparaît en 28e position sur 401 communes métropolitaines de plus de 20 000 habitants. Ce dernier classement a été opéré à partir du nombre de redevables de l'ISF, en 2006, pour 1 000 habitants.
Emploi[modifier]
Entreprises et commerces[modifier]
Culture locale et patrimoine[modifier]
Monuments et lieux touristiques[modifier]
- Château (vestiges), XVIe ‑ XVIIIe siècles
- Eglise Saint-Jean-Baptiste de style roman, architecte Allary 1889 , maître-hôtel surmonté d'une fresque, "Les anges adorant le Seigneur", réalisée en 1924 par le peintre Deteix. Les fonts baptismaux du XIIe siècle proviennent de l'ancienne église de Noisy-le-Grand
- Plusieurs maisons Art nouveau, architecte : Nachbaur, XXe siècle
- Maison, Art moderne, architecte : Tissoire, 1926-1939
- Immeuble avec bow-windows, architecte : Léon Houdin, 1913
- Immeuble avec bow-windows, architecte : Georges Malo, 1903
Patrimoine culturel[modifier]
C'est dans cette ville que Pierre Boursault a inventé le fromage Délice de Saint-Cyr, aussi appelé Boursault.
Une bibliothèque existait dans les locaux de la mairie depuis 1887. Une médiathèque a été créée en 1982, et rénovée en 2004. L'établissement rassemble 100 000 documents[8].
Le Centre des bords de Marne[9], équipement à vocation artistique et culturelle a été construit en 1980. Depuis 1991, le projet artistique développé par l'équipe du CdbM (25 permanents) est conçu autour du spectacle vivant, du cinéma et de la photographie, avec une attention particulière pour la création contemporaine. Entre 2010 et 2012, les façades du CDBM ont été rénovées afin de les rendre plus esthétiques et pour réduire la consommation d'énergie[10].
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jean-Paul Alègre (1951-), auteur dramatique et président de la commission théâtre de la SACD, né au Perreux.
- Emmanuel Berland (1957-), poète, a grandi au Perreux.
- Gilles Carrez (1948-), maire du Perreux depuis le 14 avril 1992.
- Patrice Duhamel (1945-), journaliste, a grandi au Perreux.
- Jean-Claude Forest (1930-1998), auteur de bandes dessinées né au Perreux.
- La famille Fratellini, famille d'artistes de cirque.
- Ernst Friedrich (1894-1967), militant pacifiste anarchiste allemand, mort au Perreux.
- Philippe Lioret(1957-), réalisateur et scénariste, vit au Perreux.
- René Magritte (1898-1967), peintre surréaliste, a vécu au Perreux de août 1927 à juillet 1930.
Héraldique, logotype et devise[modifier]
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Michel Giraud, Le Perreux-sur-Marne, cent ans d'histoire, 1987 (édition spéciale du Centenaire)
- Michel Riousset, De Lagny à Charenton, les bords de Marne, du Second Empire à nos jours, 1985, éditions Amatteis
- Pierre Champion, Alexandre Salabert, Le Perreux-sur-Marne, notice historique, Le Perreux-sur-Marne, 1937.
- Jean-François Holvas, Seigneurie, seigneurs et château du Perreux, Le Perreux-sur-Marne, 1998.
- Jean-François Holvas, Patrimoine du Perreux, Le Mée-sur-Seine, 1999.
- Jean-François Holvas, Vincent Villette, Nogent-Le Perreux l’unité retrouvée, Le Perreux-sur-Marne, 2002.
- Jean-François Holvas, Bateaux, trains et tramways : transports au Perreux XIIIe-XXIe siècles, Le Perreux-sur-Marne, 2002.
- Jean-François Holvas, « Du manoir au château : l’exemple du Perreux » in Nobles et bourgeois aux champs, élites dans le Val-de-Marne aux XVIIe-XVIIIe siècles, 1er colloque historique des bords de Marne, p. 76-86, Le Perreux-sur-Marne, 2003.
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Crue centennale : crue dont le risque annuel est de 1 sur 100.
- http://www.lieuxdits.fr/LD/pat_ilefrance32.html
- http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/
- La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site officiel du Festival Notes d'Automne
- Site de la médiathèque du Perreux-sur-Marne.
- Site officiel du Centre des bords de Marne.
- Mairie du Perreux « Réhabilitation des façades du Centre des bords de Marne ».
