Le Perreux-sur-Marne

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Le Perreux-sur-Marne
Le viaduc ferroviaire de Nogent-sur-Marne.
Le viaduc ferroviaire de Nogent-sur-Marne.
Blason de Le Perreux-sur-Marne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Arrondissement de Nogent-sur-Marne
Canton Canton du Perreux-sur-Marne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Vallée de la Marne
Maire
Mandat
Gilles Carrez (UMP)
2008-2014
Code postal 94170
Code commune 94058
Démographie
Gentilé Perreuxiens
Population
municipale
32 520 hab. (2010)
Densité 8 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 32″ N 2° 30′ 13″ E / 48.8422222222, 2.50361111111 / 48.8422222222; 2.5036111111148° 50′ 32″ Nord 2° 30′ 13″ Est / 48.8422222222, 2.50361111111 / 48.8422222222; 2.50361111111  
Altitude Min. 35 m – Max. 70 m
Superficie 3,95 km2
Localisation

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Liens
Site web leperreux94.fr

Le Perreux-sur-Marne est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne région région Île-de-France.

La commune s'étend le long des bords de la Marne, dans l'est parisien. Ses habitants sont appelés les Perreuxiens.

Sommaire

Géographie[modifier]

Localisation[modifier]

Localisation du Perreux-sur-Marne en région parisienne


La commune se situe à 12 kilomètres de Notre-Dame de Paris, et s’étend le long des bords de la Marne, dans l’Est parisien.

Géologie et relief[modifier]

Hydrographie[modifier]

Climat[modifier]

Voies de communication et transports[modifier]

Voies routières[modifier]

Autoroutes A4 ou A86, ou encore RN 34.

Pistes cyclables[modifier]

Transports en commun[modifier]

Le viaduc ferroviaire de Nogent-sur-Marne.

RER E Gare de Nogent - Le Perreux ou RER A Gare du Val de Fontenay , Neuilly-Plaisance et Nogent sur Marne puis les autobus : 113, 114, 116, 120, 210 et 317.

Urbanisme[modifier]

Morphologie urbaine[modifier]

Logement[modifier]

Projets d'aménagements[modifier]

Toponymie[modifier]

Du latin Petrosa, nom donné au site par les moines de l'abbaye de Saint-Maur au XIIIe siècle, pour rappeler la nature pierreuse du sol.

Histoire[modifier]

Intimement lié à l'histoire de Nogent, le Perreux est un fief dépendant de l'abbaye de Saint-Maur dont un cartulaire mentionne pour la première fois l'existence en 1284. En 1492, les moines de ladite abbaye essaieront d'en récupérer les droits de haute, moyenne et basse justice. Jeanne Baston, femme de Jean l'Épervier saisit la justice. Les moines seront déboutés par le parlement de Paris en 1500.

Depuis le XIIIe siècle, un manoir est présent. Il est occupé par de nombreux seigneurs, bourgeois de Paris, marchands au XIV-XVe puis par des parlementaires et notaire et secrétaire du roi (famille L'Espervier) et enfin par une noblesse seconde (Anthonis, Deschiens de Ressons). Le manoir est remplacé par un château entre la fin d'un XVIIe et le début du XVIIIe siècle. Un second château est construit par Boullée, architecte du roi, pour Robert Millin.

En 1760, Robert Millin, écuyer, secrétaire du roi, maison et couronne de France, et receveur général des domaines du duc d'Orléans achète le domaine. Son fils, Jérôme-Robert sera en 1794 l'une des innombrables victimes de l'accusateur Fouquier-Tinville. Il tombera sous la guillotine en place publique, alors que son propre fils, Alexandre Millin, lieutenant général, se bat pour les armées de la république. Ce dernier et son frère se font restituer le domaine en triste état sous le Directoire, mais ne tardent pas à le revendre. Il faut dire à leur décharge que leur père avait déjà subi avant la Révolution de sérieux revers de fortune.

Le domaine est alors morcelé. Nicolas Louis François de Neufchâteau achète le château et le parc. Le reste des terres, possession des familles Pantigny et de Beaufranchet est converti en lotissements vers 1860 afin de tirer parti de l'expansion que connaît Nogent grâce à la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse. Commencés dès 1854, les travaux nécessitent la construction d'un viaduc. La frontière est née, Le Perreux va prendre son essor. Vers 1886, le nombre d'habitants du quartier du Perreux est aussi important que celui du vieux bourg de Nogent. La guerre entre les deux quartiers est menée par un adjoint au maire de Nogent : Henri Lhopital-Navarre. Le 28 février 1887, la rupture est consommée, Navarre devient le premier maire du Perreux.

La crue de 1910[modifier]

Inondation dans le quartier la Maltournée en 1910 (1).

Les inondations de janvier 1910, de la Seine et de ses affluents comme la Marne, encore appelées « la Grande Crue », sont restées, à juste titre, tristement célèbres.

La passerelle de Bry-sur-Marne (2).

La passerelle de Bry, à la hauteur de l'église, allait connaître sa première épreuve. Mais cette frêle « libellule » conçue par la Cie Eiffel, bien posée sur ses deux piles de meulière, y résista. Une échelle hydrométrique est gravée sur la culée de rive droite, jusqu'à la cote de 38 m 30, soit 37 m 30 aujourd'hui ; c'est-à-dire 37 m 30 au-dessus du zéro officiel établi à la fin du XIXe siècle, pour les cartes terrestres françaises. Le zéro étant le niveau moyen des marées au marégraphe de la Corniche de Marseille.

Finalement, le niveau de l'eau se stabilisa le 27 janvier, et le « nilomètre » indiquait 39 m 07 (au pont de Bry, 39 m 26 à la passerelle), soit plus de 5 m au-dessus du lit habituel de la Marne. Le record de 1784 (39 m 83) ne fut pas battu ; mais cette fois, la durée et l'étendue de la crue en zone habitée allaient marquer les esprits : le quart de la commune se trouvait sous les eaux.

Bords de Marne au Perreux près du Viaduc création du Centenaire, Christine Degrange (6).

En effet, durant plusieurs semaines, des quartiers anciens et nouvellement urbanisés, restèrent les pieds dans l'eau. Avec le développement de la ligne de chemin de fer Paris-Bastille, et l'ouverture de la gare de Nogent-sur-Marne, la commune du Perreux détachée de Nogent depuis 1887, connut un engouement certain de la part des Parisiens relativement aisés qui souhaitaient s'installer à la campagne, au moment des beaux jours. Ainsi, ils firent construire pavillons et villas, sur des terrains encore libres, mais inondables, notamment dans la partie sud, où les espaces étaient disponibles et proches de la gare.

Zouaves donnant la chasse aux pillards (7).

Ces résidences secondaires, au confort élémentaire, restaient souvent inoccupées durant la mauvaise saison. Elles devenaient alors des proies faciles pour les pillards de tout poil ; d'où l'habitude de les équiper sommairement, et parfois de les vider de leur mobilier à la fin de l'été. Cette crue exceptionnelle de plusieurs semaines, en isolant encore un peu plus ces habitations, ne découragea pas les pillards, bien au contraire. La municipalité dut faire appel à des détachements de zouaves stationnés au fort de Nogent, pour maintenir un semblant de sécurité, alors que la neige tombait dans la région.

Zouave en faction, avenue des Fleurs (8).
Crue 1910 en amont de la passerelle (9).

La présence dissuasive de ces militaires, équipés de leur chassepot, n'empêcha pas le vol de métaux à la portée de la main, à défaut de cambrioler l'intérieur des maisons.

Il faudra pratiquement attendre la fin du mois de février, pour que la Marne retrouve son lit, et l'on mesura alors l'ampleur des dégâts.

D'autres communes, et en particulier Paris, subiront le même sort, victimes elles aussi d'un concours de circonstances météorologiques exceptionnelles. Trois années pluvieuses, avec de tristes étés, où l'ensoleillement fut faible, avaient conduit à saturation l'immense bassin de la Seine. À cela vint s'ajouter la fonte prématurée des neiges du massif du Morvan. Des rivières modestes, comme le Grand et Petit Morin pour la Marne, l'Yonne et son affluent l'Armançon pour la Seine, allaient contribuer par leurs propres crues, à faire monter le niveau général en aval, avec Paris comme bouchon.

Aujourd'hui, de grands aménagements, tel le barrage-réservoir « Seine » près de Troyes, ou encore celui de « Marne » près de Saint-Dizier, doivent minimiser l'effet de ces crues centennales[1], tant redoutées.

Pour davantage d'informations sur l'histoire urbaine et le patrimoine du Perreux-sur-Marne, voir l'ouvrage publié dans la collection Images du Patrimoine du ministère de la Culture : Inventaire général du patrimoine culturel, région Île-de-France. Isabelle Duhau (réd.) ; Stéphane Asseline et Laurent Kruszyk (photogr.). Nogent et Le Perreux, l'eldorado en bord de Marne. Paris : APPIF, 2005. (Images du patrimoine ;°237). 144 p. ISBN 2-905913-44-4[2]. Voir également les bases de données nationales du ministère de la Culture : Mérimée pour l'architecture, Palissy pour les objets mobilier et Mémoire pour l'iconographie[3].

Politique et administration[modifier]

Tendances politiques et résultats[modifier]

Pour les échéances électorales de 2007 Le Perreux-sur-Marne fait partie des 82 communes[4] de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. Néanmoins, devant les longs temps d'attente engendrés par ce système, le maire Gilles Carrez a décidé de revenir au vote traditionnel dès le second tour.

Administration municipale[modifier]

Liste des maires[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1887 1894 Henri Lhopital-Navarre    
1894 1896 Charles Ollier    
1896 1918 Albert Lecocq Groupe des Républicains Radicaux Progressistes Avocat à la cour d'appel
1919 1925 Léopold Joube    
1925 1929 Léon Guyard    
1929 1944 Jean Goy Radicaux indépendants  
1945 1947 Robert Belvaux SFIO  
1947 1953 Charles Martin RPF  
1953 1967 Robert Belvaux SFIO  
1967 1971 Louis Brulas SFIO puis PS  
1971 1992 Michel Giraud RPR Sénateur puis député du Val-de-Marne, président de l'Association des maires de France, conseiller général
1992 en cours Gilles Carrez RPR puis UMP Député du Val-de-Marne, ancien conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier]

Politique environnementale[modifier]

Jumelages[modifier]

Population et société[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 32 520 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
6 699 8 390 11 149 13 255 15 971 17 915 20 429 23 808 23 553
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
23 086 26 745 27 900 29 099 28 333 27 647 28 477 30 080 32 067
2007 2008 2009 2010 - - - - -
32 100 32 250 32 194 32 520 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier]

Le Perreux-sur-marne est située dans l'académie de Créteil.

Établissements scolaires[modifier]

La commune administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.

Le département gère deux collèges et la région Île-de-France un lycées :

Vie universitaire[modifier]

Manifestations culturelles et festivités[modifier]

Un festival de musique et de littérature, le « Festival Notes d'Automne », se tient tous les hivers depuis 2009[7].

Santé[modifier]

Sports[modifier]

  • Le Perreux possède un club de football jouant en District : AS Le Perreux - Francilienne 94.
  • Le Perreux possède deux clubs de tennis  : ALP créé en 1876, et le TCP. Henri Leconte y a tapé ses premières balles.
  • Le Perreux possède un club d'aviron, La SNP, la société nautique du Perreux

Médias[modifier]

Cultes[modifier]

Économie[modifier]

Revenus de la population et fiscalité[modifier]

Selon un classement effectué par le magazine l'Express et regroupant les villes les plus riches de France, le Perreux se range à la 241e place sur près de 8500 villes françaises de plus de 1000 habitants. En 2006, toujours dans le même classement, mais sur la base du critère de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le Perreux apparaît en 28e position sur 401 communes métropolitaines de plus de 20 000 habitants. Ce dernier classement a été opéré à partir du nombre de redevables de l'ISF, en 2006, pour 1 000 habitants.

Emploi[modifier]

Entreprises et commerces[modifier]

Culture locale et patrimoine[modifier]

Monuments et lieux touristiques[modifier]

  • Château (vestiges), XVIe ‑ XVIIIe siècles
  • Eglise Saint-Jean-Baptiste de style roman, architecte Allary 1889 , maître-hôtel surmonté d'une fresque, "Les anges adorant le Seigneur", réalisée en 1924 par le peintre Deteix. Les fonts baptismaux du XIIe siècle proviennent de l'ancienne église de Noisy-le-Grand
  • Plusieurs maisons Art nouveau, architecte : Nachbaur, XXe siècle
  • Maison, Art moderne, architecte : Tissoire, 1926-1939
  • Immeuble avec bow-windows, architecte : Léon Houdin, 1913
  • Immeuble avec bow-windows, architecte : Georges Malo, 1903

Patrimoine culturel[modifier]

C'est dans cette ville que Pierre Boursault a inventé le fromage Délice de Saint-Cyr, aussi appelé Boursault.

Une bibliothèque existait dans les locaux de la mairie depuis 1887. Une médiathèque a été créée en 1982, et rénovée en 2004. L'établissement rassemble 100 000 documents[8].

Le Centre des bords de Marne[9], équipement à vocation artistique et culturelle a été construit en 1980. Depuis 1991, le projet artistique développé par l'équipe du CdbM (25 permanents) est conçu autour du spectacle vivant, du cinéma et de la photographie, avec une attention particulière pour la création contemporaine. Entre 2010 et 2012, les façades du CDBM ont été rénovées afin de les rendre plus esthétiques et pour réduire la consommation d'énergie[10].

Personnalités liées à la commune[modifier]

Héraldique, logotype et devise[modifier]

Pour approfondir[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Michel Giraud, Le Perreux-sur-Marne, cent ans d'histoire, 1987 (édition spéciale du Centenaire)
  • Michel Riousset, De Lagny à Charenton, les bords de Marne, du Second Empire à nos jours, 1985, éditions Amatteis
  • Pierre Champion, Alexandre Salabert, Le Perreux-sur-Marne, notice historique, Le Perreux-sur-Marne, 1937.
  • Jean-François Holvas, Seigneurie, seigneurs et château du Perreux, Le Perreux-sur-Marne, 1998.
  • Jean-François Holvas, Patrimoine du Perreux, Le Mée-sur-Seine, 1999.
  • Jean-François Holvas, Vincent Villette, Nogent-Le Perreux l’unité retrouvée, Le Perreux-sur-Marne, 2002.
  • Jean-François Holvas, Bateaux, trains et tramways : transports au Perreux XIIIe-XXIe siècles, Le Perreux-sur-Marne, 2002.
  • Jean-François Holvas, « Du manoir au château : l’exemple du Perreux » in Nobles et bourgeois aux champs, élites dans le Val-de-Marne aux XVIIe-XVIIIe siècles, 1er colloque historique des bords de Marne, p. 76-86, Le Perreux-sur-Marne, 2003.

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]