Chartrettes
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| Chartrettes | ||
L'hôtel de ville. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Melun | |
| Canton | Le Châtelet-en-Brie | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Seine | |
| Maire Mandat |
Margo Petruzzi 2008–2014 |
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| Code postal | 77590 | |
| Code commune | 77096 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chartrettois | |
| Population municipale |
2 556 hab. (2010) | |
| Densité | 253 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 37 m — Max. 94 m | |
| Superficie | 10,10 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | mairie-chartrettes.fr | |
| modifier |
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Chartrettes est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Chartrettois. Au dernier recensement de 2010, la commune comptait 2 556 habitants.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est desservie par une gare de la ligne Melun - Héricy - Montereau. Les communes limitrophes incluent Livry-sur-Seine, Sivry-Courtry, Fontaine-le-Port, Bois-le-Roi et Vaux-le-Pénil.
Histoire [modifier]
Prémices [modifier]
Chartrettes, par sa situation exceptionnelle fut très tôt point de rencontre et d'habitation. Le fleuve a été, dès la plus haute antiquité, une voie de communication très fréquentée. D'autre part, le gué de Chartrettes permettait son franchissement avant qu'il y ait des ponts. Une voie antique venant de Maincy y aboutissait. Certainement, ce carrefour fut lieu de transbordement protégé par une forteresse construite sur la hauteur. Versant exposé au Sud où les sources abondent, situé entre une forêt giboyeuse et un fleuve poissonneux, il n'y a rien d'étonnant que le site de notre village fut de tout temps recherché comme habitat. Des trouvailles faites lors de l'exploitation des carrières de l'Enfer et du Temps Perdu en témoignent : une tombe collective néolithique contenant une vingtaine de squelettes (époque Seine-Oise-Marne 2400-1700 av. J.-C.). des fosses du premier âge du fer (VIe siècle av. J.-C.)[1].
Durant l'occupation romaine, le village connut, comme le reste de la Gaule, une période de paix et de prospérité, principalement au IIe siècle, de nombreux fragments de poteries variées furent trouvés autour du clocher ; une hipposandale, des instruments agraires, dans les carrières; des pièces de menue monnaie, aux abords du gué. C'est certainement à cette époque que remonte l'implantation de la vigne sur le coteau[1].
Renaissance et création des propriétés [modifier]
Lorsque, dans la deuxième moitié du XVe siècle, la vallée fut remise en culture, ce fut avec une population entièrement renouvelée, une noblesse de robe (magistrats) prit la place de nos chevaliers bannerets dans les grands châteaux, des magistrats et des notables de Melun rebâtirent les maisons de plaisance sur les ruines des maisons fortes. Après la guerre de Cent ans, les seigneurs du Pré et des Bergeries rendaient directement hommage au seigneur de Nangis, tous les autres propriétaires au seigneur de Chartrettes qui « tenait » lui aussi du Castel de Nangis. Les guerres de religion ne donnèrent lieu qu'à quelques pillages, il n'y eut pas de grosses destructions. La Réforme eut bien peu de prise sur les Chartrettois, elle intéressait les riches bourgeois plutôt que les paysans. Pendant un temps, les protestants de Melun vinrent se réunir dans la maison encore appelé "le Prêche" dans la Grand'rue, ce qui souleva l'indignation du seigneur de Chartrettes[1].
Dès le XVIe siècle, les familles Clapisson du Lin, puis Frémont du Mazis, rachetèrent patiemment toutes les parcelles de leur fief, puis les terres et le château du Pré en 1635, ainsi qu'une partie de Bois-le-Roi et de Sermaize pour former une très grosse propriété. Ces très grands seigneurs, Présidents du Parlement de Paris, Correcteurs en la chambre des Comptes, Conseillers du Roi en ses conseils… occupaient le château du Pré. Les Bergeries dont les propriétés s'étendaient à Brolles et Bois-le-Roi (en partie) appartinrent aussi à des personnages ayant leur place à la cour. Depuis, François I qui y établit 2 gardes à demeure, les rois de France possédaient le château du Buisson de Massoury à Chartrettes et ne manquaient jamais, lors de leur séjour au château de Fontainebleau de venir y chasser quelques fois, débarquant soit à Fontaine-le-Port, soit à Rouillon[1].
Aube de la modernité [modifier]
Ce n'est que dans la 2e partie du XIXe siècle, sous le règne de Napoléon III, que débutèrent les grands travaux à Chartrettes : barrage et écluse, 1856-1860 ; pont 1862. Pour la voie ferrée et la gare, il fallut attendre 1898. Dans le même temps, les vignes disparurent à cause des attaques par le phylloxéra mais aussi par l'arrivée massive de vins du midi en chemin de fer. Par contre, la facilité des communications avec Paris amena chez nous de nombreux touristes qui firent vivre les aubergistes, les loueurs de chambres garnies, ainsi que les ouvriers du bâtiment qui construisirent de nombreuses résidences secondaires. Cet afflux amena la nécessité d'agrandir la place et de construire une mairie plus adaptée aux besoins, ce qui fut terminé dès le début de 1913[1].
Chartrettes qui fut de tout temps un « lieu de plaisance » pour les nobles et les riches bourgeois, accueillit au milieu du siècle, en vacances et week-end, des personnes de classe moyenne. Depuis 1975, il se produit une évolution : des nouveaux lotissements abritent des résidents principaux qui n'hésitent pas à se rendre pour leur travail à Paris ou dans sa proche banlieue.En 1781, on y comptait '70 feux ", en 1886 : 637 habitants. La commune s'est développée ensuite vers les rives de la Seine. 1 065 habitants au recensement de 1962, 1 115 en 1968, 1 135 en 1975, 1 561 en 1982 et 2 114 en 1990[1].
Héraldique [modifier]
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Elles peuvent se blasonner ainsi : D'azur à trois losanges d'argent |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 556 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Patrimoine religieux [modifier]
- Église St-Corneille
Économie [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- François Joseph d'Estienne de Chaussegros de Lery (1754-1824), général des armées de la République et de l'Empire, est décédé dans cette commune.
- Le curé Lejeune, ancien procureur de l'abbaye de Barbeau, puis curé de Chartrettes. En 1793 ce curé aura mis les restes de Louis VII en sécurité au moment de l'attaque des Sans-Culottes. Il les fit remettre dans leur tombeau en 1813, puis obtint leur transfert à la basilique Saint-Denis par le roi Louis XVIII en 1817.
- Mathilde Leriche (1900-2000), bibliothécaire, chercheur en littérature de jeunesse.
- Jacques Debronckart (1934-1983), chanteur et auteur-compositeur.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Évènements [modifier]
Jumelages [modifier]
Chartrettes est jumelée avec les communes de :
- Roscommon, Comté de Roscommon, Irlande
- Doña Mencia, Andalousie, Espagne
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Madame Renée Wanner-Le Quinio, « LE SITE DE CHARTRETTES », sur Chartrettes, site officiel. Consulté le 18 septembre 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
