Meudon

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Meudon
L'observatoire.
L'observatoire.
Blason de Meudon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Boulogne-Billancourt
Canton Chef-lieu du canton de Meudon
Canton d'Issy-les-Moulineaux-Ouest
Intercommunalité Grand Paris Seine Ouest[Note 1]
Maire
Mandat
Hervé Marseille (FED)
2014 - 2020
Code postal 92190 et 92360
Code commune 92048
Démographie
Gentilé Meudonnais
Population
municipale
45 010 hab. (2011)
Densité 4 546 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 27″ N 2° 14′ 25″ E / 48.8075, 2.24027777778 ()48° 48′ 27″ Nord 2° 14′ 25″ Est / 48.8075, 2.24027777778 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 179 m
Superficie 9,9 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-meudon.fr

Meudon est une commune française située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Elle fait partie de l'arrondissement de Boulogne-Billancourt, au sud-ouest de Paris, et de la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest créée en 2010.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Meudon se situe dans la partie sud des Hauts-de-Seine, les villes voisines sont: au nord-ouest, Sèvres (92), au nord, Boulogne-Billancourt (92), au nord-est, Issy-les-Moulineaux (92), à l'est et au sud-est, Clamart (92), au sud et au sud-ouest, Vélizy (78) et à l'ouest, Chaville (92).

Communes limitrophes de Meudon
Sèvres Boulogne-Billancourt Issy-les-Moulineaux
Chaville Meudon Clamart
Vélizy-Villacoublay Vélizy-Villacoublay Clamart

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 990 hectares ; l'altitude varie entre 28 et 179 mètres[1].

Meudon est situé sur un plateau dominant Issy-les-Moulineaux en bordure de la forêt de Meudon, qui surplombe la ville de ses hauteurs boisées.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Meudon est tempéré. En été la température monte assez rapidement à plus de 25 °C et l'hiver peut y être froid (jusqu'à - 15 °C certains hivers).

Données météorologiques relevées sur le site de Paris - Montsouris (sud de Paris) entre 1981 et 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 2,8 5,3 7,3 10,9 13,8 15,8 15,7 12,7 9,6 5,8 3,4 8,9
Température moyenne (°C) 5 5,6 8,8 11,5 15,3 18,3 20,5 20,4 21,9 16,9 13,1 8,3 13,8
Température maximale moyenne (°C) 7,2 8,3 12,2 15,6 19,6 22,7 25,2 25 21,1 16,3 10,8 7,5 16
Record de froid (°C)
date du record
-14,6
1940
-14,7
1956
-9,1
1890
-3,5
1879
-0,1
1874
3,1
1881
6
1907
6,3
1881
1,8
1889
-3,1
1890
-14
1890
-23,9
1879
-23,9
1879
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
1999
21,4
1960
25,7
1955
30,2
1949
34,8
1944
37,6
1947
40,4
1947
39,5
2003
36,2
1895
28,9
2011
21
1899
17,1
1989
40,4
1947
Ensoleillement (h) 62 79 129 166 194 202 212 212 168 118 68 51 1 662
Précipitations (mm) 51 41,2 47,6 51,8 63,2 49,6 62,3 52,7 47,6 61,5 51,1 57,8 637
Source : « données climatiques », sur Climat MétéoFrance.com (consulté en septembre 2012)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

De par sa situation à proximité immédiate de Paris, Meudon bénéficie de plusieurs axes routiers majeurs. Citons principalement la N118 et qui traverse la forêt de Meudon, reliant le Pont de Sèvres à l'autoroute A10, et l'A86, périphérique de l'Ile-de-France, s'échangeant avec la N118 au niveau du Centre Commercial Vélizy 2, à proximité de la ville. Ces axes passant hors de la ville proprement dite, celle-ci est préservée de toute coupure urbaine, tout en étant convenablement reliée à Paris, ainsi qu'à la province.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Il n'existe que quelques centaines de mètres de voies cyclables[2]. Il existe une station Véligo à la gare de Meudon[2]. Plusieurs stations Vélib' sont situées à proximité immédiate de Meudon, principalement sur le territoire de la commune d'Issy-les-Moulineaux, ainsi qu'à Boulogne-Billancourt.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Meudon-sur-Seine.
La gare de Meudon-sur-Seine.

Meudon est une commune très bien desservie par les transports en commun. La commune de Meudon se trouve dans la zone 3 du réseau de transports d'Ile-de-France.

Transilien[modifier | modifier le code]
Réseau express régional d'Île-de-France (RER)[modifier | modifier le code]

La gare est située en zone 3, sur la branche de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines. Vers Paris, le trajet des rames dessert Issy-les-Moulineaux, puis longe la rive gauche de la Seine et sont à destination de la gare de la Bibliothèque François Mitterrand.

Tramway d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Stations : Meudon-sur-Seine et Brimborion.

Elle relie la gare de la Défense à la Porte de Versailles et dessert 17 arrêts. Un premier prolongement depuis l'ancien terminus d'Issy-Val de Seine jusqu'à Porte de Versailles a été mis en service le [3], ce qui permet de relier le (T)(2) au (T)(3). Le prolongement au nord entre La Défense et le Pont de Bezons a quant à lui été mis en service fin novembre 2012[4].

Stations : Meudon-la-Forêt et Georges Milandy.

Cette ligne de tramway sera mise en service fin 2014.

Bus[modifier | modifier le code]

Seize lignes de bus relient Meudon aux communes avoisinantes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de villes, Meudon est composée de différents quartiers (Centre-Ville, Bellevue, Val-Fleury, Bas-Meudon et Meudon-la-Forêt), qui ont chacun leur caractéristique et ambiance propres.

L’Insee découpe la commune en deux « grands quartiers » :

Centre-Ville[modifier | modifier le code]

L'avenue du château relie le quartier de Bellevue au site meudonnais de l'Observatoire de Paris

Ce quartier est très urbanisé et donc majoritairement composé d'immeubles en copropriétés et de quelques logements sociaux le long de la rue de la République : les Sablons (environ 300 logements), la ZAC Trivaux République (environ 90 logements plus les logements du foyer Sonacotra), la Maison Rouge (environ 60 logements)... On y retrouve un grand nombre de commerces : épiciers, supermarchés, boulangeries, boucheries, traiteurs...

Lorsque l'on remonte vers le parc de l'Observatoire de Meudon, on retrouve une zone composée de jolies maisons, à la limite du quartier de Bellevue. Du haut du parc, on a accès à la plus jolie vue de la ville et des environs. En effet, on peut voir en panorama les quartiers du Val-Fleury, un bout du Bas-Meudon, de l'autre côté de la colline on peut voir le quartier des Épinettes à Issy-les-Moulineaux, mais on peut aussi voir Paris, de la Tour Montparnasse jusqu'à La Défense, et les villes environnantes : Malakoff, Vanves, Clamart, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Suresnes, Puteaux, Rueil-Malmaison, Nanterre...

Bellevue[modifier | modifier le code]

Article principal : Meudon Bellevue.
Église de Bellevue au début du XXe siècle

Quartier regroupant les ménages les plus aisés de la ville en moyenne, il voit se côtoyer les plus belles propriétés de la ville (vers l'avenue du 11 novembre 1918, à la limite de Sèvres et l'avenue du Château, à la limite du centre-ville) et de multiples immeubles en résidence (le long de la route des Gardes, du boulevard Verd de Saint Julien, de la rue Marcel Allegot et vers la gare de Bellevue, sur la ligne N du Transilien qui mène à la gare de Paris-Montparnasse).

À deux pas de la forêt de Meudon, le quartier jouit d'une grande tranquillité de par sa fonction exclusivement résidentielle. Le quartier rassemble également les deux lycées-collèges-écoles privés de la ville: La Source et Notre Dame, un collège public: Bel-Air, ainsi qu'une école élémentaire: Jacques Maritain/Ernest Renan, et plusieurs écoles maternelles, comme l'école Jean de la Fontaine ou les Jardies.

Ses habitants sont les « Bellevusiens ».

Val-Fleury[modifier | modifier le code]

Le quartier est essentiellement résidentiel, composé de petites maisons resserrées, et parsemé d'espaces verts, partant de la rue d'Arthelon (du nom du cours d'eau aujourd'hui souterrain) où l'on trouve la gare de RER C Meudon - Val-Fleury, délimité par le viaduc, et remontant jusqu'aux hauteurs de la forêt de Meudon, sur la colline de Clamart. Ce quartier comporte également de nombreuses résidences du parc locatif HLM communal telles que les Larris (environ 370 logements), Banès (environ 80 logements), les Châtaigniers (environ 250 logements), les Vertugadins (environ 100 logements) ou d'autres encore. En contrebas du quartier se trouve le Viaduc de Meudon sur lequel passe la ligne de chemin de fer Transilien Paris-Montparnasse. Construit en 1840 et d'une hauteur de 36 mètres, il permit la traversée de la vallée d'Arthelon séparant les collines de Meudon de celles de Clamart, lors de la construction du chemin de fer reliant la gare Montparnasse à celle de Versailles. C'est sur cette ligne qu'a eu lieu, le 8 mai 1842 à Meudon, le premier accident grave de chemin de fer, dans lequel périt l'explorateur Jules Dumont d'Urville. Plus haut, on trouve le complexe sportif René Leduc (du nom de l'ancien maire de Meudon) équipé d'un stade de football, d'une piste d'athlétisme, du club de tennis de Meudon, d'un gymnase équipé de salles polyvalentes et de la piscine olympique municipale, baptisée en 2001 du nom de Guy Bey (ancien maire-adjoint chargé des sports à Meudon).

Vue du quartier Val Fleury, prise des hauteurs de la terrasse de l'Observatoire

Sur les hauteurs de Fleury s'impose une immense bâtisse néo-gothique qui fait face à la terrasse de l'Observatoire. Construite dans les années 1800 par la riche Duchesse de Galliera pour accueillir les orphelins et les Frères des Écoles chrétiennes, l'imposante demeure abrite de nos jours le village éducatif Saint-Philippe, lycée professionnel géré par la Fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil qui forme des jeunes en difficulté venus de toute l'Île-de-France. Cet établissement a notamment compté parmi ses élèves Didier Morville (alias Joey Starr), du groupe NTM de Saint-Denis (93).

Avec ses 33 000 m2 d'espaces verts au cœur du quartier Val Fleury, le parc Paumier, du nom de son généreux donateur à la ville, est un véritable écrin de verdure sur les hauteurs de Meudon. Agrémenté d'un jardin d'enfants avec aire de jeux, de terrains de basket-ball et de tables de ping-pong, il offre une vue panoramique sur la terrasse de l'Observatoire et compte de nombreux arbres remarquables dont des catalpas et séquoias. Il abrite en outre des œuvres de sculpteurs de renom, Day Schnabel et François Stahly. En 1997, est inaugurée la Maison de la Nature. Structure d'éducation à l'environnement d'Arc de Seine, la démarche s'appuie sur un principe simple : on protège ce qu'on aime. La Maison de la Nature propose des expositions et animations pédagogiques pour les scolaires, ateliers pour les enfants et les adultes, des débats et conférences. À cela, s'ajoute un coin lecture proposant de nombreux documents sur la nature ou les problématiques environnementales et un jardin botanique.

À la lisière de la forêt de Meudon, et jouxtant le complexe de l'ONERA, le lycée Rabelais regroupe collège et lycée, formant le principal groupe scolaire de la commune.

Meudon-sur-Seine (historiquement Bas-Meudon)[modifier | modifier le code]

C'est historiquement le quartier le plus populaire de Meudon. Dès l'antiquité ce quartier, situé au bord de Seine à la limite d'Issy-les-Moulineaux, accueille des briqueteries et autres tuileries qui bénéficient de la présence d'argile pour la matière première et du fleuve pour la logistique. Plus tard, ce seront les pêcheurs et les lavandières qui s'installeront au bord de la Seine, avant d'être délogés par une usine de verrerie lors de la révolution industrielle. Cette usine est revendue à Louis Renault qui y installe les usines qui portent son nom. C'est notamment la construction de cette usine et les emplois créés qui feront voir le jour aux cités de logements de Meudon-la-Forêt. Les Forges de Meudon et les Établissements Chausson suivront, attirant une population ouvrière aux provenances régionales et aux nationalités variées. À cette époque, le quartier était peu fréquentable le soir, au milieu des usines et des cités ouvrières. Aujourd'hui le quartier est en pleine restructuration, comme le témoigne la volonté de certains de le rebaptiser Meudon-sur-Seine. Il s'ouvre aux entreprises et aux immeubles de logements aisés. Cette restructuration s'est notamment enclenchée à la suite de la destruction et du réaménagement de l'Île Seguin, à laquelle le Bas-Meudon fait face. Cependant, les bords de la Seine sont toujours délaissés, les logements sociaux côtoient des immeubles en ruine ou à l'abandon jalonnant toujours la route de Vaugirard, mais de nombreux projets d'aménagement des berges sont sur le point de voir le jour, annonçant l'embellie de ce quartier marqué par son passé industriel. Le quartier et ses HLM situés le long de la route de Vaugirard, en face des anciennes usines Renault tels que Vaugirard (environ 150 logements) ou les Gardes (environ 60 logements) ont également été désenclavés avec l'arrivée en 1997 du tramway T2 venant d'Issy-les-Moulineaux pour aller jusqu'au quartier d'affaires de La Défense.

Mais le quartier ne se résume pas aux bords de la Seine, il s'étend en effet jusqu'au viaduc de Meudon, à la limite du quartier de Val-Fleury. Cette partie du Bas-Meudon a été totalement reconstruite avec des immeubles neufs, ce qui lui donne une continuité avec le quartier de la Ferme à Issy-les-Moulineaux. Cependant, quelques vieilles usines subsistent encore sur la colline de Clamart, près du secteur du Val, situé dans le quartier de Val-Fleury. Par ailleurs le secteur des Montalets situé directement en contrebas du Viaduc est essentiellement composé de cités dont les Allées (environ 70 logements), les Blancs (environ 150 logements), les Cascades (environ 370 logements), Paris/3F (environ 250 logements). L'ensemble est plus connu sous le nom de ZAC des Montalets (environ 590 logements).

Meudon-la-Forêt[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, l’histoire de la commune est liée à l’histoire de France : le rapatriement des pieds-noirs d’Algérie, à la suite de la guerre et de la demande de main d'œuvre des usines Renault à Billancourt provoquent un nouveau besoin en logements. Le choix est donc fait d’urbaniser le plateau céréalier: Meudon-la-Forêt voit le jour[6].

René Leduc, le maire de l'époque, s'assure en 1957 du soutien financier du ministre de la Construction, Jacques Maziol, pour lancer une procédure de Zone à urbaniser en priorité (ZUP) sur le plateau forestois en vue de la construction massive de logements (majoritairement sociaux) qui donnera le grand ensemble de Meudon-la-Forêt.

De nos jours, Meudon-la-Forêt représente 13 740 habitants pour environ 6 500 logements, soit environ un tiers de la population communale. C'est un architecte de 40 ans, Fernand Pouillon, qui s'attellera à la tâche, du moins pour la première tranche des travaux (de 1959 à 1961) qui s'annoncent impressionnants. L'homme a déjà à son actif la réalisation de nombreuses cités de logements notamment en Afrique et en Asie. C'est en prenant modèle sur les étendues d'eau et les parcs de Versailles que Fernand Pouillon entend faire de Meudon-la-Forêt « une cité heureuse, l'un des rares grands ensembles où la vie soit encore gaie et où les humbles soient traités en rois[7] ». Son entreprise sera reprise par trois architectes Boulet, Choquier et Herpe qui la termineront à la fin des années 1960. La construction du quartier aura donc duré moins de dix ans.

Meudon-la-Forêt se caractérise par un ensemble d'immeubles très homogène. Pratiquement tous les bâtiments ont dix étages et tous s'organisent plus ou moins selon le même modèle.

Ce grand ensemble est composé de plusieurs résidences :

  • le Parc (environ 2635 logements à caractère social), plus grande copropriété de France.
  • Villebon dit la BNP (environ 1820 logements sociaux)
  • les Verrières Joli Mai (environ 1050 logements)
  • la Pépinière (environ 570 logements sociaux)
  • le Lac (environ 250 logements)
  • le Centre (environ 230 logements)
  • le Stade (environ 150 logements sociaux)
  • les Oliviers (environ 40 logements à caractère social)
  • les Mûriers (environ 40 logements à caractère social)
  • les Mimosas (environ 40 logements à caractère social)
  • les Magnolias (environ 35 logements)

Le quartier diffère donc beaucoup par son caractère de grand ensemble du reste de la ville, avec lequel il est d'ailleurs totalement coupé géographiquement. En effet, le quartier est enclavé avec, d'un côté la forêt, de l'autre la RN118, avec pour seul contact urbain les lotissements HLM du plateau de Clamart (la cité de la Plaine, le Pavé Blanc, la Cité FFF et la Garenne-Trivaux). Meudon-la-Forêt constitue à ce jour la principale zone de grands ensembles HLM dans la ville, avec plus de 2 500 logements sociaux et plus de 2 700 logements à caractère social.

À partir de fin 2014, elle sera desservie par deux stations du tramway T6 : Trivaux et Meudon-La-Forêt, stations qui devraient permettre de désenclaver le quartier et de l'ouvrir sur les centres urbains proches.

Ses habitants sont les "Forestois".

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, la ville de Meudon a engagé plusieurs projets de rénovation urbaine. D'autres sont actuellement en projet, tels que :

  • le réaménagement des alentours de la Gare de Meudon - Val Fleury avec une couverture partielle des voies et le réaménagement du stationnement.
  • la poursuite de l'aménagement de Meudon-sur-Seine, en prolongement de Meudon Campus, avec entre autres la création d'une résidence pour personnes âgées et le réaménagement des rives de la Seine en partenariat avec le conseil général des Hauts-de-Seine.
  • parallèlement à l'arrivée du T6 dans le quartier, plusieurs projets à Meudon-la-Forêt, dont un espace culturel et un pôle de loisirs.
  • plusieurs aménagements de voirie à Bellevue
  • un grand projet d'aménagement de la colline Rodin, comportant des logements, des bureaux, un grand parc et une mise en valeurs des carrières des Brillants en vue de leur ouverture au public.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le vieux mot gaulois dunos, château, forteresse, a laissé sa trace dans les noms de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés par les Romains. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Meudon justement mais aussi à Verdun ou Loudun. Ou encore au nom de dieu gaulois le plus vénéré Lug comme c'est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de Lugduno. À Châteaudun, on remarque que le nom de la ville dit donc deux fois la même chose la première fois en latin et la seconde en gaulois/celtique.

« Il y a peu d'endroits, je crois, dont le nom latin ou latinisé, ait subi plus de modifications que celui de Meudon. Dans tous les ouvrages qui font mention de ce village, il s'appelle indifféremment Metiosedum, Moldunum, Meodum, Modunum, Meudum, Meudun, Campum meudoninse. Malgré cette richesse de désignations et les efforts des étymologistes notamment de Valois et Sanson, l'origine de Meudon ne paraît pas être aussi ancienne qu'on serait porté à le croire. La première de ces désignations qui se rencontre dans les commentaires de Jules-César[8], semble devoir plutôt appartenir à un bourg (probablement Choisy-le-Roi), situé entre Melun et Paris : Lorsque Labienus afin de rentrer sans perte à Sens, son quartier-général, fit descendre la Seine à une partie de son armée au moyen de bateaux qu'il avait amenés de Melun, pendant que l'autre remonterait le fleuve au milieu de la nuit avec tous ses bagages et en faisant grand bruit, l'auterke Camulogène » dont il avait espéré de détourner l'attention par celle manœuvre habile, envoya des troupes Gauloises vers Metiosedum avec ordre de s'avancer aussi loin que les bateaux des Romains. Suivant Bullet[9], Moldunum serait formé de deux mots celtiques : moel mol, pelée ; dun, montagne ; la terminaison um a été évidemment latinisée. « II n'y a de titres certains qui fassent mention de Meudon, nous apprend Lebeuf[10], que depuis la fin du XIIe siècle ou le commencement du XIIIe ; dans ses titres ce lieu est appelé Meodum ou Meudon ou bien Meudun. Il est évident qu'on ne savait alors comment le latiniser, ce qui a duré ainsi pendant presque tout le XIIe siècle. Mais si l'on n'a pas d'époque sûre pour Meudon, ajoute cet auteur, il est aussi vrai de dire qu'on ne peut en donner entièrement l'étymologie ; il est certain que la fin du mot venant de dun, terme celtique, fait allusion à la profondeur corrélative du château et du villaie. En anglo saxon, en anglais et en flamand, mou et mul signifient sable, poussière ; c'est tout ce qu'on peut dire de plus approchant. » Ajoutons à cela qu'en effet les collines de Meudon sont couronnées par des dépôts de sable puissants, d'où l'on pourrait peut-être inférer enfin que Meudon signifie colline de sable. »

— Louis Eugène Robert, Histoire et description naturelle de la commune de Meudon, 1843

Le nom de Meudon Meodum est celtique, et signifie montagne de sable[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Page du livre Histoire et description naturelle de la commune de Meudon[12]

Louis Eugène Robert - un médecin naturaliste qui habite la Ville de Meudon - publie en 1843 : Histoire et description naturelle de la commune de Meudon (disponible dans Wikisource), livre qui décrit en détail l'histoire et l'histoire naturelle de la ville.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

À environ 4 kilomètres au sud-ouest de Paris, cette commune est établie sur des collines et au sud d'une boucle de la Seine. Les emplacements archéologiques prouvent que Meudon a été peuplée depuis des périodes néolithiques. Les Gaulois nommaient ce lieu Mole-Dum (dun), les Romains l'appelèrent Moldunum.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le plus ancien seigneur connu de Meudon est le chevalier Erkenbold, en 1180.

Au Moyen Âge, l'histoire de ville de Meudon est profondément liée à la famille de Meudon, une famille de la très ancienne noblesse française.

Article détaillé : Meudon (famille).

Bien qu'il n'y ait point de titre qui fasse mention des droits de l'abbaye de Saint-Germain à Meudon avant le treizième siècle, ce Monastère y possédait une Seigneurie au moins dès le douzième. Sur ce territoire se trouvait un vignoble appartenant à Jean Abbé de saint Victor.

En 1235 Simon Abbé de Saint Germain racheta les dîmes de bled et de vin du territoire de Meudon desquelles Étienne de Meudon jouissait. L'abbaye continua par la suite à racheter d'autres terres à Meudon[13].

En 1333, Robert de Meudon était panetier du roi, son fils Henri, en 1342, était le grand veneur.

Renaissance et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Gravure du château de Meudon

En 1539, la terre de Meudon appartenait au cardinal Antoine Sanguin, qui la laissa à sa nièce Anne de Pisseleu, maîtresse de François Ier.

La cure de la paroisse Saint-Martin avait été attribuée en 1551 à François Rabelais.

Anne vendit Meudon pour une rente annuelle de 3 000 livres, au cardinal Charles de Lorraine qui, au XVIe siècle, fit bâtir un beau château. À son retour du concile de Trente, il y amena les quatre premiers capucins qu'on ait vus en France et leur fit bâtir un couvent. En 1574, le château échut au Balafré, Henri de Lorraine, duc de Guise, assassiné par les ordres de Henri III. Meudon fut vendu, en 1654, à Abel Servien, surintendant des finances sous Louis XIV. Son fils, en 1679, vendit la terre à François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre de la guerre, qui consacra des millions à embellir les bâtiments et les jardins, surtout à la construction de la terrasse. En 1695, Louis XIV acheta Meudon pour son fils aîné, le Grand Dauphin, qui y bâtit un second château à partir de 1706. En 1718, le château de Meudon appartenait à la duchesse de Berry, fille du Régent, et en 1726 le domaine fut réuni à la couronne. La Convention conserva les deux châteaux de Meudon, et le comité de salut public y plaça des ateliers pour construire des machines, objets et matières utiles à la guerre.

Article détaillé : Château de Meudon.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Rabelais[14].

En 1795 un incendie endommagea le vieux château, qui fut alors démoli à partir de 1803. Napoléon 1er restaura l'autre, et Marie-Louise y séjourna avec son fils pendant la campagne de Russie. Le duc d'Orléans et le maréchal Soult l'habitèrent successivement. Après l'avènement de Napoléon III, le château fut occupé par les princes Jérome et Jérôme Napoléon Bonaparte.

Les restes actuels appartiennent à un bâtiment érigé par le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, qui a brûlé quelques jours après la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La compagnie d’aérostiers, créée par le Comité de Salut Public et organisée par les Ateliers de Chalais-Meudon, prenait la part que l’on sait à la Bataille de Fleurus (1794). Le 28 juin 1799, le Directoire, supprime la compagnie d’aérostiers. L’École de Chalais-Meudon rouvre ses portes sous la direction de Charles Renard et sous le nom d’Établissement central de l’aérostation Militaire en 1876.

Le , déraillement puis incendie du train Versailles-Paris. Ce fut l'une des premières catastrophes ferroviaires dans le monde. À l’époque les portes étaient fermées à clé par les chefs de trains, d’où un terrible bilan : 55 morts. Dès lors les portes durent rester ouvertes en marche et cette disposition ne disparut qu’en 2003. Un évêque français prononça une homélie retentissante sur cette leçon que Dieu donnait à l'arrogance des hommes, et y vit un courroux du ciel contre les chemins de fer. Hélas pour lui, le même mois, le Vatican se dotait précisément d'un train pontifical sur l'initiative du pape Grégoire XVI. Parmi les victimes se trouvait l'amiral Dumont d'Urville et sa famille. Parmi les rescapés, le grand-père de Marguerite Yourcenar (récit dans Archives du Nord).

Article détaillé : Catastrophe ferroviaire de Meudon.

Eugène Scribe, le célèbre auteur de vaudevilles, et Richard Wagner qui y composa "Le vaisseau fantôme", habitèrent Meudon au XIXe siècle.

Charles Verd de Saint-Julien a été maire de la Ville de Meudon au XIXe siècle. Il est notaire royal. Il est nommé maire de Meudon par Louis-Napoléon Bonaparte, prince président en 1852. Suspendu durant une année, il restera ensuite premier magistrat de la cité jusqu'à la guerre de 1870. Il s'opposa notamment aux Bellevusiens lors de la construction de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Meudon. En 1864, il dote la commune de l'éclairage au gaz grâce à Napoléon Jérôme, hôte du domaine de Meudon. Meudon est par conséquent la première commune de banlieue à être dotée de l'éclairage public au gaz.

Les établissements de Galliera, sur la colline de Fleury, ont été fondés par la duchesse de Galliera pour le soin des personnes âgées et des orphelins. Les bâtiments ont été construits en 1885.

Histoire de Bellevue[modifier | modifier le code]

Bellevue doit son origine à Madame de Pompadour qui en 1748, fit bâtir un château que le roi acheta le .

Histoire de Fleury-sous-Meudon[modifier | modifier le code]

Val Fleury

Un acte de 1238 dit que Fleury a emprunté son nom d'un riche vigneron François Fleury[11].

Sa chapelle fut détruite dans le XVIe siècle fut relevée en 1644. En 1610 le chapelain fut autorisé à chanter les vêpres.

Histoire de Trivaux[modifier | modifier le code]

Pointe de Trivaux

Au milieu du XIXe siècle, il est signalé l'existence d'une ferme située au Sud du bois de Meudon à l'Ouest de Plessis Piquet au lieu-dit La Pointe de Trivaux[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Meudon, ville fleurie

Le canton de Meudon ne comprend qu'une partie de la commune. L'autre partie appartient au canton d'Issy-les-Moulineaux-Ouest.

Meudon est membre d'Arc-de-Seine, une Communauté d'agglomération fondée le 1er janvier 2003 par les 5 villes de Chaville, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Vanves et Ville-d’Avray.

Depuis le 27 novembre 2008, Meudon fait aussi partie de la Communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest qui regroupe Arc de Seine mais aussi les communes de Boulogne-Billancourt et Sèvres, qui faisaient auparavant partie de la Communauté d'agglomération Val de Seine. La fusion est effective depuis le 1er janvier 2010

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2008, Meudon a reçu le label « Ville Internet @@@ »[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Meudon.

Depuis mars 1947, quatre maires se sont succédé à Meudon :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 René Leduc UDR  
1971 1983 Gilbert Gauer UDF-PR  
1983 1999 Henry Wolf UDF-PSD  
1999 en cours Hervé Marseille UDF puis NC puis FED  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Meudon est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 45 010 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 250 2 015 2 311 2 265 3 026 3 233 3 174 3 680 3 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 789 5 157 6 620 12 037 6 425 6 080 7 621 8 005 8 892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 702 10 289 12 292 15 649 18 123 20 870 20 749 20 797 24 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
34 878 50 623 52 806 48 450 45 339 43 663 44 745 45 010 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 18,8 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 24,6 %).
Pyramide des âges à Meudon en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
14,3 
19,9 
45 à 59 ans
18,8 
22,1 
30 à 44 ans
21,9 
18,1 
15 à 29 ans
16,8 
21,0 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Meudon est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 13 écoles maternelles et 9 écoles élémentaires communales.

Le département gère 4 collèges et la région Île-de-France 2 lycées :

  • Primaire Camus
  • Lycée Rabelais
  • Lycée Notre-Dame (privé)
  • Lycée La Source (privé)
  • Lycée Professionnel Saint-Philippe (village éducatif)
  • Lycée Professionnel Villebon
  • Collège Bel Air
  • Collège Jean-Moulin
  • Collège La Source (privé)
  • Collège Rabelais
  • Collège Saint-Edmond (privé)
  • Collège Saint-Exupéry

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

De nombreux établissements publics scientifiques et de recherche y sont également installés (CNRS, ONERA et Observatoire de Paris).

Culture[modifier | modifier le code]

  • Deux centres d'Art et de culture
  • Une médiathèque établie sur deux pôles (Centre-Ville et Meudon-la-Forêt)
  • Soixante-dix ateliers d'expression culturelle
  • L'université inter-âges Auguste Rodin
  • Le conservatoire Marcel Dupré
  • L'Académie d'Art de Meudon et des Hauts-de-Seine

Santé[modifier | modifier le code]

  • Deux centres de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie des Hauts-de-Seine
  • Un centre de santé polyvalent de la Croix-Rouge française
  • Une clinique
  • Un centre de protection maternelle et infantile
  • Un centre de radiologie et de traitement des tumeurs
  • Un centre médico-psychologique
  • Un centre médico-psycho-pédagogique réparti sur deux pôles
  • De nombreux professionnels de santé[20]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Marcel-Bec situé dans la forêt de Meudon
  • Le parcours de Santé de la forêt domaniale de Meudon
  • La piscine olympique Guy Bey
  • La patinoire
  • Le city stade (football et basket)
  • Le skate park
  • Treize complexes sportifs proposant de multiples activités.
  • Quinze clubs et associations

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Meudonais disposent de lieux de culte catholique, israélite, orthodoxe et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Meudon fait partie du doyenné des Forêts, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[21].

Au sein de ce doyenné, les lieux de culte catholique relèvent des quatre paroisses de Meudon[22] :

Par ailleurs, la chapelle Notre-Dame de l'Annonciation fait maintenant partie de la « Maison de la parole », maison diocésaine inaugurée le 20 septembre 2011[27].

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Une synagogue.

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Deux églises orthodoxes: l'Église de la Résurrection et la Paroisse Saint-Jean le Théologien.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Un temple protestant: l'Église réformée de Meudon.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 40 027 €, ce qui plaçait Meudon au 2 470e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[28].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Meudon.

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[29].

Avant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Le menhir de la Pierre aux Moines se situe dans la forêt de Meudon, plus précisément dans la partie dénommée bois de Clamart, sur le territoire de la commune de Clamart.
  • Le cimetière des Longs Réages abrite un dolmen provenant de Bretagne. En 1896, il prend la fantaisie à un habitant de Meudon, un certain Jean-Baptiste Piketty, passionné d'archéologie de vouloir se faire enterrer dans un dolmen. Son choix se porte sur le plus grand des trois dolmens de Ker-Han à Saint-Philibert près de Carnac. Malgré l'opposition des archéologues, il est démonté et remonté dans le cimetière de Meudon où il sert toujours de sépulture familiale. Il a été inscrit à l'inventaire en 1996.
  • Le couvent des Capucins de Meudon a été le premier couvent des Capucins en France. Il a aujourd'hui disparu.
  • Le musée d'art et d'histoire de Meudon est installé depuis 1943 dans l'ancienne maison d'Armande Béjart, qui avait été occupée au XVIe siècle par Ambroise Paré. Le parc attenant présente certains aspects de la sculpture des années 1950-1970.
  • Le château de Meudon a aujourd'hui en grande partie disparu.
  • Le pavillon ou château de Brimborion, aujourd'hui détruit et rattaché au château de Bellevue se situe en fait dans la ville de Sèvres.
  • Le château de Bellevue a aujourd'hui totalement disparu.
  • Le potager du Dauphin se situe en contrebas de l'avenue du Château.
  • La Folie Huvé, maison de campagne de l'architecte Jean-Jacques Huvé (1742-1808), très endommagée et masquée par des immeubles, elle se situe route de Vaugirard au bas-Meudon.
  • L'hôtel des Montalais se situe au 23 route des Gardes.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Viaduc de Meudon tel que fin XIX et début XXe sièble
Orphelinat de Meudon - Fin XIXe siècle ou début XXe

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • La tombe de Rodin ainsi que sa maison la Villa des Brillants, sont devenus un musée comportant de nombreuses œuvres de l'artiste.
  • Le musée de l'air a été localisé sur le site aéronautique de 1921 à 1981, jusqu'à ce qu'il se soit déplacé à l'aéroport du Bourget.
  • La maison Marcel Dupré se situe au 40 boulevard Anatole-France. Dans la maison se trouve une petite salle de concert de l'organiste et compositeur. Cette salle abrite l’orgue Cavaillé-Coll/Mutin de Dupré, classé monument historique en 1991.
  • Le lotissement MRU de maisons industrialisées par l'architecte Jean Prouvé se situe en haut de la route des Gardes.
  • La tour hertzienne de Meudon se situe dans la forêt de Meudon.
  • La tour solaire de Meudon se situe près du Château et a été construite par l'observatoire de Paris.
  • La maison atelier de Theo van Doesburg qui sert toujours de résidence d'artiste.
  • La maison Bloc qui se situe au 6 rue des Capucins.
  • Meudon Campus, un programme immobilier de grande envergure sur les berges de Seine, en face de l'Ile Seguin.
  • Les 2635 logements à caractère social de la résidence Le Parc à Meudon-la-Forêt, dont les bâtiments de 5 et 10 étages construits par Fernand Pouillon ont été classés patrimoine culturel en 2009.
  • Le monument en l'honneur du Général de Gaulle (1890 - 1970) réalisé par Albert de Jaeger (1908 - 1992).
Paris vue de Meudon

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Visite des carrières de craie de Meudon lors des Journées européennes du patrimoine 2010.

La Ville abrite aussi de nombreuses curiosités liées à son histoire et à sa nature.

Meudon dispose d'une médiathèque[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Meudon sont issues de la famille de Meudon qui avaient le même blason non pas avec des gueules de douze mais de six pièces.

Armes de Meudon

Elles peuvent se blasonner ainsi : Gironné d'or et de gueules de douze pièces, au lambel de trois pendants d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Meudon, 1900-1918 (Meudon au XXe siècle)", Jean Ménard
  • Quatre Siècles d'Images meudonnaises, Ville de Meudon, Maury Imprimeur, 1975,
  • L'Aérostation à Meudon, Ville de Meudon, Affaires Culturelles, brochure commémorant le bicentenaire de la première ascension d'un 'plus léger que l'air', 1983,
  • Henri Albert, Dictionnaire des rues de Meudon, illustré et édité par l'auteur, 164 pages, 1975,
  • Henri Albert, Meudon Bellevue, illustré et édité par l'auteur, 224 pages, 1978

Iconographie[modifier | modifier le code]

De nombreux documents relatifs à la commune de Meudon sont disponibles via Internet[32], notamment les « Collections de Meudon » du Musée Rodin[33].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. a et b http://www.meudon.fr/toutes-les-actualites/actualite-23/la-petite-reine-de-meudon-313.html?cHash=3f2e6e6f38087538f058ad3d06c15c31
  3. « Sur le site : extension-reseau.ratp.fr » (consulté le 25 mai 2010)
  4. « Prolongement T2, La Défense / Pont de Bezons », sur extension-reseau.ratp.fr (consulté le 25 mai 2010)
  5. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Meudon », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011)
  6. « Diagnostic Territorial de Meudon-La-Forêt », sur www.scribd.com,‎ décembre 2007 (consulté le 7 juillet 2009)
  7. [1]
  8. « Nam, et prœsidio è régione castrorum relicto, et parva manu Metiosedum versus missa, quae tantum progrederetur quantum naves processissent, reliquas copias contra Labienum duxerunt. » Commentaires sur la guerre des Gaules, liv. 7e, § LXI.
  9. Mémoires sur la langue celtique ; Dictionnaire celtique, page 53
  10. Histoire du diocèse de Paris, tom VIII.
  11. a, b et c Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  12. Tiré de l'exemplaire du livre "Histoire et description naturelle de la commune de Meudon" de la Bibliothèque du Michigan et scanné par Google Books
  13. Livre scanné par Google Books - Histoire de la ville et de tout le diocese de Paris, Volume 8 Par Jean Lebeuf - p 369 et 370
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. « Palmares 2008 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  16. a, b, c, d, e, f et g « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 14 janvier 2010)
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Meudon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  20. Voir http://www.ville-meudon.fr/social-sante/sante/Annuaire-sante-2010-2011.pdf
  21. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  22. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  23. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption (consulté le 18 septembre 2011)
  24. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse Sainte-Jeanne d'Arc (consulté le 18 septembre 2011)
  25. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse Saint-Martin (consulté le 18 septembre 2011)
  26. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse du Saint-Esprit (consulté le 18 septembre 2011)
  27. Invitation à l'inauguration de la « Maison de la parole », [lire en ligne]
  28. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  29. « Meudon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 30-35, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)
  31. « page d'accueil », sur site de la médiathèque de Meudon (consulté le 2 avril 2010)
  32. « Meudon en un siècle », sur www.meudonenimages.fr,‎ (consulté le 2 avril 2010)
  33. « Les collections de Meudon », sur www.musee-rodin.fr (consulté le 2 avril 2010)