Champeaux (Seine-et-Marne)
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| Champeaux | ||
Mairie de Champeaux |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Melun | |
| Canton | Mormant | |
| Intercommunalité | CC la Brie Centrale en 2006 | |
| Maire Mandat |
Yves Lagües-Baget 2008-2014 |
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| Code postal | 77720 | |
| Code commune | 77082 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Campéliens | |
| Population municipale |
768 hab. (2010) | |
| Densité | 74 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 71 m – Max. 104 m | |
| Superficie | 10,35 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | champeaux-77.fr | |
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Champeaux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Campéliens. Au dernier recensement de 2010, la commune comptait 768 habitants.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Nous sommes en plein cœur de la plaine de Brie comme en témoigne la toponymie des villes environnantes avec par exemple Saint-Ouen-en-Brie au sud-est, Le Châtelet-en-Brie au sud, Soignolles-en-Brie au nord-ouest, Chaumes-en-Brie au nord; La Croix-en-Brie à l'est... Le bourg de Champeaux est à 96 m d'altitude et le paysage est plat, sauf pour une légère déclivité au sud avec la vallée de l'Ancoeur.
Le sol est essentiellement argileux.
Vers 1830 la commune avait environ 40 hectares de bois et taillis, avec comme espèces dominantes le chêne, l'orme et le frêne. De nos jours il n'y a aucune pièce de bois dans la partie nord de la commune, hormis trois très petites parcelles entourant un petit puits de pétrole dans le nord-est. Par contre dans la partie sud on voit une belle pièce de bois autour de la chapelle de Notre-Dame de Roiblay, une autre longeant la rive droite de l'Ancoeur près de l'ancien moulin de Chaunoy, et une autre prolongeant au sud le couvert boisé du parc du château.
Lieux-dits et écarts[modifier]
En 1888, les lieux-dits et écarts sur la commune de Champeaux étaient :
- Château d'Aunoy
- Chaunoy, ancien moulin devenu une "maison de culture"
- Malvoisine, ferme
- La Tuilerie, "maison de culture"
- La Vinaigrerie, maison
- Varvannes : petit moulin à eau (deux meules), lavoir communal et une distillerie[1].
Il semble que cela n'aie pas changé depuis.
Communes limitrophes[modifier]
Hydrographie[modifier]
Le ru d'Ancœur remonte la limite sud de la commune, marquant la séparation avec celle de Saint-Méry, jusqu'à ce qu'il soit rejoint par le ru de la Prée au lieu-dit Bricquenet. Il bifurque ensuite vers l'ouest pour traverser la partie sud de la commune sur environ 500 m, puis en retrace une limite pour environ 300 m avec la commune de Blandy-les-Tours avant de quitter le territoire de Champeaux. Sa profondeur ne dépasse guère 60 cm à 80 cm pour une largeur de 1m à 1,50 m[1].
Le petit ru de la Prée, longeant la commune à l'est puis retournant sur celle de Saint-Méry avant de revenir pour se jeter dans l'Ancœur, n'a que 50 cm de profondeur dans les plus grandes eaux ; mais allié à la source du lavoir de Varvannes il suffisait à alimenter l'ancien moulin de Varvannes ainsi que quelques moulins - dont le moulin de Voies - et petites industries sur la commune de Saint-Méry[1].
Histoire[modifier]
La première mention de Champeaux se trouve dans la traduction en 1626 d'une Vita sancte Fare, ou "Vie de sainte Fare" perdue depuis. Il y était indiqué que le père de sainte Fare donna à celle-ci une villa (au sens gallo-romain du terme, c'est-à-dire un domaine rural vivant pratiquement en autarcie) dite villa Campellis à Champeaux, qu'elle y demeura qelque temps puis s'installa à "la montagne d'Eboriac" où elle fonda l'abbaye de Faremoutiers. Ce domaine à Champeaux est encore mentionné dans le testament de sainte Fare rédigé vers 632 ou 633, par lequel elle lègue ses parts de ladite villa aux religieuses de l'abbaye de Faremoutiers. Selon les Chroniques de Saint-Denis, sainte Fare a elle-même fondé une église à Champeaux, et probablement un monastère puisqu'elle y aurait invité des nonnes. Dans ce même VIIe siècle, Champeaux est mentionné une troisième fois par le passage de Méry sur son chemin d'Autun à Paris en 695 et qui, malade, s'y arrête et y séjourne un certain temps[2].
En 892 on trouve la première mention d'une abbaye à "Campellis", dans une lettre du pape Formose à Foulques, l'archevêque de Reims ; l'abbaye de Champeaux est un précaire. La paroisse fait partie de l'archidiocèse de Sens (dont dépendait l'évêché de Paris) jusqu'à une date indéterminée, probablement au cours du Xe siècle, où elle est transférée au diocèse de Paris. On ne sait pas non plus quand les religieuses ont été remplacées par des moines, mais un acte de donation d'un certain Roland, ratifié par Philippe Ier et daté entre 1065 et 1069, laisse supposer que ces derniers étaient déjà installés à cette date. Ils le sont au plus tard en 1138, date d'une bulle d'Innocent II à Etienne de Senlis, évêque de Paris, rappelant que le diocèse de Paris doit un cens au diocèse de Sens pour les prébendes de Champeaux, Saint-Méry, La Chapelle-Gauthier et Quiers[2].
Le seigneur de Champeaux était le chapitre des chanoines de la collégiale de Champeaux. Ayant doté la communauté d'un four banal (qui lui assurait de bons revenus, attendu que les villageois n'avaient ni le droit de posséder leur propre équipement ni celui d'aller faire cuire leur pain ailleurs), le chapitre en fit don à ladite communauté en 1218, en retour d'une somme d'argent qui servit à construction de l'église. Fouju, qui avait aussi contribué à cette somme, reçut lui aussi les droits de son four banal, et Saint-Merry et Courtenet furent exemptés du paiement du droit de touly[3],[4].
Tout à fait au sud de la commune la chapelle de Roiblay, dernier vestige du prieuré de Notre-Dame de Roiblay datant du XII siècle, était alors encore sur son territoire - elle y est restée jusqu'en 2010 (voir Patrimoine religieux plus bas).
Le bourg de Champeaux était encore en 1888 entouré de fossés de 10 m de large environ pour 4 ou 5 m de profondeur. La Place de la Halle était devenue Place du Marché depuis la destruction de la halle en 1845. On notait encore dans le bourg, de même que maintenant, de nombreuses maisons bourgeoises ayant servi de demeures aux chanoines de la collégiale Saint-Martin[1].
Entreprises disparues du XIXe siècle[modifier]
La tuilerie[modifier]
En 1849 Louis Michel Chertemps, cultivateur à Rouvray (commune de Mormant), créait une tuilerie sur la route de Mormant. Elle comprenait une maison, une halle, une moulerie, un four à chaux, un four à plâtre, un four à tuiles et un pavillon. À cela s'était ajouté un four à tuyaux de drainage vers 1855, et des fossés à tuyaux avant 1864. Mr Chertemps en était propriétaire, mais la direction de l'affaire était confiée, au moins de 1852 à 1870, à Henry Eugène Bourdin, inscrit à l'état-civil comme tuilier et négociant tuilier.
Les fours à chaux et à plâtre furent démolis en 1881, et en 1883 ce fut le tour des fours à tuiles et à tuyaux de drainage, et des fossés à tuyaux. La maison et le pavillon furent vendus en 1881 à un cultivateur de Champeaux[5].
La distillerie[modifier]
Suite au blocus des ports français par l'Angleterre en 1806 et à la subséquente disparition du sucre dans les ménages français ; puis aux brevets de CHAMPONNOIS dans les années 1850 sur la fabrication industrielle de sucre à partir de betterave, le nombre de distilleries en France passa de 37 à 342 entre 1854 et 1861 et une capacité de production triplant dans le même temps. Dans cette mouvance, Jean Baptiste Devarenne créait la distillerie de Champeaux en 1868, s'aliénant par là le conseil municipal d'Andrezel ; en effet une distillerie était déjà installée à la ferme de Mainpincien (commune d'Andrezel) et le conseil municipal de cette commune fit circuler une pétition contre la distillerie de Mr Devarenne. Néanmoins Champeaux eut sa distillerie, dite distillerie agricole parce qu'annexée à une ferme - comme celle d'Andrezel et comme la plupart des distilleries de l'époque. Rachetée en 1873 par Auguste Rivière demeurant à Pecqueux, puis en 1889 par Louis André Basset lui aussi de Pecqueux, les frères Lesaffre en devinrent propriétaires en 1920. Entre-temps, vu le nombre croissant de distilleries industrielles le prix du sucre commença à baisser aux environs de 1900 ; et les distilleries produisirent d'autant plus d'alcool que, les techniques de sélection et de production s'étant améliorées, il suffisait en 1954 de 1 050 kg de betteraves pour produire 1 hectolitre d'alcool au lieu des 2 500 kg nécessités en 1871. Entre 1865 et 1913 la production française d'alcool quintupla et la Seine-et-Marne était le deuxième plus gros département producteur après le Nord. Lesaffre fit construire en 1931 un chemin de fer à voie étroite, dit « Decauville », pour l'acheminement des betteraves des champs à la bascule de pesage puis à l'usine. Augmenté en 1932, ce réseau Decauville était long de 6 km au total.
Cependant, le traitement des betteraves demande beaucoup d'eau, ce qui amena un problème récurrent de pénurie d'eau sur une partie de la commune. De plus l'eau de préparation des vinasses est difficile à traiter, ce qui amena des problèmes de pollution à plusieurs reprises. Ceci, avec les quotas de production d'alcool diminuant et les taxes sur l'alcool augmentant, amena la fermeture de la distillerie en 1955. En 1961, la Compagnie des Entrepôts et Magasins Généraux de Paris ouvrit un magasin général pour le stockage des sucres, dans un bâtiment de l'ancienne distillerie. En 1981 la compagnie B.S.B. rachetait ce bâtiment, et à ce jour en 2013 y est encore[5].
ferme du château[modifier]
Une ferme existait dans le parc du château depuis au moins 1654. Elle a disparu après 1848. Le dernier fermier à y avoir travaillé, de 1811 à 1848, était Jean Louis Alexandre Chamorin, époux de Marie Hélène Geneviève Dutfoy. Il fut maire de Champeaux de 1821 à 1831[6].
Administration[modifier]
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| fin avril 1790 | Gradoux Pierre | n. c. |
| 13 novembre 1791 | Morisot Tiburce Étienne | n. c. |
| 9 novembre 1792 | Morisot Tiburce Étienne | n. c. |
| 23 novembre 1792 | Royer Jean-baptiste Louis | n. c. |
| avril 1793 | Royer Jean-baptiste Louis | n. c. |
| Thermidor an III | Sintier Jacques | n. c. |
| 15 brumaire an IV | Bonhomme Antoine Louis | n. c. |
| an VII | Hardouin Charles François | n. c. |
| Messidor an VIII | Guerin Nicolas Alexandre | n. c. |
| 29 vendémiaire an XI | Hardouin Charles François | n. c. |
| 21 messidor an XII | Morisot Tiburce Étienne | n. c. |
| 29 janvier 1813 | Perou François Clair Athanase | n. c. |
| 14 mai 1815 | Leclerc Claude | n. c. |
| 17 août 1815 | Faye Jacques | n. c. |
| 16 mai 1818 | Faye Jacques | n. c. |
| 29 avril 1821 | Chamorin Jean Louis Alexandre | n. c. |
| 9 octobre 1831 | Morisot Étienne | n. c. |
| 4 décembre 1834 | Morisot Étienne | n. c. |
| 4 août 1837 | Morisot Étienne | n. c. |
| 19 juin 1840 | Morisot Étienne | n. c. |
| 4 juin 1843 | Morisot Étienne | n. c. |
| 7 mai 1845 | Bourdin Jean Victor | n. c. |
| septembre 1846 | Bourdin Jean Victor | n. c. |
| 1er octobre 1848 | Bourdin Jean Victor | n. c. |
| 25 avril 1852 | Bourdin Jean Victor | n. c. |
| 12 mai 1852 | Grandin Jean Pierre | n. c. |
| 15 juin 1855 | Grandin Jean Pierre | n. c. |
| 7 août 1860 | Grandin Jean Pierre | n. c. |
| 14 août 1865 | Sintier Louis-Clair | n. c. |
| septembre 1870 | Sintier Louis-Clair | n. c. |
| 14 mai 1871 | Robichon Hubert Placide | n. c. |
| 6 février 1874 | Robichon Hubert Placide | n. c. |
| 19 décembre 1874 | Sintier Louis-Clair | n. c. |
| 18 octobre 1876 | Sintier Louis-Clair | n. c. |
| 21 janvier 1878 | Mongas Charles Fuscien | n. c. |
| 23 janvier 1881 | Robichon Adolphe Isidore | n. c. |
| 18 mai 1884 | Robichon Adolphe Isidore | n. c. |
| 7 février 1885 | Vaux Jean Marie Anatole | n. c. |
| 1er juillet 1886 | Vaux Jean Marie Anatole | n. c. |
| 20 mai 1888 | Robichon Adolphe Isidore | n. c. |
| 15 mai 1892 | Robichon Adolphe Isidore | n. c. |
| 17 mai 1896 | Robichon Adolphe Isidore | n. c. |
| 20 mai 1900 | Gacongne Édouard Émile | n. c. |
| 15 mai 1904 | Coutant Jean Raoul Henry | n. c. |
| 17 mai 1908 | Coutant Jean Raoul Henry | n. c. |
| 19 mai 1912 | Coutant Jean Raoul Henry | n. c. |
| 12 avril 1914 | Picq Pierre Adolphe | n. c. |
| 10 décembre 1919 | Picq Pierre Adolphe | n. c. |
| 17 mai 1925 | Gacongne Édouard Émile | n. c. |
| 17 novembre 1925 | Chauvin Victor | n. c. |
| 9 janvier 1926 | Dufour Désiré | n. c. |
| 5 septembre 1926 | Géraldy Louis Émile | n. c. |
| 17 mai 1929 | Géraldy Louis Émile | n. c. |
| 19 mai 1935 | Géraldy Louis Émile | n. c. |
| 15 mai 1945 | Blanchard Maurice | n. c. |
| 22 mars 1946 | Blanchard Maurice | n. c. |
| 31 octobre 1947 | Lamand René | n. c. |
| 7 mai 1953 | Lamand René | n. c. |
| 21 mars 1959 | Lamand René | n. c. |
| 26 mars 1965 | Poisson Jean Claude Léon | n. c. |
| 25 mars 1971 | Poisson Jean Claude Léon | n. c. |
| 24 mars 1977 | Poisson Jean Claude Léon | n. c. |
| 18 mars 1983 | Poisson Jean Claude Léon | n. c. |
| 17 mars 1989 | Poisson Jean Claude Léon | n. c. |
| 23 juin 1995 | Coquin René Emile | n. c. |
| 21 janvier 2000 | Bich Caroline | n. c. |
| 23 mars 2001 | Lagües-Baget Yves | n. c. |
| 22 mars 2008 | Lagües-Baget Yves | n. c. |
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2010, la commune comptait 768 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (15,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
- 50 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 21,8 %).
Économie[modifier]
Les cultures sur ce sol argileux nécessitent des drainages et des marnages réguliers.
Il y a quelques petits puits de pétrole sur la commune : un groupe de trois puits à environ 600 m au nord de Champeaux, un puits dans le nord-est de la commune, et un autre à environ 400 m au sud du bourg près de la station d'épuration des eaux.
Les commerces présents dans le bourg sont : une boulangerie, un café-tabac-presse-PMU, un coiffeur, une épicerie, un restaurant. une entreprise d'électricité, petits travaux de maçonnerie et peinture ; une entreprise de métallurgie ; une entreprise de peinture ; un garage de mécanique (autos - motos, engins BTP, matériel d'espaces verts) ; un électricien ; deux paysagistes ; un transporteur routier. Des commerces mobiles visitent également la bourg : camion de boucherie, camion de boucherie chevaline, deux camions de pizzas, coiffeur à domicile et cabinet de bien-être et de relaxation.
On peut comparer avec les commerces présents en 1888, où l'on trouvait 1 boulanger, un boucher, un charcutier, un café, trois auberges, cinq épiciers, un magasin de vins en gros, un magasin "de nouveautés" (vêtements, chaussures et sacs), deux cordonniers, un horloger, un tisseur de crins, un fabricant de serviettes et protefeuilles avec quatre à cinq ouvriers, un carrossier avec quinze à vingt ouvriers, deux serruriers (avec trois ouvriers), deux menuisiers (avec un ouvrier), un charpentier (avec un ouvrier), deux maçons (avec trois à quatre ouvriers chacun), deux garagistes, un maréchal-ferrant (avec deux ouvriers), un chaudronnier (avec un ouvrier), un pressurier (avec un ouvrier), et un messager avec un ouvrier. Il faut compter en sus les industries disparues mentionnées dans la section "Histoire".
Personnages célèbres et autres personnalités[modifier]
- Abélard
- François d'Auvergne, conseiller du roi en sa chambre du trésor à Paris, seigneur d'Aulnoy près Champeaux. Il devint seigneur d'Achères et de Meun par son mariage avec Marie Benoit
- Guillaume de Champeaux
- Antoine Sanguin, chanoine de Champeaux, devint abbé commendataire de Fleury, maître de la Chapelle royale, évêque d'Orléans, cardinal-prêtre de Meudon[11], grand aumônier de France, évêque de Limoges, cardinal-prêtre au titre de San Crisogono, archevêque de Toulouse
- Étienne Poncher, chanoine de Champeaux, devint archevêque de Tours[11]
- Étienne de la Barre (dit aussi Antoine de la Barre), chanoine de Champeaux, devint doyen de St Martin de Tours[12], évêque d'Angoulême[11], et archevêque de Tours en 1528 ; décédé le 12 janvier 1547[12].
- Alexandre Lascaris de Vintimille, parent de l'archevêque de Paris, nommé à 14 ou 15 ans chanoine de Champeaux, devint l'avant-dernier évêque de Toulon en 1759[11],[13]
Monuments et lieux touristiques[modifier]
Le château d'Aunoy date du XVIIIe siècle, il est inscrit sur la liste supplémentaire des monuments historiques. Ce château médiéval a été reconstruit (sans bois pour la structure de sa toiture) suite à un incendie au XVIIIe siècle. Il abrite l'un des premiers parcs à l'anglaise réalisés en France comprenant des étangs, fabriques, une glacière, des plantations d'essences variées d'arbres dont un magnifique platane datant de la construction du château en 1750. Ben Bella y a été interné suite au détournement de son avion pendant la guerre d'Algérie.
Patrimoine religieux[modifier]
La collégiale Saint-Martin de Champeaux, XIe ‑ XIIIe siècle, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840[14]. C'est une des plus grandes églises d'Île-de-France[15], dernier reste d'une communauté créée par sainte Fare (l'abbaye de Faremoutiers) puisque l'église paroissiale a été détruite à la Révolution et les autres bâtiments religieux encore debout sont devenus des habitations. Elle contient notamment des stalles en chêne du XVIe siècle et des pierres tombales gothiques du XIVe siècle. En restauration depuis la tempête de 1999, l'église est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h.
La chapelle Notre-Dame de Roiblay : le prieuré de Notre-Dame, dont elle est le dernier vestige, datait du XIIe siècle et un pèlerinage y avait lieu du XIIIe siècle au début du XXe siècle. Au début du XIXe siècle cette chapelle était sur le territoire de la commune de Blandy-les-Tours. L'histoire locale affirme qu'elle était voûtée dans le style gothique. La chapelle actuelle, rebâtie en 1803 (en plus petites dimensions et non-voûtée), a été rattachée à Champeaux en 1822 pour son aspect civil, et en 1829 pour son aspect spirituel. En échange, Blandy-les-Tours reçut la ferme de Chaunoy en 1831[6].
La commune de Saint-Méry organise régulièrement une fête à la chapelle et l'a fait restaurer en 1995, suite à quoi la chapelle a été attribuée par décret à la commune de Saint-Méry en 2010.
Événements et tourisme[modifier]
Chaque année au mois de juin, depuis plus de 25 ans, la collégiale accueille le Festival d'Art Sacré[16].
Tous les ans, le lundi de Pâques, une course pédestre est organisée. "À travers Champeaux" permet aux coureurs de découvrir les chemins et les rues du village.
Le village et la commune sont traversés dans l'axe nord-sud par le sentier de grande randonnée GR 1, dans sa partie entre la forêt de Fontainebleau et la forêt de Crécy.
Cinéma[modifier]
Le bourg de Champeaux (dont notamment : la mairie, la poste, la boulangerie, la place du village, l'hôtel de France) a servi de décor aux scènes du film La Soupe aux choux (avec Jean Carmet et Louis de Funès) qui, selon le roman, est censée se dérouler à Jaligny-sur-Besbre dans l'Allier.
Il a également servi de décor en février 2005 pour Les Rois maudits de Josée Dayan, la collégiale et ses abords représentant le concile d'Avignon (épisode IV) et pour un tournage d'un téléfilm russe.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Michel Morchoisne, historien amateur pour le journal municipal et le site communal.
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Monographie communale de Champeaux, 1888. Par François Duriot, instituteur de Champeaux. Dans Monographies communales de Seine-et-Marne sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne.
- Chartrier de la collégiale de Saint-Martin de Champeaux. Jean Dufour. 2009.
- Droit de Touly : les boulangers, et et taverniers qui vendaient du pain, devaient payer une somme au fermier de la Communauté de l'église St Martin de Champeaux. En 1540 cette some était de 1 denier parisis, payable chaque lundi sous peine d'une amende de 60 sols parisis.
- Champeaux - Les activités artisanales et agricoles aujourd'hui disparues sur le site de la commune.
- Industries disparues à Champeaux, sur le site de la commune.
- Champeaux - tourisme sur le site de la commune.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Champeaux en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 19 août 2011
- Résultats du recensement de la population de la Seine-et-Marne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 19 août 2011
- Voyage de Champeaux à Meaux, fait en 1785. Abbé Henry Goudemetz, 1892. Chapitre Notice historique sur Champeaux, pp. 139-164.
- 1536 : Enquête pour retrouver un Livre d’heures de François Ier. Jean-Luc Deuffic.
- Le clergé - liste des archevêchés et évêchés dans Almanach royal, pour l'année 1780. Laurent d'Houry. p. 63. Indique aussi le montant de la taxe pour la cour de Rome et le revenu pour chaque évêché et archevêché, ainsi que le nombre de cures qui sont la source de ces revenus.
- Base Mérimée n° PA00086860.
- Les dimensions de l'édifice sont les suivantes: L: 65m, l: 20m, h: 15m. Marcel Lacroix, La collégiale Saint-Martin de Champeaux, Notice éditée par l'Association des amis de la collégiale Saint-Martin de Champeaux, Paris, s.d., 17p., p.7.
- Festival d'Art sacré, site de la Collégiale de Champeaux
