Chelles

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Chelles
L'hôtel de ville de Chelles.
L'hôtel de ville de Chelles.
Blason de Chelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Chef-lieu du Canton de Chelles
+ Canton de Vaires-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine
Maire
Mandat
Brice Rabaste
2014-2020
Code postal 77500
Code commune 77108
Démographie
Gentilé Chellois
Population
municipale
52 817 hab. (2011)
Densité 3 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 00″ N 2° 36′ 00″ E / 48.8833, 2.6 ()48° 53′ 00″ Nord 2° 36′ 00″ Est / 48.8833, 2.6 ()  
Altitude Min. 36 m – Max. 106 m
Superficie 15,90 km2
Localisation

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Liens
Site web chelles.fr

Chelles (prononcé [ ʃɛl ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chellois.

Avec 52 817 habitants au recensement de 2011, Chelles est la commune la plus peuplée du département de Seine-et-Marne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Chelles en Île-de-France.
Borne située dans le parc Émile-Fouchard symbolisant le point kilométrique 18.

Localisation[modifier | modifier le code]

Chelles est située à dix-huit kilomètres à l'est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, et à douze kilomètres de la porte de Vincennes. La ville est bordée par la Marne au Sud et traversée par le ru de Chantereine appelé aussi le « ruisseau de Chelles », affluent de la Marne. Avant sa canalisation, le ru de Chantereine avait un débit variant de soixante-dix à cent cinquante litres par seconde[1].

Dans le passé, la partie Nord de la ville était couverte de marécages, et la ville était traversée par plusieurs rus et ruisseaux (ru de Chantereine, ru des Pissotes, rivières des Dames...), aujourd'hui busés. Le lieu-dit Les Cressonnières tire son nom de l'exploitation maraichère du cresson qui fut arrêtée dans les années 1974-1975. Le nom de la « rue des Sources » témoigne de l'abondance de sources dans certains secteurs de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chelles
Montfermeil (Seine-Saint-Denis) Coubron (Seine-Saint-Denis)
Courtry
Le Pin
Gagny (Seine-Saint-Denis) Chelles Brou-sur-Chantereine
Vaires-sur-Marne
Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) Champs-sur-Marne Noisiel

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude varie entre 36 et 106 mètres. Le point culminant est situé au lieu-dit de la montagne de Chelles ou mont Châlats, où se trouve le fort de Chelles.

La nature géologique du sol de la commune de Chelles et de ses alentours doit beaucoup à la présence de la Marne. Celle-ci a, en effet, littéralement sculpté le terrain environnant. Ainsi Chelles est essentiellement installé au creux d'un méandre de la rivière aujourd'hui disparu et qui a conditionné la fondation initiale de l'agglomération.

La Marne n'est pas seulement responsable du relief de la commune, mais également de la composition de la plus grande partie de ses sols. le sol de Chelles est essentiellement constitué de graviers et de sable apportés par la rivière lors des périodes glaciaires, ainsi que de limon argileux, que la rivière dépose lors des périodes interglaciaires[2].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Émile-Fouchard
Réserve naturelle régionale des îles de Chelles - Cartographie
Ile Refuge - RNR des îles de Chelles

Chelles compte 650 hectares d’espaces verts et naturels (soit 40 % de la superficie de la ville), 160 000 plantations printanières et 190 000 plantations estivales par an.

  • Les bords de Marne sont aménagés pour des promenades à pied, à vélo, ou en roller et mènent à la base de loisirs de Nogent-sur-Marne vers l'Ouest et à la base de loisirs de Vaires vers l'Est.
  • La base nautique de Chelles-Vaires, entourée d'une piste cyclable de deux kilomètres, regroupe de grands espaces et des bois pour les promenades.
  • Le bois des Coudreaux de dix hectares, offre une plaine de jeux et un parcours de santé.
  • Le parc du Souvenir Émile-Fouchard de cinq hectares, est situé dans le centre-ville.
  • Le parc du Moulin de 2 000 m2 offre un mini-golf et une aire de jeux.
  • Le mail du Mont Chalâts de six hectares a été aménagé au centre du quartier pavillonnaire.
  • Le square Armand-Lanoux est une aire de jeux pour les enfants.
  • L'espace avenue Liaubon de huit hectares, se situe dans le quartier de la Fontaine et offre un équipement de loisirs.

Par ailleurs, la commune participe au Concours des villes et villages fleuris.

La commune comporte aussi une réserve naturelle régionale de 9 hectares : la Réserve naturelle régionale des Îles de Chelles[3]. Classée le 27 novembre 2008[4], elle regroupe des espèces animales et végétales protégées.
Elle est constituée de 7 îles et 3 groupes d'îlots. D'amont en aval, ce sont :

  • l'îlot aux Colverts, l'île aux Cuscutes, l'île Victor, l'île aux Pinsons, l'île Cardamine, l'île Bertha, l'île de la Lote, les îlots Jumeaux, les îlots aux Canotiers, l'île Refuge.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Chelles vue de la place Gasnier Guy
La gare de Chelles vue de l'allée des transports

La gare de Chelles se trouve au cœur d'un bassin de transport de plus de 100 000 habitants : Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine, communes desservies par les bus de le réseau de bus du bassin de transports chellois, ainsi que les communes desservies par les bus RATP, comme Gournay-sur-Marne.

La ville de Chelles est par ailleurs proche de plusieurs axes routiers importants.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Située en centre-ville, la gare de Chelles est desservie par :

À l'occasion de la mise en service du TGV Est le 10 juin 2007, la gare de Chelles, a été complètement reconstruite, et ses abords réaménagés, entre 2006 et 2009. Elle comporte désormais deux pôles d'échanges :

  • l'un sur la place Gasnier-Guy qui donne accès à l'avenue de la Résistance et à l'avenue Foch, artères centrales de Chelles,
  • l'autre sur la place du Grand-Jardin (gare routière) en correspondance avec les réseaux de bus.

L'allée des transports (renommée allée Alexis Legrand), voie réservée aux transports en commun, relie la place Gasnier-Guy à la place du Grand-Jardin (gare routière). Elle accueille le terminus de la ligne (BUS) RATP 213 ainsi que l'arrêt Gare de Chelles-Gournay en direction de Mairie de Chelles / Chelles 2 de la ligne (BUS) RATP 113. Elle est aménagée en quais en dépose et de reprise des voyageurs et ce, au plus près des portes d'accès de la gare SNCF, pour faciliter la fluidité des échanges entre les différents modes de transport.

La desserte bus est assurée par :

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Chelles vue des quais

C'est en 1849, que le premier tronçon Paris-Meaux fut inauguré, offrant ainsi un moyen de transport moderne et rapide aux chellois pour rejoindre Paris. Auparavant, Chelles était relié à Paris par des voitures publiques, via Charonne-Montreuil-Rosny-Villemomble et Gagny.

La gare de Chelles, d'abord construite en bois est réédifiée en pierre en 1857. En 1885, la gare devient « Chelles-Gournay ». La gare compte 900 voyageurs quotidiens en 1901, 1700 en 1911, et plus de 15000 aujourd'hui.

En 1928, est construit le centre de triage dénommé Vaires-Triage (car installé à cheval sur les communes de Chelles et de Vaires-sur-Marne), et le projet de la « Compagnie des chemins de fer de l'Est » est mis en place. Les travaux dureront jusqu'en 1933.

En 1887, la Compagnie des Chemins de fer nogentais met en service un nouveau moyen de transport permettant de rejoindre Paris : le tramway à traction mécanique. Puis, la Société des transports en commun de la région parisienne, qui succède aux Nogentais, installe une ligne de tramways : « 113 » (Gournay-Château de Vincennes), qui deviendra en 1938, un autobus.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est située aux portes du pôle de Marne-la-Vallée et à 25 minutes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Les accès routiers principaux sont constitués par la Francilienne (Autoroute A104, qui mène aux autoroutes A4 et A1) et par la nationale N34 qui permet de rejoindre Paris (Porte de Vincennes), via Neuilly-sur-Marne, Le Perreux, Nogent-sur-Marne et Vincennes.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Un réseau de pistes cyclables en cours d'aménagement s'étend sur la ville et relie les communes voisines.

Voies d'eau[modifier | modifier le code]

En 1865, le « canal de Chelles » est inauguré pour faciliter la navigation sur la Marne, notamment entre Vaires et Neuilly-sur-Marne. Il traverse la commune sur 2 810 mètres, parallèlement à la Marne. Avec ses anciens chemins de halage, il constitue avec les bords de la Marne qu'il longe, un lieu de promenade apprécié des Chellois.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Résistance, centré autour de l'avenue de la Résistance avec la gare, le marché, de nombreux commerces et services publics, le parc du souvenir Émile Fouchard, véritable poumon vert du centre-ville et la mairie.

Maréchal Foch, centré autour de l'avenue du Maréchal-Foch qui prolonge l'avenue de la Résistance au sud de la gare. Ce quartier résidentiel de centre-ville se compose de petits immeubles et de commerces de proximité autour de l'avenue du Maréchal-Foch et de pavillons dans les rues adjacentes.

Grande Prairie, quartier situé entre l'avenue du Général-de-Gaulle et le canal, comporte une zone d'habitat collectif dans sa partie Ouest, une zone d'habitat individuel au centre et une zone commerciale dans sa partie Est en limite de la zone d'activité de la Trentaine.

Trentaine, zone d'activité industrielle (la plus ancienne de Chelles) situé plus à l'Est et limitrophe de Vaires-sur-Marne.

Bords de Marne, quartier calme et tranquille, situé entre le canal et la Marne, lieu de promenade apprécié des Chellois, avec à l'Est, à cheval sur la commune de Vaires-sur-Marne, la base régionale de loisirs nautiques.

Abbesses, quartier pavillonnaire traditionnel situé à l'ouest de l'avenue de la Résistance.

Noue-Brossard, Périchelles, Bel Air, Clos Roger, situés à l'ouest de la commune, mais néanmoins proche du centre-ville. Ce quartier a été totalement rénové dans les années 1960 et aujourd'hui encore, des lotissements se construisent. Un grand complexe sportif (gymnase, piscine, stade) a été construit. De nombreux immeubles y sont chauffés par le réseau de géothermie. De plus, la ZAC du Plain - Champ est en pleine expansion.

Les Arcades, Castermant, situés à l'est. L’espace urbain est occupé par des logements, des équipements publics, un centre commercial régional, des commerces spécialisés, deux groupes scolaires et deux lycées, un grand complexe sportif, des studios de musique. Dans ce quartier se trouve la cité ouvrière des Cheminots, créée en 1926 par la Compagnie des chemins de fer de l’est, car proche de la gare de triage (195 ha). La particularité du quartier tient dans son altitude de 50 m au lieu-dit « La Haute-Borne ».

Gambetta (le plus ancien quartier, très actif dans les années 1900), Tournelles, Château Gaillard, proche du centre-ville, le secteur mélange un urbanisme « moderne » et le « Vieux Chelles » (l’ancienne mairie-école au style Troisième République et l’école privée Gasnier-Guy).

Aulnoy, Chelles 2, quartier plus récent, avec le centre commercial Chelles 2.

Monts-Chalats, colline du Fort, La tuilerie, proche du centre-ville, le quartier est pavillonnaire récent datant des années 1980. Au sommet de la « montagne de Chelles » (104 mètres), se trouve le fort de Chelles datant de 1878, aujourd'hui désaffecté, qui surplombe la ville et ses alentours.

Chantereine, Madeleine, La Villeneuve, situés au nord-est ; le quartier, surnommé « quartier de Chantereine » est resté un village constitué de hameaux : Bois l’Evêque, Coudray, la Fontaine, Vallières, Vieux-Colombier...

Les Coudreaux, situés au nord ; le quartier anciennement envahi par des bois, a été construit à partir des années 1900, puis durant « l’époque des lotissements à la campagne ». Quartier pavillonnaire par excellence, la plupart des rues porte le nom de savants renommés. Son artère principale a été baptisée « avenue des Sciences ». Le quartier possède un aérodrome de tourisme qui s’intègre au « croissant vert » (formé par les espaces naturels).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 21 796, alors qu'il était de 18 400 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 0,8 % des résidences secondaires et 47 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 47,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 51,1 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 62,9 %, stable par rapport à 1999 (61,8 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse : 18,3 % contre 20,2 % en 1999[a 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du plan local d'urbanisme permettant une densification du centre-ville, les maisons traditionnelles en meulière sont progressivement remplacées par des immeubles d'habitation et de commerce, notamment avenue Foch et avenue de la Résistance.

Par ailleurs, plusieurs projets d’aménagement urbains sont en cours ou prévus, comme sur l'entrée sud-ouest de la ville, où un ensemble d'immeubles de 80 logements est en cours de construction sur un terrain qui était auparavant occupé par une société de location de véhicules.

Une nouvelle médiathèque a été construite à proximité du centre culturel. Elle a été inaugurée en 2013.

Dans le cadre du projet Grand Paris, il est prévu que la gare de Chelles devienne gare de correspondance entre la ligne 16 du Grand Paris Express, la ligne E du RER et la ligne P du réseau Transilien Paris-Est. La station de métro sera implantée en sous-sol, parallèlement à la gare routière et perpendiculairement à la gare RER[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, mentionnée en tant que Villa Cala. En 580 Grégoire de Tours, historien, aurait utilisé le nom de Cala (désignant le mont Châlats) pour désigner le futur Chelles. Vers 632 Kalense, puis deux siècles plus tard, Calense et Calensis. Vers 811 Kala, puis, quarante ans plus tard, Cale. Kalas en 1026, Chela et Cale, au siècle suivant. Cela et enfin Chiele en 1346. Ce n'est qu'à partir de 1388 que le nom actuel de la ville apparaît progressivement : Chielle, puis Chelles Sainte Bautour, en 1550, Chelles Sainte Bathilde en 1672 et Echelle Sainte Bandour en 1788.

À partir de la Révolution de 1789, le nom actuel de Chelles est fixé[7]. Nom issu du bas latin cala, abri sous roche, maison, issu du gaulois, lui même d'origine pré-indo-européenne *kal (cf. chalet).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges préhistoriques (éponymes du Chelléen) attestent de la présence de l'homme en des temps très reculés sur le territoire de la commune ainsi que de ses environs, notamment aux abords du mont Châlat.

300 000 ans avant Jésus-Christ, pendant la période paléolithique, les premiers habitants s'installent sur le site de l'actuelle ville, sans doute à cause du gibier et des fruits qui emplissent cette ancienne forêt, appelée alors Lauchonia sylva, mais aussi à cause d'une Marne poissonneuse et d'un climat tempéré. En effet, il a été découvert en 1874, des silex taillés, des bifaces, servant d'armes et d'outils. 4 000 ans avant Jésus-Christ, pendant la période néolithique, un groupe d'humains vit sur l'emplacement actuel de la mairie. Des haches polies, des grattoirs en silex, des pointes de flèches sont retrouvés lors de ces recherches. Cette époque, en effet se caractérise par la poterie, le tissage, mais surtout l'élevage et l'agriculture[1]. En 1973, il y avait encore un dolmen rue de Coubron.

L'agglomération gauloise[modifier | modifier le code]

En 1902, un ancien cimetière gaulois a été découvert au lieu-dit « La Chapelle de Souffrance ». Des outils, des instruments, prouvant que ces humains pratiquaient l'élevage, cultivaient l'orge et le blé, ont été découverts. Le commerce commença à s'étendre sur la Marne[8].

Des fouilles au début du XXIe siècle ont démontré l'existence de constructions romaines (au niveau de l'avenue de la Résistance, face à l'actuel parc du Souvenir) : des édifices publics ont été retrouvés (des thermes et un temple).
En 2006, lors de la construction d’un immeuble, les fouilles ont permis de découvrir un paléochenal de la Marne datée de La Tène D2 (Ier siècle avant notre ère) sur une rive ancienne adossée à une île placée à l’intérieur d’un ancien méandre[9].

Au VIe siècle avant Jésus-Christ, la région fut tour à tour envahie par les Galls, par les Kymris également appelés Belges[10], etc. et surtout par les Meldi et les Parisii, cités pour la première fois par Jules César dans Commentaires sur la Guerre des Gaules.

Au IIe siècle, la romanisation culmine. Les hameaux et villages se multiplient. Chelles est alors une station principale avant d'atteindre les limites de la grande ville, la cité[8].

Au début du Ve siècle, Chelles fait partie du dernier lambeau de pouvoir gallo-romain qui est contrôlé par Aetius, qui s’était violemment opposé à Attila, aux portes de Paris, en 451[8]. En 2006, découverte d'un quai gaulois bâti entre le premier siècle avant J.-C. et le premier siècle après. Exceptionnellement bien conservé, il servait au chargement de marchandises sur des barques à fond plat circulant sur un bras de la Marne aujourd'hui disparu.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Reconstitution de l'aspect extérieur du dortoir de l'abbaye de Chelles au XIIIe siècle

Au VIe siècle, le village devient une des villae royales de Clovis, roi des francs saliens et époux de Clothilde, qui créa l'église Saint-Georges. Chelles restera pendant longtemps dans le domaine de Neustrie (ou royaume de Paris) et la plus importante villa royale de l'Île-de-France.

En 584, Chilpéric, petit-fils de Clovis et de Clothilde est assassiné à Chelles (la pierre de Chilpéric, ou croix de Sainte-Bautheur ou borne de Chilpéric située dans le parc de la mairie symbolise cet évènement). C'est à cette époque que saint Grégoire de Tours, évêque de Tours, parle pour la première fois de Chelles, dans son ouvrage Historiae Francorum (Histoire des Francs) et emploie le terme de Cala civitatis Parisiacae villae (la villa de Chelles), dans la cité de Paris. C'est de cette période que daterait la route de Meaux, qui franchissait le ru de Chantereine, et près duquel s'était établie une station gauloise, puis romaine[1]. Clotaire II faisait de Chelles sa résidence d'été.

Au milieu du VIIe siècle, la reine Bathilde, veuve de Clovis II, choisit Chelles pour se retirer du pouvoir après une régence de plusieurs années. Elle fonde en 656, une abbaye, supprimée en 1790. Elle fut enterrée dans la petite église de Sainte-Croix puis déposée sur le grand autel de l'abbaye de Chelles, et canonisée par Nicolas Ier. À la fin du VIIIe siècle, l'abbesse Gisèle, fille de Pépin le Bref et sœur de Charlemagne, fait construire un nouvel édifice et dote le monastère d'un scriptorium, où de nombreux ouvrages furent écrits par les religieuses. En 798, la ville devient un lieu de villégiature de Charlemagne et de ses enfants[11]. En 848, Louis le Débonnaire joignit à cette abbaye le village de Coulens.

La ville bénéficie d’institutions communales à partir du règne de Louis le Gros[12].

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville et l'abbaye sont pillées. La famine décime le territoire. Les religieuses fuient Chelles et se réfugient à Paris. À leur retour, elles obtiennent du roi Charles VI de faire fortifier la ville. À partir du XIIIe siècle, l'essentiel du territoire de Chelles est sous la seigneurie des Dames, par l'acquisition en 1202, de la paroisse de Saint-André. En 1358, Charles V, régent logea à Chelles avec ses troupes qu'il conduisait en campagne contre Charles le Mauvais, roi de Navarre. La même année, les Anglais détruisirent presque toute l'abbaye de Chelles.

XVe siècle - Révolution française[modifier | modifier le code]

Chelles vers 1780 (carte de Cassini)

À deux reprises, en 1405 les Bourguignons et en 1411, les Armagnacs envahissent le territoire et obligent les religieuses à s'exiler. Agnès II de Neuville, abbesse, présente alors une requête au roi, demandant la fortification de Chelles. En 1411, Charles VI autorise à entourer la ville de fossés, de murs et de portes.

Mais en 1430, trois cent Anglais pillent Chelles au Carême, et dans la plaine de Vaires, Jeanne d'Arc et les troupes françaises s'opposent aux Anglo-Bourguignons. En 1489, les anglais y causent à nouveau de grands ravages.

En 1543, c'est Renée de Bourbon, descendante de saint Louis et sœur du roi de Navarre, qui devient la quarante-huitième abbesse de Chelles. Puis en 1627, c'est Marie-Henriette de Bourbon, sœur naturelle de Louis XIII, qui à son tour, prend cette fonction. Au XVIe siècle, le cartulaire de Notre-Dame-de-Paris ordonne la soumission de Chelles à l'archevêque de Paris. Mais l'abbaye tente d'échapper à cette autorité et y parvient. Début du XVIIIe siècle, l'abbesse n'est autre que la fille du régent, Louise-Adélaïde d'Orléans. Chelles devient alors une véritable résidence royale. À cette période, les abbesses de la commune cumulent les droits de justice, et de nombreux attributs qui en découlent : elles perçoivent notamment des taxes sur les activités économiques des Chellois : vigne, boucherie, maçonnerie, etc.[11].

En 1755, marquage des entrées principales de la seigneurie par des Bornes de pierre: échelle à cinq barreaux et crosse abbatiale stylisée, dont une seule subsiste à ce jour au bord de la Marne, sur le "Chemin rural de la Belle-île" en limite de l'Abbaye en allant sur Vaires. Elle a été découverte en 2002. En 1790, l'abbaye est supprimée. Elle est vendue comme bien national en 1796, puis pillée, et détruite pendant la période révolutionnaire.

À la fin du XVIIIe siècle, un procès-verbal établi par Lucien Dubray, ingénieur de son état, estime que le territoire de Chelles comprend une surface de « quatre mille neuf cents arpens et vingt et une perches et demie »[1]; près de 18 % du domaine appartient à l'abbaye.

Révolution française - guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

La seconde gare de Chelles, celle de 1857
La seconde gare de Chelles, celle de 1857

À partir de 1787, de nombreuses réformes municipales sont mises en place : élection des membres de l'assemblée, élaboration du premier registre de délibérations de l'assemblée municipale, le cahier des doléances... stoppées par la Révolution de 1789. En février 1790, les départements sont créés, et Chelles est englobé dans celui de Seine-et-Marne. En 1792, les dernières religieuses de l'abbaye quittent Chelles pour Chartres. Leur communauté est dissoute (un décret du 20 brumaire an II avait aboli le culte catholique). Les biens sont vendus à des particuliers[1].

Au XIXe siècle, quelques petites industries viennent s'installer profitant de l'activité économique traditionnelle de la ville : filature de coton, horlogerie, extraction de plâtre. En 1849, Chelles voit l'arrivée des chemins de fer et en 1865, la construction du canal de Chelles allant de Vaires à Neuilly-sur-Marne.

En 1814, Napoléon Ier abdique et les Bourbon rentrent en France. Chelles se rallie tout de suite au nouveau régime. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, les Chellois s'exodent massivement à Paris. Au mois d'octobre, la population est estimée à trente-quatre citoyens. La ville a été « transplantée » à Paris, où le maire, Buignet a installé la mairie chelloise. Cette administration s'organise pour distribuer des secours aux Chellois réfugiés. Les Allemands font de Chelles un point d'appui de leurs lignes de défense lors du siège de Paris. Trois batteries d'artillerie sont installées sur les hauteurs, entre Chelles et Montfermeil et à Montguichet. Après l'armistice, les troupes allemandes quittent la ville le 20 septembre 1871, et laissent derrière elles une commune décimée[1].

Première Guerre mondiale - époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Chelles se mobilise fortement. Dès la fin de l'année 1914, la commune crée un « magasin communal », qui met à la disposition des habitants des denrées alimentaires à bas prix. Puis ce magasin se transforme en « dépôt communal alimentation ».

En 1939, Chelles entre tout de suite en guerre. Émile Fouchard, maire de Chelles, est arrêté et emprisonné, car soupçonné de « reconstitution de la ligue dissoute » du communisme. Libéré, il entre tout de suite dans la Résistance. Chelles fait partie de la zone occupée. Le 10 juillet 1940, il s’oppose, à l'instar des quatre-vingt autres députés et sénateurs, aux pleins pouvoirs du maréchal Pétain. Il est alors remplacé par la « délégation spéciale ». En 1941, le maire se nomme Henri Lavaud[1]. En 1942, un service du travail obligatoire (STO) est instauré et oblige plus de soixante-dix Chellois à partir travailler en Allemagne, jusqu'en 1943. À l'appel du 18 juin 1940, Chelles devient un centre important de la Résistance. En octobre 1940, les premiers résistants se réunissent au centre de triage de Chelles-Vaires. Les Francs-tireurs et les Partisans français utilisent leurs talents de sabotage jusqu'à la libération : sabotage du centre de triage de Vaires en 1941, attaque du bureau de placement allemand en 1943, des litres d'essence détruits en 1944, etc. En mars, juin, et juillet 1944, la gare de triage de Chelles-Vaires est une cible pour l'aviation alliée, qui l'attaque de nombreuses fois. Plus de trois cent dix bombes de cent à cinq cent kilos sont larguées, causant de nombreux dégâts et des victimes civiles. Dans certains terrains vagues, des trous de bombes alliées étaient perçus en 1980 surtout aux cités SNCF dans le quartier des arcades fleuries.

Pendant le mois d'août 1944, des otages civils et des résistants sont fusillés près de la mairie et d'autres furent piégés par un Français « collaborateur » et livrés aux nazis par camion de déménagement (cet épisode est relaté dans le film Paris brûle-t-il ?Jean-Louis Trintignant joue le rôle du collaborateur). Ils furent fusillés au Bois Boulogne près des cascades, un chêne porte une plaque commémorative à leurs mémoires. Paul Mathéry, résistant alsacien originaire de Sigolsheim, Haut-Rhin, fut secrétaire de mairie à Chelles et à Vaires, son histoire inspira le film Au revoir les enfants de Louis Malle, il mourut déporté au camp autrichien de Mauthausen près de Linz, il y a quelques années le quotidien Dernières Nouvelles d'Alsace lui consacra un article. Les Américains n'arrivent que le 27 août 1944. À la Libération, la résistance reprend la municipalité. Mais la liberté se paie chère. Beaucoup de jeunes Chellois sont fusillés, déportés dans les camps de concentration, ou disparus dans la lutte clandestine, dont Pierre Weczerka, après dénonciation. Pour commémorer le sacrifice, Chelles construisit la place des Martyrs-de-Chateaubriant. De nombreuses rues portent le nom de combattants et résistants. La commune reçut la Croix de Guerre[1]. Le 1er octobre 1944, le nouveau conseil municipal élit Charles Schlosser maire de la ville. Ce dernier organise tout de suite le ravitaillement des populations démunies. Il met en place le « Bureau de coordination des prisonniers de guerre et des déportés », puis un « Comité d'organisation et d'accueil des prisonniers et des déportés », en février 1945, afin de pouvoir faire face au retour de ces derniers. Parallèlement, une épuration des fonctionnaires vichyssois est organisée. Après la Libération, en 1946, Chelles organise un Kommando de prisonniers de guerre allemands, pour l'exécution de travaux de voirie…

Pendant près d'une dizaine d'années, Chelles voit les mandats de ses maires se succéder, entre élections et démissions. En 1958, quatre ans après le commencement de la guerre d'Algérie et l'envoi de Chellois, la commune s'engage : elle vote un crédit de cent mille francs pour l'envoi de colis aux Chellois mobilisés. En 1959, le conseil municipal devient UNR. Un grand plan d'aménagement est entrepris à partir de 1960 afin de moderniser totalement le centre-ville. Sous la houlette de l'architecte Henri-Jean Calsat, un nouveau plan d'urbanisme est dessiné et un certain nombre d'habitations dites « insalubres » de l'ancien bourg sont détruites au profit d'un grand ensemble terminé au milieu de années 1970.

Chelles devient chef-lieu de canton en 1964, lors de la partition du canton de Lagny-sur-Marne. En 1975, les quartiers orientaux de Chelles sont rattachés au Canton de Vaires-sur-Marne nouvellement créé. Depuis le milieu des années 1990, un programme d'urbanisation fait sortir de terre un nouveau quartier, situé sur des terrains de l'ancienne gare de triage SNCF : le quartier de l'Aulnoy. En mai 1996 ouvre le Centre commercial Chelles 2 à l'emplacement des terrains nord de l'ancienne gare de triage SNCF, au cœur d'une nouvelle ZAC composée de magasins de grandes enseignes comme Leroy Merlin. Depuis le début des années 2000, le quartier immobilier est en cours de construction plus à l'ouest.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Chelles

Chelles est associée aux communes de Vaires-sur-Marne, Courtry et Brou-sur-Chantereine au sein de la Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine, fondée en 2005 comme communauté de communes, et transformée en communauté d'agglomération en 2009. Chelles dépend de la préfecture de Melun, et de la sous-préfecture de Torcy.

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1977 Guy Rabourdin UDR  
1977 1983 Gérard Bordu PCF  
1983 1995 Charles Cova RPR  
1995 2014 Jean-Paul Planchou PS  
2014 en cours Brice Rabaste UMP  

Le maire actuel a été élu par le conseil municipal en 2014.

Le conseil municipal élu en 2014 se compose de 45 conseillers, dont 34 représentants de l'Union de la droite, 9 représentants de l'Union de la gauche et 2 représentants du Front National.

En 2014, le budget communal s'élève à 59,98 millions d'euros pour le fonctionnement et 11,42 millions d'euros pour l'investissement.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La justice s'exécute au tribunal d'Instance de Meaux. Les deux tiers de la commune de Chelles constituent le Canton de Chelles. L'autre tiers associé aux communes de Brou-sur-Chantereine et Vaires-sur-Marne, constituent le Canton de Vaires-sur-Marne.

Le commissariat de police nationale est implanté 2 avenue de Claye. Il couvre les communes de Chelles, Vaires-sur-Marne, Courtry, Brou-sur-Chantereine, Villevaudé et Le Pin, soit une population totale de 78 396 habitants (recensement de 2010). La ville dispose également d'un service de police municipale installé 12 rue Adolphe-Besson. La brigade de gendarmerie est installée 17 avenue du Gendarme Castermant.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Avec 52 817 habitants au dernier recensement, Chelles est la commune la plus importante du département de Seine-et-Marne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 52 817 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 110 865 1 241 1 179 1 413 1 557 1 632 1 700 1 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 770 1 914 2 165 2 150 2 500 2 702 3 001 2 911 3 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 952 4 683 5 367 6 805 9 716 13 158 14 658 14 378 19 539
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
28 382 33 281 36 516 41 838 45 365 45 399 48 616 52 817 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Cette accroissement continu de la population est le fruit d'une forte vitalité économique et sociale, ainsi que d'un bon réseau de transports facilitant les liaisons avec Paris et les principaux pôles d'activité de la région. Le seuil des 50 000 habitants a été franchi en 2007 avec 51 035 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, l'instruction était dispensée par un maître d'école, nommé et payé par l'abbaye, ou par les sœurs de Nevers, arrivées à Chelles en 1722. À partir de 1796, un instituteur est nommé par le conseil municipal. En 1833, l'école communale reçoit soixante-quatre élèves (soixante garçons et quatre filles). En 1848, l'école cesse d'être mixte. Une école des garçons est construite en 1861, pouvant accueillir cent trente élèves.

Entre les deux guerres mondiales, les écoles se sont multipliées. En 1936, deux mille cent cinquante élèves fréquentent six groupes scolaires.

Actuellement, la ville compte quarante-et-un établissements scolaires, publics ou privés. L'événement majeur de l'année 2005 a été l'ouverture de la nouvelle école maternelle « Les Tournelles-Rabourdin » avec son centre de loisirs. Lors de la rentrée scolaire 2005-2006, la ville comptait 12 177 élèves dans les écoles publiques et 1 076 dans les écoles privées, à raison de 2 219 enfants en maternelle, 3 439 en école primaire, 2 696 au collège et 3 823 au lycée.

Les différentes écoles sont gérées par le district scolaire de Chelles qui couvre l'agglomération ainsi que les communes du Pin et de Villevaudé. Le district a son siège à l'école Alexandre Bickart. Il dépend du Rectorat de l'Académie de Créteil[19].

École maternelle Curie

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

Écoles élémentaires et primaires[modifier | modifier le code]

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa bonne desserte en transports en commun, Chelles est une ville où de nombreux étudiants seront amenés à loger. Dans cette perspective, la commune fait construire plusieurs logements réservés à cette future population.

Santé[modifier | modifier le code]

Chelles abrite une clinique, un institut médico-éducatif, un centre de protection maternelle et infantile, quatre laboratoires d'analyses médicales, deux centres de radiologie, et quatre cliniques vétérinaires. Elle est rattachée au centre hospitalier général de Lagny - Marne-la-Vallée (Lagny), au centre hospitalier intercommunal le Raincy-Montfermeil, et à l'hôpital privé Marne-Chantereine (Brou-sur-Chantereine). D'autre part, la commune compte trente médecins généralistes, soixante-neuf médecins spécialisés, cinquante-deux auxiliaires médicaux, et quinze pharmacies.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

De nombreuses équipes sportives regroupées en club sont présentes à Chelles : le bicross club, l'arc club[20], le club d'athlétisme (un des meilleurs clubs français), l'aéro club, le club de badminton[21], le club de basket-ball[22], le club de cyclotourisme[23], le club de football, le club de moto, et le club de plongée. De même, de nombreuses associations sportives offrent des cours d'aïkido[24], d'arts martiaux, d'athlétisme, de 4x4, de body-building, de bowling, de boxe, de canoë-kayak, de course à pied, de cyclisme, de danse, d'escalade, d'échecs, de gymnastique, de hockey, de judo, de karaté, de lutte, de natation, de pétanque, de roller, de rugby, de tennis de table, ou encore de yoga[25].la mi-temps équipement consacré à l'information des sports et des métiers du sport.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique :

  • église Saint-André (rue Jean-Veron),
  • chapelle Sainte-Balthilde (avenue de la Résistance),
  • salle la Roseraie Relais paroissial (rue Pérotin).

Culte orthodoxe : paroisse Saint-Seraphim de Sarov, avenue de l'Etoile d'Or.

Culte protestant : église réformée, avenue Albert-Caillou.

Culte israélite : synagogue, rue des Anémones.

Culte musulman : mosquée, plaine de jeux des Coudreaux.

Association Thar Deu Ling : Le Noirhard, rue du Bel Air

Média - Presse[modifier | modifier le code]

Chelles fait partie de la zone de chalandise de deux gazettes locales :

  • La Marne, hebdomadaire paraissant le mercredi, qui couvre le nord de la Seine-et-Marne et comporte plusieurs éditions dont une pour Chelles,
  • La République de Seine-et-Marne, (hebdomadaire).

Chelles est couvert par :

Les chellois reçoivent également plusieurs gazettes institutionnelles :

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 41 146 €, ce qui plaçait Chelles au 1 988e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[29].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 35 029 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,0 % d'actifs dont 67,3 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[a 4].

En 2009, on comptait 13 390 emplois dans la commune, contre 11 621 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 23 727, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 56,4 %, ce qui signifie que la commune offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Pendant des siècles, Chelles était réputé pour son vignoble et son agriculture (blé, orge, seigle, sarrasin, avoine...). À partir du XIXe siècle, de petites industries commencèrent à s'implanter. L'extraction de plâtre connaît alors un grand essor, grâce notamment au développement du chemin de fer, permettant le transport du plâtre vers différentes usines. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Chelles doit reconstruire. L'essor démographique est constant, mais l'emploi ne calque en aucun cas cet essor. Il faut attendre 1959, avec l'ouverture de l'avenue Sylvie puis 1964, avec la création de la zone industrielle de la Trentaine entre le triage de Chelles-Vaires et le canal de Chelles, pour voir des emplois se créer. À cette époque, la particularité de la commune tient dans le fait qu'elle garde, au monts de Chalats, une zone agricole, de deux cent quatre-vingt dix hectares.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Chelles 2.

Au 31 décembre 2010, Chelles comptait 3 078 établissements : 10 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 174 dans l'industrie, 460 dans la construction, 2 034 dans le commerce-transports-services divers et 400 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 428 entreprises ont été créées à Chelles[a 7], dont 247 par des autoentrepreneurs[a 8].

En 1996, a ouvert le centre commercial Chelles 2. En 1999, a été créé un Club Ville Entreprises de Chelles[30] qui est composé de 29 sociétés membres. Ce club permet aux participants de réfléchir, de construire des projets provoquant des actions homogènes et cohérentes, et promouvant une image qualitative des entreprises et de la ville. Depuis 1969, l'eau de source Chantereine puisée d'une nappe phréatique particulièrement bien protégée située à 100 mètres de profondeur sous le quartier Chantereine, a longtemps été exploitée et vendue en bouteille sous le nom Chantereine avant d'être rachetée par une société d'exploitation d'eau embouteillée qui la commercialise depuis sous son nom de marque.

Actuellement, la commune est un site attractif pour l'activité économique, de par sa localisation entre Paris et Marne-la-Vallée, et à proximité de l'aéroport Roissy-CDG. Sur les 1 630 hectares que compte la ville, une centaine d'hectares sont aménagés pour les entreprises et répartis en deux zones d'activités : la zone industrielle de la Trentaine et l'Espace d'Activités de la Tuilerie. En décembre 2006, a été créée la maison de l'emploi[31] par regroupement en un seul espace, de différentes structures : ANPE, Service de l'emploi, la mission locale pour l'emploi des jeunes, un espace d'information et d'orientation, un centre de formation. Ce lieu se situe en face des Assedic, et à 500 mètres de la gare. La maison de l'emploi héberge aujourd'hui le Pôle emploi.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André de Chelles entourée du cimetière ancien
Villa Max
  • Les églises Sainte-Croix et Saint-Georges, aujourd'hui réaménagées en centre de culture contemporaine, constituent avec les vestiges du cloître les derniers éléments encore visibles de l'abbaye de Chelles[32].
  • Le monument de Chilpéric[33] qui symbolise l'assassinat de Chilpéric Ier à Chelles en 584, au retour d'une chasse.
  • L'église Saint-André remaniée au XVIIIe siècle, avec son chœur du XIIIe siècle.
  • Le musée Alfred-Bonno créé en 1950 à partir des donations de l'abbé Alfred Bonno, curé de Chelles, présente des objets quotidiens du Néolithique, de l’époque gauloise, romaine, médiévale et moderne (outils, armes, céramique, sarcophages, sculptures et fragments d’architecture de l’abbaye), une collection de tissus mérovingiens de la Reine Bathilde, fondatrice du monastère au VIIe siècle (manteau, tunique brodée, grande robe), des collections archéologiques, des documents sur l'abbaye de Chelles, des sépultures et des reliques royales, et des tissus médiévaux[34], des œuvres de Guy-Pierre Fauconnet (1882 - 1920), artiste chellois et des reproductions de cartes postales de Chelles au début du XXe siècle.
  • Le fort de Chelles, situé sur « la Montagne » de Chelles ou Mont Chalâts, a été construit de 1876 à 1878 après la guerre franco-allemande de 1870, dans le cadre du dispositif de défense de Paris
  • La villa Max, attenante à la place Gasnier-Guy, fut construite vers 1880[35] dans le style des maisons bourgeoises de l’époque, en vogue notamment à Deauville et Étretat. Le décor du jardin environnant est travaillé en béton sculpté façon bois, dans le style des jardins romantiques, à l’image de ceux du parc des Buttes-Chaumont. Actuellement fermé au public, le site fait l’objet d’un projet de réhabilitation, confié à la Société Archéologique et Historique de Chelles[36]. Les premiers travaux de nettoyage sont intervenus le 4 août 2013 et devraient se prolonger sur 3 ans. Ils ont d‘ores et déjà permis de découvrir des fresques de style gothique, dissimulées sous la tapisserie de la cage d’escalier[37]. La rénovation de la toiture est à l'étude.
  • Le musée des transports urbains, interurbains et ruraux est installé à Chelles depuis 2007. Toutefois, ne disposant pas encore de ses locaux définitifs (il devrait s'installer vers 2018 avenue François Mitterrand, le long des voies ferrées sur l'emplacement de l'ancien site du SERNAM), il n'est pas encore ouvert au public, sauf lors de quelques occasions, comme les journées du patrimoine.
  • L'hôtel de la Cave (ou ferme de la Cave) est la plus vieille construction de Chelles (carrefour des Déportés). On retrouve une trace de transaction datant de 1468. La famille Trinquand l'y habita de 1749 à 1945, notamment Jean Louis Nicolas Trinquand, Maître des Eaux et Forêts de Louis XV. La demeure fut bénie par Monseigneur Roncalli, le 30 mai 1946 (élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII)[38].
  • L’ancienne gendarmerie : Cette brigade de gendarmerie à cheval, située au 31 bis avenue de la Résistance (Ex boulevard de la Gare), a été en fonction jusqu’en 1932, date où elle fut déplacée route de Brou. Cette petite caserne comportait des écuries dans sa cour intérieure (aujourd’hui transformées en garage)[39].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque Jean-Pierre Vernant ouverte en 2013 a remplacé la bibliothèque Georges-Brassens.
  • Le conservatoire municipal accueille environ 780 élèves par an autour de plusieurs dizaines de disciplines musicales.
  • Le théâtre de Chelles offre différentes disciplines et représentations de l’art scénique - théâtre, danse, humour, musique ou variété
  • L'université Inter-Âges qui permet l’accès au savoir et à la connaissance à un large public.
  • Les Églises - Centre d’Art Contemporain, issu du réaménagement des deux églises mitoyennes, Sainte-Croix et Saint-Georges par le designer Martin Szekely et l'architecte Marc Barani, propose des pratiques artistiques contemporaines sur les notions de territoire (architectural, urbain, historique ou encore paysager).
  • Les ateliers du Centre d’Arts Plastiques.

Associations[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sont présentes à Chelles : associations de quartiers[40], associations pour la jeunesse[41], associations de santé[42] , associations pour l'emploi[43], associations culturelles[44], et associations sportives[45].

Sur l'aérodrome de Chelles - Le Pin, plusieurs aéroclubs sont construits, dont l'aéroclub de la région de Chelles et l'aéroclub Lucien Bossoutrot et leurs écoles de pilotage.

Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

  • Foire Photo, Ciné, Son est l'une des plus importantes Foire de France, dans le domaine du materiel photo de collection et d'occasion et est organisée depuis 33 ans par l'association Chelles Audiovisuel. Elle a lieu tous les ans à mi-mars au Centre Culturel.
  • Le battle pro est une compétition nationale et internationale de break dance (chaque année au mois de mars).
  • L'art en numérique est une manifestation à la rencontre des modes d'expression de l'art numérique (chaque année au mois de mars).
  • Le floréal est un événement regroupant des rencontres, des débats, des forums, des représentations théâtrales, des danses autour d'un thème différent chaque année (au mois de mai, en rapport avec le mois floréal).
  • La braderie (une des plus anciennes de la région parisienne) se déroule l'avant-dernier dimanche de juin.
  • Le livre en fête : chaque année, au mois d'octobre, la commune fête le livre. La bibliothèque offre alors une exposition regroupant des œuvres, des souvenirs, des témoignages sur un thème donné.
  • Le téléthon se déroule tous les ans, début décembre, et différents défis, activités sont proposés aux participants.
  • Le sidaction : différentes manifestations durant une semaine au mois de décembre de chaque année.
  • Le marché de Noël (vers la mi-décembre) est un marché couvert proposant des produits de différentes régions, célèbres pour leurs marchés de Noël : Alsace, etc[46].
  • Les animations de rue se déroulent pendant deux jours, fin décembre de chaque année. La commune propose des animations, des jeux, de la musique[47].
  • Les automates de Noël, des lutins et pères Noël animés se baladent dans la ville durant les vacances scolaires d'hiver[48].
  • La cosa cup et le V7 teenage tour, des compétitions internationales de skateboard.
  • Les soirées Globe Oculaire au cinéma de Chelles : tous les deux mois au cinéma de Chelles Le Cosmos a lieu une soirée à thème réalisée par les vidéastes du collectif Killmeway, collectif ouvert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Jehan de Chelles

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Chelles Blason Écartelé, aux 1 et 4 d'azur à une fleur de lys d'or, aux 2 et 3, d'argent à une échelle de sable posée en bande.
Ornements extérieurs 
Couronne murale
Feuilles de chêne et de laurier
Croix de guerre 1939-1945
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Les armoiries de la ville comportent deux échelles dirigées vers le haut. La présence de ces échelles viendrait du fait que Sainte-Bathilde (dont un des vêtements est conservé au musée municipal) aurait rêvé d'aller au Ciel grâce à des échelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Clément Torchet, curé de la paroisse: Histoire de l'Abbaye royale de Notre Dame de Chelles, Retaux-Bray, libraire éditeur, Paris 1889 – deux volumes
  • André Clément, Georges Fournier, Armand Lanoux, Jean Marsigny, Henri Trinquand : Chelles - Quelques évocations de son passé, ouvrage publié par la Société Archéologique et Historiaue de Chelles, 23 décembre 1958.
  • Michel Roblin : Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque : peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise), préface de M. Albert Grenier, membre de l’Institut, éd. A. et J. Picard, Paris, 1951, 387 p.; rééd. A. et J. Picard, Paris, 1971, 491 p. — Thèse soutenue à l’Université de Paris.
  • André Clément : Bulletin de la Société archéologique et historique de Chelles, édition SAHC, 1980
  • Jacques Varin : Chelles, un avenir digne de son passé, éditions Paris, 1983.
  • Christian Gamblin : Chelles histoire de ses quartiers et de ses rues, Bulletin de la Société archéologique et historique de Chelles, édition SAHC, 1995.
  • Le guide de Chelles, guide édité par la commune.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Jacques Varin, Chelles, un avenir digne de son passé, éditions Paris, 1983
  2. D'une rive à l'autre, Chelles-Gournay, Bulletin Hors-série de la Société Archéologique et Historique de Chelles, 2011
  3. Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France – Réserve naturelle régionale des îles de Chelles
  4. Conseil régional d’Ile de France – Classement de la Réserve naturelle régionale des îles de Chelles du 27.11.2008
  5. Implantation de la correspondance sur le site de la Société du Grand Paris
  6. Vidéo de la Société du Grand Paris illustrant le tracé de la section entre Noisy-Champs et Le Bourget.
  7. Historique du nom
  8. a, b et c Michel Roblin, Le Terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, éditions Paris, 1971
  9. [PDF]Inrap rapport d'activité 2006 page 19
  10. LES PREMIERS PARISIENS OU HABITANTS DE LUTECE
  11. a et b Histoire de Chelles
  12. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest, dans Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 20
  13. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  14. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  15. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur
  16. Lindau
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. Académie de Créteil
  20. Arc Club
  21. le Club de Badminton
  22. le Club de Basket-ball
  23. Club de cyclotourisme
  24. Club ESCG Aïkido Chelles
  25. Les Clubs et associations sportifs
  26. Canal Coquelicot
  27. Vallée FM
  28. Radio Recc
  29. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  30. Ville Entreprises de Chelles
  31. la maison de l'emploi
  32. « Notice no PA00086886 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Notice no PA00086887 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Le musée municipal Alfred-Bonno
  35. Cahier PUCA N°4 - Ateliers de CHELLES, septembre 2011, p. 8 et suiv.
  36. Rempart.com/
  37. Journal La Marne du 14 août 2013
  38. Chelles Mag' N°15, janvier/février 2014, consulté le 9 janvier 2014
  39. Chelles - Quelques évocations de son passé, page98 - consulté le 25 mars 2014
  40. associations de quartiers
  41. associations pour la jeunesse
  42. associations de santé
  43. associations pour l'emploi
  44. associations culturelles
  45. et associations sportives
  46. Le marché de Noël
  47. Les animations de rue
  48. Les automates de Noël