Jean Ier de Bourgogne

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Jean Ier de Bourgogne
Image illustrative de l'article Jean Ier de Bourgogne
Titre
Comte de Nevers
13851404
Prédécesseur Philippe II de Bourgogne et
Marguerite III de Flandre
Successeur Philippe de Bourgogne
Duc de Bourgogne
Comte de Flandre
Comte palatin de Bourgogne

&&&&&&&&&&&0512814 ans, 0 mois et 14 jours
Prédécesseur Philippe II de Bourgogne et
Marguerite III de Flandre
Successeur Philippe III de Bourgogne
Biographie
Dynastie maison de Valois
Date de naissance
Lieu de naissance Palais des ducs de Bourgogne à Dijon
Date de décès
Lieu de décès Montereau-Fault-Yonne
Père Philippe II de Bourgogne
Mère Marguerite III de Flandre
Conjoint Marguerite de Bavière (1363-1423)
Enfant(s) Marguerite
Catherine
Marie
Isabelle
Philippe III de Bourgogne
Jeanne
Anne
Agnès

Jean Ier de Bourgogne, dit « Jean sans Peur », duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois et de Charolais, comte palatin de Bourgogne, seigneur de Mâcon, Chalon et autres lieux (° à Dijon - † à Montereau-Fault-Yonne) était un prince français de la maison capétienne de Valois. Il consolida les bases de ce qui deviendra l'État bourguignon, continuant ainsi la politique que son père Philippe II de Bourgogne avait initiée. Il ne bénéficia cependant pas du rôle de premier plan que jouait celui-ci, oncle du roi, au Conseil royal, n’étant plus que le cousin du roi Charles VI, lequel connaissait depuis 1392 des crises de folie intermittentes. La cour de celui-ci devint alors le lieu de toutes les intrigues entre les Princes. Parce qu’il avait besoin des finances royales pour développer sa principauté et que ses intérêts se heurtèrent à ceux du frère du roi, Louis d’Orléans, Jean sans Peur fit assassiner ce rival en 1407. En commanditant le meurtre de son cousin, le duc de Bourgogne entraîna la France dans la guerre civile entre les factions bourguignonne et armagnac (celle-ci cherchant à venger Orléans), qui se disputèrent alors la capitale et la régence. Ces troubles, conjugués à l’appel à l’Angleterre d’Henri V (de la part des deux parties), contribuèrent à relancer la guerre de Cent Ans. Cependant, Jean sans Peur fut assassiné à son tour en 1419, alors qu’il tentait une énième réconciliation avec les Armagnacs pour tenter de parer au péril anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le 28 mai 1371 au palais des ducs de Bourgogne à Dijon, il était le fils aîné du duc Philippe II de Bourgogne et de la duchesse et comtesse Marguerite III de Flandre et le frère d'Antoine de Bourgogne, comte de Rethel, puis duc de Brabant et de Limbourg. Il fut d'abord comte de Nevers en 1384, comté qu'il céda à son frère Philippe en 1404, lorsqu'il hérita du duché de Bourgogne.

À l'appel du roi Sigismond de Hongrie, menacé par la progression des Ottomans, les princes d'Occident réunirent une armée. Jean y remplaça son père et commanda le contingent français, dont il ne parvint à modérer l'impétuosité[1]. La campagne se termina en septembre 1396 par le désastre de Nicopolis, où les croisés furent vaincus par le sultan Bayezid Ier. Ce fut lors de cette bataille que le comte de Nevers gagna son surnom de « Jean sans Peur »[réf. nécessaire]. Il fut néanmoins fait prisonnier, et son père dut emprunter 200 000 florins à son conseiller Dino Rapondi pour payer sa rançon. Il ne rentra en France qu'en février 1398.

Rivalité avec Louis d'Orléans[modifier | modifier le code]

Philippe le Hardi meurt le 27 avril 1404. Jean sans Peur prête hommage au roi Charles VI le 23 mai de la même année pour son héritage de Bourgogne et fait son entrée à Dijon le 17 juin 1404. Le 21 mars 1405, sa mère meurt à son tour, il prend alors possession des comtés de Flandre, d'Artois et de Bourgogne.

Depuis 1392, le roi Charles VI souffrait de crises de folie plus ou moins longues. Une ordonnance de 1403 prévoyait en cas de décès du souverain, et de régence, ou d’« absences » du roi, que le gouvernement du royaume se ferait par l’intermédiaire du Conseil royal, dirigé conjointement par la reine et les ducs d’Orléans, de Bourgogne, de Berry et de Bourbon.

Accaparé dans un premier temps par le règlement des successions de Bourgogne et de Flandres, Jean sans Peur délaissa Paris. Cette absence et le fait qu'il n'était plus que cousin du roi (alors que son père était l'oncle du roi) affaiblit sa position. La figure dominante du Conseil royal, autrefois Philippe le Hardi, devint désormais le plus proche parent de Charles VI, son frère Louis d'Orléans. En conséquence, les largesses du Trésor royal envers le nouveau duc de Bourgogne s'effondrèrent au profit d'Orléans. Elles représentaient auparavant jusqu'à 59 % des finances ducales pour n'en constituer que 24 % à partir de 1406[2]. Or, les dépenses de fonctionnement des États bourguignons n'avaient de cesse de s'alourdir. Cette situation obligeait le duc à augmenter sa propre fiscalité, ce qui présentait deux désavantages : la perte du capital de popularité gagné par son père, et de nouvelles tensions avec la turbulente Flandre. D'autre part, la politique menée par Orléans entrait directement en conflit avec les intérêts de cette dernière province. Le frère du roi souhaitait en effet la reprise de la guerre avec l'Angleterre, prétexte en réalité à de nouveaux impôts exceptionnels. Une relance du conflit risquait à nouveau de ruiner les Flandres, dont l'industrie drapière dépendait des importations de laines anglaises. En outre, Orléans, pour contrer la puissance bourguignonne a, entrepris l'acquisition de nombreux fiefs dans l'est (le duché de Luxembourg, les comtés de Soissons, Porcien…). Les tensions, qui existaient déjà entre Philippe le Hardi et son neveu, n’ont fait que croître entre les deux cousins. Tant est si bien qu'en août 1405, Jean sans Peur rassembla une armée et menaça Paris. La France était alors au bord de la guerre civile. Orléans, qui avait toutefois réussi à quitter Paris, amassa des troupes, puis entama en septembre un patient blocus de la capitale. Bourgogne rentra, entre temps, dans la ville. Le 26 août, il prêta hommage au roi pour son héritage de Flandre et d'Artois, sa mère Marguerite étant décédée en mars. Charles VI sorti, pour un temps, de sa folie, parvint à enclencher le processus de négociations et à éviter tout combat armé entre les princes. Bourgogne, qui tenait alors Paris, était fort du soutien des maîtres de l'université à qui il promettait la « réforme » du royaume. Ils devinrent dès lors des soutiens inconditionnels de sa politique. Cependant les coûts engendrés par l’entretien de son armée le poussèrent vers le compromis. Finalement, le 16 octobre, la paix fut faite entre les ducs.

Les deux ducs se livrèrent alors à une intense propagande, écrivant aux grands et aux bonnes villes du royaume, cherchant à faire valoir leurs points de vue sur les évènements de 1405. Jean sans Peur accusait son cousin de dilapider les deniers royaux. Il faut dire que 9/10e des revenus du frère du roi provenaient alors du seul Trésor royal. Se surajoutent à cela, des vues différentes sur le schisme de la papauté que connaît l'occident chrétien.

Article détaillé : Soustraction d'obédience.

Autour de cette lutte d'influence, chaque camp choisit une symbolique particulière. La devise du duc d'Orléans, « Je l'ennuie », accompagnait les bâtons noueux, son emblème. Cela adressait une menace claire à ses ennemis. Jean sans Peur, lui, avait choisi comme emblème un rabot, agrémenté de la devise, en flamand  : « Ich oud ! » (« Je tiens ! »)[3]. Dans une des tours de l'ancien hôtel de Bourgogne à Paris, on peut voir sur un vitrail deux rabots sculptés. De même, sur nombres de miniatures, Jean sans Peur arbore sur ses vêtements des rabots.

En janvier 1406, une ordonnance réorganisa le Conseil royal. À la faveur de celle-ci, Orléans, avec le soutien des princes de sang, Berry, Bourbon et Anjou, procéda à l'épuration des conseillers bourguignons, amenuisant davantage l'influence de Jean sans Peur. Dès lors, on s'acheminait vers une nouvelle crise. Si Bourgogne voulait préserver sa principauté, il devait se débarrasser de son rival et cousin.

Guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons[modifier | modifier le code]

Assassinat du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, sur le pont de Montereau, en 1419. – fac-similé d'une miniature de la Chronique de Monstrelet, manuscrit du XVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)
Assassinat du duc Louis d'Orléans.
Enluminure du Maître de la Chronique d'Angleterre, vers 1470 ?-1480 ? (BnF)

Le 23 novembre 1407, dans la nuit, Louis d'Orléans, sortant de l'hôtel de la reine, est assassiné lors d'un guet-apens organisé par Jean sans Peur. Cependant, les meurtriers avaient lancé dans leur fuite des chausse-trappes afin de ralentir d'éventuels poursuivants, autant d'indices qui menèrent les enquêteurs vers l'hôtel d'Artois, résidence parisienne du duc de Bourgogne. Celui-ci décida d'ailleurs de prendre les devants. Le 26, lors d'une séance du Conseil royal, il avoue son forfait à son cousin Anjou et à son oncle Berry, ce dernier lui conseillant peut-être de fuir, ce qu'il fait le lendemain en prenant la route des Flandres, avec quelques fidèles.

Tandis le peuple de Paris se félicitait de la disparition du duc - Orléans était alors synonyme d'impôts - assurant de nouveaux soutiens à Bourgogne, la duchesse d'Orléans demanda au roi de faire justice, lequel promit le 21 décembre. De son côté, Jean sans Peur prépara sa défense afin de justifier son crime.

Allié à la reine Isabeau de Bavière, il s'empare de l'autorité royale et reçoit en novembre 1411 la mission de chasser les Armagnacs[Par qui ?], mais la paix d'Arras () l'écarte du gouvernement. En 1416, profitant de la mort du duc Jean Ier de Berry, il s'empare du comté de Boulogne au détriment de la veuve, Jeanne d'Auvergne. Le 29 avril 1417, à Constance, il s'allie avec l'empereur.

Les Armagnacs considèrent la reine Isabeau de Bavière comme suspecte à leur cause et l'écartent du pouvoir, mais Jean sans Peur la rejoint et constitue avec elle à Troyes un gouvernement opposé à celui des Armagnacs. Après avoir suscité, le 12 juin 1418, une insurrection au cours de laquelle le comte Bernard VII d'Armagnac est massacré, ils rentrent à Paris le 14 juillet 1418 où ils transfèrent le gouvernement de Troyes.

Jean sans Peur est assassiné le 10 septembre 1419 par quelques hommes de main des Armagnacs à l'occasion d'une entrevue avec le dauphin à Montereau-Fault-Yonne. Son corps est ramené d'Auxerre à Avallon par Claude de Chastellux qui le remet ensuite à Guillaume de la Tournelle chargé du trajet jusqu'à Dijon.

Jean et l'État bourguignon[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre 1408, il écrase les bourgeois et ouvriers liégeois révoltés à la bataille d'Othée, obtient l'alliance des duchés de Luxembourg et de Lorraine, et continue la construction de l'État bourguignon[4].

Son tombeau[modifier | modifier le code]

Tombeau de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.
Gisants de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.

Comme son père Philippe le Hardi, Jean sans Peur a été enterré à la Chartreuse de Champmol. Philippe le Bon, fils et héritier de Jean sans Peur, se charge de lui faire exécuter un tombeau monumental, digne de son rang de prince, sur le modèle de celui de Philippe le Hardi. La commande en est donnée à Claus de Werve, alors sculpteur officiel des ducs de Bourgogne, qui avait achevé le tombeau de Philippe le Hardi. Le chantier traîne en longueur et, à la mort de Claus de Werve en 1439, le chantier est confié à son successeur Jean de la Huerta. Il est achevé par un troisième sculpteur, Antoine le Moiturier.

Le tombeau de Jean sans Peur est copié sur celui de son père. Il s'agit donc d'un gisant sur dalle noire, avec un cortège de pleurants en soubassement. Jean sans Peur partage son tombeau avec son épouse, Marguerite de Bavière. La qualité est comparable à celui de Philippe le Hardi, bon nombre de pleurants sont même des copies conformes des pleurants du tombeau de Philippe, mais par la suite, lors du remontage des tombeaux, les pleurants ont été mélangés, rendant difficile toute comparaison stylistique. Déplacé à Saint-Bénigne en 1792, le tombeau est aujourd'hui, comme celui de Philippe le Hardi, présenté au musée des beaux-arts de Dijon. En 2012-2013, ces pleurants ont fait l'objet de prêts à des musées prestigieux où ils ont été présentés de façon autonome, comme par exemple le musée de Cluny à Paris.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Jean sans Peur

L’année 1385 voit la concrétisation d'une double alliance politico-familiale de la maison de Bourgogne avec les ducs de Bavière-Straubing.

À Cambrai, le 11 avril 1385, le futur Guillaume IV de Hainaut épouse Marguerite de Bourgogne[5]. Ce mariage, fruit d'une politique d'implantation des deux familles dans les territoires du nord, est célébré le même jour que celui du futur Jean Ier de Bourgogne avec Marguerite de Bavière (-Straubing), le frère et la sœur du premier couple[6].

De cette union, naissent un fils et sept filles :

Il laisse également quatre enfants illégitimes :

  • nés de Marguerite de Borselen :
    • Guy († à Calais en 1436) ;
    • Antoine, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem ;
    • Philippotte ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Autrand 1986, p. 332
  2. Favier 1980, p. 415
  3. Autrand 1986, p. 355
  4. Patrick Van Kerrebrouck, Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 3 : Les Valois, Patrick van Kerrebrouck,‎ 1990 [détail de l’édition], p. 364-5.
  5. Sury 2010, p. 149-150, 154, 203-205 : - Guillaume de Bavière (alias Guillaume d’Ostrevant, futur Guillaume II duc de Bavière-Straubing alias Guillaume IV comte de Hainaut) et, Marguerite de (Valois) Bourgogne : selon l’acte de mariage dressé à Cambrai, le 11/4/1385, le futur marié bénéficiera de l'héritage paternel (provenant antérieurement d’un héritage maternel, par la Maison d’Avesnes (Avesnes-sur-Helpe), comte de Hainaut aux XIIIeXIVe s.) en Hainaut, en Hollande, en Zélande et en Frise ; les seigneurs et les villes concernés ratifient l'acte en y apposant leurs sceaux. Il y avait 31 sceaux de cire brune ou verte appendus par des cordons verts de soie laquée à cet acte de mariage sur parchemin de Cambrai daté du 11/04/1385, et ce, dans un ordre très concerté [le duc et la duchesse de Bavière, les seigneurs puis les villes de Hainaut (11 sceaux), puis de Hollande (11 sceaux) et enfin de Zélande (7 sceaux)], 21 subsistent (certains sont endommagés) : le duc de Bavière ; pour le Hainaut, Guy comte de Blois (et seigneur d’Avesnes), Jean de Condeit (de Condé) sire de Moreausmes, Engelbert d'Enghien, les seigneurs d'Antoing, de Briffeul, de Lens, la ville de Mons ; pour la Hollande, le seigneur de Hoerne, Othe, seigneur d'Ercle, les seigneurs de Ghaesebeke, de Montfort, d'Haspere, de Zevenberghe, les villes de Harlem, Delft et Leyde ; pour la Zélande, le seigneur de Haemsteden, Frank(e), seigneur de Borssele (alias, van Borselen), le seigneur de Cruint (Cruninghe) et Rasse de Borssele (alias, van Borselen.) ;
    « Contrat de mariage (année 1385, le 11 avril. Le mariage sera célébré à Cambrai le lendemain, le 12 avril) entre Guillaume d’Ostrevant (futur Guillaume IV comte de Hainaut) et Marguerite de (Valois) Bourgogne », in, Bibliothèque du château de Chantilly, Mss 1385, folio 58 (traités de 1374-1385)
  6. Sury 2010, p. 203-204 : « A Beauté-sur-Marne, le 19 février 1385 (date nouv. st.), Philippe II (le Hardi), duc de Bourgogne, comte de Flandre, d’Artois, de Bourgogne et de Rethel, et son épouse Marguerite (Marguerite III (de Dampierre) de Flandre)', déclarent que la prorogation décidée de la célébration du mariage de leurs enfants Jean (futur Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne) et Marguerite (de Bourgogne) et de respectivement Marguerite (de Bavière-Straubing) et Guillaume (Guillaume d’Ostrevant), enfants du duc Albert de Bavière(-Straubing), ne changera en rien les clauses des traités passés à ce sujet ». In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1146, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 243. (Or. sur pch. ; sc. brisé app., 1 sc. disp. ;
    • À Courtrai (Kortrijk), le 11 avril 1385, Philippe (le Hardi), duc de Bourgogne, comte de Flandre, d’Artois, de Bourgogne et de Rethel, et son épouse Marguerite (de Flandre), et le duc Albert de Bavière, bail, gouverneur des comtés de Hainaut, etc., et son épouse Marguerite (Marguerite de Brieg, alias, Margaretha von Schlesien-Liegnitz), font connaître les clauses du traité de mariage conclu entre Jean (futur Jean-sans-Peur) et Marguerite (de Bavière-Straubing), leurs enfants respectifs. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1147, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 243. (Or. sur pch. ; 4 sc. app., dont 2 ébréchés.;
    • À Courtrai (Kortrijk), le 11 avril 1385, Philippe (le Hardi), duc de Bourgogne, comte de Flandre, d’Artois, de Bourgogne et de Rethel, et son épouse Marguerite (de Flandre), font connaître les dispositions complémentaires qu’ils ont prises touchant la fixation du douaire de Marguerite (de Bavière-Straubing), fille d’Albert de Bavière, promise à leur fils aîné (le futur Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne). In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1148, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 243. (Or. sur pch. ; 2 sc. app., dont 1 ébréché. ;
    • À Gênes, le 5 avril 1385 (date nouv. st. : 1386), le pape Urbain (VI) accorde les dispenses nécessaires pour la célébration du mariage de Jean (le futur Jean-sans-Peur), fils aîné de Philippe (le Hardi) de Bourgogne et de Marguerite (de Bavière-Straubing), fille du duc Albert de Bavière. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1149, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 244. (Or. sur pch. ; 1 sc.);
    • À Arras, le 21 juin 1389, Philippe (le Hardi) duc de Bourgogne, etc., donne procuration à Pierre Varopel, receveur général de ses finances, et à d’autres pour recevoir du duc Albert de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande, et de Zélande, le reliquat de la dot convenue lors du mariage de la fille de ce dernier (Marguerite de Bavière-Straubing) avec Jean (le futur Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne), comte de Nevers, fils du disposant. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1155, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 245. (Copie dans un acte du 4 juillet 1389 relatant un acte dressé à Arras le 21/06/1389.) ;
    • À Cambrai, le 4 juillet 1389, l’Official de Cambrai fait savoir qu’en sa présence, Pierre Varopel, receveur général des finances de Philippe (le Hardi), duc de Bourgogne, procureur de celui-ci et de son fils Jean (le futur Jean-sans-Peur), comte de Nevers, a donné quittance au duc Albert de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande, et à son fils Guillaume, comte d’Ostrevant (en Hainaut), d’une somme de 18 000 florins d’or, dits francs de France, constituant le reliquat de la somme principale attribuée en dot par ledit duc Albert à sa fille Marguerite (de Bavière-Straubing), à l’occasion de son mariage avec le susdit comte de Nevers. Suit la teneur des lettres de procurations dressées à cet effet, le 21 juin 1389, par le duc de Bourgogne et son fils. Souscription et signature de Jean Creton, tabellion du diocèse de Cambrai et notaire de la curie du même lieu. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1158, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 246. (Or. sur pch. ; sc. disp.
  7. voir Les Valois, de Patrick Van Kerrebrouck - 1990, page 518.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Schnerb, Jean sans Peur, le prince meurtrier, Paris, Payot, coll. « Biographie Payot »,‎ 2005, 23 cm, 824 p. (4 p. de pl.) p. (ISBN 2-228-89978-X) ;
  • (en) Richard Vaughan, John the Fearless : The Growth of Burgundian Power (1404-1419), Woodbridge, Boydell Press,‎ 2002, 2e éd., 324 p. (ISBN 9780851159164, lire en ligne)
  • Jean Favier, La guerre de Cent Ans, Paris, Fayard,‎ 1980, 678 p. (ISBN 978-2213008981)
  • Françoise Autrand, Charles VI, Paris, Fayard,‎ 1986, 647 p. (ISBN 978-2213017037)
  • Bernard Guénée, Un meurtre, une société. L'Assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires »,‎ 1992, 350 p. ;
  • Geoffroy G. Sury, Bayern Straubing Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut, XIVe - XVe s., Bruxelles, Geoffroy G. Sury, Edit.,‎ 2010, 2e éd., p. 149-150, 154, 203-205 ;
  • Prosper Brugière de Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois : 1364-1477, t. 1, Société typographique belge, Adolphe Wahlen et Compagnie,‎ 1838, 5e éd., 614 p. (lire en ligne), p. 203.

Articles connexes[modifier | modifier le code]


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