Yerres
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| Yerres | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Essonne |
| Arrondissement | Évry |
| Canton | Yerres (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 91691 |
| Code postal | 91330 |
| Maire Mandat en cours |
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Val d'Yerres |
| Démographie | |
| Population | 28 572 hab. (2006) |
| Densité | 2 904 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 32 m — maxi. 116 m |
| Superficie | 9,84 km² |
Yerres (prononcer [jɛʁ]) est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton d'Yerres.
Ses habitants sont appelés les Yerrois[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
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Position de Yerres en Essonne.
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| Type d'occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Espace urbain construit | 51,21 % | 510,14 |
| Espace urbain non construit | 11,55 % | 115,06 |
| Espace rural | 37,24 % | 370,95 |
| Source : Iaurif[2] | ||
Yerres est située au nord-est du département (à la limite avec le Val-de-Marne), traversée par l'Yerres, rivière éponyme, et le Réveillon, un ruisseau. Le mont Griffon, situé au nord-ouest de la ville, est le point culminant de la vallée (116 m). Elle fait partie de l'agglomération parisienne.
[modifier] Hydrographie
[modifier] Relief et géologie
[modifier] Communes limitrophes
La ville touche Crosne (à l'ouest), Montgeron (au sud-ouest), Brunoy (au sud), Villecresnes (Val-de-Marne, à l'est) et Limeil-Brévannes (au nord).
[modifier] Climat
Yerres, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et étés doux, avec des précipitations régulières sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,5 degrés celsius, avec une moyenne maximale annuelle de 14,9°C et une moyenne minimale de 6,2°C. Le record de température la plus basse fût établi le 17 janvier 1985 avec -19,8°C. La moindre densité urbaine explique une différence négative de deux à trois degrés relevée entre Brunoy et Paris. L'ensoleillement totalisant 1 798 heures est comparable à l'ensemble des régions au nord de la Loire mais moindre qu'au nord du département par la présence fréquente de nappe de brume à proximité de l'Yerres et de la vaste forêt de Sénart. Enfin, les précipitations s'établissent à 610,2 millimètres annuels, avec une moyenne mensuelle proche de cinquante millimètres et une pointe à soixante-trois millimètres en mai.
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 5,7 | 7,4 | 10,6 | 14,2 | 18 | 21,5 | 24,3 | 23,9 | 20,9 | 15,9 | 9,8 | 6,5 | 14,9 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 0,4 | 0,9 | 2,5 | 4,7 | 7,9 | 10,8 | 12,7 | 12,4 | 10,2 | 7 | 3,3 | 1,3 | 6,2 |
| Températures moyennes (°C) | 3,1 | 4,2 | 6,6 | 9,5 | 12,9 | 16,2 | 18,5 | 18,2 | 15,6 | 11,5 | 6,5 | 3,9 | 10,5 |
| Ensoleillement (h) | 59 | 89 | 134 | 176 | 203 | 221 | 240 | 228 | 183 | 133 | 79 | 53 | 1798 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 50,4 | 43,7 | 51,5 | 47,6 | 58,9 | 49,7 | 53,3 | 46,1 | 51 | 51 | 56 | 51 | 610,2 |
| Source : Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge[3]. | |||||||||||||
[modifier] Transports
Elle est desservie par une gare de la branche D2 du RER D. Aussi par les départementales numéro 31 , 32 , 94 et 941
[modifier] Lieux-dits, écarts et quartiers
[modifier] Toponymie
Liaison et élision sont à faire : la ville d'Yerres.
[modifier] Histoire
Il est probable que le gué d'Yerres, situé sur la voie romaine menant de Paris à Montereau[4], ait été à l'origine du premier peuplement d'Yerres[5].
De l'histoire d'Yerres, il en est surtout question dans les vieux guides touristiques dès le XVIIIe siècle. Si l'abbé Lebeuf, dans son histoire du diocèse de Paris (1757)[6], en pose des jalons importants, à côté d'autres études, aucun travail complet n'a encore été publié sur ce sujet. Une grande partie des archives anciennes étant conservées aux Archives départementales, l'amateur devra se contenter de connaissances assez éparses. Pourtant Yerres, par ses monuments (depuis le XIIe siècle) et par l'aménagement des parcs au XIXe siècle, recèle un patrimoine historique digne d'intérêt. L'un des motifs d'attraction attribué en 1990 à cette ville par l'INSEE est la curiosité naturelle. Un plateau coupé des deux vallées de l'Yerres et du Réveillon, aux versants bien exposés, riche de sources nombreuses, forme un relief marqué (altitude de 30 m à plus de 115 m). Longtemps, les terres à vignes , les forêts et prairies s'étendant autour du village ancien ont caractérisé le paysage yerrois jusqu'à l'aube du XXe siècle.
[modifier] Les premiers seigneurs
L'ensemble de la basse vallée de l'Yerres fut attribué par les rois mérovingiens aux grandes abbayes parisiennes, qui contribuèrent au développement local. La paroisse, initialement dédiée à saint Loup est citée au XIe siècle[5].
L'histoire du village commence avec l'édification au confluent des deux rivières de l’abbaye Notre-Dame d'Yerres (entre 1120 et 1132). Quarante-quatre abbesses bénédictines l'administrèrent jusqu'à la Révolution, lui donnant à certaines périodes un grand rayonnement.
En 1130, le premier seigneur laïque, Guillaume de Hierra s'installa au château dont il reste les tours, place du 11 novembre. Les seigneurs et les abbesses entrèrent souvent en conflit à propos des droits attachés aux moulins ou à la justice. D'interminables procès en résultèrent. Le territoire fut dévasté ici comme ailleurs par les guerres incessantes, par les famines et les épidémies et l'abbaye ainsi que le château seigneurial furent plusieurs fois reconstruits.
[modifier] Des hommes illustres
La famille Budé donna à Yerres plusieurs générations de seigneurs aux XVe siècle et XVIe siècle. Le célèbre helléniste Guillaume Budé, proche du roi François Ier, était le frère de l'un des seigneurs à la deuxième génération ; il ne fut jamais seigneur d'Yerres, bien qu'il possédât une maison proche du château, où se trouve une fontaine qui inspira les poètes comme Voltaire.
En 1642, le duc d'Angoulême, seigneur de Grosbois et d'Yerres, donna à des moines originaires d'Italie, les Camaldules, un terrain pour y édifier leur monastère. Ils suivaient la règle austère de saint Benoît, vivant dans des cellules, cultivant un lopin de terre. Pour survivre, ils consentirent à recevoir des hôtes, souvent des personnages importants, tel le prince François II Rákóczi (1676-1735), héros libérateur de la Hongrie. II fit retraite au monastère des Camaldules de Grosbois de 1715 à 1717, où il écrivit ses mémoires en français. Selon sa volonté, son cœur fut déposé après sa mort dans une urne en or pour y être gardé dans le cimetière des moines ; il est certain que son vœu fut exécuté par le prieur, mais jamais l'urne n'a pu être retrouvée. À la Révolution, les Camaldules subirent le sort de tous les ordres religieux. Leurs bâtiments, de construction légère, tombèrent en ruine. Contrairement à ceux de l'abbaye bénédictine, il n'en reste que peu de traces aujourd'hui.
La construction de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, qui dessert Yerres à partir de 1848 par les gares de Brunoy et de Montgeron favorise le développement de la ville en tant que lieu de villégiature[5].
Pierre Larousse posséda une maison en 1866 dans l'enclos du couvent de Concy. On a dit qu'il y vint chaque jour depuis Paris pour terminer son Grand dictionnaire universel.
En 1860, le père de Gustave Caillebotte acheta une propriété le long de la rivière et le peintre y réalisa environ 80 tableaux, jusqu'à la vente de la propriété en 1879. Les plus célèbres toiles yerroises de l'impressionniste sont Portraits à la campagne, Baigneurs, Bords de l'Yerres, Canotiers ramant sur l'Yerres.
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
(élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Administration et politique
[modifier] Maires d'Yerres
[modifier] Tendances et résultats politiques
[modifier] Enseignement
[modifier] Santé
[modifier] Services publics
[modifier] Jumelages
[modifier] Vie quotidienne à Yerres
[modifier] Culture
[modifier] Sport
[modifier] Lieux de culte
[modifier] Médias
[modifier] Économie
[modifier] Culture locale et patrimoine
[modifier] Patrimoine environnemental
La commune dispose du vaste parc de la propriété Caillebotte[12].
[modifier] Patrimoine architectural
- L’église Saint-Honest
La première paroisse d'Yerres pourrait dater du XIIe siècle ; à l'origine, une église en bois se trouvait à l'emplacement de l'église actuelle ; celle-ci eut plusieurs patrons, saint Loup, saint Vincent, en raison des vignes nombreuses dans le territoire, saint Fiacre, puis saint Honest. L'église actuelle, qui pourrait avoir été construite au XIIIe siècle, selon l'abbé Martin (1883), fut modifiée au cours du temps.
L'ancien cimetière, situé au nord de l'église, est déplacé à son emplacement actuel en 1832. Dans la seconde moitié du XIXe siècle d'importants travaux lui donnent son style romano-byzantin actuel[5].
Elle renferme une très belle chaire en bois doré d'époque Louis XV provenant de l'église abbatiale détruite à la Révolution et quelques autres ouvrages d'art religieux[5]. À l'occasion des travaux de restauration effectués en décembre 2005, une crypte a été mise au jour dans la chapelle de la Vierge. À cet endroit est enterré Jacques Ramond, ancien seigneur de la Grange, décédé en 1784.
- L’abbaye bénédictine
Établie au confluent de l'Yerres et du Réveillon, l'abbaye bénédictine Notre-Dame d'Yerres a été fondée entre 1120 et 1132. Quarante-quatre abbesses se succédèrent à sa tête jusqu'à la Révolution française. Après l'expulsion des bénédictines le 10 octobre 1792, le domaine fut vendu par lots[5].
Après avoir subi plusieurs incendies, puis été laissés à l'abandon à la fin du XXe siècle, les bâtiments principaux sont actuellement en cours de réhabilitation.
(Inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1996)
- Le château seigneurial
Faisant face à l'église Saint-Honest, le château seigneurial remonte probablement au XIIIe siècle. Ses deux tours rondes ont conservé leurs embrasures d'archères en partie basse et sont couvertes de toits en poivrière. Le fossé a été comblé, mais la porte garde ses caractéristiques défensives remontant au Moyen Âge. L'aile Est, comportant trois étages, date du XVIIIe siècle et conserve des éléments de décoration de style Louis XVI[5].
(Inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1970).
- Le château de la Grange-du-milieu
En 1390, le fief de la Grange est une parcelle du massif forestier d'Ardenay, défrichée par une communauté religieuse parisienne. Vers 1581, sa ferme est fortifiée. La construction du château est entreprise en 1617 par Charles Duret, contrôleur général des finances et fils du premier médecin de Charles IX. Selon la mode de l'époque, des jardins paysagers sont aménagés avec le château[5].
Le château est vendu en 1637 à Rollin Burin, maître d'hôtel du roi, dont l'épouse est l'une des précieuses de l'époque, connue sous le nom de Bertaminde. En 1658, Ninon de Lenclos y séjourne et y convie des amis aux frais de Bertaminde. L'esclandre qui s'ensuivit est relaté par Tallemant des Réaux[5].
Le maréchal de Saxe, qui réside régulièrement depuis 1745 au château du Piple à Boissy-Saint-Léger, achète le domaine en 1748 et y lance d'importants réaménagements qui resteront inachevés à sa mort, deux ans plus tard. Ils seront terminés par Jacques Ramond, secrétaire du roi, entre 1755 et 1762. Les jardins seront redessinés en 1847 selon un tracé moins régulier et plus romantique[5].
En 2000, le château de la Grange, devenu hôtel et restaurant, fut rebaptisé « château du Maréchal de Saxe » pour les besoins de cette nouvelle activité commerciale.
(Classé monument historique en 1971)
- La propriété Caillebotte
C'est en 1860 que le père de Gustave Caillebotte acquiert sa propriété d'Yerres, située à proximité de l'ancien gué et du pont sur la rivière.
Le bâtiment principal, nommé « Casin », est inspiré de la Casina de Raphaël, située dans les jardins de la villa Borghèse à Rome[5].
L'artiste réalisera plus de 80 tableaux dans cette propriété ainsi que dans la campagne environnante[13].
(Inscription du Casin à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1996)
[modifier] Personnalités
- Évelyne Bouix, actrice, née dans la commune
- Gustave Caillebotte, peintre impressionniste,1848-1894
[modifier] Héraldique et logotype
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Les armes d'Yerres se blasonnent : Coupé ; au premier, au I d’azur aux trois fleurs de lys d’or, au II de gueules aux chaînes aussi d’or posées en orle et en escarboucle, chargées en cœur d’une émeraude de sinople ; au second, d’argent au chevron de gueules accompagné de trois grappes de raisin de même. La commune s'est en outre dotée d'un logotype. |
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (fr)Site officiel.
[modifier] Bibliographie
- Guide municipal « Yerres 2006-2007 »
- Jean-Luc Flohic et al, Le patrimoine des communes de l'Essonne, Flohic, 2001 (ISBN 2-84234-126-0)
[modifier] Notes et références
- ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
- ↑ Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 10/05/2009.
- ↑ Climatologie mensuelle sur le site infoclimat.fr Consulté le 10/05/2009.
- ↑ Itinéraire de la voie romaine VR18 (consulté 20 mai 2007)
- ↑ a b c d e f g h i j k Jean-Luc Flohic et al, Le patrimoine des communes de l'Essonne, Flohic, 2001 (ISBN 2-84234-126-0), p. 1009-1021
- ↑ Jean Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, Tome XIII, 1757
- ↑ Notice communale sur la base de données Cassini. Consulté le 26/03/2009.
- ↑ Données démographiques sur le site de l'Insee. Consulté le 26/03/2009.
- ↑ Pyramide des âges à Yerres en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 19/05/2009.
- ↑ Pyramide des âges de l'Essonne en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 27/09/2008.
- ↑ Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 12/06/2009.
- ↑ *Vidéo du jardin de Gustave Caillebotte sur le site de la chaîne France5 Consulté le 13/05/2009.
- ↑ Guide municipal 2006-2007, p. 17

