Viry-Châtillon

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Viry-Châtillon
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Viry-Châtillon
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Viry-Châtillon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Les Lacs de l'Essonne (siège)
Maire
Mandat
Jean-Marie Vilain (UDI)
2014-2020
Code postal 91170
Code commune 91687
Démographie
Gentilé Castelvirois
Population
municipale
31 655 hab. (2011)
Densité 5 215 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 17″ N 2° 22′ 30″ E / 48.671342, 2.374973 ()48° 40′ 17″ Nord 2° 22′ 30″ Est / 48.671342, 2.374973 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 84 m
Superficie 6,07 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-viry-chatillon.fr

Viry-Châtillon[1] (prononcé [viʁi ʃaijɔ̃ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Viry-Châtillon et le siège de la communauté d'agglomération Les Lacs de l'Essonne.

Des domaines partagés transmis entre d’illustres familles, Viry-sur-Orge, le bourg agricole situé sur la route de Paris à Fontainebleau et Châtillon-sur-Seine, village au bord du fleuve fusionnèrent en 1790. Équipé au XIXe siècle d’une gare sur la nouvelle ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis, la commune accueillit en 1909 le premier aérodrome organisé du monde[2],[3]. S’il ne perdura pas au-delà de la Première Guerre mondiale, il permit la renommée de la commune, qui connut dès les années 1920 un développement démographique important avec le lotissement de la plaine alluviale, porté par l’axe majeur que constituait la route nationale 7. Ce développement se poursuivit dans les années 1960 avec la construction des grands ensembles de La Grande Borne, des Coteaux de l’Orge et de la Cilof en bordure de la récente autoroute A6. La commune est aujourd’hui connue pour accueillir le siège social de l’écurie de course automobile Renault F1 Team.

Ses habitants sont appelés les Castelvirois[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Viry-Châtillon en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 77,1 % 474,49
Espace urbain non construit 12,6 % 77,32
Espace rural 10,4 % 63,91
Source : Iaurif[5]

Viry-Châtillon est située dans la région Île-de-France, au nord du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne, à la frontière des régions naturelles du Hurepoix et de la Brie française. La commune occupe un territoire dont la forme prend approximativement celle d’un triangle rectangle duquel l’angle aigüe serait orienté au sud-ouest. Ce territoire occupe une superficie de six cent seize hectares dont plus de 75 % étaient construits en 2003 et seulement 10 % considérés comme ruraux, exclusivement constitués d’espaces aquatiques autour du lac. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°40'40" N et 02°22'33" E au point central de ce territoire[6]. La commune est implantée sur la rive gauche de la Seine qui alimente par un ruisseau le vaste lac de Viry-Châtillon dont un tiers seulement est effectivement dans les limites communales. Coule aussi sur le territoire le bras principal et la rivière morte de l’Orge, cette dernière rejoint le fleuve à proximité du centre-ville. Ce réseau hydrographique a modelé le terrain, créant un coteau qui sépare aujourd’hui le plateau au sud du territoire de la vallée au nord. Cette vallée accueille plusieurs axes de transport majeurs qui traversent la commune du Nord au Sud, la ligne D du RER d'Île-de-France par la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis y dispose de la gare de Viry-Châtillon, la route nationale 7 et l’autoroute A6. Ces grands axes sont complétés par trois routes départementales suivant approximativement une orientation Est-Ouest, les RD 29, RD 77 et RD 445. L’urbanisation a suivi ces obstacles naturels et artificiels, le centre-ville est ainsi disposé dans la vallée, les zones d’activités commerciales et industrielles se sont implantées à proximité des voies routières, puis intervint le lotissement des coteaux par des grands ensembles au nord, des pavillons à l’emplacement de l’ancien Port-Aviation, et enfin l’occupation du plateau avec la création dans les années 1960 du vaste quartier d’habitat social de la Grande Borne, commun avec la ville voisine de Grigny.

Sixième communes du département par sa population, Viry-Châtillon est située à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[7], point zéro des routes de France, sept kilomètres au nord-ouest d’Évry[8], onze kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[9], onze kilomètres au sud-est de Palaiseau[10], trente-deux kilomètres au nord-est d’Étampes[11], neuf kilomètres au nord-est de Montlhéry[12], treize kilomètres au nord-est d’Arpajon[13], vingt et un kilomètres au nord de La Ferté-Alais[14], trente et un kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[15] et trente et un kilomètres au nord-est de Dourdan[16]. La commune est aussi située à cent quatre-vingt-six kilomètres au nord-ouest de son ancien homonyme Châtillon-sur-Seine[17].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Viry-Châtillon est implantée sur la rive gauche du fleuve la Seine qui parcourt un kilomètre et quatre cent mètres à l’extrême Est du territoire. Une longue partie de la frontière avec les communes voisines de Savigny-sur-Orge puis Juvisy-sur-Orge est matérialisée au Nord par le cours de la rivière affluente l’Orge qui parcourt ainsi deux kilomètres et trois cent mètres sur le territoire communal. Approximativement au milieu de ce trajet, elle se sépare au niveau d’un barrage pour donner naissance à la Morte Rivière d’Orge qui entre dans le centre-ville de Viry-Châtillon, jusqu’à la confluence avec le fleuve deux kilomètres trois cent mètres plus en aval au niveau du port de commerce. Au Nord-Est du territoire, un étang alimenté par cette morte rivière occupe l’espace entre la route nationale 7 et la rue du Pont Godeau. Avenue des Castors, un bassin artificiel agrémente le parc de la résidence de la Haute Borne. Au Sud-Est, le lac de Viry-Châtillon, relié au fleuve par un ruisseau, est partagé entre la commune et sa voisine, Grigny. Ne se trouvent sur le domaine de Viry-Châtillon que ses subdivisions appelées le bassin de l’Amiral et les Noues de Seine, soit un tiers des soixante-dix-sept hectares de l’ensemble aujourd’hui consacré à la base nautique[18]. En souterrain, la commune est traversée du sud au nord par l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui alimente Paris en eau potable par le réservoir de Montsouris.

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Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Viry-Châtillon est implantée pour sa partie ouest en limite du plateau du Hurepoix, et pour sa moitié est dans la vallée creusée par la Seine. Son territoire s’étage entre une altitude maximale fixée à quatre-vingt-quatre mètres sur le plateau à proximité de la Grande Borne[19] et une altitude minimale à trente-deux mètres au bord du fleuve[20]. Le territoire s’incline relativement rapidement vers le nord-est et la vallée de la Seine, formant un coteau orienté à l’est, la forte déclivité de l’avenue Marmont matérialise ce relief, l’altitude passant approximativement de quatre-vingt cinq mètres au niveau du moulin[21] à seulement quarante-trois mètres à proximité de l’hôtel de ville[22] à seulement un kilomètre de distance. Située à la frontière du Hurepoix, le sous-sol de Viry-Châtillon est caractéristique de celui du bassin parisien, mêlant à cet endroit des couches successives de meulière, de limon, d’argile et de calcaire[23], l’érosion laissant apparaître ses divers étages sur le coteau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Viry-Châtillon est installé sur la rive gauche de la Seine, le fleuve marque ainsi la frontière naturelle avec la commune limitrophe de Draveil à l’Est et au Nord-Est. Au Nord, la rue de Châtillon, la rue Pasteur, la route nationale 7 appelée avenue de la Cour de France et le cours de l’Orge marquent la frontière avec Juvisy-sur-Orge. Cette même rivière marque au Nord-Ouest et à l’Ouest la frontière avec Savigny-sur-Orge. Au Sud-Ouest, sur le plateau, la rue Diderot, la rue du Docteur Roux, l’avenue du Commandant Barré, la voie de Compiègne, l’avenue des Bouleaux et l’avenue du Pavillon matérialisent la frontière avec Morsang-sur-Orge, au Sud, une frontière passe dans le parc séparant la commune de sa voisine Fleury-Mérogis. Enfin, au Sud-Est, la frontière avec Grigny suit en parallèle l’avenue Victor Schoelcher, puis l’allée des Bouvreuils et le chemin des Gâtinois, passant au milieu du lac de Viry-Châtillon.

Rose des vents Savigny-sur-Orge Juvisy-sur-Orge Draveil Rose des vents
Savigny-sur-Orge N Draveil
O    Viry-Châtillon    E
S
Morsang-sur-Orge Fleury-Mérogis Grigny

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Viry-Châtillon est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne brute annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale à 6,4 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s’établissent à 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Viry-Châtillon.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[24],[25].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Viry-Châtillon.

Viry-Châtillon est aujourd’hui traversée par plusieurs grands axes de communication majeurs. Le fleuve la Seine constitue le premier historiquement, elle est aujourd’hui utilisée pour le transport fluvial de marchandises. Relativement peu utilisés aujourd’hui, la commune dispose cependant de cinq cent mètres de quais adaptés aux péniches et barges, directement reliés à la zone d’activité voisine.

Deux grands axes routiers traversent le territoire communal du nord au sud, le plus ancien est la route nationale 7 qui passe à l’est du territoire, entre le fleuve et les lacs dans une longue ligne droite de deux kilomètres qui prend l’appellation d’Avenue du Général De Gaulle. Au centre du territoire, dans le même axe nord-sud, sur la crête du plateau du Hurepoix passe l’autoroute A6 sur un kilomètre trois cent mètres. La commune dispose d’ailleurs sur son territoire d’un échangeur autoroutier à l’intersection avec l’ancienne route nationale 445 devenue en 2006 la route départementale 445. Cette dernière traverse la commune dans un axe nord-est sud-ouest, sa fonction principale est d’assurer la liaison entre la route nationale 7 et la route nationale 104 dans la commune voisine de Fleury-Mérogis, elle constitue en outre la rocade ouest du quartier de La Grande Borne. Suivant le même axe, deux routes départementales débutent leur tracé dans la commune à l’intersection avec la route nationale 7, vers le Nord, la route départementale 29 qui mènent à Villeneuve-le-Roi en suivant le cours du fleuve, et vers le Sud, la route départementale 77 qui rejoint l’importante route départementale 117 dans la commune voisine de Morsang-sur-Orge.

Autre axe important, suivant le tracé de la Seine et de la route nationale 7 à mi-chemin entre les deux, la commune est traversée par la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis utilisée par la ligne D du RER d'Île-de-France et dispose de la gare de Viry-Châtillon. Elle est en outre située à une station seulement de l’important pôle multimodale que constitue la gare de Juvisy dans la commune voisine. Cette desserte ferroviaire est complétée pour la continuité de service la nuit par la ligne de bus Noctilien N144[26] et la ligne N135[27]. En journée, la commune est reliée à plusieurs lignes de bus, dont la ligne de bus TICE 402[28] et plusieurs lignes du réseau de bus Daniel Meyer, le réseau urbain Passe Partout[29], les lignes DM3 vers Juvisy-sur-Orge[30], DM4 vers Grigny[31], DM5 vers Fleury-Mérogis[32], DM8 vers Thiais[33] et DM22 vers Savigny-sur-Orge[34].

Site du premier aérodrome organisé au monde, fermé après la Première Guerre mondiale, Viry-Châtillon est située à seulement six kilomètres au sud de l’aéroport Paris-Orly et à quarante kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune qui organise des conseils de quartier a découpé le territoire en cinq parties : Centre-ville, Plateau, Coteaux de l’Orge, Port-Aviation et Châtillon. Les précédentes limites entre les anciennes communes de Viry-sur-Orge et Châtillon-sur-Seine ne sont pratiquement plus visibles aujourd’hui. Cependant, deux ensembles bien distincts existent aujourd’hui à Viry-Châtillon, conséquences du relief local et de l’urbanisation récente, soit le bas-Viry à proximité de la Seine et le Plateau, séparés par le coteau et en partie par les voies de l’autoroute A6. Sur ce plateau, une petite partie du grand ensemble d’habitat social de La Grande Borne, dont l’avenue Victor Schoelcher marque la frontière ouest, est implanté sur le territoire communal. Enclavé entre l’autoroute et l’aqueduc, a été aménagé l’important parc industriel du Président Kennedy. Il est prolongé au Nord par le grand ensemble des Coteaux de l’Orge où se mêlent les barres et les tours, actuellement en cours de réhabilitation[35]. L’ancien territoire occupé par l’aérodrome de Port-Aviation a été lotis pendant l’entre-deux-guerres et constitue aujourd’hui un vaste quartier pavillonnaire. Le centre-ville occupe l’espace entre le lac des Noues de Seine et la Morte Rivière d’Orge, tandis que la partie comprise entre ce cours d’eau et la Seine, à l’extrême nord du territoire correspond à l’ancienne commune de Châtillon, mêlant aujourd’hui pavillons, résidences de standing en bord de Seine et centres commerciaux en bordure de la route nationale 7. Cette zone commerciale se poursuit vers le sud et se confond ensuite avec les installations portuaires communes avec Grigny. Les quartiers de la Grande Borne[36] et le quartier de la Cilof[37] sont répertoriés comme zone urbaine sensible, la Grande Borne est en outre une zone franche urbaine[38]. Les quartiers des Coteaux de l’Orge[39] et du Plateau[40] sont prioritaires au titre de la rénovation urbaine. L’Insee découpe la commune en douze îlots regroupés pour l'information statistique soit Châtillon 1 et 2, la Cilof 1 et 2, Centre-ville 1 et 2, Port-Aviation 1 et 2, le Plateau 1, 2, 3 et 4[41].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Viry-Châtillon était auparavant composée de deux communes distinctes, Viry-sur-Orge et Châtillon-sur-Seine. Les deux avaient ainsi choisies de mentionner le nom du cours d’eau qui traversait leur territoire, l’Orge et la Seine. Le mot Châtillon est une évolution signifiant « petit castel », marquant la présence d’un château dont ne subsiste plus rien aujourd’hui. Le mot Viry est dérivé du mot latin Viriacum ou Veriacum signifiant le « domaine de Verus », un ancien propriétaire terrien gallo-romain[42].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Des silex taillés ont été mis au jour à proximité de l’actuelle centre-ville, ce qui atteste d’une occupation humaine du lieu dès la Préhistoire. L’étymologie du lieu semble attribuer à un propriétaire terrien dénommé « Verus » l’édification d’une villa rustica gallo-romaine. Cependant la première mention écrite du lieu intervint en 1093 avec la description du domaine de Vulgrain de Viry sous l’appellation Viriaco et Castellonio dans un acte du cartulaire de Longpont.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Carte de Viry au XVIIe par Cassini.

En 991 existait à Viry un fief des Marches. En 1118, le roi Louis VI le Gros héritant du domaine de Montlhéry, la seigneurie de Viry et le hameau de Chastillon dépendants furent rattachés au domaine royal français. Viry était déjà une paroisse. Au XIIIe siècle fut édifiée l’église dédiée à Saint-Denis.

En 1488, l’héritier du domaine, Richard de Saint-Marcy vendit une partie à son voisin, le seigneur de Savigny Étienne de Vesc, par ailleurs chambellan du roi Charles VIII. Alors qu’il parvint à acquérir l’ensemble des terres, le domaine fut divisé et une partie revint en 1531 à Robert Piédefer, avocat général au Châtelet. En 1586, Louis d’Agoust parvint à réunir les domaines de Viry, Chastillon, Orangis et Savigny.

En 1633, la paroisse de Viry s’équipa d’un lavoir alimenté par la source Saint-Denis. En 1674, le domaine du Piédefer fut enrichi d’une orangerie. En 1682, une ordonnance royale fixa les limites des domaines du royaume, celui de Viry était alors partagé entre les familles de Vins et d’Agoust. Résidait alors au château de Viry la famille Perrault.

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

Le 21 juillet 1789, le contrôleur des Finances du royaume Joseph François Foullon fut arrêté dans le parc du château Marmont de son ami Antoine de Sartine, pendu à Paris, Rue de la Verrerie, il devint l’une des premières victimes de la Révolution française. En 1790, Viry-sur-Orge et Châtillon-sur-Seine fusionnèrent pour former l’actuelle commune de Viry-Châtillon. Le 1er février 1790 fut élu le premier maire de la nouvelle commune, Jacques-Louis Larue. En 1791, le dernier seigneur du lieu, Charles-Emmanuel de Vintimille vendit ses terres à Marie-Romain Hamelin, receveur général des Finances.

En 1809, la fille de Jean-Frédéric Perregaux unifia deux propriétés contigües au château de Viry. Le 31 mars 1814, c’est sur la route de Paris à Viry-Châtillon que Napoléon Ier apprit la chute de Paris, entraînant son abdication six jours plus tard. En 1867, la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis fut mise en service, un port de commerce fut aménagé et commença l’activité d’extraction des meulières et du sable à l’emplacement actuel du lac. De septembre à novembre 1870, la commune fut occupée par l’armée allemande au cours de la guerre franco-allemande. En 1882, les dominicaines de Béthanie s’installèrent à Chatillon, le bâtiment fut érigé en couvent, la chapelle Notre-Dame du Rosaire fut bénit le 3 octobre 1885. En 1885, la municipalité édifia une nouvelle mairie-école à proximité de la place du marché, inaugurée en 1888.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 1909 fut organisé un meeting aérien sur ce qui allait devenir le premier aérodrome organisé du monde, Port-Aviation ainsi nommé par le ministre des Transports Louis Barthou, équipé d’une piste en ellipse de quatre kilomètres, de gradins pouvant accueillir sept mille personnes, de hangars et d’ateliers permanents. Le 4 juillet 1909, une exhibition de bienfaisance réunit près de dix mille personnes. Le 18 octobre 1909, Charles de Lambert décolla de ce site pour le premier survol de Paris, pour lequel il reçut la médaille d’or de l’Aéro-Club de France[43]. Durant la Première Guerre mondiale, le terrain servi à la future Armée de l’Air ainsi qu’à la Composante Air belge et la Royal Air Force britannique.

Endommagé, régulièrement inondé par les crues de la Seine, le terrain fut abandonné en 1919 et lotis à partir des années 1920[44]. En 1938 s’ouvrit la première maison de retraite à la place du couvent des dominicaines. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la municipalité entreprit d’aménager le centre ville, le 27 juin 1948 fut inauguré le parc André Leblanc et son théâtre de verdure. En 1958 fut fondé le club de football l’Entente Sportive Viry-Châtillon. Suivi en 1959 le club nautique.

En 1960, l’autoroute A6 fut percée, séparant en deux le territoire. En 1962, les services municipaux déménagèrent dans l’ancien château de la Tournelle, acquit en 1943. En 1964, la commune aménagea sur les rives du lac un important complexe nautique. En 1965, Maurice Novarina conçut et réalisa la cité des Coteaux de l’Orge. Le 22 juillet 1967, la commune devint chef-lieu du canton de Viry-Châtillon[45], dont les limites furent modifiées le 7 décembre 1975[46]. En 1969, il équipa le quartier de l’église Notre-Dame-des-Cités. En 1971 démarra le Viry-Châtillon Essonne Hockey. En 1972, la municipalité autorisa l’implantation en bordure des Coteaux de l’Orge d’un centre commercial, à charge pour la société locataire de remettre en état et d’entretenir l’ancien moulin à vent voisin[47]. En 1989, la commune racheta le château des Marches pour y installer l’école communale de musique. En 1992, la commune acquit le domaine du Piédefer pour y installer le centre culturel municipal. En 1996, la commune entreprit l’aménagement du quartier de Châtillon avec la constitution d’une zone d'aménagement concerté.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui sixième commune du département en nombre d’habitants, Viry-Châtillon a longtemps été un village de pêcheurs et agriculteurs en bord de Seine pour ensuite connaître une croissance vertigineuse de sa démographie au XXe siècle. Alors qu’en 1790, les communes de Viry-sur-Orge et Châtillon-sur-Seine fusionnaient, le premier recensement des personnes organisé en 1793 dénombrait quatre-cent huit habitants dans la nouvelle commune, qui voyait cependant sa population chuter pour atteindre en 1821 son plus bas niveau avec seulement trois cent soixante-six résidents. Après un soubresaut en 1831 et une nouvelle chute en 1836, l’évolution fut constamment à la hausse dépassant les cinq cent personnes en 1846, les six cent habitants en 1866, portée par l’ouverture de la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis en 1867, avant un chute à cinq cent quarante-et-un habitants en 1872, consécutivement aux lourdes pertes de la guerre franco-prussienne de 1870. L’évolution repartit à la hausse rapidement, la commune comptant déjà mille cent dix résidents en 1886 et mille cinq cent quarante en 1901. L’industrialisation, l’ouverture de Port-Aviation en 1909 et la mode du pavillon de banlieue permit à la commune de poursuivre sa croissance, comptant plus de deux mille habitants en 1911, plus de cinq mille six cent en 1926 et déjà neuf mille deux cent trente-quatre habitants en 1936. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’exode rural, le baby boom puis l’afflux de réfugiés de la décolonisation vers la région capitale entraînèrent un important besoin de nouveaux logements et le lotissement de vastes territoires jadis agricoles. La commune connue alors un développement exponentiel de sa population, passant de dix mille habitants en 1954 à vingt-trois mille en 1962 et plus de trente-deux mille en 1975, pic démographique. Les années 1980 connurent sur le territoire un relatif rééquilibrage des résidents au profit des banlieues plus éloignées, Viry-Châtillon perdit alors des habitants, n’en comptant plus que trente mille deux cent vingt-quatre en 1982. Le recensement intervenu en 2006 montre que les projets immobiliers récents lui permettent de renouer avec la croissance démographique, elle atteignait à cette date trente-et-un mille deux cent cinquante-deux habitants permanents. Avec 10,5 % de la population de nationalité étrangère en 2006, l’immigration compte pour un part relativement importante dans cette croissance démographique[48]. En 1999, parmi cette population étrangère, 3,3 % était Portugais, 1,4 % Algériens, 1,1 % Marocains, 0,6 % Italiens, 0,3 % Tunisiens et Turcs et 0,2 % Espagnols[49].


En 2011, la commune comptait 31 655 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408 373 380 366 404 389 462 533 550
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
564 575 663 541 669 873 1 110 1 182 1 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 540 1 824 2 272 2 766 5 660 8 442 9 234 9 495 10 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
23 598 27 045 32 411 30 224 30 580 30 257 31 252 31 655 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2004[51].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse de la pyramide des âges de Viry-Châtillon établie en 2006 montre une relative similarité avec celle du département d’appartenance de la commune, avec cependant une légère moindre représentation des enfants nés depuis 1992 et des personnes nées entre 1947 et 1961 et à l’inverse une légère surreprésentation des habitants nés entre 1917 et 1946, correspondant approximativement aux anciens castelvirois installés lors des phases d’expansion démographique des années 1960 et 1970.

Pyramide des âges à Viry-Châtillon en 2009 en pourcentages[52].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
8,0 
11,2 
60 à 74 ans
11,9 
18,6 
45 à 59 ans
18,4 
23,6 
30 à 44 ans
21,4 
19,8 
15 à 29 ans
20,3 
21,5 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[53].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Viry-Châtillon compose à elle-seule le canton de Viry-Châtillon représenté par le conseiller général Paul da Silva (PG), ce canton est intégré à la septième circonscription de l'Essonne représentée par le député Éva Sas (EÉLV). Le maire actuel est Simone Mathieu (PG), elle préside le conseil municipal composé de trente-neuf élus dont trente pour la majorité d’union de la gauche et neuf pour l’opposition UMP. Elle est assistée par douze adjoints au maire[54]. La municipalité a en outre instauré cinq conseils de quartier[55], un conseil des aînés[56], un conseil municipal des enfants[57] et un conseil municipal des jeunes. L’Insee attribue à la commune le code 91 2 27 687[58]. La commune de Viry-Châtillon est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 879. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[59].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 45 430 000 € dont 38 800 000 € de fonctionnement et 6 630 000 € d’investissement[60], financés pour 48,99 % par les impôts locaux[61], avec des taux de taxes fixés à 24,82 % pour la taxe d'habitation, 24,82 % et 42,84 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 24,01 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[62], l’endettement municipal s’élevait la même année à 33 581 000 €[63]. En 2009, la commune comptait 3 278 logements HLM[64], soit 25,70 % du parc total de logements, la commune surpasse ainsi les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune est membre fondateur avec sa voisine Grigny de la communauté d'agglomération Les Lacs de l'Essonne[65] qui dispose ainsi des compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, de politique de la Ville, de gestion du lac de Viry-Châtillon, de la patinoire, de la voirie, des ordures ménagères, de traitement des eaux et des réseaux de transport en commun. La commune adhère en outre au Syndicat mixte Orge-Yvette-Seine et l’intercommunalité au Syndicat mixte de la Vallée de l’Orge Aval pour la gestion des cours d’eau[66], au Syndicat mixte pour la revalorisation et l’élimination des déchets et ordures ménagères[67] pour le traitement et la collecte des déchets ménagés et au Syndicat mixte Transport Essonne Centre pour l’organisation des transports en commun[68]. La commune, confrontée aux difficultés socio-économiques de ses habitants avait intégré le contrat de ville Grigny — Viry-Châtillon[69], remplacé ensuite par le contrat urbain de cohésion sociale de Grigny — Viry-Châtillon[70].

Conseil municipal de Viry-Châtillon (mandature 2014-2020).
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Ainsi va la ville » UDI Jean-Marie Vilain 32 Majorité
« Viry-Châtillon Solidaire et Citoyenne » Union de la gauche Simone Mathieu 7 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Trente-neuf maires se sont succédé à la tête de la commune de Viry-Châtillon depuis l’élection du premier en 1790 :

Liste des maires successifs[71].
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Marie Vilain UDI Fonctionnaire à l'Assemblée nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Ancienne commune de la « Ceinture Rouge » de Paris puis détenue par le centre-droit de 1953 à 1995, elle est depuis dirigée par des membres de l’aile gauche du parti socialiste ayant rejoint le parti de gauche. L’analyse des derniers résultats électoraux intervenus dans la commune montre cette relative ambivalence de l’électorat et surtout une tendance à l’abstention assez marquée. Ainsi, en 2000 le référendum relatif au quinquennat présidentiel ne mobilisa que 30,50 % des électeurs, en 2001, les élections municipales et cantonales ont vu la victoire du maire et conseiller général sortant Gabriel Amard (PS) mais avec seulement respectivement 58,82 % et 48,61 % de participation alors que ces scrutins locaux sont traditionnellement plus mobilisateurs. En 2002, lors de l’élection présidentielle, les électeurs castelvirois avaient dès le premier tour placé Jean-Marie Le Pen (FN) en seconde position avec cependant seulement 68,92 % de participation, la « mobilisation » du second tour portant le taux de participation à 81,31 % l’avait ensuite fait chuter à 17,80 %. La même année, l’élection législative ne réunissait que 63,25 % des électeurs, le député sortant Jean Marsaudon (UMP) l’emportant d’une courte tête avec seulement 50,42 % dans la commune. En 2004, l’élection régionale vit la nette victoire dans la commune de Jean-Paul Huchon (PS) et l’élection européenne celle d’Harlem Désir (PS). En 2005, les castelvirois rejetèrent fortement le traité de Rome alors qu’ils avaient approuvés à 51,98 % le traité de Maastricht[72]. En 2007, lors du scrutin présidentiel et législatif, les électeurs basculèrent à nouveau vers les candidats de droite de façon plus marquée pour le député sortant. En 2008, lors du scrutin municipal et cantonal, les taux de participation baissèrent encore pour atteindre seulement 44,44 % aux cantonales et 56,06 % aux municipales, voyant cependant les victoires des deux candidats investis par l’équipe sortante. En 2009 lors de l’élection européenne, nouveau renversement de tendance avec une très nette victoire du candidat Michel Barnier (UMP) près de sept points devant le second Daniel Cohn-Bendit (Europe Écologie), le candidat soutenu par la gauche locale, Patrick Le Hyaric (FdG) n’arrivant qu’en quatrième position avec 10,59 % des voix. Des sections du Parti socialiste[73] du MoDem[74] et de l’UMP[75] sont présentes dans la commune.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Notre-Dame.

Les établissements scolaires de Viry-Châtillon sont tous rattachés à l’académie de Versailles. La commune accueille sur son territoire les écoles maternelles Louise Michel, Victor Hugo, Jean de La Fontaine, Alphonse Daudet, Jean-Pierre Claris de Florian, Charles Péguy, Charles Perrault, Minerve et Les Bleuets, les écoles élémentaires Jules Verne, Roland Cassier, René Descartes et Félix Esclangon et les écoles primaires Albert Camus, Joachim du Bellay et de l’Érable[92]. La poursuite d’études vers le secondaire se font dans les collèges Olivier de Serres, Félix Esclangon et des Sablons sur le territoire communal[93], les élèves doivent ensuite se rendre au lycées Marcel Pagnol d’Athis-Mons, Gaspard Monge ou Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge[94]. À cette offre publique s’ajoute l’ensemble scolaire Notre-Dame Saint-Louis Saint-Clément privé catholique sous contrat avec l’État et sous tutelle diocésaine qui assure la formation de l’école primaire au lycée[95]. En 2009, ce lycée été classé par le magazine L'Express sixième dans le département avec un taux de réussite au baccalauréat toutes filières confondues de 98 % et 100 % pour les filières littéraire et économique et social[96].

Hors périodes scolaires et pour les jeunes enfants, la commune a mis en place des centres de loisirs installés dans les écoles chaque école et dans le bâtiment dédié Paul Éluard. Les structures Suzanne Lacore et Ariane servent de crèche et halte-garderie, elles sont complétées par la halte-garderie Françoise Dolto, la crèche collective Olympe de Gouges, la crèche parentale « Mini-chatouilles Maxi-gribouilles » et le relais d'assistantes maternelles Madeleine Brès[97]. La fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) est représentée dans les établissements de la commune[98].

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique de L’Abbaye.

Viry-Châtillon accueille la clinique de convalescence et rééducation fonctionnelle « Le Moulin de Viry » et la clinique psychiatrique de « L’Abbaye » gérées par le réseau ORPEA qui dispose de cent soixante lits[99],[100], les maisons de retraite « Tiers Temps » et « Villa Pierre L’Ermite », l’établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes « Résidence Médicis » et les résidences services seniors « Husson », « Le Coteau » et « La Forêt »[101] et l’institut médico-éducatif « L’Arc-en-Ciel » pour les personnes à mobilité réduite[102]. Deux centres de protection maternelle et infantile[103],[104] sont implantés dans la commune, complétés par un centre de planification familiale[105]. Les urgences sont traitées par le centre hospitalier de Juvisy-sur-Orge. Quarante-sept médecins[106] et onze chirurgiens-dentistes[107] exercent dans la commune, neuf pharmacies sont installées sur son territoire[108].

Services publics[modifier | modifier le code]

Outre les services municipaux, Viry-Châtillon compte diverses représentations du service public, dont trois agences postales en centre-ville[109], sur le plateau[110] et à la Cilof[111], une agence de la caisse primaire d'assurance maladie[112] et une du Trésor public[113], un point information jeunesse[114], une agence pôle emploi Anpe[115] et Assedic[116]. Un office notarial[117] est installé dans la commune. La sécurité est assurée par le bureau de police de Viry-Châtillon rattaché au commissariat de police de Juvisy-sur-Orge[118], la commune dispose sur son territoire d’un centre de secours principal[119]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables castelvirois au tribunal d’instance de Juvisy-sur-Orge, aux tribunaux de grande instance et de commerce et au conseil de prud’hommes d’Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris[120].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Viry-Châtillon
Localisation de la ville
Viry-Châtillon

Viry-Châtillon a développé des associations de jumelage avec [121]:

Vie quotidienne à Viry-Châtillon[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La commune de Viry-Châtillon dispose de plusieurs lieux d’accès à la Culture avec la médiathèque installée dans l’espace culturel Condorcet, complétée par la bibliothèque Montesquieu, l’espace culturel Edmond Delfour et les maisons des jeunes et de la culture Saint-Exupéry, Aimé Césaire et Maryse Bastié. Cette offre est complétée par le théâtre de verdure, le théâtre de L’Envol, animé par la compagnie de théâtre résidente L’Amin[124] et par le cinéma Le Calypso totalisant cinq cent trente-huit places dans trois salles et classé « Art et Essai »[125]. Une ludothèque et la maison de la musique Marc-Antoine Charpentier complètent l’offre d’éducation culturelle à destination des enfants[126]. Vingt-sept associations animent et organisent les manifestations culturelles dans la commune[127].

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Sports[modifier | modifier le code]

Vue du parc des sports Henri Longuet depuis le lac.

Le sport à Viry-Châtillon est encadré par l’école municipale des Sports pour les plus jeunes et l’office municipal des Sports pour les adultes. La commune dispose sur son territoire de plusieurs infrastructures permettant la pratique de diverses activités. La plus importante par sa taille est le parc des sports Henri Longuet, d’une capacité de 5 700 places qui dispose d’une piste d'athlétisme, d’un terrain de football et de courts de Tennis. À proximité se trouve la patinoire qui permet la pratique du patinage artistique, du curling et du hockey sur glace et la piscine des Lacs. S’ajoute la base nautique permettant la pratique du nautisme. Le stade Éric Durand permet la pratique du rugby et du football. Plusieurs gymnases sont répartis sur le territoire, Du Bellay pour les sports collectif et le tennis de table, Albert Camus pour la danse, le karaté et la lutte, Léo Lagrange pour le basket-ball, Jules Verne pour le handball et le judo. La halle des sports est équipée pour l’athlétisme, le tennis et le patin à roulettes. Le boulodrome Serge Bosredon est accessible à tous, la salle Minerve est dédiée au tennis de table et la salle d'armes est équipée pour l’escrime. Quarante-deux associations animent la pratique sportive dans la commune[128]. Parmi celles-ci, plusieurs clubs sportifs s’illustrent aux niveaux régionaux et nationaux, dont l’Entente Sportive Viry-Châtillon en football, fondé en 1958 qui évolue en Championnat de France amateur[129] et le Viry-Châtillon Essonne Hockey en hockey sur glace, fondé en 1971 qui évolue en Division 1[130]. La commune partage aussi avec Évry le club d’athlétisme Viry Évry Nord Sud Essonne[131]. La commune a été ville-étape du Tour de France 1993.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Viry-Châtillon est rattachée au secteur pastoral de Savigny-Viry et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes[132], elle dispose des églises Saint-Denis, Sainte-Bernadette et Notre-Dame des Cités et de la chapelle du Saint-Esprit. Le culte protestant réformé est organisé autour de l’église évangélique libre et de l’association La Parole vivante[133]. L’ancien dispensaire ouvert par l’épouse d’Horace de Choiseul-Praslin abrite aujourd’hui un couvent des diaconesses de Reuilly[134]. Dans l’enceinte de la maison de retraite Pierre L’Ermite se trouve une chapelle dédiée au religieux Pierre l'Ermite[135].

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Media[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie[modifier | modifier le code]

Le siège de Renault F1 Team.

Viry-Châtillon est principalement une commune résidentielle avec un espace limité consacré aux industries et aux commerces. La commune est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Orly qui regroupait en 2006 trente communes et 469 279 habitants, les castelvirois représentant 6,66 % de cette population. Dans cette zone d’emploi, 211 488 personnes avaient un emploi, en 2006, 7,2 % de la population était au chômage[136].Dans la commune, la population active était évaluée à 15 566 personnes, mais le taux de chômage était fixé à 9,6 %, la commune ne disposait d’ailleurs sur son territoire que de 8 513 emplois, une part importante de la population, 84,3 % exactement, est donc contrainte de se déplacer dans la région pour trouver un emploi. La commune ne dispose ainsi que de la zone d'activités industrielle du président Kennedy qui est occupée par notamment par le siège français de Renault F1 Team[137] et des abords de la route nationale 7 et de la Seine pour accueillir des enseignes de grande distribution. Deux centres commerciaux sont installés dans la commune, l’un sur le plateau, historiquement sous l’enseigne E.Leclerc et dans le centre à l’enseigne Intermarché. Au total, la commune compte neuf cent quarante-huit entreprises sur son territoire et quarante-six furent créées en 2007[138]. Pour remédier à ce relatif déficit de structures et d’emplois, l’intercommunalité a développé une pépinière d'entreprises et deux hôtels d’entreprises[139]. Installée sur le territoire, la chaufferie alimentant le quartier de La Grande Borne est classée au registre français des émissions polluantes pour ses rejets importants de dioxyde de carbone[140]. La situation de la commune en bordure de l’autoroute et à proximité de centres urbains importants lui vaut de disposer en 2009 de quatre hôtels pour un nombre total de deux cent cinquante-trois chambres, la commune n’est cependant pas touristique puisque seulement cinquante-sept logements, soit 0,4 % du parc étaient classés comme résidence secondaire. Trois marchés se tiennent sous la halle en centre-ville, les mardis, vendredis et dimanches matins[141].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

La démographie économique de la commune se distingue aussi par la répartition des catégories socioprofessionnelles, les employés et les professions intermédiaires étant nettement surreprésentés par rapport à la moyenne de la zone d’emploi ou du pays, au détriment des catégories supérieures que sont les cadres. De la même façon, les secteurs des services aux entreprises et de la construction se démarquent fortement dans la commune, ce dernier étant pourtant relativement sous-représenté dans la zone d’emploi et d’autant plus au niveau national. Les travailleurs apparaissent aussi en situation relativement précaire puisque seulement 83 % des hommes et 84 % des femmes salariés disposaient d’un emploi fixe. Cette situation entraîne une relative faiblesse du niveau de vie, le revenu net imposable moyen s’établissant en 2006 à 23 352 euros et 34,7 % de la population était non imposable. Près des deux tiers de la population vivaient en appartement et 46,6 % des habitants n’étaient que locataire, dont 27,9 % d’un logement social. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 18 947 euros, ce qui plaçait Viry-Châtillon au cinq mille cent septième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au cent soixante-et-onzième rang départemental[142].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Viry-Châtillon 0,0 % 5,3 % 13,9 % 29,9 % 30,7 % 20,2 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Viry-Châtillon 0,3 % 6,8 % 15,6 % 14,8 % 18,1 % 5,9 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[143]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc André Leblanc.

Un total de cinquante hectares de parcs et jardins sont répartis sur le territoire communal, les plus importants sont le parc Choiseul à proximité du château, le parc Deparchy en bordure de l’Orge dans le quartier des Coteaux de l’Orge, le parc du Pré aux Bœufs dans le quartier de Châtillon en bordure de la route nationale 7, le parc André Leblanc en centre-ville, le parc à Bateaux et la promenade des bords du lac, aménagées autour de l’étang de la Justice et des Noues de Seine. Les efforts d’embellissement de la commune lui valent d’être récompenser par trois fleurs aux concours des villes et villages fleuris[144]. Dans le cadre de la préservation de l’environnement, le département a défini comme « Espace naturel sensible » les abords du lac et les bois du parc de Choiseul et du lycée Saint-Louis[145]. Au niveau local, la commune s’est engagée en 2003 dans une procédure de définition d’un Agenda 21[146] toujours en cours d’élaboration.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le patrimoine architectural de Viry-Châtillon est constitué de divers éléments, dont certains ont fait l’objet d’un recensement par le ministère de la Culture. Ainsi, l’église Saint-Denis est inscrite aux monuments historiques depuis le 16 juillet 1925[147], l’immeuble du XVIIe siècle abritant l’institution Saint-Clément est classé depuis le 22 mars 1983[148], les bornes révolutionnaires balisant l’ancienne route de Corbeil à Versailles, portant un marque de bonnet phrygien sont inscrite depuis le 22 mars 1934[149], et les bâtiments ornant les parcs du Pied de Fer du XVIIe siècle et de Choiseul permettent un classement au titre des jardins remarquables. L’hôtel de ville actuel occupe les locaux de l’ancien château Lacroix, construit en 1845[150]. L’actuelle maison des associations occupe la précédente mairie construite en 1888[151]. Un lavoir construit en 1633 subsiste, alimenté par la source Saint-Denis[152], ainsi qu’un moulin à vent du XIXe siècle[153]. De l’ancien aérodrome de Port-Aviation, ne reste que le bâtiment qui abritait l’hôtel à colombages[154].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Viry-Châtillon :

Adolphe Pégoud.
Lucien Bossoutrot.
Ladji Doucouré.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Viry-Châtillon.

Les armes de Viry-Châtillon se blasonnent : De gueules au château de deux tours couvertes d’argent, ouvert du champ, ajouré de sable, accompagné de trois annelets d’or.[155]

La commune s’est en outre dotée d’un logotype rappelant son passé aéronautique.

Logotype de Viry-Châtillon.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannie Buisson, Viry-sur-Orge Et Châtillon-sur-Seine Au XVIIIe siècle, Amattéis,‎ 1989 (ISBN 9782868490841)
  • Jeannie Buisson, Viry-Châtillon Sous La Révolution Et L’Empire, Amattéis,‎ 1992 (ISBN 9782868491176)
  • Jeannie Buisson, Viry-Châtillon, 1815 - 1914-1918, Amattéis,‎ 1995 (ISBN 9782868491565)
  • Jeannie Buisson, Viry-Châtillon, de 1914 À Nos Jours, Amattéis,‎ 1998 (ISBN 9782868491770)
  • Collectif d'auteurs, Une ville et ses maires : Viry-Châtillon, Mairie de Viry-Châtillon,‎ 2000
  • Jeannie Buisson, Viry-Châtillon, de la Préhistoire à la Révolution, Amattéis,‎ 2002 (ISBN 9782868492074)
  • Jeannie Buisson, Des Aéroplanes Aux Lotissements Port-Aviation, Ccinia,‎ 2009 (ISBN 9782915568158)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Viry-Châtillon dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 08/08/2012.
  2. Port-Aviation, le premier aérodrome de l’Histoire mondiale de l’aviation. sur le site de Gil Roy. Consulté le 02/09/2009.
  3. Célébrations du centenaire de Port-Aviation sur le site du ministère de la Culture. Consulté le 02/09/2009.
  4. gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
  5. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  6. Données géographiques communales sur le site lion1906.com Consulté le 29/08/2009.
  7. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  8. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  9. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  10. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  11. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  12. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  13. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  14. Orthodromie entre Viry-Châtillon et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  15. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  16. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  17. Orthodromie entre Viry-Châtillon et Châtillon-sur-Seine sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  18. Présentation du lac de Viry sur le site du conseil régional. Consulté le 28/08/2009.
  19. Fiche de la borne géodésique du plateau de la Grande Borne à Viry-Châtillon sur le site de l’Ign. Consulté le 28/08/2009.
  20. Fiche de la borne géodésique du bord de Seine à Viry-Châtillon sur le site de l’Ign. Consulté le 28/08/2009.
  21. Fiche de la borne géodésique du moulin de Viry sur le site de l’Ign. Consulté le 28/08/2009.
  22. Fiche de la borne géodésique de l’hôtel de ville de Viry-Châtillon sur le site de l’Ign. Consulté le 28/08/2009.
  23. %2FF Fiche géologique de Viry-Châtillon sur le site du Brgm. Consulté le 20/08/2012.
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