Bondy

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Bondy
Le port, sur l'Ourq.
Le port, sur l'Ourq.
Blason de Bondy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Chef-lieu de Bondy-Sud-Est et de Bondy-Nord-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Est Ensemble[Note 1]
Maire
Mandat
Sylvine Thomassin
2014-2020
Code postal 93140
Code commune 93010
Démographie
Gentilé Bondynois
Population
municipale
53 051 hab. (2011)
Densité 9 699 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 08″ N 2° 28′ 58″ E / 48.9022, 2.48278 ()48° 54′ 08″ Nord 2° 28′ 58″ Est / 48.9022, 2.48278 ()  
Altitude 55 m (min. : 44 m) (max. : 65 m)
Superficie 5,47 km2
Localisation

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Bondy
Liens
Site web ville-bondy.fr

Bondy est une commune française située dans la banlieue nord-est de Paris, à 8 km de la Porte de Pantin, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France,

Ses habitants sont appelés les Bondynois. La devise actuelle de la ville est « Heureux sous son ombre ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont : Aulnay-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois, Villemomble, Rosny-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Bobigny, Drancy et Le Blanc-Mesnil.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare.
La zone commerciale, située le long de la RN 3.

Bondy est traversée d'ouest en est par la RN 3 et le canal de l'Ourcq. La ville est desservie par les liaisons ferrées :

Elle est aussi desservie par de nombreuses lignes de bus : 105 134 143 146 147 151 234 303 334 346 347 351 TUB TRANSDEV TRA|615|616}}

.

Le nœud autoroutier A3-A86 dessert la ville et la rend aisément accessible en voiture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Bondy vers 1900

Anciennement la ville était recouverte par la forêt de Bondy encore existante aujourd'hui mais hors du territoire communal bondinois, située sur les communes de Montfermeil, Clichy-sous-Bois et Coubron, en raison de sa forte diminution au cours des siècles. Cette forêt a longtemps été un repaire de brigands.

Ce village, au VIIe siècle était connu sous le nom de Bonisiaca. Le plus ancien document connu mentionnant Bondy est le « testament d'Hermentrude », datant du VIIe siècle par lequel une dame chrétienne donnait quelques terres à l'Église.

Fin 2005, lors de fouilles préventives, a été découverte au centre même de Bondy, près de l'église, une nécropole d'un millier de sépultures, toutes époques confondues, allant du Bas-Empire au XIVe siècle. Il s'agit d'une des plus importantes nécropoles mérovingiennes (VIe et VIIe siècle) et carolingiennes jamais mise au jour en France. Dans ces tombes seuls quelques objets ont été trouvés, dont huit scramasaxes (sabres courts), une belle plaque-boucle en os et une autre en métal, ce qui étonna les archéologues, car usuellement, les tombes mérovingiennes contiennent de nombreux bijoux de verre, des armes, des restes de vêtements et diverses offrandes. Ce n'est qu'à l'époque carolingienne que les offrandes furent interdites par l'Église, en tant que pratique païenne. De façon générale, les études montrent que les gens étaient durant ces périodes en bonne santé, n'avaient aucune carence alimentaire, et qu'aucun d'entre eux n'est décédé de mort violente. Dans les couches les plus profondes de la nécropole, des tombes du IIIe et IVe siècle ont été mises au jour. Ces tombes sont orientées dans tous les sens, ce qui démontre un mélange de religions et de croyances. Ces tombes ne contiennent aucun objet. Une autre curiosité est l'absence de sépultures d'enfants.

Au XIe siècle, Bondy devient possession de l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs.

Au XIIIe siècle, il y avait une léproserie qui passait pour être ancienne.

La forêt de Bondy était autrefois célèbre par les voleurs auxquels elle servait de repaire. C'est dans cette forêt, qu'avant la Révolution, la basoche du palais de Paris se transportait tous les ans, au mois de mai, en grande cérémonie.

Le 27 mars 1814, le corps d'armée du général prussien Yorch vainquit, dans la forêt de Bondy, les corps français qui, accablés par le nombre, se replièrent sur Paris. Le 28, le général russe Rayefski occupa le village, et le quitta le 29 pour se rendre sous les murs de Paris. Le 30 mars, l'empereur de Russie et le roi de Prusse mirent à Bondy leur quartier général. Le 31 mars, les deux monarques quittèrent Bondy pour faire leur entrée à Paris. Le 10 avril, des détachements des six premières légions de la garde nationale de Paris se rendirent à Bondy pour y recevoir Son Altesse Royale Monsieur, frère du roi Louis XVIII.

Construit au début du XVIIIe siècle par Claude Triboulleau, le château de Bondy est démoli vers 1850. Il est célèbre pour avoir abrité le quartier général du tsar Alexandre et du roi de Prusse pendant la bataille de Paris en 1814.

En 1905, Les Pavillons-sous-Bois ont été créés à partir de la commune de Bondy.

Au début des années 1960, Bondy a vu sa population plus que doubler avec l'extension des cités dortoirs et des HLM principalement dans les quartiers Nord. De nombreuses familles modestes sont venues s'installer, suivies plus tard par des familles immigrées d'Afrique du nord et sub-saharienne.

Le 30 octobre 2007 l'explosion d'une conduite de gaz rue Roger Salengro provoque la mort d'une personne et en blesse plus de 50 (dont dix dans un état très critique)[1],[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Bondy a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[3].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville de Bondy est résolument ancrée à gauche et elle n'a connu aucun maire de droite depuis 1919. Toutefois, à la différence d'un grand nombre de villes de la Seine-Saint-Denis qui ont fait partie de la Ceinture Rouge de Paris, Bondy n'a connu qu'une courte période où elle fut dirigée par un maire PCF, en l'occurrence Henry Varagnat entre 1935 et 1939 (son mandat fut interrompu par la révocation de l'ensemble des élus communistes au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale). Depuis 1945, seuls quatre maires se sont succédé à la tête de la commune, tous du même bord politique. Lors des élections municipales de 2008, Gilbert Roger qui conduisait une liste d'union de la gauche a été réélu dès le premier tour avec 56,37% des voix contre moins de 25% pour la liste union de la droite[4]. En 2014, Sylvine Thomassin (qui a succédé à Gilbert Roger en 2011 suite à l'élection de celui-ci comme sénateur) est réélue mais doit concéder un deuxième tour dont le résultat est le suivant : 47,38 % contre 41,88 % pour la liste union de la droite et 10,72% pour une liste divers gauche)[5].

Au niveau national, la ville de Bondy confirme son ancrage à gauche. Ainsi lors de l'élection présidentielle française de 2012, François Hollande recueille plus de 44% des suffrages tandis que Nicolas Sarkozy n'obtient que 17% des voix et Jean-Luc Mélenchon 15,22 % des voix. Au deuxième tour, François Hollande devance largement Nicolas Sarkozy avec plus de 66% des suffrages[6].

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bondy est divisée en deux cantons :

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Le canal de l'Ourcq au début du XXe siècle. Un lavoir avait été construit à proximité pour bénéficier de son eau
La Molette est un ancien ruisseau, aujourd'hui busé, qui traversait Bondy avant de se jeter dans le Rouillon à Dugny
Liste des maires successifs de Bondy[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 François Martin    
1791 1793 Toussaint Bureau    
1793 1794 Joseph Dalleux    
1794 1800 Landon    
1800 1809 J.L. Roussel    
1809 1815 Pierre Augustin Fremin    
1815 1823 Gassot    
1823 1830 Hyacinthe Gatine    
1830 1860 Ambroise Gatine    
1860 1873 Augustin Claude Etienne Pollissard    
1873 1876 Pierre Henri Guillyn    
1876 1892 Marie Philéas Collardeau-Duheaume    
1892 1896 Auguste Arbey    
1896 1908 Marie Philéas Collardeau-Duheaume    
1908 1919 Edmond Alphonse Fauquet    
1919 1935 Isidore Pontchy SFIO[8]  
1935 1939 Henri Varagnat PCF[9]  
1939 1940 Émile Masson    
1940 1944 Louis Hanauer    
1944 1945 Georges Kieffer    
1945 1977 Maurice Coutrot PS Conseiller général
1977 1995 Claude Fuzier PS Sénateur (1977-1986 et 1991-1995), député (1988-1991)
1995 2011 [10] Gilbert Roger PS Ancien 1er vice-président du Conseil général, sénateur
2011 en cours Sylvine Thomassin PS Conseillère générale

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.

Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf Maires, à l'hôtel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93)[11]. À la suite de la concertation et des délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le 1er janvier 2010 par arrêté du Préfet de Seine-Saint-Denis.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bondy est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 53 051 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 618 653 605 650 673 719 782 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 189 1 458 1 623 1 677 2 018 2 280 3 004 3 638 4 457
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 353 5 195 7 496 10 104 15 282 19 452 20 539 19 487 22 411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
38 039 51 652 48 333 44 301 46 676 46 826 53 311 53 051 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les listes d'établissements scolaires du 1er et du 2nd degrés sont disponibles sur les sites des inspections académiques des départements. On pourra également se référer à l'annuaire national tenu à jour par le ministère de l'éducation nationale.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Bondynois disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède un important centre hospitalier universitaire, l'Hôpital Jean-Verdier.

Sur la route nationale 3 qui traverse Bondy, de nombreux magasins de meubles, électroménager, bricolage etc. sont implantés.

La ville entreprend depuis 2006 de nombreux projets de rénovation urbaine dans le cadre l'ANRU. De plus, des projets de construction de nouvelles résidences ont vu le jour notamment en centre ville avec de nombreux commerces de proximité. Le centre-ville dit «cœur de ville» fait l'objet en 2007/2008 d'importants travaux de réaménagement. En 2007, les prix immobiliers ont continué de grimper, Bondy est l'une des villes qui a le plus augmenté en petite couronne parisienne (+ 10,6 %) selon les Notaires de France[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Bondy possède une chorale reconnue : Les petits écoliers chantants de Bondy. Créée en 1945 par Roger Tribouilloy, alors instituteur au groupe scolaire du Mainguy, elle est composée de soixante filles et garçons de 9 à 16 ans qui se produisent depuis des années dans toute la France, et participe parfois à des enregistrements avec des professionnels de la chanson. Bondy possède également une association sportive, l'Association sportive de Bondy (ASB) qui regroupe plusieurs disciplines : natation, football, handball, escrime, basketball, tir à l'arc, etc. La ville étant par ailleurs plutôt bien classée dans plusieurs de ces sports au niveau départemental, régional mais aussi national et international avec l'escrime et ses deux sœurs vice-championnes du monde en 2006 et 2010, Joséphine Jacques André Coquin et Lauren Rembi[15].

Bondy a obtenu en 2004 sa seconde fleur par le Conseil national des Villes et villages fleuris de France[16].

En 2005, Bondy a vu naître durant les émeutes en banlieue le Bondy Blog, un blog créé par des journalistes suisses puis repris par une équipe locale[17], et qui allait faire affluer dans la commune de nombreux journalistes français et étrangers[18].

Depuis septembre 2007, la Maîtrise de Radio France a ouvert un premier site hors de Paris, à l'école Olympe-de-Gouges. Le très haut niveau musical de cet ensemble musical permet aux jeunes enfants de pouvoir acquérir une formation musicale complète[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bondy

Les armes de la commune de Bondy se blasonnent ainsi :
« D'argent à la forêt terrassée de sinople, au chef d'azur chargé de trois quintefeuilles aussi d'argent »[21]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. BondyBlog
  2. Le Figaro du 30 octobre 2007.
  3. « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 19/12/2009.
  4. « Bondy, résultats municipales 2008 », Le Parisien (consulté le 31 mars 2014)
  5. « Bondy, résultats municipales 2014 », Le Parisien (consulté le 31 mars 2014)
  6. « Bondy, élections présidentielles 2012 », Le Parisien (consulté le 31 mars 2014)
  7. Liste des maires de Bondy
  8. Michel Dreyfus, Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, La part des militants|éditeur=Les éditions de l'Atelier, 1996, p.90.
  9. Monique Houssin, « Résistants et résistantes en Seine-Saint-Denis : un nom, une rue, une histoire » (consulté le 31 mars 2014)
  10. [1]
  11. http://apiep93.org/network/apiep
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Le Figaro du 16 janvier 2008
  15. Résultats compétition de l'AS Bondy section Escrime
  16. Conseil national des Villes et villages fleuris de France
  17. Le Bondy Blog dans la cour des grands dans Le Monde Magazine du 29 octobre 2010.
  18. Le Bondy Blog
  19. La Maîtrise de Radio France a conquis les écoliers, Marie-Pierre Bologna, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 28 juin 2011
  20. Audrey Tcheuméo, le bronze magnifique dans Le Monde du 2 août 2012.
  21. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93010