Provins

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Provins
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Provins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne (Sous-préfecture)
Arrondissement Provins (Chef-lieu)
Canton Provins (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Christian Jacob
2014-2020
Code postal 77160
Code commune 77379
Démographie
Gentilé Provinois, Provinoise
Population
municipale
12 206 hab. (2011)
Densité 829 hab./km2
Population
aire urbaine
12 264 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 37″ N 3° 17′ 56″ E / 48.5603634, 3.2989883 ()48° 33′ 37″ Nord 3° 17′ 56″ Est / 48.5603634, 3.2989883 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 168 m
Superficie 14,72 km2
Localisation

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Provins

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Provins
Liens
Site web http://www.provins.net/

Provins (prononcé [pʁɔ.ˈvɛ̃ ]) est une commune française située à soixante-dix sept kilomètres au sud-est de Paris, sous-préfecture du département de Seine-et-Marne dans la région Île-de-France.

Elle est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton. Ses habitants sont appelés les Provinois[1].

Provins est inscrite depuis le 13 décembre 2001 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO [2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située dans le sud-est du département de Seine-et-Marne. Sur le plateau briard, Provins est bâtie autour d'un promontoire, au confluent de la vallée de la Voulzie et de celle du Durteint.

Rose des vents Mortery Rouilly Saint-Brice Rose des vents
Vulaines-lès-Provins N Sourdun
O    Provins    E
S
Poigny Poigny Chalautre-la-Petite

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après la légende[3], Provins tiendrait son nom des vignes de Probus (« Probi vinum ») : Probus, alors général romain, se serait arrêté dans la cité vers 271. Devenu empereur (276-282), il prit des mesures autorisant la culture de la vigne en Gaule, annulant de ce fait l'édit de Domitien promulgué près de deux siècles plus tôt[4],[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation témoignent d'une présence humaine sur le site dès le paléolithique.

Période romaine[modifier | modifier le code]

Provins a surtout profité d'une situation géographique avantageuse, utilisée notamment par les militaires romains. Ces derniers lui avaient donné le nom de Agendicum, qui fut plus tard utilisé à tort pour Sens lors de la bataille de Lutèce[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières foires ont lieu devant l'église Saint-Ayoul

En l'an 485 et après sa victoire à Soissons, Clovis s'empare du castrum romain de Provins.

Témoignant déjà d'une certaine importance, dès le début du IXe siècle, Charlemagne y envoie ses missi dominici. Autre preuve d'un rôle majeur : Provins frappe sa propre monnaie[8] (le denier provinois) [9].

Provins va devenir à cette époque la troisième ville de France, après Paris et Rouen[10]. Provins fut au Moyen Âge l'une des villes abritant les plus grandes foires de Champagne, lorsque la ville était sous la protection des comtes de Champagne. C'est surement cette période qui laissa le plus de trace sur Provins. D'après les lettres patentes de Louis XI[11], la ville conservait bien ses privilèges, notamment pour attirer les marchands étrangers. Le roi lui-même visita la ville de Provins les 21 et 22 juin 1479, avant d'aller à Dijon.

Actuellement, la traditionnelle braderie du 11 novembre, qui se déroule chaque année dans toute la ville basse, n'est pas sans rappeler ces grandes foires d'antan. Cette foire traditionnelle était celle de la Saint-Martin, qui marquait le début de la période d'embauche d'hiver pour les travailleurs agricoles saisonniers. Cette foire est reprise dans beaucoup de villes de tradition agricole.

Au Xe siècle, la ville était beaucoup plus importante qu'aujourd'hui et comptait 80 000 habitants[12]. Le Prix national du livre médiéval : Provins patrimoine mondial est attribué depuis 2007 à un livre portant sur un sujet du Moyen Âge. La fête de la moisson, qui succède à la fête médiévale, témoigne elle aussi de la richesse culturelle du pays provinois. Elle est célébrée le dernier dimanche d'août, et marquait anciennement la fin de la moisson du blé, production importante du pays de la Brie champenoise - même si aujourd'hui le maïs, la betterave et le colza lui disputent la vedette. Les chars de la fête de la moisson sont toujours décorés de blé, évoquant la récolte ; par ailleurs, on se sert souvent d'un tarare pour projeter du son sur les passants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

L'arrondissement, dont la plus grande ville est Montereau-Fault-Yonne, est constitué de 9 cantons, 165 communes et 147 005 habitants. Le canton de Provins est composé de 15 communes et 20 996 habitants. Le sous-préfet de l'arrondissement de Provins est Thierry Baron.

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 620 5 503 5 492 5 104 5 665 6 007 6 961 7 229 7 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 764 7 547 7 596 7 277 7 593 7 728 8 240 8 340 8 855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 794 8 664 8 726 7 926 8 845 9 029 9 226 9 386 9 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 310 11 432 12 341 12 065 11 608 11 667 11 871 12 206 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Répartition[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 25,93 % 382,41
Espace urbain non construit 6,85 % 101,08
Espace rural 67,21 % 991,21
Source : Iaurif[16]

Économie[modifier | modifier le code]

Borne marquant un circuit touristique dans la ville.

Provins est la capitale de la confiserie à la rose, dont les principales spécialités sont la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose ou encore le sirop de rose. La rose de Provins aurait été rapportée des croisades par Thibaut de Champagne. Les roseraies sont encore en activité ; le rosier de Provins, petit buisson rustique et beaucoup plus proche des variétés sauvages que les productions plus récentes, ne se trouve quasiment plus que chez ces producteurs, son aspect peu spectaculaire nuisant à sa diffusion.

Les roses de Provins pouvaient être un des multiples constituants de la thériaque et naturellement des conserves de roses de Provins, inclus dans la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle[17].

La ville est aussi une destination touristique ; elle a ainsi accueilli 221 000 visiteurs en 2008, soit 9 % de plus qu'en 2007[18].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Provins, ville de foire médiévale *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de la France France
Type Naturel
Critères (ii) (iv)
Superficie 108 ha
Numéro
d’identification
873
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2001 (25e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Remparts de Provins

La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 2001.

Provins est célèbre pour ses fortifications médiévales entourant la ville. L'enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite de 1226 à 1314. Elle reste aujourd'hui la partie la mieux préservée, grâce notamment à plusieurs phases récentes de restauration, et participe grandement à l'attrait touristique de la ville. Concernant la partie en ville basse, elle a subi les assauts du temps mais reste visible à certains endroits, sur le long de la fausse rivière.

La Tour César
  • Les souterrains : le sous-sol de la vieille ville est truffé de souterrains médiévaux que l'on peut visiter, et qui constituent un point d'articulation du développement du roman d'Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, avec l'autre curiosité touristique qu'est la grange aux dîmes. À l'origine, il s’agissait de carrières dont les matériaux servaient dans la confection de la laine (la cité de Provins, au Moyen Âge, était une importante cité drapière). De ces carrières on extrayait une terre glaise, nommée « terre à foulon », qui permettait de dégraisser la laine : la terre à foulon servait un peu comme du savon. Pour bien en imprégner le drap, il fallait le fouler au pied : d’où le nom donné à cette glaise. La terre a également été utilisée pour combler les marais qui se trouvaient à l'emplacement de la ville basse actuelle. Les souterrains ont ensuite servi d'entrepôts pour les marchands, durant les foires du Moyen Âge. Aux XVIIIe et XIXe siècles, certaines parties des souterrains auraient servi de lieux clandestins de réunion pour la loge franc-maçonne de Provins, ou pour des groupes divers (hérétiques ou contre la royauté) pendant la période répressive du Second Empire. Des traces de cette utilisation se voient sur les murs des souterrains, sous forme de graffitis datés ou de dessins ésotériques.
  • La grange aux dîmes est une maison de marchand du XIIe siècle. Lors des grandes foires, elle servait de lieu de stockage. Elle est aujourd'hui transformée en musée, et différentes scènes recréent la vie quotidienne au Moyen Âge, à travers différents métiers (marchand, tailleur de pierre, etc.)
  • Maison romane : sûrement la plus ancienne maison de Provins (Xe ou XIe siècle), elle abrite le musée du Provinois.
  • Les Vieux bains, aujourd'hui appelés La Demeure des Vieux bains, sont le plus ancien lieu de bains de Provins (XIIIe siècle). En 1256, l'endroit ne comprend quasiment que des vieilles pierres ; en 1309, c'est Louis le Hutin qui y fait procéder à de nombreux aménagements : pavement des bains avec des pierres de Paris, installations de fournels, de chaudières et d'étuves… L'endroit devient un lieu important de Provins, où nombreux se retrouvent pour jouir des valeurs curatives qui lui sont attribuées ; il connaît son apogée en 1311. Vers la fin du XVe siècle toutefois, les médecins se mettent à répandre l'idée que les bains sont malfaisants pour le corps : c'est la fin du mythe de la fontaine de Jouvence. Aujourd'hui, Les Vieux Bains, après leur rénovation en 2004, se nomment La Demeure des Vieux-Bains, et sont devenus un lieu d'accueil et de luxe (chambres d'hôtes 4 épis, séminaires, mariages, etc.)
  • Le Caveau du Saint-Esprit est un ancien hôpital créé par le comte Henri-le-libéral à la fin du XIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Quiriace
Autre façace de la Collégiale Saint-Quiriace

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La roseraie de Provins présente trois hectares réhabilité depuis 2008 au pied de la ville haute. Une exposition de vieux outils du bâtiment et de l'art populaire y est également présentée. Une librairie propose des ouvrages sur le compagnonnage et sur les métiers et les outils.

Culture[modifier | modifier le code]

De nombreux spectacles sur la thématique médiévale ont lieu toute l'année à Provins :

  • Les aigles des remparts : spectacle de fauconnerie équestre ;
  • La légende des chevaliers : spectacle de chevalerie dans les fossés des remparts ;

Des animations événementielles ont lieu tous les ans à Provins :

  • Les Médiévales[19] : fête médiévale, animation de rue, défilé ;
  • Le Son & Lumière de Provins : spectacle historique de nuit qui évoque les heures de joies et heures de peine au Moyen Âge, spectacle conçu, produit et réalisé par des bénévoles. ;
  • La Fête de la Moisson : Unique en France, car c’est la seule fête de la moisson qui ne se déroule pas dans les champs, mais sur les places et les rues du village comme autrefois. Grande parade de chars décorés de blé, danses folkloriques, battage à l’ancienne, véhicules, tracteurs et matériels anciens, manèges de chevaux de bois côtoient allègrement jazz et musiques du monde. ;
  • Le Salon du Livre : Un rendez-vous annuel pour les amateurs de polars, de BD, de livres jeunesse,... Des personnalités côtoient de jeunes auteurs.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Brie de Provins

Le Provinois a une tradition fromagère ancienne, renouvelée depuis peu. En 1979, le Brie de Provins est créé[20] et la marque du même nom est déposée[21]. En 2010, à l’occasion de son retour à une fabrication traditionnelle, le Brie de Provins est présenté au Salon du Fromage et des produits laitiers à Paris[22].

Provins est aussi connue pour ses fameuses niflettes, un petit gâteau feuilleté garni de crème pâtissière. Les niflettes sont dégustées lors du 11 Novembre et aussi durant la fête Médiévale et certaines autres fêtes de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Provins, au portail de l'hôtel-Dieu, côté rue Christophe-Opoix.
Blason de Provins

Les armes de Provins se blasonnent d'azur à la Grosse Tour couverte d'argent, sommée d'une fleur de lys d'or, ajourée et maçonnée de sable, la porte aussi d'argent enfermant un lion de sable.[23]

Le blason représente la Tour César. La fleur de lys au sommet symbolise le rattachement au domaine royal à partir de 1284.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Provins est desservie par deux gares (Champbenoist - Poigny et Provins) de la ligne Paris - Provins (TransilienLigne P du Transilien).

Une fois par an, les journées vapeur[24] de l'Association de jeunes pour l'entretien et la conservation des trains d'autrefois (AJECTA) sont l'occasion de faire rouler des trains tractés par d'anciennes locomotives à vapeur entre la gare de Provins et la gare de Longueville (Musée vivant du chemin de fer).

Le Réseau de bus Probus dessert la ville de Provins. Un réseau de transport à la demande B.A.LA.DE et un mini-train desservent également la commune.

Il existe trois gares routières : celle située à côté de la gare de Provins, celle en centre-ville nommée elle aussi Gare routière et celle de la station de bus de l'Office de tourisme de Provins.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dans la ville basse se trouvent les écoles maternelles Raymond Louis et des Coudoux (qui accueille aussi une section primaire) ainsi que les écoles primaires Désiré Laurent, et des Marais. Les établissements scolaires de la ville haute sont  : l'école maternelle Ville Haute, le collège Lelorgne de Savigny, l'Institution Sainte Croix, et le Lycée Thibaut de Champagne. Les établissements scolaires du quartier de Champbenoist sont  : deux écoles maternelles, celle du Terrier Rouge et celle de la Voulzie ; deux collèges, le collège Jules Verne et le collège Marie curie ; enfin, le Lycée polyvalent Les Pannevelles, qui est juste en face de l'hôpital.

Un enseignement supérieur lié au secteur touristique est aussi présent grâce au CFA UTEC Provins[25], géré par la CCI du département de Seine-et-Marne. Ce CFA est lié à l'Université Marne-la-Vallée et certaines classes occupent des salles dans le Couvent des Cordelières.

Sports[modifier | modifier le code]

Un tournoi international de rugby à XV est organisé annuellement : Les médi'ovales. Ce tournoi organisé par le club a déjà reçu la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, la Russie, l'Angleterre, l'Irlande, l'Écosse, la Roumanie, l'Italie... en tout, 14 pays. le club de Provins est fort de 270 membres et a déjà gagné deux titres de champion de France jeunes (en catégorie Juniors). Avec bientôt un nouveau Centre Aquatique, Provins Natation est en pleine expansion. En été 2011, un de ses nageurs a même remporté la Coupe de France d'eau libre (natation en milieu naturel) en catégorie de jeune[réf. nécessaire]. Avec 250 licenciés, cette association s'annonce comme une des plus grosse de la ville dans les années à venir[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville possède un hôpital, le centre hospitalier Léon Binet, sur les hauteurs en face de la vieille ville. Il fut créé en 1974 et emploie environ un millier de personnes.

De plus, une clinique, la clinique Saint-Brice, se trouve sur la commune limitrophe du même nom.

Marché[modifier | modifier le code]

Marché couvert sous la halle du Minage
  • Marché couvert sous la halle du Minage, le mercredi matin.
  • Sous la halle du Minage, sur la place Saint Ayoul et dans les rues adjacentes, tous les samedis matin.

Une halle du minage existe depuis le XIIe siècle à Provins. Elle appartenait alors au prieuré de Saint-Ayoul[26], et tire son nom du « droit de minage » perçu pour le mesurage des grains et autres marchandises vendus sur les foires et les marchés. Reconstruit en 1810, ce bâtiment servait de gymnase puis de salle des fêtes depuis une cinquantaine d'années. La halle du Minage est redevenue un lieu de commerce et de marché en 2008, après un an de travaux qui n'ont conservé que les quatre murs et la charpente. Le dallage a été refait, une grande verrière a été ajoutée[27].

Médias[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Le roman d'Honoré de Balzac : Pierrette, 1840 se déroule entièrement à Provins. Le roman de Viviane Moore, Vert de gris, se situe également dans Provins au temps des foires sous Henri le libéral.

Victor Hugo écrit à propos de Provins en 1835 : « Il y a quatre églises, une porte de ville fort belle, un donjon avec quatre tourelles en contreforts, et une enceinte de murailles et de tours ruinées, le tout répandu de la façon la plus charmante sur deux collines baignées jusqu’à mi-côte dans les arbres ».

Umberto Eco décrit les souterrains de Provins ainsi que la Grange-aux-Dîmes dans son roman Le Pendule de Foucault.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La ville sert régulièrement de lieu de tournage, allant des épisodes de série comme Highlander ou "Sydney Fox, l'aventurière" à des tournages de films comme Au revoir les enfants de Louis Malle. Quelques passages de l'émission L'amour est dans le pré y ont aussi été tournés.

La cité médiévale a également servi de cadre à l'émission Des Racines et des Ailes, magazine sur l'âge d'or de l'Europe médiévale, présenté par Louis Laforge, et diffusé sur France 3 le 10 septembre 2008 en première partie de soirée[28].

Provins a aussi accueilli le jeu télévisé Intervilles lors de la saison 1996, en s'opposant à la ville de Montereau[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Provins, Provins (no 1-120) (1re éd. 1892), périodique 24 cm (ISSN 1162-7409, lien notice BnF?)
  • Félix Bourquelot, Histoire de Provins, Provins, Lebeau,‎ 1839 (lien notice BnF?, lire en ligne)
  • Maurice Prou (Editeur scientifique) et Jules D'Auriac, Actes et comptes de la commune de Provins de l'an 1271 à l'an 1330, Provins, Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Provins,‎ 1933 (lien notice BnF?)
  • Victor Carrière, Histoire et Cartulaire des Templiers de Provins, avec une introduction sur les débuts du Temple en France, Marseille, Laffitte,‎ 1978 (1re éd. 1919), 23 cm, 237 p. (lien notice BnF?)
  • Emile Lefèvre, Les rues de Provins, Bruxelles, Editions culture de civilisation,‎ 1979 (1re éd. 1868), 22 cm, 224 p. (lien notice BnF?)
  • Jean Mesqui, Provins : La fortification d'une ville au Moyen Âge, Paris, Arts et métiers graphiques, coll. « Bibliothèque de la Société française d'archéologie » (no 11),‎ 1979, 30 cm, 317 p. (lien notice BnF?)
  • Michel Veissière (dir.) et al., Histoire de Provins et sa région, Toulouse, Editions Privat, coll. « Pays et villes de France »,‎ 1988, 23 cm, 319 p. (ISBN 2-7089-8248-6)
  • Olivier Vatar, Provinois, Bassée et Montois, Etrepilly, Presses du village-C. de Bartillat,‎ 1999, 20 x 24 cm, 85 p. (ISBN 2-84100-199-7)
  • Michel Veissière, Une communauté canoniale au Moyen Âge : Saint-Quiriace de Provins (XIeXIIIe siècles), Provins,‎ 1961, 25 cm, 423 p. (lien notice BnF?)
  • Michel Veissière, La collégiale Notre-Dame du Val de Provins au Moyen Âge (1193-1359), Provins, Société d'Histoire et d'Archéologie, coll. « Documents & travaux » (no 14),‎ 1998, 24 cm, 332 p. (ISBN 2-9501234-6-5)
  • Christian Paris, Provins, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 2005, 24 cm, 127 p. (ISBN 2-84910-342-X)
  • Véronique Terrasse (préf. Christian Jacob), Une commune du comté de Champagne et de Brie (1152-1355), Paris, L'Harmattan, coll. « Villes, histoire, culture, société : nouvelle série »,‎ 2005, 24 cm, 330 p. (ISBN 2-7475-7911-5, lire en ligne)
  • François Verdier, Saints de Provins et comtes de Champagnes : Essai sur l'imaginaire médiéval, Langres, éditions Dominique Guéniot,‎ 2007, 24 cm, 239 p. (ISBN 978-2-87825-392-4)
  • Auguste Diot (préf. Henri Bourcelot), Le patois briard, dont plus particulièrement, le patois parlé dans la région de Provins : suivi de deux suppléments de 1930 et 1932, Marseille, Laffitte,‎ 1979 (1re éd. 1930) (lien notice BnF?)
  • François Verdier, Saint-Ayoul de Provins : Un prieuré au temps des foires de Champagne, Langres, éd. Dominique Guéniot,‎ 2009, 24 cm, 289 p. (ISBN 978-2-87825-455-6)
  • Louis Rogeron, Récits provinois de la guerre de 1870-1871, Provins, Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Provins,‎ 2009, 25 cm, 494 p. (ISBN 978-2-9535-6620-8)
  • Christophe Opoix, Histoire et description de Provins, Paris, Raynal,‎ 1823, 496 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/09/2008.
  2. Dix sites français classés au patrimoine mondial de l'Unesco, Le Figaro, 1 juillet 2014
  3. Notamment citée par Félix Bourquelot, 1839, Histoire de Provins, p. 67 sur Google Livres
  4. Suétone indique que l'édit de Domitien ne fut pas appliqué (Vie des douze Césars, Domitien, VII).
  5. Sur les possibles motivations des mesures de Probus, voir Jean-Pierre Brun, Fanette Laubenheimer, « Conclusion », in: Gallia, Tome 58, 2001 « La viticulture en Gaule », en particulier pp. 216-217.
  6. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  7. Jean-Baptiste Barrau, Dissertation sur cette question posée par la Société d'agriculture sciences et arts de Provins : Provins est-il l'Agendicum de J. César ?, Provins, Lebeau,‎ 1821, 152 p. (lire en ligne)
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  9. Opoix, Histoire et description de Provins, Lebeau,‎ 1823, 496 p. (lire en ligne), p. 209
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