Trilport

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Trilport
La mairie-école de Trilport construite en 1890
La mairie-école de Trilport construite en 1890
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Meaux-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Jean-Michel Morer
2014-2020
Code postal 77470
Code commune 77475
Démographie
Gentilé Trilportais
Population
municipale
4 866 hab. (2011)
Densité 444 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 25″ N 2° 56′ 57″ E / 48.95694444, 2.94916666748° 57′ 25″ Nord 2° 56′ 57″ Est / 48.95694444, 2.949166667  
Altitude Min. 41 m – Max. 141 m
Superficie 10,97 km2
Localisation

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Liens
Site web trilport.fr

Trilport est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Trilportais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au bord de la Marne, en rive droite à 5 kilomètres à l'est de Meaux. La forêt domaniale de Montceaux occupe une grande partie de son territoire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Trilport
Poincy Germigny-l'Évêque Armentières-en-Brie
Meaux Trilport
Fublaines Villemareuil Montceaux-les-Meaux

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Charmoye.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est desservie en gare de Trilport par les trains du Transilien P, sur les lignes Paris-Est - Château-Thierry et Paris-Est - La Ferté-Milon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le nom de la ville de Trilport – du latin trilportum – signale l'existence à cet endroit de gués permettant de traverser la Marne. C'est en 1221 que le nom de Tria Portus apparait, par écrit, pour la première fois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles permettent d'attester que le lieu est occupé depuis le néolithique. Comme toute la région, Trilport est occupée par une tribu gauloise, les Meldes qui fonderont Meaux, puis par les Romains. Durant l’époque gallo-romaine, un gué, au moins, permettait de traverser la Marne[1]. Ce gué est mentionné en 991, lequel était doublé par un bac ou un pont de bois.

Au Moyen Âge, Trilport appartient au roi de France et à l’évêque de Meaux. Trilport est touchée par la Jacquerie, les famines et les pillages de la guerre de Cent Ans avant de retrouver un peu de calme lors de la Renaissance. Il y eut des combats lors de la campagne de France de 1814

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2004 en cours Jean-Michel Morer [3] PS Professeur
mars 1977 3 mai 2004 Michel Vallier PS Conseiller général
mars 1959 mars 1977 Henri Corbrion    
1944 mars 1959 Lucien Vergnolle    
1908 1944 Frédéric Nugue    
1904 1908 Victor Mafflard    
1900 1904 Marie Aristide Ourry    
1898 1900 Victor Mafflard    
1896 1898 Eugène Monnoury    
1888 1896 Eugène Firon    
1880 1888 François Devoise    
1876 1880 Jean Lamiral    
1856 1876 Gustave de Ponton d'Amécourt    
1851 1856 Antoine Minouflet    
1848 1851 Noël Coyette    
1848 1848 Louis de Ponton d'Amecourt    
1841 1848 Noël Coyette    
1835 1841 Jean-Pierre Minouflet    
1818 1835 Louis de Ponton d'Amecourt    
1808 1817 Le Moine    
An XI 1808 Antoine Dalleux    
An VIII An IX Pierre Cinot    
An II An VIII Barthélémy Boitel    
1791 An II François Marie Haccart    
1782 1791 Papelard    
1756 1781 Le Givre    
1750 1756 Nazareth    
1744 1750 Bourgeois    
1734 1744 Berthelet    
1713 1734 Bontemps    
1700 1712 Pluvier    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un jumelage avec la ville d'Engen dans l'Hegau, en forêt noire allemande, a été mis en place par les professeurs d'allemand du collège "Le Bois de l'Enclume"[4]. Selon le site officiel de la ville, le jumelage entre Trilport et Engen est arrivé tout naturellement. Les collèges des deux villes : Collège du Bois de l'Enclume pour Trilport et la Realschule pour Engen entretiennent des échanges réguliers, qui ont donné lieu en 1987 a un appariement officiel entre les deux établissements scolaires. Les années ont passé, et les élèves ont continué à s'écrire, à se rencontrer ; des familles trilportaises sont devenues ainsi amies avec des familles allemandes. Chaque année de jeunes Trilportais se rendent à Engen et vice versa[4].

En décembre 1999, le maire d'Engen propose à la mairie de Trilport une aide financière afin d'aider la commune à surmonter les dégats engendrés par la Tempêtes de fin décembre 1999 en Europe.

Les élus des deux cités décident de fêter l'entrée dans le nouveau millénaire en liant leurs deux villes par un jumelage officiel qui a été célébré au début de l'année 2000[4]. Une célébration fêtée en deux étapes : 23, 24 et 25 juin 2000 à Trilport et 6, 7, 8 octobre à Engen. Depuis, les échanges se sont multipliés entre les différentes associations, fanfares, jeunes, artistes, sportifs, sans oublier les visites culturelles. En 2005, les deux villes ont fêtées le 5e anniversaire d'un jumelage très vivant[4].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 866 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
602 670 710 749 832 825 881 963 994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
976 1 012 962 985 953 930 924 953 996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
988 1 016 1 065 1 055 1 066 1 203 1 119 1 037 1 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 458 1 890 2 487 3 323 3 825 4 602 4 793 4 840 4 866
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune est traditionnellement le lieu d'une exposition annuelle de champignons, des évènements relatifs à l'observation astronomique sont parfois organisés par une association locale, dite club Uranie. Un feu d'artifice et une retraite aux flambeaux ont lieu le week-end de la Saint-Pierre et Paul ainsi qu'un concours de pêche. Jadis des défilés de chars fleuris étaient également organisés, cette tradition s'est perdue dans les années 1990.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède des infrastructures permettant la pratique de la voile, du football, du tennis et du basket-ball[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

  • ZAC de la Halotte 3 hectares.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul XIVe siècle, restaurée en 1819.
  • La commune fut une destination touristique prisée au moment du Front populaire avec l'apparition des congés payés. Sa plage était dit-on réputée. La commune possède encore actuellement un camping de 50 emplacements : "le Camping du Pont". Un établissement du même type mais plus étendu est situé sur l'autre rive de la Marne, sur la commune de Meaux, un Motel est également présent sur les bords de Marne, doté d'un toboggan où personne ne s'aventure plus, un arrêté municipal interdisant les baignades dans la Marne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Henri Nicolas Jacob (1765-1796), général des armées de la République. Compromis dans l'affaire du camp de Grenelle, il est fusillé le 9 octobre 1796.
  • Gustave Ponton d'Amécourt, inventeur de l'hélicoptère, fut maire de la commune. Une stèle commémorative est érigée dans le parc de son château - dont il ne reste que le pigeonnier et le portail d'entrée principal - devenu parc municipal. Le château entré dans un état de délabrement avancé a été démoli en 1979.
  • Frédéric Nugue (Maire de Trilport de 1908 à 1944) a fondé à Trilport en 1898 une usine de fabrication de coffres-fort toujours en activité, en face de la gare SNCF. La commune comporte une rue Frédéric Nugue, à proximité du Centre Sportif.

Médias[modifier | modifier le code]

Les scènes d'extérieur du film L'Alibi (1937) de Pierre Chenal ont été tournées "à la plage de Trilport"[7]. Le nom de la ville est cité à plusieurs reprises dans l'émission télé satirique Baffie vérifie la pub du comique Laurent Baffie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. On pense que le gué principal se trouvait à hauteur de l’actuel pont du chemin de fer
  2. Les Premiers Magistrats de Trilport
  3. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  4. a, b, c et d « Le jumelage entre nos deux villes », sur Trilport.fr (consulté le 27 janvier 2012)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. Source: générique du film L'Alibi