Saint-Maur-des-Fossés

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Saint-Maur-des-Fossés
L'église Saint-Nicolas, classée aux monuments historiques
L'église Saint-Nicolas, classée aux monuments historiques
Blason de Saint-Maur-des-Fossés
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Chef-lieu des cantons de :
Saint-Maur-des-Fossés-Ouest,
Saint-Maur-des-Fossés-Centre,
Saint-Maur-La Varenne
Maire
Mandat
Sylvain Berrios (UMP)
2014-2020
Code postal 94100, 94210
Code commune 94068
Démographie
Gentilé Saint-Mauriens
Population
municipale
74 818 hab. (2011)
Densité 6 650 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 58″ N 2° 29′ 59″ E / 48.799444, 2.499722 ()48° 47′ 58″ Nord 2° 29′ 59″ Est / 48.799444, 2.499722 ()  
Altitude Min. 32,30 m – Max. 53 m
Superficie 11,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-maur.com

Saint-Maur-des-Fossés (prononcé [sɛ̃.mɔʁ.dɛ.fo.se]) est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Maur dans le Val-de-Marne

Située dans la banlieue sud-est de Paris, la commune de Saint-Maur-des-Fossés est une presque-île entourée par une boucle de la Marne, rivière traversée par sept ponts (5 routiers, 2 ferroviaires) et 2 passerelles : le pont de la Libération (anciennement du Petit Parc), pont ferroviaire fret, le pont de Champigny, le pont de Chennevières, le pont ferroviaire du RER A, le pont de Bonneuil, la passerelle de la Pie, le pont de Créteil et la passerelle du Halage.

La ville est limitrophe de : Saint-Maurice, Joinville-le-Pont, Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Sucy-en-Brie, Bonneuil-sur-Marne, Créteil et Maison-Alfort.

Communes limitrophes de Saint-Maur-des-Fossés[1]
Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont Champigny-sur-Marne Champigny-sur-Marne
Créteil Saint-Maur-des-Fossés[1] Chennevières-sur-Marne
Créteil, Bonneuil-sur-Marne Bonneuil-sur-Marne Chennevières-sur-Marne, Ormesson-sur-Marne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 125 hectares, l'altitude varie entre 32 et 53 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]


Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Maur.

Sous Clovis II, une abbaye est bâtie en 639 sur le territoire de la future commune de Saint-Maur. Elle prend le nom de « Saint-Pierre du Fossé » faisant ainsi référence au relief du lieu qui est très pentu jusqu’à la Marne. En 868, l’abbaye recueille les reliques de saint Maur. Un premier miracle a lieu au XIIe siècle, ce qui incite les moines à changer le nom de l’abbaye qui devient « Saint-Maur-des-Fossés ». D’autres miracles ont lieu et l’abbaye devient un lieu de pèlerinage comparable à Lourdes aujourd’hui. On vient y prier de toute l’Europe pour guérir la goutte ou l’épilepsie.

Au XIIIe siècle, on construit une église paroissiale dédiée à Saint-Nicolas de Myre, dans le style gothique.

Au XVIe siècle, le cardinal Jean du Bellay y fait construire un château en surplomb de l'abbaye, dans laquelle François Rabelais se réfugie en 1536. le château appartiendra ensuite, en 1598, à Charlotte-Catherine de la Trémouille, qu'elle porta en dot au prince de Condé, puis à Catherine de Médicis et de Condé mais est abandonné au milieu du XVIIIe siècle. Le château sera détruit en 1796.

En septembre 1590, lors du siège de Paris, le duc de Parme et gouverneur des Pays-Bas espagnols Alexandre Farnèse prend la ville, ce qui permet de ravitailler la capitale assiégée par Henri IV (huitième guerre de religion)[3].

Après avoir subsisté pendant 900 ans, Clément VII, en 1533, pour punir les moines de scandales commis dans l'église Saint Jean, les remplaça par 8 chanoines. Les bâtiments mal entretenus tombent en ruines et sont vendus au prince de Condé au XVIIIe siècle.

Aujourd'hui, détruite l'abbaye n'existe plus et a laissé la place à un square dans lequel quelques ruines subsistent, telles la tour Rabelais, la villa Bourrières ou encore d'anciennes fortifications. Quant au château, il a laissé la place à de nombreux pavillons et à une sous-station d'EDF.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle la population de Saint Maur stagne, avant la mise en place de l'état civil, on compte en nombre de feux (nombre de familles). Il y a à la Varenne 12 feux en début de siècle et 15 feux en fin de siècle. La vie à Saint-Maur est en effet peu agréable. La Marne déborde souvent et le choléra augmente la mortalité infantile ; la majorité des terrains appartiennent à la famille de Condé.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vivant-sur-Marne[4].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

1809-1825 : percement du canal[modifier | modifier le code]

  • Charles Nodier, historien, membre de l'Académie française, décrit le percement du canal dans sa Nouvelle Histoire de Paris. Le but en est d'abréger de trois lieues la navigation sur la Marne. Le canal a deux parties : une section souterraine de 600 mètres, et 500 mètres à ciel ouvert. Louis Bruyère est chargé de son exécution. Ayant coûté 1 760 000 francs, il est ouvert à la navigation le 10 octobre 1825.

1831 : les grands lotisseurs[modifier | modifier le code]

La situation sanitaire s'améliore, et la pression démographique de Paris s'accentue.

En décembre une vente à la criée des anciens terrains de Condé, propriété du duc d'Aumale [5] permet à 3 personnes appelées les grands lotisseurs d'acheter la moitié de la ville : J.C. de Moynat, qui devient maire de la ville, Henri Caffin à la Varenne, et François Adam qui fonde Adamville. Les lotissements servent à construire les maisons du dimanche des parisiens aisés. De nombreux manœuvriers de Seine-et-Marne proche viennent habiter la presqu'île en tant que maçons. La population qui stagne depuis un siècle à 800 personnes double pour atteindre 1 500 personnes en 1851.

1841 : Saint-Maur Raconté dans la nouvelle histoire de Paris[modifier | modifier le code]

  • Charles Nodier, Historien, Membre de l'Académie Française décrit, dans la Nouvelle Histoire de Paris, Saint-Maur, en termes élogieux.
  • On y apprend que Saint-Maur est devenue célèbre par son Abbaye de Bénédictins fondée sous Clovis II, par Blidegisile, diacre à l'église de Paris. L'abbaye est détruite en 1786. Les religieux ont produit de nombreuses publications et ont rassemblé la plus belle bibliothèque de ce temps. Rabelais y a été moine et y aurait composé Pantagruel.
  • En 1841 Saint-Maur comptait 832 habitants

1859 : l'arrivée du chemin de fer[modifier | modifier le code]

La population qui stagne depuis un siècle à 800 personnes double pour atteindre 1 500 personnes en 1851. La Compagnie des Chemin de Fer de l'Est achète de nombreux terrains et construit une ligne de chemin de fer qui relie Saint-Maur à Paris: la ligne de La Bastille. Elle offre la possibilité aux Parisiens de se divertir dans les guinguettes de bords de Marne. Cette ligne continue à être exploitée par la SNCF jusqu'au 12 décembre 1969, date à laquelle la ligne est cédée à la RATP pour l'établissement du RER A vers Boissy-Saint-Léger. Cette ligne dessert Saint-Maur-des-Fossés grâce à 4 gares : Saint-Maur-Créteil, Le Parc de Saint-Maur, Champigny-sur-Marne et La Varenne-Chennevières.

La population se développe alors rapidement pour atteindre 7000 habitants en 1870.

1870 : Guerre franco-prussienne de 1870[modifier | modifier le code]

Menu d’un restaurant de Paris le 25 décembre 1870

Septembre : à la suite de la défaite de Sedan, l'armée française se replie à Paris qui est dès octobre complètement entouré par les armées allemandes. À l’est de Paris les positions de défense sont les différents forts de Nogent, Charenton… Les Allemands restent sur les hauteurs de Villiers Haut de Champigny et Chennevières. La Marne est la ligne de front. Mais Saint-Maur est dominé par les canons prussiens et les rumeurs de massacres se propagent, Boissy-Saint-Léger, Créteil sont pillés et détruits. Il est décidé de replier les habitants de Saint-Maur vers le XIIe arrondissement de Paris. Certains néanmoins restent dans une situation extrêmement difficile, cinq maires se succèdent en un an.

Octobre à novembre : la situation des Saint-Mauriens est celle catastrophique de tous les habitants du 12e. Les plus pauvres doivent rapidement manger les chiens, les chats puis les rats[6]. Pour les plus riches les restaurants servent du chameau, de l’éléphant… On déguste le Jardin des plantes : même son célèbre couple d'éléphants Castor et Pollux ne sont pas épargnés. Des anecdotes signalent des Saint-Mauriens restés dans la ville qui tentent d’apporter les légumes de leurs champs à leurs familles de Paris sous le feu des Prussiens.

Plan (légendes en allemand) de la bataille de Villiers

28 novembre - 3 décembre : Bataille de Champigny; la situation dans Paris n’est plus tenable. Il faut tenter une jonction avec l’armée de la Loire. Simultanément celle-ci attaque au nord vers Orléans et l’armée de Paris tente une sortie avec 200 000 hommes. Bien évidemment les Allemands s’attendent à cette jonction, d’où l’idée de l’état-major français de faire une attaque de diversion au sud à Avron mais de porter la principale attaque sur Champigny qui portera ensuite le nom de Champigny-la-Bataille. Onze ponts seront lancés simultanément à Joinville pour l’infanterie ; Saint-Maur sera le lieu des batteries de canons qui détruiront les canons des collines de Champigny et Chennevières. Le début de l’offensive est une réussite. Les Allemands sont vite débordés sur la plaine de Champigny, écrasés par les batteries du fort de Nogent.

Ensuite cela change rapidement ; les Français se font massacrer dans les montées sur le plateau de la Brie. Les batteries saint-mauriennes sont inefficaces pour appuyer l'infanterie. Elles sont de trop petits calibres et vite repérables d’en haut et donc détruites. C’est le cas de la batterie d’Adamville. L’attaque s’enlise, les Français dorment dans un froid terrible, ils sont affamés et peu sont des militaires de métier. D’autre part, les nouvelles de l’armée de la Loire sont catastrophiques (le 4 décembre, cette armée sera définitivement battue à Orléans). L’état-major hésite et fait une pause. La Croix-Rouge suisse (de) ramasse de nombreux morts et blessés. Pendant cette trêve, les armées allemandes du sud de la banlieue arrivent en renfort et entament une contre-attaque. L’armée française échappe à la destruction complète en se repliant sous la protection des batteries des forts. Le 3 décembre, la ligne de front est revenue sur ses positions d’avant l’offensive française et les derniers espoirs sont envolés. La France capitule en janvier.

La ville était desservie par les tramways parisiens au début du XXe siècle

1894 : le tramway de Saint-Maur[modifier | modifier le code]

À partir de 1894, Saint-Maur-des-Fossés s'équipe d’un réseau de tramways[7]. Inauguré le 19 mars 1894, il s’agissait du 4e réseau de tramways à air comprimé créé en France après ceux de Nantes, Nogent sur Marne et Paris. Le réseau de la Compagnie des Tramways de Saint-Maur-des-Fossés (TSM) était composé de trois lignes équipées à l’origine de tramways mécaniques Mékarski qui furent ensuite électrifiées à partir de 1900 et intégrées aux Tramways de l’est parisien. Les tramways circulèrent jusqu'au milieu des années trente avant d’être remplacés par un réseau d'autobus.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les grandes inondations de 1910 et 1924[modifier | modifier le code]

Au début du siècle, deux inondations touchent la ville en 1910 (la plus terrible avec plus de 2 mètres d'eau dans les rues[8]) et 1924.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En , une trentaine d'orphelins de confession juive de La Varenne sont déportés à Auschwitz-Birkenau en Pologne et sont immédiatement gazés[9],[10].

Saint-Maur et Joinville-le-Pont[modifier | modifier le code]

Le Pont de Saint-Maur vu du côté de Joinville

En 1790, le hameau de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur fait sécession d'avec Saint-Maur-des-Fossés sous l'impulsion du vicomte Boniface de Mirabeau, député de la noblesse à l’Assemblée constituante, qui résidait alors dans le château de Polangis.

Les habitants (409 en 1793) sont conduits par Edme Lheureux, marchand de bois, et prennent argument de l'existence d'un lieu de culte, la chapelle Saint-Léonard, pour justifier leur démarche. Le maire de Saint-Maur proteste et adresse une plainte à la municipalité de Paris le 5 mai 1791. Des démarches identiques seront renouvelées jusqu'en 1830 par les élus de Saint-Maur.

La nouvelle commune se rebaptise Joinville-le-Pont en 1831.

Saint-Maur et La Varenne-Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1791, la ville était composée de deux villages distincts, Saint-Maur proprement dit et La Varenne-Saint-Hilaire. La distinction entre ces deux villages subsiste à travers deux bureaux distributeurs et code postaux : 94100 (Saint-Maur) et 94210 (La Varenne-Saint-Hilaire). De même, il existe aujourd'hui encore un quartier délimité appelé La Varenne-Saint-Hilaire. Il est à noter que le bureau distributeur de La Varenne-Saint-Hilaire couvre un secteur plus vaste que celui du quartier du même nom. Ainsi, les résidents de certaines rues du quartier de Champignol ont-ils pour adresse postale "94210 La Varenne-Saint-Hilaire".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en trois cantons :

Tous les cantons font partie de la 1re circonscription du Val-de-Marne depuis 2012 tandis qu'avant le redécoupage le canton de Saint-Maur-des-Fossés-Ouest était rattaché à la 7e circonscription.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections municipales ont eu lieu les 9 et 16 mars 2008. La liste Ensemble pour Saint Maur[11] (soutenue par l'UMP et menée par Henri Plagnol) a été élue au second tour avec 45,40 % contre 36,52 % pour Des villages dans la ville[12] (soutenue par Jean-Louis Beaumont, maire de Saint-Maur-des-Fossés de 1977 à 2008 et menée par Jean-Bernard Thonus) et 18,08 % pour Saint Maur solidaire[13] (liste soutenue par le Parti socialiste, le MRC, le PCF et le PRG et menée par Philippe Rosaire)[14].

Les listes Saint-Maur Autrement, écologique et solidaire (liste soutenue par Les Verts et menée par Denis Laurent)[15], Vivre à Saint Maur (liste menée par Didier Legendre)[16], Saint Maur en mouvement (liste soutenue par le Mouvement démocrate et menée par Jean-Marie Wagnon)[17] et Démocratie communale (menée par Sylvie Trousselier) n'avaient pu se maintenir au second tour.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Six maires se sont succédé depuis 1947 :

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1953 Raymond Heraud RPF  
1953 1959 François Urbani RPF  
1959 1977 Gilbert Noël UDT > MSP[Note 1] Député
1977 2008 Jean-Louis Beaumont DVD Député
2008 2014 Henri Plagnol DVD Ex Député
mars 2014 en cours Sylvain Berrios UMP Député

De 2001 à 2008 la majorité municipale « Des villages dans la ville » et son maire Jean-Louis Beaumont (divers droite) avaient en opposition au conseil municipal trois groupes[18] : « Nos Villages », présidé par Bernard Vincens (Divers Droite | Nos Villages) (6 élus) ; « Réussir la relève », présidé par Henri Plagnol (UMP) (7 élus) et « Travaillons pour Saint-Maur », présidé par Marcel Haberstrau (Alliance des partis de gauche) (4 élus). Henri Plagnol avait démissionné du conseil municipal en décembre 2007 « afin de mener la campagne sereinement »[19].

Situation financière de la ville[modifier | modifier le code]

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À la suite d'un rapport émis par la Chambre régionale des comptes, le maire Henri Plagnol a envoyé le 3 mai 2010 à ses administrés une lettre spéciale faisant état de la situation financière de la ville.

La ville de Saint-Maur-des-Fossés est en effet l'une des villes les plus endettées de France. Le rapport relève le lien étroit entre la croissance de l'endettement et les taux d'intérêts des emprunts toxiques, ainsi qu'un effort fiscal mesuré des Saint-Mauriens et, en tout état de cause, inférieur à celui réclamé aux contribuables de communes comparables[20].

Cette dette se compose pour 89 % de prêts structurés. Par conséquent, en fonction de l'évolution des taux d'intérêt, la ville pourrait faire face à une hausse de ses frais financiers[21]. Fin 2013, plus de 70% de la dette avait été renégociée par l'équipe municipale actuelle.

La dette de Saint-Maur représentait en 2010 de 248,25 millions d'euros.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Avec un taux de criminalité de seulement 42,6 pour 1 000 habitants, Saint-Maur-des-Fossés, est, avec Courbevoie, la commune de plus de 40 000 habitants la moins touchée par la délinquance en France[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 74 818 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 561 700 711 825 1 073 1 609 1 561 1 565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 431 3 944 5 621 7 438 8 433 10 492 15 802 17 333 20 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
23 035 28 238 33 852 40 183 49 745 57 164 56 740 55 520 64 387
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
70 397 77 251 80 920 80 811 77 206 73 069 75 214 74 818 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[24])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Louis Blanc
  • Camille Pissarro
  • François Rabelais
  • Le parc Tilleuls
  • Pierre de Ronsard
  • Saint André
  • Jeanne d'Arc

Lycées[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival « Courts dans l'Herbe »

Festival organisé par l'association éponyme : courts métrages, concerts, expositions, théâtre, arts urbains ... Tous les ans dans le parc de l'abbaye entre juin 2003 et juin 2009[25].

  • Festival « Saint-Maur en toute(s) liberté(s) »

Festival organisé par M. Plagnol alliant culture et droits de l'homme dont la 1re édition s'est tenue du 26 au 29 novembre 2009 avec comme invité le Tibet[27].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade des Corneilles

Trois principales associations se partagent le paysage sportif de Saint-Maur :

Il existe également d'autres associations à vocation sportive, traitant notamment des sports de combats ainsi que plusieurs enseignes de type « clubs de remise en forme ».

Les équipements sportifs sur la commune sont nombreux: stades, piscines, gymnases, centre hippique, roller-parc, base nautique, etc...

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Il existe un réseau de petites entreprises assez dense, surtout dans le sud de la ville (quartier de La Pie). Les principales entreprises implantées sur la commune sont: RATP (dépôt), Essilor (centre de recherche) et Septodont (production).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas
  • Église Saint-Nicolas au vieux Saint-Maur.
  • Église Saint-François-de-Sales quartier d'Adamville.
  • Église Saint-Hilaire à La Varenne-Saint-Hilaire.
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire au Parc de Saint-Maur.
  • Église Sainte-Marie-aux-Fleurs à Saint-Maur-Créteil.
  • Chapelle Saint-Joseph.
  • Chapelle du lycée Teilhard-de-Chardin.
  • Temple protestant avenue Joffre
  • Église luthérienne avenue Beaurepaire.
  • Synagogue avenue du château.
  • Hôtel de Largentière

La place des Marronniers est la deuxième plus grande place de la région Île-de-France après la place de la Concorde. On y trouve en son centre l'église Notre-Dame-du-Rosaire.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Saint-Maur accueille différents équipements culturels[28] :

  • deux théâtres : le théâtre municipal Rond-Point Liberté [1] et le théâtre de l'Abbaye
  • deux cinémas : l'un municipal, Le Lido, et l'autre privé, Les Quatre Deltas avec une de ses salles équipée de la technologie Real 3D
  • un musée (Villa Médicis)
  • un conservatoire
  • Médiathèque et plusieurs bibliothèques

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Occupation des sols en 2008.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 90,10 % 1012,28
Espace urbain non construit 4,90 % 55,23
Espace rural 5,00 % 56,57
Source : Iaurif[29]

Aujourd'hui, Saint-Maur est divisé en huit quartiers (parfois dénommés « villages ») :

Les huit quartiers de Saint-Maur-des-Fossés

Logements[modifier | modifier le code]

Dans le palmarès 2008 publié par la Fondation Abbé Pierre, Saint-Maur-des-Fossés est le plus mauvais élève des villes de plus de 50 000 habitants en ce qui concerne le manque de logements sociaux. En 5 ans, seulement 30 nouveaux logements sociaux ont été financés alors que l'objectif était de plus de 1 200[30]. Saint-Maur-des-Fossés est une des communes les plus aisées de la banlieue parisienne.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Les célèbres Bords de Marne ont été valorisés par la municipalité de 1980 à 2008. Une promenade (avec piste cyclable ouverte à tous les modes de circulation douce : vélo, rollers, jogging, marche et promenade) est située en haut de la berge, tandis qu'un chemin de berge permet aux promeneurs de marcher au plus près de l'eau. Les quais de La pie sont encore à aménager depuis 2009 (date de rétrocession des voies par le département du Val-de-Marne).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville n'abrite presque aucun stop[interprétation personnelle], presque aucun « cédez le passage »[interprétation personnelle] ni même aucun sens giratoire en fonctionnement classique[interprétation personnelle][31] (quasiment tous sont des ronds-points avec priorité à droite; une seule exception: la Place d'Adamville-Kennedy, devenue depuis l'été 2009, un véritable sens giratoire avec « cédez le passage » à chacune de ses entrées).

De même la ville n'abrite que très peu de zones 30 et seulement 1 km de double-sens cyclable depuis octobre 2010[32] sur ses 186 km de voirie[interprétation personnelle][33]. Sur 59 carrefours équipés de feux tricolores[34], un seul est équipé de sas vélo à l'entrée du pont de Bonneuil. Un seul couloir de bus, celui du TVM, est totalement interdit aux cycles.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

La commune sera desservie par :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).svg

Les armes de Saint-Maur-des-Fossés se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande d'or chargée d'une anguille du champ accompagnée en chef de trois fleurs de lis d'or, au bâton de gueules péri en bande, et en pointe d'une couronne d'épines enfermant le mot PAX surmonté d'une fleur de lis et soutenu de trois clous, le tout d'argent[36].

Le drapeau de la ville s'inspire des couleurs du blason. Bicolore bleu et jaune, divisé verticalement, on peut le retrouver sur le fronton des postes de police ou encore de la bibliothèque municipale.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. MSP : Mouvement Social et Patriote
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « limites administratives » activée »
  2. a et b Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 373
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Ville de Saint-Maur-des-Fossés
  6. Menu servi dans un restaurant du quartier latin * Consommé de cheval au millet * Brochettes de foie de chien à la maître d'hôtel * Émincé de râble de chat, sauce mayonnaise * Épaules et filets de chien braisés, sauce aux tomates * Civet de chat aux champignons * Côtelettes de chien aux petits pois * Salmis de rats, sauce Robert * Gigots de chien flanqués de ratons, sauce poivrade * Bégonias au jus * Plum-pudding au rhum et à la moelle de cheval.
  7. AMTUIR – Les Tramways de Saint-Maur
  8. (fr) «  L'inondation de 1910 à La Varenne-Saint-Hilaire (94) » sur un site personnel consacré aux inondations de 1910
  9. Les Orphelins de la Varenne, 1914 - 1944
  10. http://www.hillelweb.com/syna/histo.htm
  11. (fr) Site internet de la liste Ensemble pour Saint Maur
  12. (fr) Site internet de la liste Des villages dans la ville
  13. (fr) Site internet de la liste Saint Maur solidaire
  14. (fr) Résultats des élections municipales de 2008 à Saint-Maur-des-Fossés sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  15. (fr) Site internet de la liste Saint-Maur Autrement
  16. (fr) Site internet de la liste Vivre à Saint Maur
  17. (fr) Site internet de la liste Saint Maur en mouvement
  18. Page du conseil municipal, mairie de saint maur
  19. Ensemble Pour Saint-Maur
  20. « Rapport spécial de la Chambre régionale des comptes, 8 janvier 2010 »
  21. Lettre spéciale du maire du 3 mai 2010
  22. Le Nouvel Observateur daté du 18 novembre 2010 publie, dans le cadre de son enquête sur la sécurité, un tableau des chiffres de la délinquance ville par ville, à partir de sources émanant du ministère de l’Intérieur.
  23. Jumelage Ramat Hasharon - Saint Maur des fossés
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  25. Site du festival Courts dans l'herbe Consulté le 2 decembre 2009.
  26. La sixième édition de cette manifestation, intitulée « Sur les pas de Mon Oncle », a eu lieu du 17 au 19 octobre 2008 (sous le parrainage de Jérôme Deschamps et avec la réalisatrice Catherine Corsini comme présidente du jury): le film La Théorie des ensembles de J. Hamon-Damourette, J. Ekam’changama et M. Hericher a obtenu le « Prix du Jury » et Anne-Elisabeth Blateau s'est vue décerner une mention pour la meilleure actrice.
  27. Site du festival Saint-Maur en toute(s) liberté(s) Consulté le 1er décembre 2009.
  28. Site de la ville Consulté le 25 juin 2009
  29. « Fiche communale d'occupation des sols », sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France,‎ 2008 (consulté le 20 novembre 2012).
  30. Article de Libération
  31. Nombreux contre-exemples : l'avenue Joffre, le quai Winston Churchill, etc.
  32. Saint-Maur Infos Octobre et Novembre 2010
  33. Et les bords de Marne, cyclables sur toute leur longueur ?
  34. http://www.saint-maur.com/Saint-Maur-des-Fosses-en-chiffres
  35. Site no-art.info, Francis Salles, MEMO, lire (consulté le 28 juin 2013).
  36. GASO - Banque du blason - 94068 Le blason de Saint-Maur-des-Fossés sur GASO/Banque du Blason