La Haute-Maison

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La Haute-Maison
Route principale de la commune.
Route principale de la commune.
Blason de La Haute-Maison
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Crécy-la-Chapelle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Albane Ancelin
2014-2020
Code postal 77580
Code commune 77225
Démographie
Gentilé Altimantissiens, Altimantissiennes
Population
municipale
363 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 55″ N 3° 00′ 09″ E / 48.8819, 3.002548° 52′ 55″ Nord 3° 00′ 09″ Est / 48.8819, 3.0025  
Altitude Min. 141 m – Max. 172 m
Superficie 12,96 km2
Localisation

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La Haute-Maison

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La Haute-Maison

La Haute-Maison est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Les habitants sont appelés les Altimantissiens et Altimantissiennes[1]. Selon l'INSEE, la commune recensait 328 habitants en 2009[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 1 296 hectares[2], La Haute-Maison est une commune située sur un plateau traversée par le Rû du Rognon.

Les communes limitrophes proches de La Haute-Maison incluent Maisoncelles-en-Brie à 2,19 km, Sancy-les-Meaux à 3,25 km, Pierre-Levée à 3,27 km, Vaucourtois à 3,95 km et Giremoutiers à 4,78 km[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est sous la dénomination d'Alta Domus qu'apparaît le village au XIIIe siècle. La paroisse est créée en 1237. Aux XVIe et XVIIe siècles, elle est appelée La Haute-Maison-en-Brie. La Haute-Maison était autrefois une prévôté. Au XIIIe siècle, Jean et Hugues de Quincy élevèrent une chapelle dans la forêt du Mans. L'évêque de Meaux, Pierre de Cuisy, transforme en 1237 cette chapelle en église paroissiale.

Vers la même époque, Guillaume et Pierre de Mareuil édifièrent une autre chapelle au lieu dit Rognon et la donnèrent aux religieux de Chambre-Fontaine qui y établirent un prieuré. Un acte de décès dressé en cette paroisse, le 26 mars 1668, qu'il y avait déjà à cette époque une école. Le seigneur de la commune enjoint, en effet, aux tuteurs d'y envoyer leurs pupilles. L'ancien château tombé en ruine et réédifié au XVIIIe siècle contenait une prison et la salle d'audience de la justice, dont La Haute Maison était le siège.

En 1789, La Haute-Maison fait partie de l'élection de Coulommiers. En 1830, une grande exploitation de 210 hectares de terre d'un seul tenant cultive sur une grande échelle les pommiers à cidre. La commune dispose alors d'un seul commerce qui rassemble diverses activités, avec une auberge-débit de boissons, un coiffeur et une épicerie-mercerie, un débit de tabac et un marchand de vins au détail. Le pain est vendu par une boulangère itinérante. La majeure partie de la population est de souche paysanne et s'adonne aux travaux de la ferme. Loin des voies de communication, elle fait partie de ces communes affectées par l'exode rural au XIXe siècle. En l'espace d'un siècle, de 1840 à 1930, le village perd ainsi le quart de sa population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Albane Ancelin    
3 décembre 2010 mars 2014 Jean-Louis Binet    
mars 2008 novembre 2010 Denis Grossé    
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Binet    
mars 1983 mars 2001 Jacques Lebecque    
octobre 1947 mars 1983 Jacques Boutour    
1938 1947 Robert Picard    
1935 1938 Paul Coquillard    
1923 1935 Albert Bourdelat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte de La Haute-Maison.

La population de La Haute-Maison était de 220 au recensement de 1999, 254 en 2006 et de 256 en 2007. La densité de population de La Haute-Maison est de 19.75 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 99 en 2007. Ces logements se composent de 97 résidences principales, une résidence secondaire ou occasionnelle ainsi qu'un logements vacants[3].

En 2011, la commune comptait 363 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
236 168 254 261 260 270 271 300 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 300 300 298 296 277 278 264 228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 218 196 198 202 187 183 192 203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
177 157 151 167 204 220 254 254 355
2011 - - - - - - - -
363 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre Dame de la Nativité.

L'église initiale a été détruite au XVIe siècle et aussitôt reconstruite. Elle est dédiée à la Vierge. Notre Dame de la Nativité est une église de campagne, de dimension modeste, à clocher carré dont le toit pointu est recouvert de tuiles du pays. Cette petite croix montée sur un socle est peinte en doré au centre et entourée d'un soleil dont les rayons sont dorés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Ferme du Mans.

Bâtie sur l'ancien domaine du Mans, dans lequel est édifié une chapelle par Jean et Hugues de Quincy au XIIIe siècle, par la suite érigée en paroisse desservie au XVIIe siècle par le curé de Villemareuil. De cette époque date la construction de cette ferme, aujourd'hui la plus ancienne de la commune. La grange construite avec contreforts sur le pignon comporte une charpente complexe à double faîtage qui était justifié par un toit en chaume.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de La Haute-Maison Blason Écartelé au 1) d’azur à trois fleurs de lys d’or qui est de France moderne, au 2) d’or à une vache de sable colletée et clarinée de gueules, au 3) de gueules à deux gerbes de blé d’or posées en bande, au 4) de sinople à l’épée d’or accostée de deux bars adossés du même.
Ornements extérieurs 
Timbré d'un crancelin d'or.
Devise 
Ense et arratro (Par l'épée et la charrue).
Détails Conçu par Max Cornelise, conseiller municipal, en 1998[6].

Symbolique :

  • Trois fleurs de lys sur fond azur représentent les Armes de l'Île-de-France ;
  • Une vache noire sur fond d'or représente l'élevage ;
  • Deux gerbes d'or sur fond de gueules représentent la culture céréalière et les couleurs de la Brie ;
  • Une épée d'or sur fond de sinople, symbole de l'appartenance à une abbaye fortifiée[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé »
  2. a et b « Fiche signalétique de La Haute Maison », sur Atome 77 (consulté le 6 mars 2012)
  3. a et b « Village de La Haute-Maison », sur Cartes France (consulté le 6 mars 2012)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. La Haute-Maison sur le site de la communauté de communes du pays créçois