Saint-Cloud

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Saint-Cloud
L'église Saint-Clodoald
L'église Saint-Clodoald
Blason de Saint-Cloud
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Boulogne-Billancourt
Canton Saint-Cloud (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cœur de Seine[Note 1]
Maire
Mandat
Éric Berdoati (UMP)
2014-2020
Code postal 92210
Code commune 92064
Démographie
Gentilé Clodoaldiens
Population
municipale
29 194 hab. (2011)
Densité 3 862 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 38″ N 2° 13′ 09″ E / 48.843838, 2.21908248° 50′ 38″ Nord 2° 13′ 09″ Est / 48.843838, 2.219082  
Altitude Min. 28 m – Max. 164 m
Superficie 7,56 km2
Localisation

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Liens
Site web saintcloud.fr/

Saint-Cloud (prononcé [sɛ̃ klu ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Clodoaldiens.

La commune, huppée et résidentielle, est connue pour son parc.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud est une commune située à vol d'oiseau à 9,9 kilomètres à l'ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris[1]. Elle s'étend sur les pentes qui dominent la rive gauche de la Seine en face du bois de Boulogne. La ville est située à trois kilomètres de la porte de Saint-Cloud et de la porte d'Auteuil (16e arrondissement de Paris). La commune est bordée au nord par Suresnes, à l'ouest par Rueil-Malmaison, Garches et Marnes-la-Coquette et au sud par Sèvres et Ville-d'Avray. Sa limite orientale est matérialisée par la Seine qui la sépare des communes de Boulogne-Billancourt et de Paris (bois de Boulogne) via la passerelle de l'Avre.

Au début du XXe siècle, vue depuis Bellevue vers la boucle de la Seine.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Escalier en centre-ville.

La superficie de la commune est de 756 hectares ; l'altitude varie entre 28 et 164 mètres[2].

Saint-Cloud est construite sur une colline. De nombreux escaliers, et même des escalators, parcourent la ville.

Escalier et escalator se rencontrent souvent en ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'Île-de-France est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Saint-Cloud sont les stations franciliennes de Météo-France : Orly et aéroport de Vélizy-Villacoublay[3]. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. Le tableau suivant permet de comparer le climat francilien avec celui de quelques grandes villes françaises :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Orly[4] (Saint-Cloud) 1 797 615 16 20 31
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,3 3 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16 11,9 6,8 4,1 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Humidité relative (%) 86 80 76 72 72 71 70 71 77 83 86 86 78
Source : Infoclimat [5]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 12,4 10,3 7 1,6 0 0 0 0 0 0,2 5,4 11,6 48,6
Source : Infoclimat [5]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−16,8
1985
−15
1956
−9,4
2005
−4,3
1921
−1,3
1957
3,2
1975
6,7
1922
5,6
1923
1,7
1952
−3,9
1955
−9,6
1921
−13,3
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
2003
20
1990
24,5
1955
29,4
1949
35
1922
37
1947
39,2
1947
40
2003
33
1949
31,3
1921
20,1
1993
17,3
1989
Source : JournalduNet [4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Cloud est connue de bon nombre d'automobilistes pour être le point de départ de la première autoroute française : l'A13.

La France réalisa ses premières études en 1927 pour créer l'Autoroute de l'Ouest qui devait relier la capitale à la Normandie. Retardé par le caractère historique du Parc de Saint-Cloud, le projet fut déclaré d'utilité publique le 4 mai 1935 et s'accompagna de la reconstruction du pont de Saint-Cloud. Le tunnel de Saint-Cloud fut utilisé par les Allemands comme dépôt d'explosifs de presque 10 tonnes de munitions, en particulier de torpilles de la Kriegsmarine[6]. La façade du tunnel d'origine (actuel sens Paris → province) a été entièrement refaite lors du percement du deuxième tube (actuellement province → Paris). Ce tunnel d'origine, à double sens, était équipé d'un système de feux rouges horizontaux pour les sens de circulation. Ces deux tubes ont des longueurs de 832 et 900 mètres. Jusqu'en 1974, l'A13 s'arrêtait au niveau du pont de Saint-Cloud. Depuis, elle est reliée au périphérique parisien par le viaduc de Saint-Cloud qui surplombe le Seine et par un tunnel sous le nord de Boulogne-Billancourt.

À la suite de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc, des exercices sont réalisés dans les tunnels français afin de valider les procédures de secours, ce fut le cas le 16 avril 2003 dans le tunnel de Saint-Cloud[7].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

En 2013, Saint-Cloud est doté de quelques pistes cyclables :

L'une se situe tout le long de la rue Pasteur, sur une longueur d'un peu plus d'1km, dans les deux sens, en partie droite de la chaussée. Elle prolonge ainsi la piste cyclable du boulevard du Général de Gaulle à Garches. Une extension sur le trottoir de l'avenue du Général Leclerc permet de rejoindre l'entrée "Grille d'Orléans" du Parc de Saint-Cloud, située rue du Commandant Lareinty. De la vigilance s'impose sur le tronçon de la rue Pasteur, des voitures stationnant à droite de la piste et les ouvertures de portière sont parfois intempestives.

Une autre est constituée d'une emprise sur le trottoir de la rue de Suresnes et de la rue de la Porte Jaune, approximativement entre la rue de Verdun et l'avenue du Maréchal Foch. Bien que séparées de la chaussée, ces voies sont également à emprunter avec prudence : elles sont en principe à sens unique et des piétons s'y trouvent fréquemment, notamment avec des poussettes d'enfant.

Enfin, un tronçon situé sur le trottoir sud du Pont de Saint-Cloud permet de relier, dans les deux sens, Boulogne à l'entrée du Parc de Saint-Cloud et à la rue Dailly. Ces voies permettent aux vélos un passage nettement plus aisé depuis qu'elles ont été construites. Leur tracé est toutefois complexe côté Saint-Cloud et coupe des voies de circulation importantes, en principe protégé par des feux de circulation. Attention, ceux-ci ne fonctionnent pas toujours bien et les voitures peuvent arriver assez vite à ces endroits.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Une rame Citadis est à quai à la station Parc de Saint-Cloud sur la ligne 2 du tramway d'Île-de-France.
Une rame Z 6400 est à quai à la gare de Saint-Cloud sur la ligne L du Transilien.

Saint-Cloud est reliée de plusieurs façons au réseau de transport de l'Île-de-France :

De nombreuses lignes de bus relient Saint-Cloud à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

La ville met à disposition gratuitement un minibus, le « Clodoald » qui effectue, au départ de la mairie, deux circuits à travers la ville[8].

La gare de Saint-Cloud s'est rendue célèbre le 6 juin 1983 lors d'un des accidents ferroviaires les plus graves en France : 135 blessés dans la collision de deux trains de banlieue[9].

Saint-Cloud sera situé sur la ligne de métro automatique Arc Express dont la mise en service est prévue à l'horizon 2025-2030.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’Insee découpe la commune en douze îlots regroupés pour l'information statistique[10].

Saint-Cloud, la nuit, depuis le Pont de Saint-Cloud.

La commune est divisée en cinq quartiers : Coteaux/Bords-de-Seine, Fouilleuse/Val d’Or, Montretout/Coutureau, Pasteur/Magenta, Centre[11].

Le 28 janvier 1871, deux jours après la signature de la convention d’armistice du Siège de Paris, un incendie dévaste la ville[12]. La ville est alors rebâtie à la fin du XIXe siècle et prend un caractère de plus en plus résidentiel. Elle forme une agglomération serrée, dominée à mi-côte par la flèche de pierre de son église, et sillonnée par de petites rues si escarpées qu'il a fallu sur plusieurs points établir des escaliers. La municipalité développe peu à peu une culture tournée vers le tourisme et la fête. De nombreux artistes et écrivains choisissent de s’installer à Saint-Cloud. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’urbanisation de la ville s’accélère. Mais rapidement, naît la volonté de stabiliser la population, notamment par une réglementation plus restrictive en matière de construction. L’accent est mis sur la conservation du cadre de vie[13].

Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 43,76 % 328,95
Espace urbain non construit 29,49 % 221,66
Espace rural 26,76 % 201,14
Source : Iaurif[14]

Logement[modifier | modifier le code]

Au 1er juillet 2005, la part des résidences principales était de 91,6 %. 50 % des occupants étaient propriétaires et 46 % étaient locataires. 83 % des logements étaient des appartements et le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,6. L’ancienneté moyenne d'emménagement dans la résidence principale était de 14 ans[15].

Saint-Cloud se place comme l'une des villes les plus chères de France: le prix du m² y est aussi élevé que dans les autres communes dites « huppées » des Hauts-de-Seine.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, l'aménagement de la « ZAC Bords de Seine » représente un très gros projet qui vise l’aménagement de 1,1 hectare cédé à la Ville par Dassault Aviation, terrain situé dans le quartier des Coteaux entre l’avenue de Longchamp au sud, l’avenue Bernard Palissy à l’ouest, la rue Charles Blum au nord et le quai Marcel Dassault à l’est[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien nom de la ville était Novigentum (de *novientos dérivé de novios, neuf)[17]. Au Ve siècle, le moine Clodoald, petit-fils de Clovis et fils de Clodomir Ier, roi d’Orléans, préfère la crosse d’évêque à la couronne du royaume des Francs. Clodoald, décidant de s'éloigner des querelles de pouvoir menées par ses oncles, s’installe à Novigentum, sur les bords de Seine, un hameau alors peuplé de bûcherons et de pêcheurs. Disciple de l'ermite Séverin de Paris, il y fait construire un monastère dont il reste encore un mur (place du Moustier) dont l'église était dédiée à saint Martin de Tours[18]. Après sa mort en 560, des miracles ont lieu autour de son tombeau et il est canonisé au cours du VIIe siècle. Le village prend alors le nom[Quoi ?] de « Sanctus Clodoaldus » qui donna « Saint-Floud », puis « Saint-Cloot » et enfin « Saint-Cloud »[18]. Le saint a légué aux évêques de Paris ses droits seigneuriaux : ceux-ci seront jusqu'en 1839, ducs de Saint-Cloud et pairs de France[19].

Les rassemblements à l’occasion des pèlerinages vers la ville du saint sont à l’origine de l’actuelle fête de Saint-Cloud, l'une des plus anciennes fêtes foraines de France. En effet, cette fête n'est que la suite des divertissements profanes qui accompagnaient, dès le Moyen Âge, les solennités religieuses de la fête patronale, célébrée à la date anniversaire de la mort de Clodoald, le 7 septembre 560[20].

En 1789, la ville est épargnée par la Révolution française[C'est-à-dire ?].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de La Montagne-Chérie et de Pont-la-Montagne[21],[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud existait déjà à l'époque gallo-romaine : ce fut un des nombreux Novientos (Noventium en latin), dont le latin barbare de l'époque franque fit Novigentum ; le nom était l'équivalent exact de La Nouvelle. La prospérité romaine avait créé ainsi maintes villes neuves commerçantes à côté, souvent en bas des oppida guerriers et défiants juchés sur les hauteurs[22].

Ce bourg s'appelait autrefois Nogent ; il tire son nom de Clodoald, fils de Clodomir, roi d'Orléans, qui, ayant échappé à la mort, se retira dans le bois de Nogent, y fonda un ermitage où il mourut. Ce prince fut vénéré sous le nom de saint Cloud, et Nogent, Novigentum, en prit le nom.

Saint-Cloud connut les invasions normandes de 845, 856, 861 et 885 qui venaient pour piller Paris.

Pendant la guerre de Cent ans en 1358, les Anglais prirent le village, le brûlèrent et massacrèrent les habitants.

Saint-Cloud fut incendiée en 1411, lors des combats entre Armagnacs et Bourguignons[18].

En 1433, les habitants furent écrasés de réquisitions[23].

En 1556, Henri II fit construire le pont de pierre de St Cloud, et Henri III autorisa les habitants de s'entourer de murailles et de fossés. La seigneurie appartenait à l'évêque de Paris. Dans la plus belle maison de St Cloud, vendue à Catherine de Médicis, qui la donna à Jérôme de Gondi en 1577.

En 1589, Henri III, qui s’était installé dans le château édifié à Saint-Cloud par Jérôme de Gondi pour conduire le siège de Paris, tenu par les Ligueurs, y est assassiné par le moine Jacques Clément. Henri IV y est reconnu roi.

Louis XIV acheta la terre de Saint-Cloud, et, en 1674, celle-ci fut érigée en duché pairie pour les archevêques de Paris.

En 1717, Pierre le Grand visita St Cloud.

À proximité de Paris, le château de Saint-Cloud et son parc furent créés à partir de 1658 par le duc d'Orléans, frère de Louis XIV. Louis XVI en fit l’acquisition en 1785 pour l’offrir à Marie-Antoinette. Puis, le château comme le parc jouèrent un rôle important dans l’histoire de France tout au long du XIXe siècle.

Napoléon Bonaparte y réalisa son coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) et en fit sa résidence favorite et employa 3 141 000 francs à restaurer le château, où s'étalèrent les magnificences de la cour impériale de Napoléon 1er[23]. Le mariage civil de Napoléon et de Marie-Louise y est célébré en 1810.

Le pont de Saint-Cloud, dans sa version ordonnée par Napoléon en 1808.
Dès 1901, les Tramways mécaniques des environs de Paris faisaient circuler une ligne de tramway sur les quais de Seine, du Pont de Saint-Cloud à Pierrefitte-sur-Seine

En 1814, St Cloud fut occupé par le général russe comte de Langeron, qui respecta le château et les habitants.

En 1815, le maréchal prussien Blücher s'installe au château. Ivre de vengeance, il lacère les soieries et les tentures, dévaste la chambre et la bibliothèque[19].

Dès 1817, le palais devint résidence royale, et la montagne de Montretout fut convertie, par la suite en un jardin réservé pour le duc de Bordeaux.

Louis XVIII y commença des casernes et des bâtiments achevés par Charles X, qui, le 30 juillet 1830, le quitta pour toujours.

Charles X signe à Saint-Cloud les Ordonnances de juillet 1830 qui abolissent la Charte et provoquent sa chute. C'est de là qu'il part pour l'exil. Napoléon III y fut proclamé Empereur le 1er décembre 1852.

Le 31 mai 1868, c’est à Saint-Cloud qu’eut lieu la première course cycliste en France (plaque commémorative sur la grille du Parc en bordure de Seine).

Le 15 juillet 1870, la guerre est déclarée à la Prusse dans un conseil tenu au château[19]. Le 13 octobre 1870, le château, occupé par les Prussiens durant le Siège de Paris, fut incendié par un obus tiré par les Français depuis le Mont Valérien. Les Prussiens qui n'avaient aucun intérêt à défendre un édifice français, détruit par les Français eux-mêmes, ne firent rien pour empêcher l'incendie et laissèrent le château brûler. Fort heureusement, l'impératrice-régente, Eugénie, avait ordonné le déménagement des œuvres d'art les plus précieuses vers le garde-meubles. Un obus tiré du Mont-Valérien mit le feu (d'après la version prussienne) au palais que l'ennemi occupait. Bizarrement les Français retrouvèrent dans les ruines plusieurs traces de pétrole[24].

Au début du XXe siècle, le tout récent quartier des Coteaux passe à la postérité grâce aux exploits retentissants des aérostiers de l’Aéro-club de France, parmi lesquels Alberto Santos-Dumont[13].

De 1882 à 1987, la commune hébergeait une des deux écoles normales supérieures de l'enseignement primaire, devenue aujourd'hui l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (ENS LSH, installée à Lyon).

En 1972, un an après sa reconnaissance par l'ONU, Interpol installe son quartier général à Saint-Cloud, rue Armengaud ; cette organisation internationale déménage en 1989 à Lyon dans le quartier de la Cité internationale.

Montretout[modifier | modifier le code]

Son nom vient de la belle perspective que présente le sommet de la colline, où existait un pavillon élégant, qui fut vendu pendant la Révolution, et que Napoléon Ier racheta en 1806.

À partir de 1832, le parc de Montretout est transformé en lotissement muré[25].

Le village, alors habité par 269 personnes, est devenu célèbre en 1870-1871 pendant le siège de Paris par les Prussiens.

Lors du siège de Paris en 1870-1871, les troupes françaises avaient évacué le plateau situé au-dessus du village de Saint-Cloud et qui était occupé par une fortification, la redoute de Montretout. Cette redoute fut immédiatement occupée par les forces prussiennes.

Les 2, 16, 20, 22 octobre, 3, 7, 15 novembre, et 21 décembre 1870 les Français essaieront de reprendre cette fortification dominant Paris sans succès. Le 19 janvier 1871, lors de la bataille de Buzenval, après un long et vif combat autour de la redoute de Montretout, les Français en sont maîtres et font 60 prisonniers.

Le parc de Montretout est devenu depuis une Résidence fermée abritant les appartements de standing et hôtels particuliers de patrons de la grande distribution, ainsi que de Jean-Marie Le Pen[25],. Lino Ventura ou Guy Béart y ont aussi résidé, ainsi que sa fille Emmanuelle.

Fête de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

La fête de Saint-Cloud, fête foraine qui a lieu chaque année début septembre et tire son origine des pèlerinages du Moyen-Âge, était autrefois très célèbre et réputée pour son pain d'épices et ses mirlitons.

Pierre Giffard écrit vers 1878 : « La foire de Saint-Cloud, la fête de Neuilly, sont les deux solennités suburbaines qui font réellement courir tout Paris[26]. »

Cette fête a peu à peu perdu son importance, et est aujourd'hui une simple fête foraine locale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Clodoaldiens ont très majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 76,93 % de Oui contre 23,07 % de Non avec un taux d’abstention de 23,34 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %)[27].

À l’élection présidentielle française de 2007[28], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 53,44 % soit 8 785 voix, suivi de François Bayrou avec 20,76 % soit 3 413 voix, puis de Ségolène Royal avec 14,67 % soit 2 411 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,63 % soit 925 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 74,17 % soit 11 681 voix pour Nicolas Sarkozy contre 24,83 % soit 4 067 voix pour Ségolène Royal, résultat beaucoup plus tranché que la moyenne nationale[29] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 18 455 inscrits sur les listes électorales clodoaldiennes, 89,56 % soit 16 528 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 10,44 % soit 1 927 voix, 0,54 % soit 90 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 99,46 % soit 16 438 voix se sont exprimées.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Avec Garches et Vaucresson, Saint-Cloud fait partie de la communauté d'agglomération Cœur de Seine, créée le 1er janvier 2005.

La commune représente un canton. Le conseiller général est Éric Berdoati.

Conseil municipal de Saint-Cloud (mandature 2008-2014)[30]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Ensemble, construisons l'avenir » UMP Éric Berdoati 29 Majorité
« Saint-Cloud, rive gauche » PS Alain Montet 3 Opposition
« Saint-Cloud démocrate » MoDem Alexandre Bocquillon 2 Opposition
« Saint-Cloud, priorité pour vous » FN Alexandra Tremorin 1 Opposition

En 2008, Saint-Cloud a reçu le label « Ville Internet @@@ »[31].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel-de-ville
Article détaillé : Liste des maires de Saint-Cloud.

Depuis la Libération, quatre maires se sont succédé à Saint-Cloud :

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1er juillet 1945 mars 1971 Francis Chaveton    
21 mars 1971 avril 1992 Jean-Pierre Fourcade   Ministre
avril 1992 13 juin 2005 Bertrand Cuny   Démissionnaire[33]
13 juin 2005 en cours
(au 8 août 2014)
Éric Berdoati UMP Escrimeur, chef d'entreprise
devenu député en remplacement de Patrick Ollier[34]
Réélu pour le mandat 2014-2020[35]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud relève du tribunal d'instance[36] ainsi que du tribunal de police de Boulogne-Billancourt[37] et de la cour d'appel de Versailles.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Compte tenu de l'ensemble des 23 squares et jardins publics et du parc, la ville offre un ratio (espaces verts par habitant) très important pour une commune si proche de Paris : 166 m2 d'espaces verts par Clodoaldien[38].

La ville a défini une politique environnementale liée au développement durable, en s'appuyant sur la mise en place d’un agenda 21 local, dans cinq directions majeures :

  • la lutte contre le réchauffement climatique
  • la préservation des ressources et la biodiversité
  • la solidarité dans l’espace et dans le temps
  • l’épanouissement de l’être humain
  • une économie responsable, tant d’un point de vue social qu’environnemental[39].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Saint-Cloud est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 29 194 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 042 1 660 2 360 1 953 1 935 2 316 3 417 3 457 3 828
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 405 5 611 5 248 8 956 4 862 4 126 5 380 5 660 6 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 195 8 354 9 725 11 921 13 519 16 341 16 597 17 614 20 671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
26 472 28 158 28 139 28 561 28 597 28 157 29 385 29 194 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Cloud en 2007 en pourcentage[42]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
9,0 
11,9 
60 à 74 ans
13,1 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
22,1 
30 à 44 ans
22,5 
17,3 
15 à 29 ans
15,2 
22,2 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[43]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Au 1er juillet 2005, le nombre de ménages était de 12611, en augmentation de 610 par rapport à 1999. La part des ménages dont la personne de référence est active est de 68 %, et le nombre moyen de personnes par ménage était de 2,3 [15].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud est située dans l’académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 11 écoles maternelles et écoles élémentaires communales[38].

Le département gère 2 collèges : le collège Gounod qui accueille chaque année environ 400 élèves[44] et le collège Verhaeren qui compte environ 700 élèves par an (Verhaeren était un poète qui a passé les dernières années de sa vie à Saint-Cloud)[45]; et la région Île-de-France 2 lycées : le lycée Alexandre-Dumas (ancien lycée Florent-Schmitt)[46] et le lycée Santos-Dumont (lycée des Métiers de l'hôtellerie et de la gestion des entreprises)[47].

L’entrée de l’Institution Saint-Pie-X

Saint-Cloud dispose également de 4 écoles maternelles et élémentaires privées[38] dont l'école Montessori bilingue[48], 2 collèges privés, le lycée privé (pour filles) « Institution Saint-Pie-X » des dominicaines du Saint-Esprit[49], l'école allemande Deutsche Schule Paris[50] et l'école américaine American School of Paris[51].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

C’est à Saint-Cloud qu'est installé le « pôle métiers du livre » de l'Université Paris X. Ce pôle regroupe depuis 1999 les formations dans les domaines suivants : métiers du livre, édition, librairie, bibliothèques, documentation, image, audiovisuel, multimédia[52].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

* Festival Rock en Seine :

La deuxième édition du festival rock a eu lieu dans le parc de Saint-Cloud les 27 et 28 août 2004.

Elle a réuni des groupes de rock prestigieux comme : le duo explosif des White Stripes, le combo mythique Sonic Youth, le trio très en vogue Muse ou encore Morcheeba et Massive Attack. Les musiques électroniques également furent à l'honneur avec les Chemical Brothers. Le groupe de rock psychédélique Archive y a par ailleurs donné un concert qui est resté dans les mémoires des festivaliers.

La troisième édition du festival a eu lieu les 25 et 26 août 2005.

On y a aperçu entre autres, les Canadiens d'Arcade Fire, et les Écossais de Franz Ferdinand, même si le public est d'abord venu en masse pour assister au concert des mythiques Pixies (reformés en 2004). Côté électronique, la techno rock de Vitalic a enthousiasmé les rares réfractaires au concert précédent. Les amateurs de rock plus brutal ont profité d'un concert des Foo Fighters et des Queens of the Stone Age. L'ancien chanteur de Led Zeppelin Robert Plant était aussi de la partie.

La quatrième édition du festival s'est déroulée le vendredi et samedi 25 et 26 août 2006.

La grand évènement de cette année était les Anglais de Radiohead emmenés par Thom Yorke et qui faisaient à cette occasion leur seul concert en France depuis plusieurs années. D'autres groupes comme The Raconteurs, groupe parallèle aux White Stripes emmenés tous les deux par Jack White, Dirty Pretty Things ou Nada Surf étaient également présents. Morrissey et Beck faisaient également partie des têtes d'affiche du festival.

En 2010, la huitième édition du festival s'est déroulée du 27 au 29 août.

Des artistes renommés comme The Kooks ou encore Blink-182 font partie des têtes d'affiche du festival.

En 2011, s'est déroulée la neuvième édition du festival, du 26 au 28 août, qui a accueilli de nombreux groupes comme Simple Plan, My Chemical Romance ou bien Deftones.

En 2012, on fête les dix ans du festival, avec des grandes têtes d'affiche tels que Green Day, les Black Keys et Placebo. Le festival a accueilli près de 110 000 spectateurs pour cet anniversaire.

Santé[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud accueille :

  • le centre hospitalier des 4 villes : depuis le 1er janvier 2006, ce centre regroupe le « Centre Hospitalier Intercommunal Jean Rostand » (qui regroupait déjà Chaville, Sèvres et Ville d’Avray) et le « Centre Hospitalier de Saint-Cloud »[53]
  • le centre René Huguenin de lutte contre le cancer, et la maison des patients qui accueille toute personne malade et son entourage[54].
  • la clinique chirurgicale du Val d'Or, qui est située assez loin du quartier du même nom.
  • la maison de retraite Lelégard, inaugurée le 5 avril 1888 suite à deux legs de deux clodoaldiennes : en 1880, Marie-Zéphérine Lelégard lègue toute sa fortune à la ville pour " la construction d'un hôpital qui prendra le titre d'Asile de la vieillesse" ; en 1881, Laure Camille Lucile Tessier veuve Laval[55] lègue 200 000 francs et sa demeure pour accueillir les "vieillards malades ou impotents". Cette maison, non adaptée à ce but fut vendue et la décision est prise de réunir en un seul lieu "les hospice à fonder en vertu des legs Laval et Lelégard" ; l'asile Lelégard sera construit sous la direction de l'architecte-voyer Alfred-Jean Herbinet. Source : "Et Lelégard fut", Saint-Cloud magazine, septembre 2014, n° 313, p. 5.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La piscine municipale des Tourneroches accueille plus de 110 000 nageurs chaque année[56]. En 2009-2010, elle fait l'objet d'importants travaux de réaménagement.
  • Fin 2009, la municipalité construit trois courts de tennis en revêtement synthétique intégrés au nouveau « club de tennis des Tennerolles »[57].

Médias[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud héberge sur ses quais de Seine les studios de télévision de VCF ainsi qu'une partie des locaux du groupe NRJ

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Clodoaldiens disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Saint-Cloud fait partie du doyenné des Collines, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[58].

Au sein de ce doyenné, les lieux de culte catholique relèvent de la paroisse de Saint-Cloud[59],[60] : l'église Notre-Dame des Airs (dans le quartier Val d’Or - Fouilleuse), l'église Saint-Clodoald (dans le centre), l'église Stella Matutina (dans le quartier Montretout-Coutureau), l'église Saint-Joseph Artisan (dans le quartier Coteaux - 18 juin).

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Le culte israélite se pratique à l'association juive clodoaldienne[61].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le culte protestant se pratique à la paroisse de Saint-Cloud de l'Église réformée de France[62].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 52 018 €, ce qui plaçait Saint-Cloud au 197e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[63].

Emploi[modifier | modifier le code]

Saint-Cloud compte un très grand nombre d'entreprises parmi lesquelles beaucoup de sièges sociaux et de commerces. Cette activité dense génère près de 20 000 emplois sur le territoire et les actifs proviennent de toute la région. Le tertiaire représente la part la plus importante des activités, mais une grande variété de secteurs est représentée : l'aéronautique, la communication et le cinéma, l'informatique et ses services, les secteurs technologiques de pointe, la construction et les équipements du bâtiment, la sécurité, la gestion financière et administrative.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Ont leur siège social dans la commune :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[64].

Le jardin Stern, œuvre de Jean Claude Nicolas Forestier, inscrit au titre des monuments historiques en 2006.

À noter parmi les constructions de l'architecte décorateur Louis Süe, la villa de Jeanne Paquin en 1912 au 33 rue du Mont-Valérien et la villa de Jane Renouardt au 2 rue de Buzenval qu'il réalisa de 1924 à 1925 (non inscrite) en compagnie des artistes peintres André Mare et Jean Claude Nicolas Forestier et la Compagnie des Arts français.

On trouve également au 22 rue Armengaud, une villa (privée, non inscrite) construite en 1902 par l'architecte des bâtiments de France de l'époque, Édouard Arnaud, dont on peut voir un autre immeuble au no 1 rue Danton (Paris 6e), immeuble appliquant le principe de construction en béton, y compris les décorations de façades, de style Art déco, ainsi qu'un troisième au no 16 rue Octave-Feuillet (Paris 16e), primé à l'occasion du concours de façades de la ville de Paris en 1900.

Monuments et sites, inventaire au 31 décembre 2005
Intitulé Ensemble classé Ensemble inscrit
Hôtel, galerie extérieure, jardin, fontaine, 7 et 9 rue d'Orléans x
Domaine national de Saint-Cloud x
Intitulé Monument classé Monument inscrit
Bâtiments situés dans l'hippodrome x
La villa Mirande 3, rue de Montesquiou par l'architecte Louis Süe x
Chapelle de l'ancien hôpital de la Reine x
Église du Centre ou Saint-Clodoald, 14 place Charles-de-Gaulle x
Bâtiment dit Double du Grand Livre, 38 rue d'Orléans x
Cascade et bassin du Grand Jet x
Immeuble 11, place de la Libération x
Intitulé Site classé Site inscrit
Restes du château de Béarn et parc qui les entoure
Bords de Seine x
Rives de la Seine x
Quartiers anciens x
Hippodrome de Saint-Cloud x
Source : Iaurif[65]

À cette liste s'est rajouté le jardin Stern, avenue Pozzo di Borgo[66] : créé en 1927 par Jean Claude Nicolas Forestier, ce jardin en terrasses enjambant la voie de chemin de fer a été inscrit au titre des monuments historiques en 2006[67].

Domaine National de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

L'entrée du Pré Saint-Jean
Article détaillé : Parc de Saint-Cloud.

C'était dans le domaine national de Saint-Cloud, également appelé parc de Saint-Cloud, que se trouvait le château, résidence de villégiature de plusieurs souverains français. Les jardins à la française, dessinés par Le Nôtre, ont été conservés.

Le parc a été classé à l'inventaire des monuments historiques dès 1900[68],[69].

La superficie du domaine est de 460 hectares, se trouvant pour la plus grande partie dans la commune de Saint-Cloud. Contrairement à une croyance tenace, le « pavillon de Breteuil », siège du Bureau international des poids et mesures, n'est pas établi à Sèvres, mais à Saint-Cloud[70] (son adresse postale a été toutefois rattachée à Sèvres).

Le parc appartient à l'État français, à l'exception du « Pré Saint-Jean » qui appartient au conseil général des Hauts-de-Seine. C'est dans le « Pré Saint-Jean » que chaque dernier week-end de septembre, est organisé le Famillathlon dans le cadre de la fête du « Week-end du sport en famille ».

Il accueille régulièrement des événements tels que les visites au jardin ou « Park in progress », nuit européenne de la jeune création[71].

Jardin des Tourneroches[modifier | modifier le code]

Vue sur Paris depuis le Jardin des Tourneroches.

Ce jardin[72] offre l’une des vues panoramiques les plus saisissantes du département, centrée sur la tour Eiffel, embrassant le bois de Boulogne et Paris depuis le balcon naturel des coteaux. Ces terrains ont appartenu depuis 1860 à la puissante famille de Goyeneche, Grands d'Espagne et ducs de Gamio. Pendant ces années la propriété s'appelait Castel Gamio.

La maison, dite villa des Tourneroches a été construite dans les années 1930. Le docteur Débat achète la propriété située de part et d'autre de la rue du mont Valérien ; ce domaine porte déjà une maison, des communs et un jardin aménagé au début du siècle ; il fait raser la maison et bâtir sa demeure, une maison de gardien ainsi qu'une maison proche de la gare ; il conserve le parc, les communs et le pigeonnier préexistants[73].

Églises[modifier | modifier le code]

  • Saint-Clodoald

Cette église néo-médiévale, domine le centre de la vieille ville. Elle a été rebâtie sous le Second Empire par l'architecte Pierre-Félix Delarue, entre avril 1861 (pose de la première pierre) et mai 1863 (bénédiction), à la place de l'ancienne collégiale qui abritait la crypte renfermant le tombeau peut-être apocryphe de saint Clodoald[74]. À l'intérieur de l'église, sous l'autel de la chapelle dédiée à saint Cloud, une châsse contient ses reliques. Dans la nef, se trouve une belle chaire en chêne sculptée par Guilbert en 1900[12]. Cette église repose sur les soubassements de l'église précédente, construite en 1778[74]. Elle a été classée à l'inventaire des monuments historiques le 16 février 1995[75],[76]. Cette église, élevée dans le style gothique a été décorée par les soins de l'impératrice Eugénie qui offrit l'autel en marbre blanc[22].

  • Stella Matutina

Cette église a été consacrée en 1965[77],[78].

Les architectes Alain Bourbonnais, Thierry Bouts et Raoul Vergez lui ont donné la forme d'une immense tente circulaire en bois, métal et verre, reposant en neuf points sur un socle de béton, le vaisseau est précédé par un auvent en forme de proue. « Par leurs lignes convergentes, la toiture de cuivre et la charpente de sapin procurent une saisissante impression d'envolée et de perspective, accentuée par la disposition concentrique des bancs autour de l'autel »[19].

  • Saint-Joseph-Artisan
  • Notre-Dame des Airs

L'église Notre-Dame-des-Airs, construite en 1919, doit son vocable au souvenir de la fréquentation du lotissement par des pionniers de l'aviation tels que Santos-Dumont[79],[80].

  • L'ancienne chapelle de l'hospice

Cette chapelle de style Louis XVI, faisait partie de l'hospice fondé en 1787 par Marie-Antoinette[20]. cette chapelle est la seule partie encore existante de cet hospice. Elle a été classée à l'inventaire des monuments historiques le 28 décembre 1979[81],[82].

Le bâtiment de la mairie[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Cloud

La construction de la mairie commencée en février 1870 sur les plans de l' architecte voyer communal J. Berault fut suspendue par décision du conseil municipal du 20 août 1870. Les travaux ayant repris en avril 1873, la mairie entre en fonction au début de 1874. Agrandi en 1924 par l'architecte communal Henri Renard, le bâtiment est surélevé et augmenté en 1966 selon les plans de l' architecte Maurice Benezech[83].

Hippodrome de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hippodrome de Saint-Cloud.

L'hippodrome de Saint-Cloud se situe au nord-ouest de Saint-Cloud. Il fut inauguré le 15 mars 1901. C'est aujourd'hui un hippodrome de galop, avec une piste de 2 300 mètres en herbe avec corde à gauche, qui s'étend sur une superficie de 75 hectares.

Pont de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Le pont reliant Saint-Cloud et Boulogne-Billancourt
Article détaillé : Pont de Saint-Cloud.

Le premier pont de Saint-Cloud apparaît dans l' histoire en 841 lors d'un conflit entre Charles le Chauve et Lothaire Ier[84]. La Seine peut donc être franchie à cet endroit depuis douze siècles et la tradition voulait qu'aucun roi de France ne le traversât, sous peine de mort subite : les souverains passaient donc la Seine en barque. François Ier étant mort à Rambouillet, on fit défiler son convoi sur le pont et la gênante tradition se trouva rompue sans risque, le roi étant déjà mort[19]. Le pont de bois fut alors démoli et en 1556, son fils Henri II fit construire un magnifique pont constitué de onze arches de pierre de taille. Ce pont a lui-même été démoli durant la seconde Fronde et remplacé par un pont aux arches de bois. Napoléon ordonna sa réfection en 1808, il avait alors une largeur de 12,8 m. Il fut ensuite reconstruit en 1940 et élargi à 30 mètres, pour une longueur de 186 mètres. Le tablier métallique à parements de cuivre de Sube passe la Seine d'un seul jet, simplement posé sur six rangées de colonnes de béton armé[20]. De façon à permettre la circulation le long des quais, des passages souterrains ont été aménagés sur les deux rives.

Les réservoirs de l'Avre[modifier | modifier le code]

Ces 4 réservoirs construits entre 1891 et 1938, permettent le stockage de l'eau avant son acheminement vers Paris. Cette eau est acheminée depuis le département d'Eure-et-Loir grâce à un aqueduc de 102 kilomètres de long[85], passant par la passerelle de l'Avre.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée des Avelines[modifier | modifier le code]

Le musée des Avelines
Article détaillé : Musée des Avelines.

Ce musée[86] est installé dans l'ancienne propriété construite en 1936 par un riche industriel pharmaceutique, Daniel Brunet, amateur d'architecture antique. En 1979, le Conseil municipal achète le domaine pour en faire un pôle culturel. Le musée des Avelines ouvre ses portes au public en 1988[87].

Saint-Cloud et la littérature[modifier | modifier le code]

En 1929, Jean Cocteau entra pour la seconde fois à la clinique de Saint-Cloud tenter de se désintoxiquer de l'opium. Il en profita pour écrire Les Enfants terribles en 17 jours[24] !

Saint-Cloud et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et téléfilms ont été tournés à Saint-Cloud[88], notamment :

Saint-Cloud et la philatélie[modifier | modifier le code]

En 1970, l'émirat de Ras el Khaïmah a émis un timbre représentant le tableau de Georges Rouget Napoléon reçoit le sénatus-consulte qui le proclame empereur des Français, à Saint-Cloud, 18 mai 1804.

En 1982, un timbre français sur les écoles normales supérieures a été émis (vente premier jour le 16 octobre 1982), et mentionne l'ENS de Saint-Cloud.

Le 26 septembre 1994, un timbre postal d'une valeur de 3,70 F représentant la grande cascade du parc de Saint-Cloud, dessiné et gravé par Pierre Béquet a été émis[89].

Le 9 juin 2012, un feuillet de deux timbres, ainsi qu'un entier postal, ont été émis avec pour sujet le domaine national de Saint-Cloud[90]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri III (1551-1589), roi de France assassiné à Saint-Cloud.
  • Philippe d'Orléans (1640–1701) (Monsieur), frère de Louis XIV, mort dans son Château de Saint-Cloud où il vivait depuis 1658.
  • Henriette d'Angleterre (1644-1670), fille du roi Charles Ier d'Angleterre et d'Écosse et de la reine Henriette de France, épouse de Philippe d'Orléans ; morte dans le château de Saint-Cloud.
  • Napoléon Bonaparte (1769-1821), fit du Château de Saint-Cloud sa résidence favorite et y réalisa le coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).
  • Jules Sénard (1800-1885), avocat, homme politique français, député, maire de Saint-Cloud de 1871 à 1874.
  • Émile Verhaeren (1855-1916), poète belge flamand d'expression française, habitait Saint-Cloud.
  • Florent Schmitt (1870-1958), compositeur, habitait Saint-Cloud.
  • Alberto Santos-Dumont (1873-1932), pionnier brésilien de l'aviation, en 1901 il remporta la compétition réservée aux dirigeables et consistant à couvrir en moins de 30 minutes la distance entre Saint-Cloud et la Tour Eiffel.
  • Marcel Dassault (1892-1986), ingénieur, entrepreneur et homme politique français, installa ses usines à Saint-Cloud.
  • Jean Andrivet (1899-1976), judoka français, l’un des pionniers de cette discipline en France et 1er Président du Collège des Ceintures Noires a vécu à Saint-Cloud.
  • Jean-Devaivre (1912-2004), résistant, et cinéaste français (Grand Prix de Locarno, Voile d'Or en 1949 pour la Ferme des 7 péchés) habitait Saint Cloud depuis 1949, jusqu'à sa disparition en 2004.
  • Lino Ventura (1919-1987), acteur italien du cinéma français, habitait Saint-Cloud où il est mort.
  • Jean-Marie Le Pen (1928), homme politique, a habité Saint-Cloud.
  • Jean-Pierre Fourcade (1929), homme politique, ancien maire de Saint-Cloud de 1971 à 1992.
  • Anicet Le Pors (1931), homme politique, ancien sénateur des Hauts-de-Seine.
  • Lucien Olivier (1919-1994), médecin et archéologue, mort à Saint-Cloud où il habitait.
  • Geneviève de Fontenay (1932), présidente du Comité Miss France.
  • Jean-Claude Killy (1943), skieur alpin et coureur automobile, triple médaillé d'or aux Jeux Olympiques de Grenoble en 1968.
  • Mireille Audibert (1944-1993), comédienne, morte à Saint-Cloud.
  • Jean-Pierre Mignard (1951), avocat, né à Saint-Cloud.
  • Marine Le Pen (1968), femme politique, a habité Saint-Cloud.
  • Marion Maréchal-Le Pen (1989), femme politique, vit à Saint-Cloud.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Cloud

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : D'azur à une fleur de lis d'or défaillante à senestre, accostée d'une crosse contournée du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Lahaussois, Comment reconnaître une porcelaine de Saint-Cloud ?, éditions des Musées nationaux, novembre 2006, (ISBN 2711851877)
  • André Marie, Saint-Cloud, 14 siècles d'Histoire, Bourgades d'hier, villes d'aujourd'hui, Graphedis éditeur, 1979
  • Michel et Gilles Martinez, Saint-Cloud : le château, le parc, la fête, collection Mémoire en images, Tome I, éditions A. Sutton, février 2005, (ISBN 2849101710)
  • Michel et Gilles Martinez, Saint-Cloud, collection Mémoire en images, Tome II, éditions A. Sutton, juillet 2006, (ISBN 2849104205)
  • Hélène Sueur, Saint-Cloud, le domaine national, éditions Monum, collection Itinéraires du patrimoine, novembre 1998, (ISBN 2858222347)
  • Marius Vachon, Le château de Saint-Cloud, son incendie en 1870 : Inventaire des œuvres d'art détruites ou sauvées, 1re édition en 1880, réédition BiblioLife, juillet 2009, (ISBN 111098510X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cloud et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 3 juillet 2012).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Fiche sur Saint-Cloud », sur le site de Météo France (consulté le 3 juillet 2012).
  4. a et b « Données climatiques de la station d’Orly - Val-de-Marne (94310) », sur le site journaldunet.com de la SA Benchmark Group (consulté le 3 juillet 2012).
  5. a et b « Orly, Val-de-Marne(94), 89m - [1961-1990] », sur le site de l’association Infoclimat (consulté le 3 juillet 2012).
  6. Piégé avant le départ des occupants, le dépôt n'a pas sauté.
  7. « Catastrophe virtuelle dans le tunnel de Saint-Cloud », sur site du quotidien Le Parisien,‎ 17 avril 2003 (consulté le 3 juillet 2012).
  8. « Le Clodoald », sur le site de la ville de Saint-Cloud (consulté le 3 juillet 2012).
  9. « Les accidents ferroviaires les plus meurtriers en France », sur le site du magazine Le Nouvel Observateur,‎ 11 octobre 2006 (consulté le 3 juillet 2012).
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