Arbonne-la-Forêt

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Arbonne-la-Forêt
Mairie d'Arbonne-la-Forêt.
Mairie d'Arbonne-la-Forêt.
Blason de Arbonne-la-Forêt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Perthes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bière
Maire
Mandat
Colette Gabet
2014-2020
Code postal 77630
Code commune 77006
Démographie
Gentilé Arbonnais
Population
municipale
1 025 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 49″ N 2° 33′ 52″ E / 48.4136, 2.564448° 24′ 49″ Nord 2° 33′ 52″ Est / 48.4136, 2.5644  
Altitude Min. 70 m – Max. 139 m
Superficie 15,08 km2
Localisation

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Arbonne-la-Forêt
Liens
Site web arbonnelaforet.fr

Arbonne-la-Forêt (prononciation ; Orbonne en ancien dialecte) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Arbonnais. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 1 025 habitants. Elle occupe une terre défrichée sur l'ancienne Forêt de Bière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbonne-la-Forêt se trouve au sud de Melun, dans la plaine stampienne (du nom de la mer qui recouvrait le pays entre -34 et -25 Ma. Le village, en arc de cercle, est adossé au nord-ouest au massif des Trois-Pignons rattaché à la forêt de Fontainebleau. À l’extrême sud, il borde le Gâtinais français. Il fait partie de la communauté de communes du Pays de Bière et du parc naturel régional du Gâtinais français.

Les communes limitrophes proches d'Arbonne-la-Forêt incluent Saint-Martin-en-Bière à 2,72 km, Fleury-en-Bière à 4,31 km, Barbizon à 4,65 km, Cély à 5,51 km et Noisy-sur-École à 6,63 km[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire topographique de la Seine-et-Marne mentionne en 1210, Gilles de Herbona du nom du chevalier seigneur du lieu Gilles d’Arbonne, puis en 1220 Erbona se transforme en Gilo de Arbona en 1224, Albona en 1350, Erbonne en 1384, Arbonne en Gatinais en 1505, Arbonne en Bière en 1622 et Arbonne près Milly en Gatinois en 1628 avant de devenir Arbonne la Forêt depuis 1974[réf. nécessaire][2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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De la Préhistoire à la guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

La forêt est fréquentée dès le Mésolithique (10 000 à 6 000 ans avant J.-C.). En témoigne l'abri orné du bois de la Feuillardière où l'on a retrouvé sous une table de grès de 8 m 20 de long et de 4 m 60 de large, des gravures rupestres, ainsi que la grotte des orchidées au Rocher du Corne-Biche.

À l’époque gauloise, la forêt de Fontainebleau fait partie des marches boisées qui séparent les tribus Senones des Carnutes. La vie autour de quelques feux s’est installée très tôt, créant un petit village grâce à la présence d’une source. Des pièces gauloises retrouvées près de l’église du village indiquent la présence des hommes à l’époque gallo-romaine. À la mort de Clovis, premier roi des Francs, la forêt fait partie des États de son fils Clodomir, puis incorporée dans le royaume de Bourgogne elle devient l’apanage de Gontran puis de Childebert et de ses successeurs.

Au Xe siècle, le roi Robert II dit Le Pieux, qui choisit Melun pour capitale, rachète des terres aux comtes pour y chasser. Il agrandit un pavillon de chasse qui deviendra le futur château de Fontainebleau. Au XIe siècle, le Gastinois est cédé en 1068 à Philippe Ier roi de France et régi par différents comtes. Le nom de Gastinois est issu de Wastinensis, nom d'un pagus, basé sur le gallo-roman WASTINA > gâtine « terre dévastée et gâtée dans le sens d’abîmé, sans doute par la présence de sables et de nombreux rochers ». Du XIIe au XVIIe siècle, le village appartient à la puissante famille des Guignard de Montguygnard, seigneur de Samois et d’Arbonne qui a pour devise « Fort et ferme ». Le chevalier Pierre de Samois surnommé « Baucens » permet en 1178 aux religieux le droit de chasse dans sa forêt qui s’étend jusqu’aux gorges de Franchard.

Avant 1224, le chevalier Gilles d'Arbonne donne à Galthérius (ou Gauthier) archevêque de Sens, un fief nommé La Thoisie, dépendant de la paroisse de Fleury-en-Bière. Au XIIIe siècle, les Templiers fondent à Arbonne au lieu-dit Baudelu, une commanderie qui devient par la suite le prieuré des hospitaliers de Saint-Louis. Les hospitaliers possédaient, depuis le XIIe siècle, une chapelle dédiée à saint Blaise. L'église Saint-Éloi d'Arbonne est brûlée pendant la guerre de Cent Ans, la nef est reconstruite. En 1385, suite à l’incendie qui détruisit la maison du commandeur pendant les guerres du XIVe siècle, le chapitre du grand prieuré de France supprime la commanderie de Baudelu. La chapelle de Baudelu échoit aux Seigneurs de Fleury.

Guerres de religion à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Aux temps des guerres de religion, le seigneur d'Arbonne est François Vendôme, vidame de Chartres. En 1593, au cours d’une chasse le roi Henri IV de France s’arrête dans ce village où les Arbonnais lui offrent une « collation », sûrement fort bonne puisqu’il est consigné sur un parchemin, portant la signature et le sceau du roi, que les terres, bois, landes, buissons et bruyères sont offerts indivisément aux laboureurs et habitants du village. Ce qui n’empêchera pas les différents Seigneurs de Fleury ou leurs régisseurs de continuer à lever l’impôt, dîmes et sols aux manants d’Arbonne. En 1676, à l’extinction de la famille des Guignard de Saint Priest (départ des Guignard de Saint-Priest en 1676 conviendrait mieux ici qu'extinction de ceux-ci, voir http://www.laidley.com/eginhard.htm), les terres d’Arbonne et le fief de Baudelu sont annexés par le seigneur Nicolas d'Argouges chevalier marquis de Ramies, conseillé du roi possédant le château de Fleury construit par Cosme Clausse et ancienne propriété de Richelieu.

Le 23 janvier 1785, Antoine-Philippe de La Trémoïlle, prince de Talmont, épouse Henriette-Louise-Françoise-Angélique d’Argouges. De caractère dissipé il entre en rébellion contre la république et participe aux guerres de Vendée au côté d'Henri de La Rochejaquelein. Ils y trouveront la mort (Le cœur d’Henri est conservé comme relique et enterré dans la chapelle du château de Fleury). En 1789, un orage met le feu à la toiture de la nef de l’église Saint-Éloi qui ne sera plus reconstruite. Le clocher et un pan de mur de douze mètres de long de la nef éventrée témoignent encore de la beauté de cet ouvrage sacré. En 1793 la famille d’Argouges perd son droit féodal. Les terres d’Arbonne qualifiées de « communaux » sont partagés entre les citoyens et leurs enfants adultes qui doivent délimiter leurs terrains d’un tracé de charrue ou de houe. Le reliquat devant rester à la commune. Travaillant chaque jour jusqu’au coucher du soleil mais alternativement, un jour alignés sur la grande passée Nord Sud face au soleil levant, et le jour d’après le dos tourné au soleil levant. Les laboureurs ayant un avantage certain. Le seigneur d’Argouges voulant détacher 180 arpents des meilleures terres pour les louer à des villages voisins. C’est donc le 29 novembre 1793 que le tribunal de Melun rend une sentence arbitrale attribuant la totalité des terres aux Arbonnais.

De Napoléon à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1815, après l’abdication de Napoléon au château de Fontainebleau, les Cosaques et les Prussiens envahissent la région. Les villageois se réfugient dans la forêt et viennent s’abriter dans les cavités rocheuses au milieu des amoncellements de roches des bancs de grès exploités par les carriers. En 1823, Félicie de La Rochejaquelein veuve princesse de Talmont de retour d’émigration et rétablie dans ses droits en 1820, se pourvoit en cassation contre l’arbitrage des communaux établis en 1793. La commune d’Arbonne choisit l’avocat Odilon Barrot (célèbre opposant à la restauration) et en 1826, la Cour de cassation rejette le pourvoi, condamnant la princesse à payer 300 francs d’amende, à une indemnité et aux dépens. La plaine de Chanfroy devient un site militaire sous Louis-Philippe Ier. En 1839, un camp de onze mille hommes manœuvre sous le commandement du duc d’Aumale, duc de Nemours.

La cour de Napoléon III séjourne tous les ans, entre mi-juin et mi-juillet, au château de Fontainebleau ; l’impératrice Eugénie découvre « Les Sables Blanc » d’Arbonne et n’hésite pas à dévaler la dune, obligeant toutes ses compagnes à la suivre. Elle les entraîne par la suite, pour d'autres excursions dans les rochers en des ascensions plus fatigantes que périlleuses. En 1862, maître Poyez avoué à Melun, à la suite d’un vœu pour la guérison de sa fille, fait édifier une tour chapelle ex-voto baptisée « Notre-Dame de Grâce » sur le rocher dominant la plaine de Chanfroy. Il avait obtenu de la commune d’Arbonne ce terrain à titre d’honoraire sur sa demande, pour l’avoir défendu dans un procès en cour de cassation, mettant ainsi fin aux contestations des propriétaires du château de Fleury sur les communaux. En 1870, pendant l’occupation prussienne, comme en 1815, les Arbonnais, surtout les femmes, s’abritent dans les cavités rocheuses de la forêt si proche. Des bandes de francs-tireurs se constituent et, profitant des souterrains existants (notamment celui des eaux de la Vanne en construction) tendent des embuscades dans la côte de Franchard aux convois de passage. (La construction de l’aqueduc dure 7 ans de 1867 à 1874 et achemine les eaux de l’Yonne jusqu’au réservoir de Paris-Montsouris).

En 1906 l’écrivain Adolphe Retté, poète forestier, auteur de La Forêt bruissante allant à Notre-Dame de Grâce y trouve le chemin de sa conversion. Il raconte cet événement dans un livre Du Diable à Dieu.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les pionniers du cinéma tournent en extérieur. Ils se tournent vers la forêt de Fontainebleau. On ne peut imaginer meilleurs décors pour reproduire les paysages exotiques des terres lointaines que les rochers et les sables d’Arbonne.

Dès 1905, Victorin Jasset (1862-1913) filme en muet et noir et blanc la Vie du Christ en vingt-cinq tableaux, dans les rochers de Franchard. En 1908 Armand Bour, le maître du muet lance la mode du site des Trois-Pignons en tournant Le Baiser de Judas avec le comédien Mounet-Sully. En 1912, à la ferme de la route de Courances dans le village, on tourne quelques scènes pour un film sur la guerre des Boers. En 1913, au Bois-Rond sur le Rocher Girard, Victorin Jasset filme pour la société française des films et cinématographes Éclair Bombonnel, tueur de panthères et de lions. Les chasseurs sont dans l'obligation de faire feu sur un lion peu coopératif.

Le même désagrément se reproduit sur le tournage de la Vie drôle tourné par Louis Feuillade pour la société Gaumont (1873-1925), au Bois-Rond où il faut abattre trois lionnes qui s’étaient échappées sans même avoir tourné un mètre de pellicule. Il tourne Au lion, les chrétiens en réalisant une reconstitution des arènes romaines dans les Trois-Pignons. Les lions encore une fois sèmeront le désordre. En 1913, Albert Capellani (1873-1931) choisit le bois de Franchard pour tourner la Guerre du feu d’après Rosny-Aîné. Les animaux, cette fois sont empaillés. Le corps des danseuses du ballet de l’Opéra au grand complet mime une danse du feu au bas de la Roche-qui-Pleure. Cent figurants sont habillés de peau de bête. L’année suivante, il filme les combats des chouans et des bleus, avec 200 figurants, du côté de la Gorge-aux-Loups, puis à Larchant au pied du clocher en ruine. Son film 93 inspiré de Victor Hugo sera interdit par la censure de guerre jusqu’en 1920. En 1912 la ligne du tramway Sud se Seine-et-Marne reliant déjà Melun, Dammarie, Chailly et Barbizon par une locomotive tractant son fourgon et deux wagons dessert Perthes-en-Gâtinais, Cély-en-Bière, Fleury-en-Bière, Saint-Martin-en-Bière, Arbonne-la-Forêt, Noisy-sur-École et Milly-la-Forêt. Le TSM s'arrêtera de fonctionner le 31 juillet 1938.

Pendant la grande guerre, des scieries militaires s’installent à Arbonne.

L’abbé Moreux, un éminent savant, travaille, en liaison avec l’école d’application d’artillerie de Fontainebleau, sur un système de repérage par le son des batteries ennemies pour que l’aviation puisse les localiser et les détruire en économisant les nombreux tirs des réglage imprécis. Après guerre la maison qu’il occupait prend le nom de « Domaine de Corne-biche » et deviendra une hôtellerie, lieu de plaisir, rendez-vous de la jet-set des années folles.

André Citroën, construisant les premières voitures autochenilles en vue du grand départ pour la croisière noire en 1925 veut faire des essais dans plusieurs sites un peu lointains comme la dune du Pilat et le Sahara. Il choisit les Sables blanc d’Arbonne pour effectuer ses premiers tests. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands font de la belle plaine de Chanfroy un terrain d’exercice pour leurs apprentis aviateurs.

Le maquis s’installe dans les Trois-Pignons où il récupère armes et munitions parachutées par les avions anglais. Les Allemands, pour les déloger, bombardent la forêt de projectiles incendiaires, brûlant 1200 hectares entre le 26 juillet et le 6 août 1943. Mais le réseau du Spécial Opérations Exécutive (SOE) de résistance « Ernest Publican » réussit à poursuivre sa mission et les armes sont livrées et servent à la libération de Paris.

Après guerre sera édifié un monument commémorant l'action du « réseau Publican » sous la forme d'une croix de Lorraine à La-Roche-au-Four dans le massif des Trois-Pignons sur le Circuit des 25 bosses.

Le 21 juillet et le 17 août 1944, à six jours de la libération de Fontainebleau, trente-six civils et résistants sont sortis de la prison de Fontainebleau où ils ont été torturés. Amenés les mains liés dans le dos aux carrières de sable de la plaine de Chanfroy, ils sont exécutés par les Allemands et enterrés sommairement dans deux fosses communes. Parmi eux, se trouvent le colonel FFI Yves Masiée (47 ans) responsable du secteur Seine-et-Marne / Oise à l'état-major régional FFI d'Ile-de-France et le capitaine FFI Jacques Desbois (44 ans) commandant des FFI de Seine-et-Marne[3].

Le 7 décembre 1944, alors qu’ils viennent chercher du sable à Chanfroy les militaires américains découvrent le premier charnier. Il y eut sept rescapés qui n’ont pu monter dans le camion faute de place. Le 36e fusillé n’a jamais pu être identifié. Des obsèques nationales ont lieu le 14 décembre à Fontainebleau où l’on aménage une chapelle mortuaire sous le marché couvert. Les deux fosses n’ont jamais été comblées pour garder à cet endroit la solennité du recueillement. Une cérémonie leur rend hommage chaque troisième dimanche d'août.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après guerre, Geneviève Laporte, très jeune journaliste relate son vécu quotidien à Arbonne dans Si tard ce soir, le soleil brille. Elle raconte dans son livre son idylle avec le peintre Pablo Picasso qui débuta en 1944. Son récit se révèle une vraie source d’informations sur le cercle intellectuel et artistique qui existait entre Barbizon et Milly-la-Forêt avec Jean Cocteau et Paul Éluard. Elle est aussi poète et nous livre de nombreux poèmes évocateurs de cette belle nature qui nous environne.

Le cinéma parlant et en couleur redémarre et se tourne à nouveau vers la forêt de Fontainebleau. Quelques scènes de cavalcades mémorables sont tournées dans la forêt des Trois-Pignons.

André Hunebelle (1896-1985) tourna dans le massif des Trois-Pignons, trois films.

1958, John Huston (1906-1987) tourne les Racines du ciel. Commencé dans la jungle camerounaise, Erol Flynn et Juliette Gréco ne supportant plus les ardeurs du climat, on découvre aux Trois-Pignons le lieu idéal pour reprendre le tournage. 1962 voit la création du COSIROC pour la défense des sites et rochers d’escalade afin de préserver le massif des Trois-Pignons. La fréquentation, à la suite de Pierre Alain et de Raymond Leininger, de ceux que l’on surnomme les Bleausards se fait de plus en plus désordonnée et menace l‘équilibre des rochers reposant sur un sol déjà instable par sa formation sableuse. 120 bénévoles y construisent plus de 160 ouvrages de stabilisation. Isatis et la Canche aux merciers sont deux des plus beaux circuits de varappe d’Arbonne.

En 1964, la création de l'A6 dite « l’autoroute du soleil » bouleverse le paysage, entraînant les pertes irréparables des sites géologiques de la « Fontaine noire » et des « Sables blanc » si chers aux yeux de l’impératrice Eugénie. À la Toussaint 1988, un couple de promeneurs, Anne-Sophie Vandamme et Gilles Naudet, âgés de 25 ans, accompagné d’un chien disparaît dans le massif des Trois-Pignons. On[Qui ?] retrouve leurs corps au mois de janvier sous des branchages. Deux chasseurs sont interpellés, le fils avoue puis se rétracte. La cour d’assise les acquitte. L’énigme de la disparition de ceux que l’on a appelé les fiancées de Fontainebleau demeure toujours.

La tempête, du 26 décembre 1999 (avec des vents de 170 km/h environ), provoque des dégâts très importants. Les forestiers estiment le volume touché à environ 300 000 m³, soit à peu près 500 000 arbres sur un total de 7 850 000 (statistique de 1993).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1814 Louis Aussiere    
1814 1821 Denis Ganne    
1821 1840 Jean-Baptiste Lucas    
1840 1843 Nicolas Roux    
1843 1846 Denis Ganne    
1846 1847 Chauvet donne sa démission    
1847 1857 Pierre Fiacre Chanteux    
1857 1871 Joseph André Lefort    
1871 1874 Alexis Tonnet    
1874 1876 Joseph André Lefort    
1876 1880 Alexis Tonnet    
1880 1888 Nicolas Zéphir Roux    
1888 1896 Auguste Plicque    
1896 1935 Adrien Aussière    
1935 1944 Armand Aussière    
1944 1945 Émile Froment (*)    
1945 1947 Charles d’Étienne    
1947 mai 1953 Abel Toureau    
mai 1953 mars 1965 Charles d’Étienne    
mars 1965 mars 1977 André Sudre    
mars 1977 mars 1983 André Pauquet    
mars 1983 mars 2001 Paul d’Étienne PCF  
mars 2001 juin 2003 Laurent Devillers (démission)    
4 juillet 2003 en cours Colette Gabet    

(*) À la Libération un comité local de libération est chargé des affaires de la commune : Émile Froment en est le président, Charles d’Étienne et Henri Thomas, les vice-présidents. Le 17 mai 1945 ont lieu de nouvelles élections.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 025 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
114 156 139 138 166 178 204 204 202
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
208 215 210 203 199 198 223 225 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215 209 187 233 230 318 268 278 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
267 355 412 496 762 947 964 967 1 025
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Troisième samedi d'août : commémoration des fusillés de la plaine de Chanfroy

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a une vocation essentiellement agricole (4 fermes vendant leurs produits), des sociétés de service aux jardins et espaces paysagers, scierie, ainsi qu’un carrier tailleur de grès à Moigny.

Tourisme : nombreux rochers d’escalade, circuits de randonnée GR, sentiers, chemins pour les vélos tout terrain ou les balades à cheval (deux écuries haras sont présentes sur la commune) ainsi qu'une salle de varappe (Bloc, age).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Éloi, édifiée à la fin du XIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIe siècles (classée à l'inventaire des monuments historiques)
  • Tour de la Vierge
  • Monument des fusillés dans la plaine de Chanfroy ; monument maçonnique (contemporain)
  • Réserve naturelle : Réserve biologique de la plaine de Chanfroy (massif des Trois-Pignons, Forêt domaniale de Fontainebleau). Cette réserve, mondialement connue et citée dans le livre La chouette effraie de Jean-Louis Vallée, présente la particularité de réunir sur un même lieu les derniers représentants de la chouette du bois et du hibou cendré. Tous les ans, en janvier, leurs parades donnent lieu à une importante affluence de visiteurs et de biologistes.
  • Anciennes cressonnières et anciennes carrières de grès.
  • Gorges de Franchard, Massif des Trois Pignons

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le poète surréaliste Robert Rius (1914-1944), fusillé dans la plaine de Chanfroy le 21 juillet 1944.
  • L'écrivain Adolphe Retté (1863-1930), poète forestier auteur de La Forêt bruissante et Du Diable à Dieu.
  • L'écrivain poète, documentaliste, cinéaste Geneviève Laporte.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Arbonne-la-Forêt Blason D'argent à un cerf d'or* passant, au mantel d'azur à trois glands d'or mal ordonnés à dextre et à un rocher isolé à trois sommets à senestre[6].
Détails * Ces armes sont fautives.
Figure sur le bulletin municipal[7] et le site officiel de la commune[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]