Poigny

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Poigny
Image illustrative de l'article Poigny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Claude Bonici
2014-2020
Code postal 77160
Code commune 77368
Démographie
Gentilé Pognissiens
Population
municipale
496 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 20″ N 3° 17′ 00″ E / 48.5389, 3.283348° 32′ 20″ Nord 3° 17′ 00″ Est / 48.5389, 3.2833  
Altitude Min. 81 m – Max. 164 m
Superficie 6,02 km2
Localisation

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Liens
Site web Poigny77.fr

Poigny (anciennement en dialecte Pogny) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pognissiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 3,5 km au sud-ouest de Provins et à 5,5 km au nord-est de Longueville[1].

Communes limitrophes de Poigny
Vulaines-lès-Provins Provins
Poigny
Sainte-Colombe Chalautre-la-Petite

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Grattons, le Mez-de-La-Madeleine (partagé avec la commune de Sainte-Colombe).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Poigny est desservie par une gare (Champbenoist - Poigny) de la ligne Paris - Longueville - Provins (TransilienLigne P du Transilien).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire économique[modifier | modifier le code]

La paroisse de Poigny tire profit de ses terres les plus humides. Elle possède des moulins à blé sur les cours du Durtein (moulin de Bécherot cité dès le XIIe siècle) et de la Voulzie (moulin de Pongelot). Le moulin de Pongelot, pratiquement en ruine à la fin du XVIIIe siècle, est relevé par son propriétaire sous le Consulat avec des pierres tirées des monuments de Provins détruits par la première république.

En 1870, la famille Mazeau, originaire de Censerey (Côte-d'Or), achète au meunier Hugot, le moulin à blé tournant à eau de Pongelot. Elle installe dans ce moulin une activité de surfaçage de verres de lunettes minéraux, activité qu'elle pratiquait à Sézanne dans l'usine de ses cousins Berthiot dont elle assumait l'encadrement. Le commerce d'optique proprement dit reste fixé à Paris. En 1904, l'héritière Mazeau vend l'entreprise à Gaston Guilbert, opticien parisien originaire de Blois. Gaston Guilbert va alors acheter trois autres moulins (Bécherot sur la commune de Poigny, Saint-Léonard sur la commune de Provins et de Beaujard sur la commune de Sainte-Colombe) pour y développer ses activités. Son commerce ne cessant de se développer, notamment dans les appareils de projection cinématographiques, Gaston Guilbert outre ses trois boutiques parisiennes, transforme un pavillon de Vitry-sur-Seine en atelier de fabrication d'appareils ophtalmiques de précision, et fait construire de véritable ateliers attenant au moulin de Pongelot en 1914. La guerre et la grave crise économique au retour de la paix conduisent l'affaire à la quasi faillite. Gaston Guilbert décède en 1924. Son frère Jean et sa veuve Irène parviennent à sauver l'affaire en logeant le patrimoine immobilier dans un cadre juridique, et en confiant la gestion commerciale en 1925 à une SARL Guilbert-Routit (du nom du directeur commercial Paul Routit, associé très minoritaire). Elle devient une SA en 1934. Les activités sont momentanément transférées à Thiers en 1940 et l'usine passe sous contrôle d'un concurrent allemand durant l'Occupation. Après avoir tenté depuis 1943 de reprendre le contrôle total de l'affaire, Irène Guibert et ses deux fils se retirent en 1948. La SA Guilbert-Routit, reprise par un investisseur local adossé à des actionnaires historiques, est confrontée à deux décennies difficiles, passant sous le contrôle des banques créancières. En 1974, avec effet rétroactif l'année précédente, l'entreprise et sa rivale depuis un siècle Benoist-Berthiot, intègrent le groupe Essilor, qui lui-même vient de naître de la fusion des sociétés Essel et Silor.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1999 2008 Jean-Claude Lecamus DVG Instituteur
2008 en cours Claude Bonici [2]   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 496 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
158 177 158 161 188 204 201 184 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 202 197 198 214 190 189 184 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
191 190 204 174 253 271 256 263 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
318 405 327 345 391 408 440 447 499
2011 - - - - - - - -
496 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Filiale BBGR du groupe Essilor, Poney Club.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vestiges de l’église Saint-Michel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viamichelin.fr/
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011