Tournan-en-Brie

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Tournan-en-Brie
Mairie de Tournan-en-Brie.
Mairie de Tournan-en-Brie.
Blason de Tournan-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Tournan-en-Brie
Intercommunalité Communauté de communes Les Portes Briardes Entre Ville et Forêts
Maire
Mandat
Laurent Gautier
2014-2020
Code postal 77220
Code commune 77470
Démographie
Gentilé Tournanais
Population
municipale
8 174 hab. (2011)
Densité 528 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 22″ N 2° 46′ 03″ E / 48.7394, 2.767548° 44′ 22″ Nord 2° 46′ 03″ Est / 48.7394, 2.7675  
Altitude Min. 86 m – Max. 116 m
Superficie 15,47 km2
Localisation

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Liens
Site web tournan-en-brie.fr

Tournan-en-Brie (prononcé [tuʁ.nɑ̃ ɑ̃ bʁi ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Tournanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 1 547 hectares[1], la commune compte deux cours d'eau  : une rivière, la Marsange et le ru des Boissières. La commune est localisée dans l'arrondissement de Melun.

Les communes limitrophes proches de Tournan-en-Brie incluent Gretz-Armainvilliers à 2,58 km, Favières à 2,68 km, Presles-en-Brie à 3,21 km, Liverdy-en-Brie à 4,39 km, Châtres à 4,45 km[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tournan-en-Brie
Favières Neufmoutiers-en-Brie
Gretz-Armainvilliers Tournan-en-Brie Les Chapelles-Bourbon
Presles-en-Brie Châtres

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Château d'Armainvilliers.

Transports[modifier | modifier le code]

Rue de Paris.

Tournan-en-Brie est desservie par la gare de Tournan du réseau Transilien Paris-Est et elle est le terminus de la ligne E du RER depuis le 14 décembre 2003. La ligne pourrait être prolongée jusqu'à la ZAC du Val Bréon[3]. La commune est traversée par la RN 4 En direction de Paris ou Nancy, vers Pontault-Combault ou Rozay-en-Brie, vers Provins ou Meaux via la RN 36 et Melun via la RN 104.

La commune est desservie les lignes d'autobus suivantes :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tournan est désigné sous les noms de Turnihamus, Turniacum, Tornemium, Tornan, Tornam puis Tournon et quelquefois Tounheim[5].

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Tournan-l'Union[1].

En 1923, la commune, jusqu'alors nommée Tournan devient Tournanr-en-Brie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, un château y est mentionné appartenant à la maison de Garlande, qui avaient pour seigneurs : Guy de Garlande (qui vivait encore en 1186), Anseau Ier de Garlande (dont il n'existe aucun titre), Anseau II de Garlande (qui vivait en 1192), Robert de Garlande et Anseau III de Garlande (de 1246 jusqu’en 1255)[5].

En 1544, le Château d'Armainvilliers donne refuge à François Ier après la prise de Château-Thierry par les troupes de Charles Quint[5]. À partir de cette époque, il devient la résidence des seigneurs de Tournan. Au XVIIe siècle, il appartient aux Beringhen, puis au comte d'Eu et au duc de Penthièvre, mais il est en partie détruit pendant la Révolution. Les La Rochefoucault-Doudeauville le restaurent sous le second Empire, y font remonter les boiseries du château de Bercy et aménager le parc. Acquis en 1877 par Edmond de Rothschild, le château est complètement rasé et remplacé par une résidence moderne construite entre 1880 à 1900, complétée par de luxueux pavillons de gardes, des fermes en style normand, de vastes communs, une grande orangerie, sur le modèle anglais dû aux architecte Félix Langlais et Émile Ulmann. Le parc, dû à Laîné, a réclamé d’immenses travaux de terrassement et de vallonnement.

Pendant la Première Guerre mondiale, une infirmerie y est aménagée et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par des troupes allemandes. Il a appartenu au roi du Maroc jusqu'en 2008[5].

Le 22 février 1792, des habitants de Tournan, guidés par le citoyen Chemin créent la « Société des amis de la liberté et de l’égalité » affiliée au Club des Jacobins. Le curé Pluquet de Tournan allait être une de leurs premières victimes. De son sermon du 16 septembre 1792, trois mots sont rapportés à Chemin : couronnes, crimes, cœur des rois[5]. Une dénonciation est rédigée mais la population défend son curé et Chemin est malmené. Dans la nuit, avec Manens, il s’enfuit vers Paris. Au Comité de surveillance de la Convention nationale, il porte plainte contre la municipalité de Tournan et le ministère de l’Intérieur, alerté, donne ordre au département de Seine-et-Marne de prendre les mesures nécessaires : le nom de Pluquet est alors inscrit sur la liste des suspects[5].

Le 22 juin 1944, le bombardement de l'aviation américaine sur le nœud ferroviaire de Gretz-Armainvilliers entraîna, par suite des nombreuses bombes lâchées trop loin, la mort de 55 habitants[6], tandis que 287 maisons ou immeubles étaient détruits (1 200 impacts de bombes ont été dénombrés). Plusieurs Tournanais furent tués au moment de la retraite allemande et d’autres morts au champ d’honneur ou en déportation, sans compter les 11 FFI fusillés à Villeneuve Saint-Denis en août 1944.

Dans sa progression vers l'est, après avoir contourné Paris par le sud, une partie de la 3e armée américaine du Général Patton (7e Division Blindée du 20e corps) libéra la ville le 26 août puis la traversa à grand renfort de matériels dont des porte-chars qui ne franchirent les passages délicats qu'après arasement des maisons gênantes à l'aide de bulldozers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2002 2006 Michel Barret DVD  
2006 2008 François Marchal DVD  
2008 en cours Laurent Gautier [7] PS Conseiller général du canton de Tournan-en-Brie depuis mars 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Tournan-en-Brie était de 7 557 au recensement de 1999, 8 348 en 2006 et de 8 250 en 2007. La densité de population de Tournan-en-Brie est de 533,29 habitants par km². Le nombre de logements de Tournan-en-Brie a été estimé à 3 050 en 2007[2]. Ces logements de Tournan-en-Brie se composent de 2 946 résidences principales, 19 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 85 logements vacants[2].

En 2011, la commune comptait 8 174 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 568 1 720 1 547 1 646 1 811 1 806 1 765 1 721 1 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 706 1 871 1 781 1 682 1 764 1 809 1 893 1 987 2 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 037 2 164 2 240 2 248 2 205 2 248 2 365 2 301 2 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 746 3 430 5 038 4 726 5 528 7 545 8 256 8 348 8 054
2011 - - - - - - - -
8 174 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École du Centre (Maternelle [3 classes], Primaire [8 classes])
  • École Claude Santarelli (Maternelle [4 classes], Primaire [6 classes])
  • École de la Madeleine (Maternelle [4 classes])
  • École Odette Marteau (Primaire [11 classes])
  • École du Moulin à Vent (Maternelle [4 classes])
  • Collège Jean-Baptiste Vermay (environ 900 élèves)
  • Lycée polyvalent Clément Ader (environ 1100 élèves)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie culturelle de Tournan-en-Brie inclut notamment : la Maison des Arts et des Loisirs de Tous (MALT[9]) : ateliers théâtre, danse, arts plastiques, vidéo, loisirs créatifs, gymnastique, hatha yoga, généalogie, modélisme, le Conservatoire Couperin et l'Association Fortunella pour la promotion des musiques actuelles (répétitions, diffusion, formation).

Sports[modifier | modifier le code]

Tournan-en-Brie pratique principalement le basket-ball (SC Gretz-Tournan Basket-Ball) et le handball (SC Gretz-Tournan Handball). Le SC Gretz-Tournan handball est un club formateur ayant à de nombreuses reprises obtenu le label d'or et le label d'argent de la fédération française pour son école de handball qui est d'ailleurs devenue championne de Seine-et-Marne en 2009. Ce club expose de nombreux palmarès depuis 2003. Le tournoi de handball sur herbe « Hand'Eole » qui a lieu au mois de juin au stade du val des dames de Gretz-Armainvilliers. Ce tournoi voit des dizaines d'équipes (moins de 10 ans) et (moins de 12 ans) jouer dans un esprit de fête[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Une zone industrielle composée de PME et de PMI : Chaudronnerie inox, entreprise de peinture, sérigraphie, travaux publics. Ainsi qu'une laiterie, Paris Lait, située en ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le lavoir des Remparts alimenté par une source.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités, ou personnages célèbres, sont originaires de Tournan-en-Brie. Ces personnalités impliquent les peintres Jean Baptiste Vermay (1786-1833) et Jules Joseph Lefebvre (1836-1911)[11]. D'autres personnalités incluent : Madame Isaac Pereire, Fondation Pereire ; Laurent Fignon, ancien vainqueur du Tour de France et journaliste sportif, (12 août 1960-31 août 2010), a résidé à Tournan de 1963 à 1974[12]. Marcel Vézinat, officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et titulaire de nombreuses autres décorations, a résidé à Tournan de 1949 à 1953. Claude Santarelli dit Santa, (1925-1979), sculpteur, a également résidé dans la commune.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville de Tournan-en-Brie se blasonnent ainsi : De gueules à la porte de ville d'argent, flanquée de deux tours du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Moreau, Promenade dans les rues de Tournan, Le Mée-sur-Seine, Lys Éditions Presse - Éditions Amatteis,‎ décembre 1998, 2e éd., 218 p. (ISBN 2-86849-132-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. a, b et c « Ville de Tournan-en-Brie », sur Cartes France (consulté le 29 février 2012)
  3. « Vers un nouveau terminus pour le RER E » », sur leparisien.fr,‎ 20 mai 2010 (consulté le 10 juin 2010)
  4. [PDF] « Procars » (consulté le 29 février 2012)
  5. a, b, c, d, e et f « Historique de Tournan-en-Brie », sur Site officiel de Tournan-en-Brie (consulté le 29 février 2012)
  6. Il y a 68 ans, un déluge de bombes s'abattait sur la ville
  7. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. MALT de Tournan-en-Brie Site officiel.
  10. « Hand'Eole, site officiel » (consulté le 29 février 2012)
  11. « Les célébrités de Tournan-en-Brie », sur Site officiel de Tournan-en-Brie (consulté le 29 février 2012)
  12. « Tournan pleure Laurent Fignon », sur Le Parisien (consulté le 29 février 2012)