Gagny

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Gagny
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Gagny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement du Raincy
Canton Canton de Gagny
Intercommunalité Sans
Maire
Mandat
Michel Teulet
2014-2020
Code postal 93220
Code commune 93032
Démographie
Gentilé Gabiniens
Population
municipale
39 378 hab. (2011)
Densité 5 765 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 00″ N 2° 32′ 00″ E / 48.8833, 2.5333 ()48° 53′ 00″ Nord 2° 32′ 00″ Est / 48.8833, 2.5333 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 120 m
Superficie 6,83 km2
Localisation

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Gagny
Liens
Site web ville-gagny.fr

Gagny est une commune française, située dans le département Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Gagny en rouge.
Localisation de Gagny dans la petite couronne.

Gagny est une ville située à 10 km à l'Est de Paris (de la Porte de Pantin ou de la Porte de Bagnolet).

Elle est entourée de :

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare RER du Chénay-Gagny

La commune est desservie par deux gares du RER (RER)(E) : Gagny et Le Chénay - Gagny.

La ville est aussi desservie par plusieurs lignes de bus :

De plus, une navette municipale est mise à la disposition des voyageurs. Elle emprunte deux circuits : l'itinéraire 1 qui dessert la partie sud du territoire communal et l'itinéraire 2, le nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La villa Ganniacum s'étirait entre la vallée de la Marne et les pentes de Montfermeil, et appartenait à Ganiaco ou Gannios. Au VIe siècle, Gagny est nommé Gavaniacum[2]. Au IXe siècle on le nomma Waniacus. Sous Philippe Auguste, on l'appelait Guaniacum.

Prieuré fondé au XIe siècle par Adèle de Champagne. Seigneurie d'Étienne de Gagny, époux de Béatrice de Montfermeil au XIIIe siècle. Ce prieuré perdura jusqu'en 1771, date de sa suppression par l'autorité religieuse. L'église est du XIIIe siècle.

Gagny avait plusieurs châteaux, dont le plus important, démoli en 1765, appartenait à Dominique de Ferrari, maître d'hôtel ordinaire du roi (1660). Dans ce parc, on pouvait trouver la source Saint-Fiacre, qui alimentait en eau le parc du Raincy, à la fin du XVIIIe siècle.

« Le château de Maison-Rouge », de style Louis XIII, fut successivement la propriété de Hocquart, marquis de Montfermeil, puis en 1845 de Louis-Philippe, roi des Français, puis des sœurs Boué, à la fin du XIXe siècle. Il fut saccagé à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Durant la Révolution, l'église, après avoir été désaffectée, fut transformée en « Temple de la Raison ».

Gagny fut occupé par les troupes Alliées en 1814/1815, puis par les Prussiens lors du siège de Paris de 1870.

Le 20 mai 1869, une petite partie du territoire de Gagny fut prélevée et adjointe à une partie du territoire de Livry-Gargan et aussi une partie du territoire de Clichy-sous-Bois, pour créer la commune du Raincy.

Épisode des Taxis de la Marne pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918) les taxis réquisitionnés sur Paris et sa banlieue furent rassemblés devant la mairie. Ils furent chargés d'emmener les soldats au front (à proximité de Nanteuil-le-Haudouin) pour repousser l'offensive allemande.

Maison Blanche[modifier | modifier le code]

Ce lieu, situé au Sud de Gagny et à l'Ouest de Chelles, qui possédait, au XIXe siècle, un grand nombre de villas avec parc, a été un haut lieu des combats du siège de Paris de 1870.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Gagny[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Michel Teulet UMP Haut fonctionnaire
1983 1995 Jean Valenet RPR  
1977 1983 Claude Favretto PCF  
1959 1977 Raymond Valenet UDR Député
1947 1959 Xavier Monteny MRP  
1944 1947 Georges, Raymond Raybaudi    

Source: http://www.ville-gagny.fr http://www.ville-gagny.fr/Ville_Histoire2.asp

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 39 élus, dont le maire et 9 adjoints :

Groupe Partis Sièges
  Union pour Gagny UMP 32
  Socialiste PS 6
  Parti Radical de Gauche PRG 1

Cantons[modifier | modifier le code]

Canton Habitants (2009) Conseiller général actuel Parti
Canton de Gagny 38 765 Michel Teulet UMP

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Gagny est jumelée avec[4] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 39 378 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
828 731 675 798 903 910 948 993 1 084
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 120 1 347 1 487 1 735 1 954 2 358 3 007 3 236 3 670
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 057 4 954 5 920 6 736 9 736 13 253 13 495 13 783 17 255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
29 004 35 780 36 772 34 861 36 059 36 715 37 729 39 378 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire Lavoisier

Les écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École La Fontaine
  • École Louis-Pasteur
  • École Jules-Ferry
  • École Lamartine
  • École Victor-Hugo
  • École Émile-Cote
  • École Louise-Michel
  • École Blaise-Pascal
  • École Michel-Montaigne

Les écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École Antoine-de-Saint-Exupéry
  • École Blaise-Pascal
  • École Émile-Cote
  • École Lavoisier
  • École Victor-Hugo
  • École Paul-Laguesse
  • École Louis-Pasteur
  • École Charles-Peguy
  • École Marius-Morin

Les collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Madame-de-Sévigné

C’est dans cet établissement qu’a été tourné le film Les Beaux Gosses sorti en 2009.

  • Collège Pablo-Neruda
  • Collège Théodore-Monod

Les lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée Gustave-Eiffel
  • Lycée Jean-Baptiste-Clément
  • Second Cap

Sports[modifier | modifier le code]

La ville abrite une école de Perfectionnement Multi-Sports, offrant de nombreuses activités sportives : expression corporelle, football, gymnastique, judo, roller, tae kwon do, tennis, tennis de table et V.T.T. La section cyclisme de l'Union Sportive Municipale organise chaque année une braderie du vélo et une bourse aux vélos. La commune est également le siège de l'Association sportive culturelle francophone de Gagny.

Santé[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, Gagny abrite une maison de retraite : La Cerisaie [7]; un centre médico-social ;un centre municipal de santé; un centre de radiologie; et un laboratoire d’analyses médicales. En 2006, la commune comptait vingt-deux médecins généralistes; vingt-et-un médecins spécialistes; seize auxiliaires médicaux et treize pharmacies. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le Centre Notre-Dame

Les Gabiniens disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman, orthodoxe et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

L’Église Sainte-Thérèse (quartier du Chénay),l'Église St-Germain (centre-ville), la Paroisse Sainte-Bernadette de Gagny.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue consistoriale du Raincy-Villemomble-Gagny, la communauté Merkaz Hatorah, l'Association consistoriale israélite et l'Association culturelle israélite Clichy/Montfermeil.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Mosquées de Gagny:salle de prière des dahlias (association alqalam des dahlias),salle de prière des peupliers (Association As-Salam), salle de prière du chenay (Association ABCG). L'UAMG fédère ces trois associations.

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Paroisse Saint-Séraphin de Saroy.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

La communauté protestante liée à l'Église réformée de France dispose d'un lieu de culte.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Gagny atteignait 36 715 habitants (17.618 hommes et 19.097 femmes) durant le recensement de 1999, la population active comptant 18.027 personnes. Sur cette population active, 14 680 habitants étaient salariés, 1.231 exerçaient une profession à leur compte, 2 058 habitants cherchaient un emploi. Le taux de chômage était relativement faible : 11,4 %, contre 14,1 % pour l’arrondissement et 17,2 % pour le département. Parmi ceux qui avaient un emploi, une petite minorité, 2 158, travaillaient dans la commune ; 13 753 partaient travailler à l’extérieur.

En bordure du Raincy, d'anciennes carrières où était prélevé le gypse depuis le XVIIe siècle, sont toujours visibles. L'exploitation du plâtre fin, dit « de Paris »,fut la principale industrie gabinienne, jusqu'aux années 1950. Les anciennes carrières Mussat cessèrent leur activité en 1965. Dès la fin du XIXe siècle, dans certaines carrières désaffectées, on y cultivait déjà les champignons de Paris.

Les (ex)carrières de Gagny : carrière de gypse remplacée par un grand projet de centre commercial, lui-même remplacé par Le bois de l'étoile, une plantation d'arbres. Ce changement radical est dû à un procès, car la carrière était inconstructible.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc de l'Hôtel-de-Ville et le monument aux morts
La promenade de la Dhuys était déjà appréciée au début du XXe siècle

Depuis 2002, la ville de Gagny a quatre fleurs au concours des villes et des villages fleuris de France[8].

De nombreux parcs et jardins peuvent être visités :

  • l'Aqueduc de la Dhuis
  • le lac de la maison Blanche
  • le mail du Chénay
  • le parc du château de la Maison-Blanche
  • le parc de Gustave Courbet
  • le ru Saint-Roch
  • le square de la place Foch
  • le square des collines
  • les étangs de Maison Rouge
  • le parc de l'Hôtel-de-Ville
  • les espaces et les jeux extérieurs
  • l'arboretum du Bois de l'Étoile
  • les Jardins des Dahlias (jardins communautaires)

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Théâtre et cinéma André Malraux

La ville met à la disposition de ses habitants quatre espaces culturels, qui offrent de nombreux spectacles tout au long de l'année[9] :


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse passa les dernières années de sa vie au château de Maison-Rouge
  • Domicile d'Antoine Chassepot, inventeur du fusil Chassepot. Se chargeant par la culasse, ce fusil fut grandement utilisé par l'armée française.
  • Valérie Nicolas, ancienne gardienne de but de l'équipe de France féminine de Handball, a débuté sa carrière au club de handball de la ville : l'USM Gagny 93.
  • Khalil Belhouari, boxeur amateur poids lourd, participation dans les championnats de France 2000 à Macon. Vice-champion d'Europe en 2003.
  • Manuel Ferrara, acteur pornographique et réalisateur français.
  • Émilien Villeroy, musicien indépendant plus connu sous le nom de Le Aids.
  • Jules Fétique, archetier (fabricant d'archets), né en 1875 à Mirecourt (88) et décédé en 1951 à Gagny.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gagny

Les armes de la commune de Gagny se blasonnent ainsi :
Ecartelé : au premier et au quatrième bandé d'or et d'azur, au deuxième et au troisième d'azur à la fleur de lys d'or ; sur le tout de gueules aux trois roues d'automobile d'argent[10]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Guyonnet, Un village de la banlieue parisienne, Gagny, 1961, s. l.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]