Souppes-sur-Loing

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Souppes-sur-Loing
Mairie de Souppes-sur-Loing
Mairie de Souppes-sur-Loing
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Château-Landon
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Pierre Babut
2008-2014
Code postal 77460
Code commune 77458
Démographie
Gentilé Sulpicien(ne)s
Population
municipale
5 494 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 02″ N 2° 44′ 10″ E / 48.1839, 2.7361 ()48° 11′ 02″ Nord 2° 44′ 10″ Est / 48.1839, 2.7361 ()  
Altitude Min. 62 m – Max. 130 m
Superficie 27,63 km2
Localisation

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Souppes-sur-Loing

Souppes-sur-Loing est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Sulpicien(ne)s[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Souppes-sur-Loing

Souppes-sur-Loing se trouve au sud-est de la Seine-et-Marne entre Nemours au nord et Montargis au sud à la limite du département du Loiret ( région Centre).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Souppes-sur-Loing
La Madeleine-sur-Loing Bagneaux-sur-Loing, Poligny
Bougligny Souppes-sur-Loing Chaintreaux
Château-Landon Dordives (Loiret)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Coudray, le Boulay, Fonteneilles, Grand Ceriseaux, Petit Ceriseaux, les Grés de Saint-Martin, Cercanceaux, Les Varennes, Bésigny.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de la gare de Souppes - Château-Landon.

Histoire[modifier | modifier le code]

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De la préhistoire à l'an 1000[modifier | modifier le code]

La vallée du Loing fut l'un des aboutissements de la civilisation danubienne au Néolithique. Plus de trente polissoirs sur les communes de Nemours, Poligny, La Madeleine-sur-Loing, Château-Landon et Souppes sont présents aujourd'hui, témoins de cette première vie sédentaire. Huit de ces polissoirs sont classés Monuments Historiques sur les villes de Souppes et Bagneaux-sur-Loing. Tous les silex taillés trouvés sur les plateaux alentours montrent que le peuplement est encore plus ancien. La présence d'un site d'époque gauloise et de plusieurs sites de villas gallo-romaines connus sur le territoire de la commune montrent la continuité de l’occupation.

De l'an 1000 à la Révolution[modifier | modifier le code]

La tour achetée en 1312 par le Chapitre de la Sainte Chapelle du Palais Royal de Paris transformée en maison d’habitation à la veille de la Révolution, est au centre de la ville. Les écrits qui la mentionnent[Lesquels ?], comme l’examen de sa construction, la datent de l’époque gallo-romaine.

Le récit de Tournai, doit être lu entre légende et histoire. L’écrit au XIIe siècle par Hérimann, abbé de Saint-Martin de Tournai appartient bien à l’histoire. Au IXe siècle, un chevalier de Souppes serait allé combattre les normands sur l'Escaut, mais aujourd'hui les faits sont considérés comme des légendes[2].

Les vestiges architecturaux anciens sont rares dans la ville mais d'autant plus précieux. Les petits chapiteaux et leurs tailloirs qui se trouvent au pied du pignon ouest de l'église sont datés du XIe siècle. Ornés de sculptures archaïques, ce sont ceux du portail de la primitive église Sainte-Marie-de-Souppes qui date de 1090. En 1130, Henri, archevêque de Sens confirme à l'Abbé Ernaud, abbé de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval près de Chartres la possession de l'église de Souppes. Un prieuré bénédictin est fondé par Bonneval et est établi autour de Sainte-Marie-de-Souppes. Plus tardivement et jusqu’à la Révolution, il prendra le nom de Prieuré Saint-Clair et Saint-Léger. Le portail de Sainte-Marie-de-Souppes devient l'entrée du prieuré. C'est en prolongation de celui-ci que l'église actuelle, beau gothique naissant, classée Monument historique, est construite à la fin du XIIe siècle.

En septembre 1250, Gilon archevêque de Sens considérant que l'église de Souppes était trop vaste ordonne d'en démolir une partie du côté du prieuré. C'est ce qui explique la reconstruction et le style pur XIIIe siècle du pignon ouest avec ses deux fenêtres divisées par un meneau formant deux lancettes surmontées d'une rose à quatre redents, à profils simplement chanfreinés. À l'intérieur de cette église classée des XIIe et XIIIe siècles, un très beau retable en bois du XVIe siècle lui aussi classé et en provenance vraisemblable de l'ancienne abbaye cistercienne Sainte-Marie de Cercanceaux. En effet, à la fin du XIIe siècle quelques moines cisterciens venant de la Cour Dieu en Forêt d'Orléans vont venir fonder dans la vallée l'abbaye Sainte-Marie de Cercanceaux qui s'éteindra à la Révolution. C'est aujourd'hui une propriété privée.

En ce même XIIe siècle, aux autres extrémités de la commune actuelle s'établissent la Seigneurie du Boulay et la Seigneurie de Beaumoulin. Une autre église est construite au Boulay au XIIIe siècle donnant naissance à un second prieuré. Cette église en ruines était dédiée à Notre-Dame du Boulay, puis à Saint Fiacre, patron des jardiniers. La Seigneurie du Boulay sera élevée au rang de Marquisat au XVIIIe siècle, en relèveront Souppes, Poligny, Obsonville et autres lieux.

La période du Moyen Âge est jalonnée au hasard des textes par les noms de ceux qui sont liés au domaine : Thibaud de Souppes, Aubry de Souppes, Jean de Souppes, Galeran de Souppes. Le pont et plusieurs moulins sont régulièrement cités dans les textes[Lesquels ?].

Avec l'achèvement en 1642 du Canal de Briare qui arrive à Montargis, la deuxième moitié du XVIIIe siècle a été la grande époque de la navigation sur la rivière. En effet, jusqu'au début du XVIIIe siècle c'est sur la rivière de Loing, elle-même, que s'effectue l'importante navigation qui remontant de la Loire par les canaux de Briare et d'Orléans conduit le ravitaillement à Paris. Mais cette navigation était si dangereuse qu'elle était un art. En 1666, durant la traversée de la Prairie de Souppes, les îles tremblaient sous les pas des chevaux montants tellement le passage est bourbeux et difficile comme le disent les textes. Il faudra en venir à la construction du Canal du Loing. Il sera terminé sous le règne de Louis XV en 1724 achevant la grande œuvre de la jonction Loire-Seine commencée en 1604 par Henri IV. Pour sa traversée dans Souppes, c'est le "Régiment Royale Marine" qui travaille au percement du Canal. Les militaires campent à Souppes avec leurs familles comme le montrent les actes d'état civil de la paroisse[réf. souhaitée]. Sur le port de Souppes vont être taillées puis expédiées les tonnes de pierre nécessaires au développement de Paris, entre autres par Haussmann au XIXe siècle.

De la Révolution au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Aux États généraux de mai 1789, c'est le curé de Souppes, Anne Alexandre Marie Thibault qui est élu par le bailliage de Nemours pour représenter le clergé. Actif partisan et acteur de la réunion des trois ordres, il est occupé au contrôle des pouvoirs. Quoique n’ayant pas participé au Serment lui-même, David le représente sur son tableau du Serment du jeu de paume à titre symbolique. Le 1er février 1790, il est le premier maire élu de Souppes. Le premier maire figure donc sur ce tableau.

La Révolution se passe sans trop de heurts pour les vies humaines grâce au second maire élu, Thomas Chantrier et aux élus qui l’entourent. Malgré tout, l'église de Souppes est occupée comme grenier à foin de 1793 à 1795. Celle du Boulay qui avait été reconstruite au XVIIIe est désaffectée et dépouillée. Celle de Sainte-Marie de Cercanceaux sera démolie après 1791 date où elle est vendue comme bien national. La paroisse du Boulay est rattachée à Souppes.

La culture du chanvre était importante à Souppes. Le 22 août 1832 par crainte d'une épidémie de choléra, on interdit à 60 à 80 habitants de Souppes de faire rouir le chanvre dans la rivière et pourtant « c'était à l'écoulement sans cesse renouvelé de l'eau que les chanvres de Souppes devaient leur supériorité sur tous les autres et que vouloir les forcer à rouir dans les endroits moins exposés au cours rapide de l'eau, c'était porter atteinte à la qualité des chanvres. »

Souppes va s'ouvrir à l'ère industrielle dès 1773 avec l'établissement d'une manufacture d'acier : atelier de forgeage qui utilise la force motrice de la rivière. Tous les ateliers ont disparu, seuls se voient encore le bief qui, partant de la rivière, conduit aux vannes qui réglaient la chute d’eau activant les deux martinets.

À l’abbaye, c’est une papeterie qui va utiliser les bâtiments annexes et la grange aux dîmes qui va se développer dès 1791. Une sucrerie va être construite en 1873, entreprise toujours existante.

Pont de vue sur la carrière de pierres du Boulay

L'exploitation de la pierre qui existe depuis des siècles va trouver son apogée au XIXe siècle. Les deux flancs de la vallée sont exploités. La première carrière, précise située dans la région, est celle de l'Endurcy : elle est exploitée pour la construction du canal et on la trouve sur les cartes de Lattré de 1750. Le banc de pierre formé au Ludien, il y a quelques 35 millions d'années traverse la vallée d'Est en Ouest et toutes les communes de cette partie du Gâtinais l'ont pour sous-sol. Plusieurs des grandes œuvres de pierre de Paris viennent de celui-ci : l'Arc de Triomphe vient d'une carrière de Château-Landon, la statue de Sainte Geneviève et le Pont de la Tournelle de Souppes, mais la grande œuvre commune est la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : Joseph Combe, maître carrier de Souppes reçoit la commande de l’extraction et de l’acheminement de la pierre, il fera travailler tous les carriers de la région dès la fin du XIXe siècle. On travaillera à cette œuvre jusqu’au milieu du XXe siècle. Le photographe Louis-Émile Durandelle qui va assurer le reportage photographique de la construction du Sacré-cœur mandaté par les hommes du Vœu National viendra à Souppes pour y photographier les carrières. C'est ainsi que dans la collection de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris et dans la collection privée de la famille Combe figurent les carrières de Souppes et l'épure qui était sur le bord du canal. La mission photographique de Durandelle à Souppes s'est faite en 1885.

Ces carriers et ces tailleurs de pierre ont développé toute une vie sociale. Dès 1865 est fondée à Souppes, « la Société de Secours Mutuels de l'Ascension ». L'Ascension était et est encore aujourd'hui la fête des tailleurs de pierre. Deux sites d’exploitation sont toujours en activité sur le territoire de la commune.

L'ancien cimetière est déplacé en 1843. Il rassemble les fondateurs de la ville : les Frot, les Morisseau, les Roux conduits par les Thibault, les Chantrier, les Chaussy, les Ouvré ou les Combe.


Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'école et la fontaine, place de l'église
  • La place de Souppes est composée d'une fontaine et d'une école inaugurée en 1906. Le 5 décembre 1908, le syndicat des ouvriers du bâtiment de Souppes, de Château-Landon et de la région du Gâtinais est créé sur la place. Dans l'école le 25 mai 1911 jour de l’Ascension, un défilé et l'inauguration de la Bourse du Travail eut lieu.
  • janvier 1910 : comme dans beaucoup de communes de la région, des inondations sans précédent se sont abattues, répandant partout l'angoisse, l'épouvante, la ruine et aussi la mort.
  • juin 2004 : une mini-tornade dévaste le parc animalier.
  • août 2008 : une mini-tornade dévaste une partie de la commune dont le parc animalier, plusieurs routes ont été coupés pendant 2 à 3 heures.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1937 1940 Claude-Félix Garrain
1940 1943 Gaston Frot
1943 1947 Louis Lecoq
1947 1959 Lucien Ray-Cala
1959 1995 Victor Prudhomme PS puis DVG Conseiller général
1995 2008 Jean-Claude Thébault PS Professeur
2008 en cours Pierre Babut [3] Professeur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 494 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 1 052 1 003 1 089 1 364 1 453 1 523 1 692 1 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 802 1 849 2 125 2 221 2 483 2 892 3 099 3 423 3 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 362 3 364 3 302 2 879 2 910 2 954 2 969 3 039 3 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 612 4 437 4 351 4 326 4 851 5 348 5 531 5 494 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle du Boulay
  • École maternelle Carnot
  • École élémentaire du Boulay
  • École élémentaire du Centre
  • Collège Émile Chevallier (317 élèves)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le marché des collectionneurs ;
  • La bourse aux jouets ;
  • La fête foraine, le week-end de la pentecôte ;
  • La brocante ;
  • Le duathlon de Souppes, le 1er novembre (environ 23 km de vélo et 8 km de course à pied) ;
  • Le marché de Noël, chaque année sur la place de l'église.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Vélo Club Sulpicien, Tennis de table, club de karaté, basket, pétanque, tennis.
  • Base de loisir avec une plage de sable.
  • Le Loing est très facile et très agréable à descendre en canoë ou kayak.
  • Terrain de football, gymnase, bowling.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zône industrielle « Val du Loing », 178 commerçants et artisans.
  • Carrières de pierre calcaire.
  • Sucrerie-Distillerie (depuis 1873).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Clair-Saint-Léger de Souppes-sur-Loing
Le canal du Loing et la sucrerie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mythes, légendes et anecdotes[modifier | modifier le code]

Le village de Souppes a été choisi par l'écrivain Michel Houellebecq comme décor de certaines scènes de son roman La Carte et le Territoire (2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletins d'histoire locale de Souppes-sur Loing numéros 1 à 11 (1986 -1996)
  • Bulletins d'Art et d'Histoire de la vallée du Loing numéros 1 à 15 (1998-2012)
  • Souppes-sur-Loing, principal centre de la Résistance dans le Sud Seine et Marnais

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]