Souppes-sur-Loing

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48° 11′ 02″ N 2° 44′ 10″ E / 48.1839, 2.7361

Souppes-sur-Loing
Mairie de Souppes-sur-Loing
Mairie de Souppes-sur-Loing
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Château-Landon
Code commune 77458
Code postal 77460
Maire
Mandat en cours
Pierre Babut
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 5 605 hab. (2007)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 02″ Nord
       2° 44′ 10″ Est
/ 48.1839, 2.7361
Altitudes mini. 62 m — maxi. 130 m
Superficie 27,63 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Souppes-sur-Loing est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France

Les habitants sont appelés les Sulpiciens et Sulpiciennes [1].

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

[modifier] Relief et géologie

[modifier] Hydrographie

[modifier] Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont : Bagneaux-sur-Loing, Bougligny, Chaintreaux, Château-Landon, Dordives, La Madeleine-sur-Loing, Poligny

Rose des vents La Madeleine-sur-Loing Bagneaux-sur-Loing, Poligny Chaintreaux Rose des vents
Bougligny N Chaintreaux
O    Souppes-sur-Loing    E
S
Château-Landon Château-Landon, Dordives Dordives

[modifier] Lieux-dits et écarts

Localisation de Souppes-sur-Loing
  • Fonteneilles
  • Bésigny
  • Champs sur les Bois
  • Le Bois d'Haies
  • Grand Ceriseaux
  • La Brosse
  • Le Coqueluchon
  • Le Roulis
  • Les Varennes
  • Petit Ceriseaux
  • Bailly
  • Sucrerie

[modifier] Transports

Le bâtiment voyageurs de la gare de Souppes - Château-Landon

[modifier] Toponymie

[modifier] Histoire

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La vallée du Loing fut l'un des aboutissements de la civilisation danubienne au Néolithique. Plus de trente polissoirs sur nos communes de Nemours, Poligny, Souppes, La Madeleine et Château-Landon sont parvenus jusqu'à nous, témoins de cette première vie sédentaire. Huit de ces polissoirs sont classés "Monuments Historiques" sur les villes de Souppes et Bagneaux-sur-Loing. Tous les silex taillés trouvés sur les plateaux alentours montrent que le peuplement est encore plus ancien. La présence d'un site d'époque gauloise et de plusieurs sites de villas gallo-romaines connus sur le territoire de la commune montrent la continuité de l’occupation.

La tour achetée en 1312 par le «Chapitre de la Sainte Chapelle du Palais Royal de Paris » transformée en maison d’habitation à la veille de la Révolution, est au centre de notre ville. Les écrits qui la mentionnent, comme l’examen de sa construction, la datent de l’époque gallo-romaine.

Le récit de Tournai, doit être lu entre légende et histoire. L’écrit au XIIe siècle par Hérimann, abbé de Saint-Martin de Tournai appartient bien à l’histoire. Au IXe siècle, un chevalier de Souppes serait allé combattre les normands sur l'Escaut... mais nous savons aujourd'hui que les faits racontés sont... une belle légende, d’ailleurs chacun sait qu’un pays sans légende est un pays qui meurt de froid. Le très beau manuscrit, copie du XIIe siècle est à la Bibliothèque royale Albert Ier de Bruxelles.

Les vestiges architecturaux anciens sont rares dans la ville mais d'autant plus précieux. Les petits chapiteaux et leurs tailloirs qui se trouvent au pied du pignon ouest de l'église sont datés du XIe siècle. Ornés de sculptures archaïques, ce sont ceux du portail de notre primitive église "Sainte Marie de Souppes" dont nous connaissons l'existence par le premier document mentionnant le nom de notre ville qui date de 1090. En 1130, Henri, archevêque de Sens confirme à l'Abbé Ernaud, abbé de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval près de Chartres la possession de l'église de Souppes. Un prieuré bénédictin est fondé par Bonneval et est établi autour de Sainte-Marie de Souppes. Plus tardivement et jusqu’à la Révolution, il prendra le nom de Prieuré Saint-Clair et Saint-Léger. Le portail de Sainte-Marie de Souppes devient l'entrée du prieuré. C'est en prolongation de celui-ci que l'église actuelle, beau gothique naissant, classée Monument historique, est construite à la fin du XIIe siècle.
En septembre 1250, Gilon archevêque de Sens considérant que l'église de Souppes était trop vaste ordonne d'en démolir une partie du côté du prieuré. C'est ce qui explique la reconstruction et le style pur XIIIe siècle du pignon ouest avec ses deux fenêtres divisées par un meneau formant deux lancettes surmontées d'une rose à quatre redents, à profils simplement chanfreinés. À l'intérieur de cette église classée des XIIe et XIIIe siècles, un très beau retable en bois du XVIe siècle lui aussi classé et en provenance vraisemblable de l'ancienne abbaye cistercienne Sainte-Marie de Cercanceaux.
En effet, à la fin du XIIe siècle quelques moines cisterciens venant de la Cour Dieu en Forêt d'Orléans vont venir fonder dans notre vallée l'abbaye Sainte-Marie de Cercanceaux qui s'éteindra à la Révolution. C'est aujourd'hui une belle propriété privée.
En ce même XIIe siècle, aux autres extrémités de la commune actuelle s'établissent la Seigneurie du Boulay et la Seigneurie de Beaumoulin. Une autre église est construite au Boulay au XIIIe siècle donnant naissance à un second prieuré. Cette église dont nous connaissons les ruines était dédiée à Notre-Dame du Boulay, puis à Saint Fiacre, patron des jardiniers. La Seigneurie du Boulay sera élevée au rang de Marquisat au XVIIIe siècle, en relèveront Souppes, Poligny, Obsonville et "autres lieux".
La période du Moyen Âge est jalonnée au hasard des textes par les noms de ceux qui sont liés au domaine : Thibaud de Souppes, Aubry de Souppes, Jean de Souppes, Galeran de Souppes. Le pont et plusieurs moulins sont régulièrement cités dans les textes.
Avec l'achèvement en 1642 du Canal de Briare qui arrive à Montargis, la deuxième moitié du XVIIIe siècle a été la grande époque de la navigation sur la rivière. En effet, jusqu'au début du XVIIIe siècle c'est sur la rivière de Loing, elle-même, que s'effectue l'importante navigation qui remontant de la Loire par les canaux de Briare et d'Orléans conduit le ravitaillement à Paris. Mais cette navigation était si dangereuse qu'elle était un art. En 1666 durant la traversée de la Prairie de Souppes, les îles tremblaient sous les pas des chevaux montants tellement le passage est bourbeux et difficile comme le disent les textes. Il faudra en venir à la construction du Canal du Loing. Il sera terminé sous le règne de Louis XV en 1724 achevant la grande œuvre de la jonction Loire-Seine commencée en 1604 par Henri IV. Pour sa traversée dans Souppes, c'est le "Régiment Royale Marine" qui travaille au percement du Canal. Les militaires campent à Souppes avec leurs familles comme le montrent les actes d'état civil de la paroisse. Sur le port de Souppes vont être taillées puis expédiées les tonnes de pierre nécessaires au développement de Paris, entre autres par Haussmann au XIXe siècle.

Aux États généraux de mai 1789, c'est le curé de Souppes, Anne Alexandre Marie Thibault qui est élu par le bailliage de Nemours pour représenter le clergé. Actif partisan et acteur de la réunion des trois ordres, il est occupé au contrôle des pouvoirs. Quoique n’ayant pas participé au Serment lui-même, David le représente sur son tableau du Serment du jeu de paume à titre symbolique. Le 1er février 1790, il est le premier maire élu de Souppes. Notre premier maire figure donc sur ce célèbre tableau.
La Révolution se passe sans trop de heurts pour les vies humaines grâce au second maire élu, Thomas Chantrier et aux élus qui l’entourent. Malgré tout, l'église de Souppes est occupée comme grenier à foin de 1793 à 1795. Celle du Boulay qui avait été reconstruite au XVIIIe est désaffectée et dépouillée. Celle de Sainte-Marie de Cercanceaux sera démolie après 1791 date où elle est vendue comme bien national. La paroisse du Boulay est rattachée à Souppes.
La culture du chanvre était importante à Souppes. Le 22 août 1832 par crainte d'une épidémie de choléra, on interdit à 60 à 80 habitants de Souppes de faire rouir le chanvre dans la rivière et pourtant "c'était à l'écoulement sans cesse renouvelé de l'eau que les chanvres de Souppes devaient leur supériorité sur tous les autres et que vouloir les forcer à rouir dans les endroits moins exposés au cours rapide de l'eau, c'était porter atteinte à la qualité des chanvres".
Souppes va s'ouvrir à l'ère industrielle dès 1773 avec l'établissement d'une manufacture d'acier : atelier de forgeage qui utilise la force motrice de la rivière. Tous les ateliers ont disparu, seuls se voient encore le bief qui, partant de la rivière, conduit aux vannes qui réglaient la chute d’eau activant les deux martinets.
A l’abbaye, c’est une papeterie qui va utiliser les bâtiments annexes et la grange aux dîmes qui va se développer dès 1791. Une sucrerie va être construite en 1873, entreprise toujours existante.
L'exploitation de la pierre qui existe depuis des siècles va trouver son apogée au XIXe siècle. Les deux flancs de la vallée sont exploités. La première carrière, précise située dans la région, est celle de l'Endurcy : elle est exploitée pour la construction du canal et on la trouve sur les cartes de Lattré de 1750. Le banc de pierre formé au Ludien, il y a quelques 35 millions d'années traverse la vallée d'Est en Ouest et toutes les communes de cette partie du Gâtinais l'ont pour sous-sol. Plusieurs des grandes œuvres de pierre de Paris viennent de celui-ci : l'Arc de Triomphe vient d'une carrière de Château-Landon, la statue de Ste Geneviève et le Pont de la Tournelle de Souppes, mais la grande œuvre commune est la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : Joseph Combe, maître carrier de Souppes reçoit la commande de l’extraction et de l’acheminement de la pierre, il fera travailler tous les carriers de la région dès la fin du XIXe siècle. On travaillera à cette œuvre jusqu’au milieu du XXe siècle. Le grand photographe Durandelle qui va assurer le reportage photographique de la construction du Sacré-cœur mandaté par les hommes du Vœu National viendra à Souppes pour y photographier les carrières. C'est ainsi que dans la collection de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris et dans la collection privée de la famille Combe figurent les carrières de Souppes et l'épure qui était sur le bord du canal. La mission photographique de Durandelle à Souppes s'est faite en 1885.
Ces carriers et ces tailleurs de pierre ont développé toute une vie sociale. Dès 1865 est fondée à Souppes, " la Société de Secours Mutuels de l'Ascension". L'Ascension était et est encore aujourd'hui la fête des tailleurs de pierre. Deux sites d’exploitation sont toujours en activité sur le territoire de la commune. En 1942, le réseau de résistance de Souppes va entrer un contact avec celui qui existe déjà à Montargis. Cette liaison faite, Souppes va coordonner tout le Sud Seine et Marne. En 1944, le Pont de Souppes, au long passé stratégique, défendu par la Résistance, ne sera ni miné, ni détruit. Il permettra le passage de la 3e Armée américaine qui fonçait sur Sens.
Sur la place de Souppes, visible ou invisible pour les yeux tout un monde d'ombres et de lumière pourra vous être conté ; visible avec l'église des XIIe et XIIIe siècles, avec l'école du XXe siècle inaugurée en 1907, avec sa fontaine ; invisible avec la création du syndicat des ouvriers du bâtiment de Souppes, de Château-Landon et de la région du Gâtinais, le 5 décembre 1908, dans cette même école, avec le défilé et l'inauguration de la Bourse du Travail, le 25 mai 1911 jour de l’Ascension, avec son ancien cimetière déplacé en 1843, comme !e symbole de tous ceux qui ont fondé cette ville, rassemblés en ce lieu : les Frot, les Morisseau, les Roux conduits par les Thibault, les Chantrier, les Chaussy, les Ouvré ou les Combe.

Janvier 1910 : comme dans beaucoup de communes de la région, des inondations sans précédent se sont abattues, répandant partout l'angoisse, l'épouvante, la ruine et aussi la mort.

Juin 2004 : une mini-tornade dévaste le parc animalier.

Aout 2008 : une mini-tornade dévaste une partie de la commune dont le parc animalier, plusieurs routes ont été coupés pendant 2 à 3 heures.

[modifier] Démographie

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 1 052 1 003 1 089 1 364 1 453 1 523 1 692 1 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 802 1 849 2 125 2 221 2 483 2 892 3 099 3 423 3 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 362 3 364 3 302 2 879 2 910 2 954 2 969 3 039 3 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
3 612 4 437 4 351 4 326 4 851 5 348 5 531 5 605  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

*Source Cassini

[modifier] Administration

[modifier] Politique locale

[modifier] Maires de Souppes-sur-Loing

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité
1937-1940 Claude-Félix Garrain - -
1940-1943 Gaston Frot - -
1943-1947 Louis Lecoq - -
1947-1959 Lucien Ray-Cala - -
1959-1995 Victor Prudhomme' PS puis DVG Conseiller général
1995-2008 Jean-Claude Thébault PS Professeur retraité
2008-.... Pierre Babut - Professeur

[modifier] Enseignement

École maternelle
  • École maternelle du Boulay
  • École maternelle Carnot
École élémentaire
  • École élémentaire du Boulay
  • École élémentaire du Centre
Collège
  • Collège Émile Chevallier (317 élèves)

[modifier] Services publics

[modifier] Équipements

  • Sportifs : le terrain de football, le gymnase, la piste de karting, le bowling, la base de loisirs.
  • Culturels : Le centre socio-culturel.

[modifier] Jumelages

[modifier] Économie

  • Carrières de pierre calcaire
  • Betterave à sucre
  • Céréales
  • Cultures maraîchères
  • Apiculture
  • Distillerie
  • Sucrerie
  • Ports sur le canal

[modifier] Vie quotidienne à Villabé

[modifier] Culture

[modifier] Évènements

  • Le marché des collectionneurs ;
  • La bourse aux jouets ;
  • La fête foraine, le week-end de la pentecôte ;
  • La brocante ;
  • Le duathlon de Souppes, le 1er novembre (environ 23 km de vélo et 8 km de course à pied) ;
  • Le marché de Noël, chaque année sur la place de l'église.

[modifier] Sport

  • Le Vélo Club Sulpicien
  • La section Tennis de table
  • Le club de karaté
  • La section basket
  • La section pétanque
  • Le club de tennis
  • le VTT
  • le karting
  • la base de loisir
  • Le Loing est très facile et très agréable à descendre en canoë ou kayak

[modifier] Lieux de cultes

[modifier] Culture locale et Patrimoine

[modifier] Patrimoine religieux

Église Saint-Clair-Saint-Léger de Souppes-sur-Loing

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • La carrière de pierre
  • La sucrerie ouverture en 1873
  • Les polissoirs néolithiques (au lieu-dit le Coqueluchon)
  • La base de loisirs au bord du Loing
  • Le parc de l'Emprunt (parc animalier)
  • L'église avec sa place
  • L'ancienne abbaye cistercienne
  • Passage du GR13

[modifier] Personnalités

En 1789, le curé de Souppes, Thibault, député du Clergé aux États Généraux, participe au Serment du Jeu de paume, et est représenté sur le tableau de David;

[modifier] Mythes, légendes et anecdotes

  • Le village de Souppes a été choisi par l'écrivain Michel Houellebecq comme décor de certaines scènes de son roman La Carte et le territoire (2010).

[modifier] Notes et références

  1. D'après le portail internet du département de Seine-et-Marne.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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