Frères mineurs récollets

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Ancien cloître récollet, Saverne

Les Frères mineurs récollets (ou simplement: les Récollets) étaient les membres de l’Ordo fratrum minorum recollectorum (la) (traduit littéralement: Ordre des frères mineurs recueillis[1]). Ils appartenaient à la tendance dite « observante » des franciscains, l'ordre religieux inspiré par saint François d'Assise.

En 1897, à l'initiative de Léon XIII, ils fusionnèrent avec les Frères mineurs Déchaussés et les Réformés pour former l'Ordre des Frères mineurs (OFM), en d'autres mots : les Franciscains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier récollet a été l'Aquitain François Doziech (mort à Alcalá de Henares en Espagne), qui a fondé l'ordre vers 1583, à Rabastens.

On trouve des récollets à Tulle en 1585, à Nevers en 1592, à Limoges en 1596, à Metz en 1602, à Paris en 1603, à Lille en 1610, à Mazan en 1611.

En France, on pouvait s'isoler pour se recueillir dans un couvent de récollets ; mais les récollets étaient souvent aumôniers militaires. Ils ont aussi donné beaucoup de missionnaires à la Nouvelle-France, où leur trace a été importante (on leur interdit, après la Conquête par la Grande-Bretagne, d'accepter de nouveaux membres), et aux Indes. En France, la Révolution supprima l'ordre[2].

L'ordre disparut en 1897, lors du regroupement des franciscains dans l'ordre des Frères mineurs par la bulle Felicitate quadam (de) de Léon XIII ; toutefois, la spiritualité et l'identité des récollets perdurèrent plus longtemps.

En plus des récollets entrés dans l'histoire, l'ordre a laissé de nombreuses traces dans le nom de bâtiments (« couvents des récollets ») et dans la toponymie[3].

Récollets célèbres[modifier | modifier le code]

Mémoire des récollets[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

En France on trouve les couvents de récollets suivants  : Angers[4], Briançon, Durbuy, Hombourg-Haut, Locmiquélic[5], Marseille, Melun, Metz, Paris, Privas, Saint-Yrieix-la-Perche, Salers[6],[7], Saverne et Sierck-les-Bains, Versailles

L'ancien Couvent des récollets de Paris se situe à côté de la gare de l'Est. Utilisé pendant un siècle comme hôpital militaire, il accueille maintenant la maison de l'architecture et l'ordre régional des architectes, ainsi qu'un foyer pour artistes étrangers.

Dans le département de la Loire, il existe encore un couvent des Récollets à St Germain Laval. Celui-ci est occupé par le collège Papire Masson. Ce bâtiment aux murs épais est bien conservé.

Belgique[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

  • On ne compte pas moins de 21 noms de lieu québécois rappelant aujourd'hui le souvenir des récollets au Québec[8]. Un lieu-dit de Montréal a longtemps porté le nom de Sault-au-Récollet.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Meyer et Ludovic Viallet, Identités franciscaines à l'âge des réformes, Presses de l'université Blaise Pascal (ISBN 2845162855 et 9782845162853)
  • Odoric-Marie Jouve, Dictionnaire biographique des récollets missionnaires en Nouvelle-France, 1615-1645, 1670-1849, province franciscaine Saint-Joseph du Canada, Saint-Laurent, Québec, Bellarmin,‎ 1996 (ISBN 2-89007-815-9), p. 903
  • (en) Victoria Taylor-Hood, Religious Life in French Newfoundland to 1714, St. John's, Newfoundland and Labrador, Department of Religious Studies, Memorial University of Newfoundland,‎ 1999, xii, 339


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le Robert 2008, « récollection » signifie toujours « action de se recueillir ».
  2. Order of Friars Minor "General History of the Order Second Period (1517-1909): The Recollects"
  3. En architecture, est construite sur le « plan récollet », ou « plan à la récollette », une église « avec une nef qui se referme sur l'abside, sans transept ou chapelles latérales ». Luc Noppen et Lucie K. Morisset, Les églises du Québec : un patrimoine à réinventer sur Google Livres, p. 304. Voir aussi, des mêmes auteurs : Québec de roc et de pierres : la capitale en architecture sur Google Livres, p. 10)
  4. D'abord couvent de cordeliers, puis, en 1596, couvent de récollets.
  5. Acquis en 1925 par Raymond Rallier du Baty.
  6. Fondé en 1625 grâce à la Comtesse de Caylus, clos en 1792 à la Révolution. Il n'en subsiste aucune trace, si ce n'est une lancée ogivale, sur laquelle une maison a été reconstruite, et une porte en pierre du pays que l'abbé Cheyrier, alors curé de Salers, au début du XXe siècle, a fait installer sur l'un des côtés de la paroisse Saint-Matthieu comme remploi.
  7. Mémoire de maitrise sur "l'histoire religieuse de Salers" soutenu en Sorbonne en 2002, disponible auprès de la Société Historique du Pays de Salers
  8. Site de la Commission de toponymie du Québec

Liens externes[modifier | modifier le code]