Othis
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| Othis | ||
L'église Notre-Dame. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Meaux | |
| Canton | Dammartin-en-Goële | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Plaine de France | |
| Maire Mandat |
Bernard Corneille (PG) 2008-2014 |
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| Code postal | 77280 | |
| Code commune | 77349 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Othissois | |
| Population municipale |
6 501 hab. (2007) | |
| Densité | 499 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 94 m — Max. 155 m | |
| Superficie | 13,04 km2 | |
| Localisation | ||
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Othis est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. La ville est membre de la communauté de communes de la Plaine de France avec d'autres communes voisines notamment Rouvres.
Les habitants sont appelés les Othissois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Othis se situe dans un cadre remarquable entre la Plaine de France, ouverte par d’immenses cultures à l’Ouest et le plateau du Valois présentant un paysage de plateau doucement vallonné sur lequel la commune s’est implantée.
D’autres points forts caractérisent ce site :
- la proximité du massif boisé de la forêt d’Ermenonville et de Chantilly encadrant la commune au Nord et au Nord-Ouest par l’intermédiaire du bois de St Laurent
- la présence des buttes et de la crête boisée des Monts de la Goële, limitant la commune au Sud. Ces reliefs boisés représentent une structure majeure du paysage.
Au Nord de la commune se prolonge jusqu’à Ver sur Launette, la vallée de la Launette très peu prononcée. La commune d’Othis est située à l’Ouest du département de Seine-et-Marne à environ 34 km au Nord-Est de Paris et à quelques kilomètres au Nord-Est de l’Aéroport Charles de Gaulle de Roissy.
Elle est administrativement rattachée au canton de Dammartin-en-Goële qui compte 23 communes : Cuisy, Dammartin-en-Goële, Forfry, Gesvres le Chapitre, Juilly, Longperrier, Marchemoret, Mauregard, Le Mesnil Amelot, Montgé en Goële, Monthyon, Moussy le Neuf, Moussy le Vieux, Oissery, Othis, le Plessis l’Evêque, Rouvres, Saint Mard, Saint Pathus, Saint Soupplets, Thieux, Villeneuve sous Dammartin, Vinantes, situé à l’extrémité Nord-Est de la Région Ile-de-France, sur la partie septentrionale du département de Seine-et-Marne. Elle fait partie de l’arrondissement de Meaux.
Le CD 13 traverse le bourg principal et relie la commune vers le sud de Dammartin-en-Goële à la RN2 vers le Nord et à la RN 330 en direction de Senlis. Elle est à la fois proche de Roissy et de la forêt d’Ermenonville ; ce qui lui confère une position stratégique pour accueillir la population. Urbanisée à 12 % de sa superficie totale, Othis garde néanmoins sa vocation de « ville à la campagne ».
Histoire [modifier]
Le village relève à l’origine de l’évêque de Senlis qui en dote son chapître. Le terroir a comporté de nombreux fiefs et possessions religieuses. Ancien monastère, le fief de Guincourt appartient en 1185 à Albéric de Guincourt. En 1205, les moines de Saint-Vincent de Senlis cèdent en échange le prieuré de Saint-Laurent à Guillaume Cluingnet, chevalier, seigneur de la « grande maison »fief d’Othis. Cette famille dont une fille, Aline, fut abbesse de Chelles (1311), se maintient jusqu’au XIVe siècle. Bien national, la seigneurie et ses fiefs sont adjugés au banquier Joseph Duruey qui meurt sur l’échafaud. Très longtemps vouée à la grande culture, pour ce qui est du territoire d’Othis, ou à l’arboriculture fruitière et à l’élevage, à Beaumarchais, la commune n’a guère connu d’évolution avant que ne s’améliorent les liaisons avec les gares de Saint-Mard, Paris et Senlis. Dans les années 1960, un remembrement foncier pourtant destiné à améliorer l’exploitation des terres provoque un important mouvement spéculatif favorisant une urbanisation pavillonnaire très rapide. La commune est actuellement composée de deux agglomérations, Othis et Beaumarchais.
Politique et administration [modifier]
Liste des maires[2] [modifier]
Population et société [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 6 471 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (10,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (15,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,4 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 10,5 %) ;
- 51 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 10,9 %).
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Othis ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église de la Nativité de la Vierge, plus communément appelé église Notre-Dame, rue Gérard-de-Nerval (classée monument historique depuis 1875[7] ) : Sa construction a commencé vers la fin du XIVe siècle, encore sous l'influence de l'architecture médiévale. En témoigne surtout son gros clocher briard, muni de huit contreforts et couvert d'un toit en bâtière, perpendiculaire au toit de la nef. Il est aujourd'hui incliné vers le nord. Une tour d'escalier y est accolée. Au rez-de-chaussée, le clocher est intégré dans le bas-côté sud. À l'étage supérieur, il présente deux baies gémelles de chaque côté. La nef aveugle à deux bas-côtés ne comporte que trois travées en dehors du chœur à pans coupés : l'église est à peine plus longue que large. Grâce à sa façade d'apparat autour du portail, à l'ouest, l'église d'Othis illustre exemplairement le renouvellement des arts au XVIe siècle et la transition vers l'architecture Renaissance. Cette façade, attribuée au sculpteur Jean Goujon et construit entre 1555 et 1573, en est un chef-d'œuvre. Le portail, encadrée par deux colonnes et au fronton surmonté par des sculptures ; la rosace ; les cinq niches destinées à accueillir des statues de saints ; et les frises ornant ces éléments ainsi que les corniches et le contrefort de droite sont d'une finesse exceptionnelle. Le contrefort de gauche n'est curieusement pas sculpté. - Bien que terminée en 1573, l'église n'a été consacrée que le 9 mai 1599 par l'évêque de Senlis, Guillaume IV Rose. Son intérieur renferme plusieurs objets inscrits ou classés au titre des objets : cinq dalles funéraires[8] des XVIe et XVIIe siècles (dont deux de 1652 et 1584)[9]; un lutrin en fer forgé du XVIIIe siècle[10]; un autel en bois taillé peint de la même époque[11]; et un retable en bois[12]. - L'église a été restaurée de 1984 à 1988[13].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Eustache de Beaumarchès (12??-1294), sénéchal du roi de France de 1268 à 1294.
- Gérard de Nerval (1808-1855), écrivain.
- Mauricia Coquiot (1880-1964), artiste de cirque et femme politique, une des premières femmes à être élue maire.
Othis dans la littérature [modifier]
Ils ont dit d'Othis :
- « Othis : tableau gracieux et champêtre d’un troupeau de moutons paissant sur les bords d’un ruisselet bordé de saules avec profil sur la colline de Dammartin - Séjour d’abondance et de paix ». Honoré de Balzac (1799-1850), Notes de voyage.
- « Nous n’avions plus qu’un bout de plaine à traverser pour gagner Othis. Le clocher du village pointait sur les coteaux bleuâtres qui vont de Montbéliant à Dammartin. La Thève bruissait de nouveau parmi les grès et les cailloux, s’amincissant au voisinage de sa source, où elle se repose dans les prés, formant un petit lac au milieu des glaïeuls et des iris. Bientôt nous gagnâmes les premières maisons. La tante de Sylvie habitait une petite chaumière bâtie en pierres de grès inégales que revêtaient des treillages de houblon et de vigne vierge : elle vivait seule de quelques carrés de terre que les gens du village cultivaient pour elle depuis la mort de son mari. » Gérard de Nerval (1808-1855), Sylvie
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes d'Othis sur Géoportail.
- Les maires d'Othis, sur Othis (site officiel). Consulté le 12 juillet 2011.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Othis en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de la Seine-et-Marne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
- Notice no PA00087185, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Dont celles de Louise Lerouet, dame d’Honneur de la Reine, décédée en 1587, et de David Le Roy, seigneur d’Othis, de Beaupré et de Guincourt, conseiller et secrétaire du Roi, décédé en 1642.
- PM77001317, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001320, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001319, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001318, base Palissy, ministère français de la Culture
- Cf. L’Eglise Notre Dame : un monument historique, sur Othis (site officiel). Consulté le 12 juillet 2011.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean-Claude Corvisier, Dammartin-en-Goële et environs, Vol. I : Longperrier - Othis - Rouvres, Coll. Mémoire En Images, Éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire 2001, (ISBN 2-84253-592-8).
