Villeneuve-sous-Dammartin
| Villeneuve-sous-Dammartin | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Meaux | |
| Canton | Dammartin-en-Goële | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Dammartin-en-Goële | |
| Maire Mandat |
Gilles Chauffour 2008-2014 |
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| Code postal | 77230 | |
| Code commune | 77511 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Villeneuvois | |
| Population municipale |
625 hab. (2010) | |
| Densité | 83 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 72 m – Max. 116 m | |
| Superficie | 7,56 km2 | |
| Localisation | ||
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Villeneuve-sous-Dammartin est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Les habitants sont appelés les Villeneuvois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
Située à l’extrémité Nord-Est de la Région Ile-de-France, sur la partie septentrionale du département de Seine-et-Marne.au pied des monts de la Goële et à trente kilomètres de Paris.
À mi-chemin entre Dammartin-en-Goële et Le Mesnil-Amelot, la D401 traverse la rue principale du village (rue de Paris) Le territoire comprend également un hameau isolé au milieu de ses champs: Stains.
Villeneuve qui est situé à moins de dix kilomètres de l'aéroport Charles de Gaulle profite de sa sphère d'influence.
Voir Villeneuve sous Dammartin sur GoogleMaps
Hydrologie[modifier]
Son territoire est traversé par le cours de La Biberonne (principal affluent de La Beuvronne) dans laquelle s'écoule la majorité des rus prenant naissance au pied de la butte de Goële.
Le mot Biberonne vient du latin "biber", qui siginifie "castor". Ce même mot latin est à l'origine du nom de son confluant "la Beuvronne". Du temps de l'occupation romaine de nombreux castors vivaient dans les cours d'eau et zones marécageuses de l'actuelle Île-de-France.
Communes limitrophes[modifier]
Climatologie[modifier]
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 6 | 7 | 11 | 14 | 18 | 21 | 24 | 24 | 21 | 15 | 9 | 7 | 14,8 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 1 | 1 | 3 | 6 | 9 | 12 | 14 | 14 | 11 | 8 | 4 | 2 | 7,1 |
| Températures moyennes (°C) | 4 | 4 | 7 | 10 | 14 | 17 | 19 | 19 | 16 | 12 | 7 | 5 | 11,2 |
| Source : Climatologie mensuelle - Villeneuve-sous-Dammartin, France | |||||||||||||
Histoire[modifier]
Plusieurs millénaires d'occupation de lieux isolés sur le territoire sont attestés par les découvertes archéologiques, en particulier autour de la fontaine des Gallas.
- Le village implanté à l'ouest de la rivière Biberonne est cité dès 1138 et dans la charte d'affranchissement de 1204.
- Au XIIe siècle, le clergé ouvrit sous le nom de Villes neuves des asiles ou les serfs et les vagabonds devinrent propriétaires d'une parcelle assortie de la protection juridique la plus étendue (droit de bourgeoisie)
En l'année 1177, le pape Alexandre III fit au troisième Concile de Latran une déclaration demeurée célèbre « Tous les chrétiens sont exempts de servitude. Ce fut pour les habitants de ces villes nouvelles un solide point d'appui afin d'établir leurs affranchissements. Dans le département de Seine et Marne, outre Villeneuve sous Dammartin, il existe cinq autres communes dont l'origine remonte à cette époque: Villeneuve-le-Comte, Villeneuve-Saint-Denis, Villeneuve-les-Bordes, Villeneuve aux Asnes (Brou-sur-Chantereine) et Villeneuve-sur-Bellot.
Dans la première moitié du XIIe siècle, les moines cisterciens de l'abbaye de Chaâlis (Oise), dotés par Louis VI et des seigneurs locaux, installent leur grange de Stains près des marais.
- En 1182, la seigneurie est double. Le fief de Villeneuve est à Josselin de Dammartin, vassal du comte, et Jean de Pomponne détient le fief dit de Chantilly, qui appartient en 1307 à Raoul de Chantilly puis est acquis au comté à la suite d'un procès contre le comte de Dammartin en 1347. Unifiée, sous le nom de Chaversy, la seigneurie est vendue le 5 mai 1407 à Mme de La Roche-Guyon qui la cède trois ans plus tard à Jean de Fleury. Son fils Gilles lui succède, puis son gendre Jacques de Reilhac cède la seigneurie en échange à Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, le 6 février 1468. Le 28 août 1501, Jean de Chabannes vend à Geoffroy de La Croix, dont la petite fille Isabeau, en épousant René Baillet, apporte la terre dans les maisons de Tresmes et de Gesvres. Le 16 mars 1648 est signée la vente à François Petit de Ravannes, dont la petite-fille, Anne, épouse Paulin Pondre de Guermantes. Leur nièce, Élisabeth Louise de Malide, apporte Villeneuve le 14 septembre 1795 à son époux Timoléon de Cossé, futur neuvième duc de Brissac.
- Les marais communaux situés au fond du chemin des processions (actuelle rue des tilleuls) étaient utilisés comme pâturages communs. En 1791, ils seront partagés entre les habitants. Les trois grandes fermes seront rachetées par leurs tenanciers.
À la Révolution, le château confisqué comme bien national. Il est acquis par Théodore Bernier, cultivateur à Stains (maire du village de 1809 à 1831)puis vendu à un ancien agent de change, M. Delauney-Lemière.
Offert en 1864 à Marguerite Bellanger par l'empereur Napoléon III.
Il est reconstruit à la fin du XIXe siècle par Maurice Hutin. Transformé en école privée, il hébergea de 1961 à 1974 le Centre Thomas More de Roger Turgis.
Roger Turgis qui enseignait l'anglais au collège oratorien de Juilly, avait créé un organisme de "Séjours et cours de vacances en Angleterre" où les jeunes étaient encadrés par des adultes et hébergés dans des familles.
Maison de retraite jusqu'en 2004 Il est aujourd'hui le siège social du groupe ECT.
- Le village reste rural et sa population ne s'est accrue que de 40 % en deux cents ans.
Administration[modifier]
Villeneuve appartient au canton de Dammartin-en-Goële qui compte 23 communes : Cuisy, Dammartin-en-Goële, Forfry, Gesvres-le-Chapitre, Juilly, Longperrier, Marchemoret, Mauregard, Le Mesnil-Amelot, Montgé-en-Goële, Monthyon, Moussy-le-Neuf, Moussy-le-Vieux, Oissery, Othis, Le Plessis-l'Évêque, Rouvres, Saint-Mard, Saint-Pathus, Saint-Soupplets, Thieux, Villeneuve-sous-Dammartin, Vinantes,
Elle fait partie de l’arrondissement de Meaux.
Intercommunalité[modifier]
La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de la Goële et du Multien
Liste des maires[modifier]
Population et société[modifier]
D'un village essentiellement agricole, Villeneuve s'est transformé en trois décennies, depuis la construction de l'aéroport, en une petite commune d'employés et d'ouvriers, majoritairement salariés de la plate-forme aéroportuaire.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 625 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
Évolution de la pyramide des âges de la commune de Villeneuve sous Dammartin, comparaison entre l'année 2006 et 1990[3],[4] :
Animations[modifier]
À la fin du XIXe siècle, il existait déjà une activité sportive : un cercle de tir à l'arc
XXe siècle
- Deux associations existaient dans le village :
- L'ASV, association sportives villeneuvoise continue ses activités
- L'ASL, association sport et loisirs a été dissoute en 2009
- Un comité des fêtes est actuellement en cours de création
Festivités[modifier]
- Fête communale et brocante le troisième weekend de septembre
Économie[modifier]
- Villeneuve possède une boulangerie, deux restaurants, un centre de contrôle technique automobile et une station services-garage TOTAL.
Toutefois, la proximité des communes de Longperrier, Dammartin-en-Goële, le centre commercial régional de Claye-Souilly permet de disposer de tous les services et commerces nécessaires.
- Le siège social d'ECT (leader national du stockage des déchets et matériaux inertes, et de l’aménagement paysager)est situé sur la commune.
Proche de Roissy CDG la zone artisanale du jeu de paume accueille de nombreuses entreprises liées à l'aéroportuaire. La commune est aisément accessible par voie routière, à 25 kilomètres de Paris, par l'autoroute du Nord (Paris, Porte de la Chapelle - Lille), l'autoroute A3 (Paris, Porte de Bagnolet - Paris-Nord 2 - Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle), la route nationale 17 située à l'ouest, ou la Francilienne qui contourne le village et l'aéroport par le nord.
Transports[modifier]
Des bus relient le village aux terminaux et gares RER et TGV de l'aéroport, situées à huit kilomètres environ. Sept lignes de bus au total traversent le village, dont trois lignes spécifiques pour les scolaires. Pour améliorer l'accès des salariés non véhiculés à la plate-forme aéroportuaire, nécessitant une desserte 24h/24, un service de bus à la demande, « Filéo » ex Allobus, a été mis en place, n'exigeant qu'une simple réservation téléphonique jusqu'à une heure à l'avance.
Revenus de la population et fiscalité[modifier]
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 19 352 €, ce qui place Villeneuve au 4 315e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[5].
Enseignement[modifier]
Villeneuve sous Dammartin est située dans l'Académie de Créteil.
Établissements scolaires[modifier]
La commune administre une classe maternelle et deux classes élémentaires communales.
La commune est sectorisée sur le collège de saint Mard et lycée Charles de Gaulle de Longperrier.
Le Collège de Juilly établissement privé sous contrat situé à 5 km dans la commune de Juilly, comprend une école maternelle, une école primaire, un collège et un lycée.
Culture locale et patrimoine[modifier]
Patrimoine religieux[modifier]
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier]
Contiguë au château dont elle a sans doute constitué la chapelle, l'église date dans sa majeure partie du XVIe siècle. Le niveau du sol est situé en contrebas de celui de la rue. La façade en est simple et le portail est surmonté d'une statue de Saint Pierre en pierre polychrome.
Quelques chapiteaux aux décors variés, dont le style rappelle celui du XIIe siècle, ne sont probablement qu'imités de l'art roman. Messe le premier dimanche de chaque mois.
- Dans l'église : 3 pierres tombales du XVIe siècle classées a l'inventaire des monuments historiques.
Liste d'objets classés
- dalle funéraire de Laurent Boucheron procureur fiscal, mort en 1680, et de Nicole Papellart, sa femme qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 6 octobre 1972[6].
- dalle funéraire de Jean de Boullongne procureur fiscal, mort en 1621 qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 29 décembre 1906[7].
- dalle funéraire de Charles Guillart évêque de Châlons, mort en 1573 qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 31 octobre 1905[8].
- statue : Christ aux liens 3e quart XVIIe siècle 1655 qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 29 décembre 1906[9].
Monuments et lieux touristiques[modifier]
- Château
- Le Parc du château avec son jardin d'agrément et sa pièce d'eau avec île artificielle, époque de construction XVIIe siècle et XIXe siècle, repéré par le pré-inventaire des jardins remarquables[10] (propriété privée).
- Les marais (Espace boisés classés)
- Le cimetière : quelques tombes anciennes intéressantes, Caveau de la Famille de Cossé-Brissac, Tombe Bazelaire : Sépulture maçonnique
- Le 7 septembre 1914 le premier contingent de Taxis de la Marne, sous la conduite du lieutenant Lefas, stationnera toute la journée sur le bord de la nationale 2 entre le Mesnil-Amelot et Villeneuve-sous-Dammartin.
- Le tracé historique de la route nationale 2 passait par Villeneuve-sous-Dammartin.
La RN2 a été modifiée entre Le Bourget et Dammartin-en-Goële au début des années 1970, en raison de la création de l'aéroport Charles-de-Gaulle. Le tronçon de l'ex-RN2 traversant Villeneuve fut alors déclassé en RD 401 en Seine-et-Marne.
Bibliographie[modifier]
- Le « grand hyver » de 1709 vu par Landry curé de Villeneuve sous Damartin Généalogie Briarde no 46 (octobre 2001)
- Dammartin-en-Goële et ses environs 1945-1975 Tome III Auteur: Jean-Claude Corvisier -Éditions A. Sutton Collection: Mémoire En Images
- Sur la route des taxis de la Marne Auteur: Jean-Claude Corvisier Éditeur: A. Sutton Collection: Mémoire En Images
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jean de Fleury, seigneur de Villeneuve, secrétaire de Charles VII en 1425
- Jacques de Reilhac (.....- 11/1471) Marié à Jeanne de Fleury, dame de Villeneuve-sous-Dammartin, seigneur de Villeneuve, Conseiller, secrétaire, maître des comptes, général des finances et ambassadeur des rois Charles VII, Louis XI & Charles VIII entre 1458 et 1471
- Charles Guillart, évêque de Chalons et de Chartres au XVIe siècle mort à Villeneuve le 22 février 1573 (pierre tumulaire dans l'église)
- Famille de Cossé-Brissac
- Augustin Marie Paul Pétronille "Timoléon" de Cossé-Brissac[11] (3 janvier 1775 - 8 avril 1848) 8e duc de Brissac, pair de France, baron de l’Empire, commandeur de la Légion d'honneur, conseiller-Général de Maine-et-Loire (en 1802), préfet de Marengo (1809) puis de la Côte d'Or, ministre d'état
- Jean-Baptiste Pallyart (1740- 3 septembre 1818) curé de Villeneuve sous Dammartin avant la Révolution, il fut nommé en 1803 Chanoine honoraire de Paris[12].
- Antoine Jean Beauvisage (1786-1836) humaniste, entrepreneur et manufacturier - homme d’affaires, décédé le 25 mai 1836 à Villeneuve, enterré au cimetière du Père-Lachaise
- Marguerite Bellanger. Née Julie Leboeuf, comédienne, elle est connue comme amie de l'empereur Napoléon III au début des années 1860... propriétaire du château elle y décède le 23 novembre 1886.
- Maurice Hutin (1858-15-3-1910) ingénieur des ponts et chaussées, chevalier de la Légion d'honneur, second directeur des travaux du canal de Panama avant d'être contraint de rentrer en France pour des problèmes de santé, président de la Société nouvelle du canal. Maire du village de 1897 à 1910
- Marcel Mennesson, fondateur de la société Solex et inventeur du célèbre cyclomoteur.
- Paul Poupard, prêtre paroissial lorsqu'il enseignait les lettres au cours Bautain à Juilly
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- [PDF] Recensement en 2006 - Population totale par sexe et âge, sur INSEE. Consulté le 9 septembre 2009
- Recensement en 1990 - Population totale par sexe et âge, sur INSEE. Consulté le 9 septembre 2009
- CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl, sur site de l'INSEE. Consulté le 9 septembre 2009
- Notice no PM77001853, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001852, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001851, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no PM77001854, base Palissy, ministère français de la Culture
- Notice no IA77000393, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Histoire généalogique et héraldique des pairs de France Volume 6 Par Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles 1826
- Paul Pisani, L'Église de Paris et la Révolution., t. 2 1792-1796, Alphonse Picard et fils, 1908, 438 p., p. 337
