Sevran

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville située en région parisienne. Pour l'animateur français, voir Pascal Sevran. Pour les autres significations, voir Sevran (homonymie).
Sevran
Les rives du canal de l'Ourcq.
Les rives du canal de l'Ourcq.
Blason de Sevran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Sevran (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Terres de France[Note 1]
Maire
Mandat
Stéphane Gatignon
2014-2020
Code postal 93270
Code commune 93071
Démographie
Gentilé Sevranais
Population
municipale
50 053 hab. (2011)
Densité 6 875 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ N 2° 32′ 00″ E / 48.9333, 2.533348° 56′ 00″ Nord 2° 32′ 00″ Est / 48.9333, 2.5333  
Altitude Min. 46 m – Max. 66 m
Superficie 7,28 km2
Localisation

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Sevran
Liens
Site web ville-sevran.fr

Sevran est une commune française située dans le département de Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Autrefois petit village de la plaine de France, la commune a connu un développement spectaculaire durant les années 1960 et 1970 faisant quadrupler sa population en moins de quarante ans. La ville abrite sur une partie de son territoire le parc forestier de la poudrerie nationale de Sevran-Livry.

Ses habitants sont appelés les Sevranais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France
Sevran vers 1870 (carte d'état-major).

Sevran est située à 18 kilomètres au nord-est de Paris, dans la partie méridionale très urbanisée de la Plaine de France. La commune s'est édifiée sur les rives de la Morée, petite rivière aujourd'hui en grande partie canalisée et souterraine.

Localisation de Sevran.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est limitrophe des communes de :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Canal de l'Ourcq à Sevran.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Sevran est océanique à tendance continentale, perturbé par des périodes relativement sèches au mois de juillet et août [1] :

  • Température moyenne annuelle : 10,9 °C
  • Température maximale juillet : 34,2 °C
  • Température minimale janvier : 3,4 °C

Les vents viennent généralement du sud-ouest et d'ouest. La vitesse est en moyenne de 4 m/s. Les vents les plus violents sont en hiver et au printemps. La vitesse maximale est de 30 m/s.

Les orages estivaux sont caractéristiques du climat continental [1] :

  • 575 mm en moyenne annuelle
  • 794 mm en 1966
  • 295 mm en 1953
  • 386 mm en 1976

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable a été aménagée depuis quelques années : la piste de l'Ourcq, traversant la ville, cinq pistes communales, deux pistes intercommunales (édifiées en 2004), une ligne départementale des parcs, et trois pistes départementales [2].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une assez bonne desserte avec :

De nombreux projets sont en cours[Quand ?], concernant le CDG Express et l’amélioration de la ligne du RER B, l'aménagement des deux gares Sevran-Beaudottes et Sevran-Livry ainsi que leur environnement. D'autre part, un Comité d'axe dans le cadre du Plan de Déplacement Urbain sur les lignes de bus 613 et 147 a été créé.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La résidence Irène
Une usine exploitée par la Société des freins et signaux Westinghouse s'est implantée en 1892 dans le quartier de Freinville, pour y exploiter les brevets de George Westinghouse concernant les freins ferroviaires.

La ville est composée de dix quartiers :

  • Les Beaudottes : voir l'article Cité des Beaudottes (Sevran). L’origine de son nom remonte au premier fermier et propriétaire des terres, Jean Beaudot au XVIe siècle. Le quartier des Beaudottes comprend aujourd’hui quatre secteurs qui correspondent à des îlots d’habitations construits à différentes périodes : Savigny (1957-1960), Vieilles Beaudottes (1972-1973), le secteur du collège Évariste-Galois et les Nouvelles Beaudottes (1982-1992). Classé en secteur « Grand Projet de Ville » devenu aujourd’hui « Opération de Renouvellement Urbain », ce quartier dispose d’une gare SNCF et de nombreux équipements publics tels que le centre social Marcel-Paul. La population du quartier s'élève à 9303 Sevranais (chiffres 2007).
  • Montceleux/Pont-Blanc : le quartier regroupe quatre secteurs : Montceleux, les Erables, Pont-Blanc (cité haute) et Pont-Blanc (cité basse). Riche de 3000 logements, la zone est classée en secteur « Grand Projet de Ville » devenu aujourd’hui « Opération de Renouvellement Urbain ». 4718 habitants vivent dans ce quartier.
  • Les Sablons : le quartier, essentiellement pavillonnaire, est situé au nord du parc de la Poudrerie. Il s'est développé au début des années 1980 et compte aujourd’hui 4050 habitants.
  • Freinville : ce quartier pavillonnaire, situé au sud-ouest de la commune, a connu dès la fin du XIXe siècle une urbanisation rapide grâce à l’installation de la compagnie de freins Westinghouse en 1891. Le quartier compte aujourd’hui 3143 habitants.
  • Les Trèfles : le quartier est situé au sud de la ville, il constitue le premier secteur pavillonnaire de Sevran construit au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il s’est développé grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Soissons et à l’installation de la société Kodak en 1925. 5973 habitants vivent aux Trèfles.
  • Rougemont : le nom du quartier vient de l’ancienne ferme qui occupait autrefois le site. Entre 1960 et 1974, 2000 logements furent construits ainsi que des équipements comme l’hôpital René-Muret. Le quartier compte 6634 habitants. Le collège Paul-Painlevé borde le quartier Rougemont.
  • Primevères/Savigny : le quartier, pavillonnaire, est situé au nord-ouest de la ville et regroupe 4347 habitants. Son développement commence dans les années 1930 et se poursuit après la Seconde Guerre mondiale.
  • Centre-ville : le quartier est le noyau de Sevran. Il se caractérise par son bâti ancien et quelques équipements publics : poste, Trésor Public, la mairie et le marché. Des opérations immobilières ont permis d’accueillir de nouveaux habitants dont le nombre aujourd’hui s’élève à 4 876.
  • Perrin : ce quartier borde le canal. Il mélange d'anciens pavillons datant du début du XXe siècle et des copropriétés qui sont visibles du centre-ville. Le quartier compte aujourd’hui 4 702 habitants.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sevran vers 1780 (Carte de Cassini).
Sevran - L'église vers 1900
Une guinguette, avant la Première Guerre mondiale.
Le pont du Canal, à la même époque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant le VIIe siècle, Sevran apparaît sous l'appellation Ceb.randa ou Caput Arantae (par restitutions hypothétiques). C’est au cours du VIIe siècle qu’apparaît la mention écrite du village Ciperenteou Ceperente, dans le testament de dame Ermentrude, alors propriétaire terrienne de la région. Puis au VIIIe siècle, apparaît Ceverent. Des documents permettent de suivre l’évolution étymologique : en 1089 Ceverencus/Ceverenco, en 1168 Ceverents, en 1237 Ceverent, en 1243 Cevran ou encore Cevrent, Cevren et Sevran. À la fin du XVIIIe siècle, deux appellations restent : Cevran et Sevran. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, apparaît Sévran qui se modifie en Sevran au XXe siècle.

Du Moyen Âge à nos jours[modifier | modifier le code]

Les religieux de Saint-Martin-des-Champs s'installent à Sevran en 1060. Vers 1083, le fief est la seigneurie d'Hughes de Dammartin, vassal de l’évêque de Paris. Le domaine est alors cédé à Saint-Martin qui n’y tiendra toutefois que la seigneurie et la justice.

Le village vivant de la culture céréalière connaît une certaine prospérité économique. Ainsi vers 1563, les moines accordent un droit de pâturage à tous les habitants du village. Mais aux XVIe et XVIIe siècles, de mauvaises récoltes provoquent des périodes de disette.

En 1569, Saint-Martin-des-Champs revend la seigneurie de Sevran à Charles Maheut, notaire du roi. L'existence du fief de Baudotte est attestée en 1577 lors de sa vente par le prieuré de Saint-Nicolas d’Acy de Senlis (qui dépend de Saint-Martin-des-Champs) à Jean Josselin et Charles Maheut. À la mort de ce dernier en 1587, ses biens sont partagés entre ses deux enfants, Valère et Michel ; ainsi en 1601, le fief de Baudotte est divisé en deux, de sorte qu’on mentionnera désormais « Les Baudottes ». Une partie du fief est rattachée au fief de la Fossée en 1608 ; l’autre partie, en revanche, continue de relever directement de la seigneurie de Sevran.

Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul séjourne plusieurs années au village. En 1643, le château de Sevran est érigé en fief.

La Révolution française n'occasionne aucun changement majeur dans le village. En 1802, avec un décret du 29 Floréal An X Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, demande l'ouverture du canal de l'Ourcq, qui sera effectuée en 1822.

Au XIXe siècle, la construction du canal de l'Ourcq puis du chemin de fer changent la physionomie du paysage de la commune. Aux abords de ces deux axes, de nombreuses entreprises s'installèrent, offrant du travail aux habitants : la poudrerie nationale de Sevran-Livry (1873), Westinghouse (1891) et Kodak (1925).

La guerre de 1870 fut la plus dévastatrice pour Sevran. La ville fut désertée par ses habitants : seuls trois d'entre eux restèrent et huit revinrent sur les 360 que comptait la commune. Les bois furent rasés, la ville totalement détruite.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville abrita de nombreux résistants notamment Alfred Victor Lévy, André Bellamy, François Créno, Auguste Crétier abattu par l'ennemi le 26 août 1944 devant l'école qui porte à présent son nom, Gaston Bussière (ancien maire de la ville). Tous furent fusillés. Après la débâcle allemande, Sevran obtint sa liberté par le sang : plusieurs obus éclatèrent dans la ville, et firent de nombreuses victimes. Le 28 août 1944, le centre de Sevran fut libéré par les troupes américaines.

À partir des années 1950, le nord de la commune connaît une forte urbanisation. Les champs disparaissent progressivement. Dans les années 1970, la commune encourage l'installation de zones commerciales et industrielles, comme Beau Sevran et la zone d'activité Irène-et-Joliot-Curie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune forme seule le canton de Sevran. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Plaine de France et est membre du syndicat intercommunal d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[3], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Le Conseil municipal est composé de 43 conseillers municipaux (dont 12 sont adjoints au maire et 6 conseillers municipaux délégués), proportionnellement au nombre d'habitants.

Le Conseil municipal des jeunes a été créé en 1996. Il est composé d’enfants de neuf à treize ans élus par d'autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Il a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d'échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Sevran.

Depuis mars 2002, sept conseils de quartier ont été créés à Sevran : Beaudottes ; Montceleux/Pont-Blanc ; Primevères/Savigny ; Quartier Sud ; Sablons ; Centre-ville/Perrin ; Rougemont/Charcot.Ce sont des groupes de travail, animés par des comités, qui engagent et animent des réflexions et de propositions sur des questions importantes concernant l’avenir du quartier, et de la ville.

L'actuel Conseil municipal, élu le 9 mars 2008, est composé de 35 élus de la liste majoritaire (PCF + Verts + PS + PRG), 7 élus de la liste d'opposition de droite (UMP + NC + MoDem) et 1 élu « Démocratie Communale » (PT + POI).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Stéphane Gatignon PCF puis EÉLV[4] Conseiller général du Canton de Sevran (2004-2011).

Conseiller régional d'Île-de-France (depuis 2010)

1995 2001 Jacques Oudot RPR puis RPF  
1977 1995 Bernard Vergnaud PCF Conseiller général du Canton de Sevran

(1979-1998)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Avec un taux de taxe d’habitation de 21,84 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Sevran est parmi les plus élevés du département. Ce taux a augmenté de 1,52 % depuis 2001. Le taux départemental de la Seine-Saint-Denis était fixé la même année à 7,15 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux communal était dans les communes limitrophes (part intercommunale éventuelle incluse) de 15,66 % à Livry-Gargan, 16,39 % à Aulnay-sous-Bois, ou encore 16,96 % à Villepinte[5],[6]. Ce taux élevé s'explique par l'absence d'entreprises pourvoyeuses de taxe professionnelle, et les besoins importants d'une population comptant 30 % de jeunes de moins de vingt ans[7]. La municipalité dispose de faibles ressources fiscales : 20 % des foyers ne paient pas d’impôt sur le revenu et 50 % bénéficient de dégrèvements.

Malgré cette pression fiscale, la ville ne peut équilibrer son budget, et a obtenu à ce titre une subvention exceptionnelle de l'État de 400 000 € en 2006. Le budget 2008 a été réglé par l'État après avis de la Chambre régionale des comptes avec un déficit de 1,7 million d'euros, et la ville espère voir renouveler la subvention d'équilibre de l'État[8].

Le 26 juin 2012, le conseil municipal de Sevran adopte à l'unanimité moins l'abstention des élus Front de Gauche un vœu s'adressant au nouveau gouvernement pour lui demander les 30 millions qui manquent à son budget annuellement, en comparaison avec les villes de même strate.

Le 9 novembre 2012, Stéphane Gatignon, le maire EELV de Sevran se lance dans une grève de la faim afin de faire réagir le gouvernement face à la situation critique des finances de sa ville. Le 13 novembre doit en effet avoir lieu un débat parlementaire sur l’aide financière de l’État aux collectivités locales[9]. Le maire de Sevran demande pour les communes les plus défavorisées une hausse de 180 millions d’euros (et non de 120 millions d’euros prévu par le gouvernement) de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Soutenu par les habitants de sa ville[10], le mouvement de Stéphane Gatignon a cependant suscité des réactions divergentes au sein du gouvernement. De nombreuses personnalités lui ont apporté leur soutien, parmi lesquelles le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS), le député PS Jean-Marie Le Guen, ou encore le premier secrétaire du PS Harlem Désir, mais aussi des écologistes Noël Mamère et Jean-Vincent Placé, la ministre du logement Cécile Duflot et l'ex-candidate à la présidentielle Eva Joly. Le président de la République François Hollande déclare également « comprendre la détresse » de Stéphane Gatignon même s’il juge la méthode discutable [11]. Le 15 novembre, Stéphane Gatignon met un terme à sa grève de la faim après avoir obtenu gain de cause et l’Etat annonce la mise en place d’une augmentation des dotations de péréquation, dont doivent bénéficier une cinquantaine de villes[12].

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, s'engage à ce que Sevran soit remboursé de 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) afin de boucler son budget annuel[13]. Il précise néanmoins au quotidien Le Monde que Stéphane Gatignon n'a « jamais demandé de rendez-vous. Or, on n’a pas attendu sa grève de la faim pour se pencher sur la situation de Sevran et voir comment on pouvait l’aider. » Le journaliste Robert Ménard s'interroge sur cette action, pointant du doigt les aides très importantes dont bénéficie la ville; la dotation de solidarité urbaine (DSU) versée à Sevran atteignant plus de 9 millions d'euros, ce qui la place rapporté à sa population, au 3e rang des communes françaises de plus de 50 000 habitants[14]. Un rapport publié le 28 mars 2012 par la Cour régionale des comptes Ile-de-France tout en reconnaissant la perte importante de recettes fiscales rencontrées par la ville due à sa désindustrialisation[15] juge très sévèrement la gestion de la commune, notant en particulier « des charges de fonctionnement importantes et non maîtrisées », « le non-respect des dispositions législatives dans la création de postes de développeurs territoriaux », et concernant le volet social de la politique de la ville, « un projet trop vaste, sans réel pilotage et sans évaluation pertinente ». D'autres observateurs suivant les résultats de ce rapport posent ouvertement la question de la qualité de la gestion de la ville[16],[17].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Aulnay-sous-Bois dont dépend Sevran[18] est de 89,16 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005), avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 22,43 %, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (83/1000), mais inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67/1000[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Sevran est jumelée avec :

  • Oujda, Maroc

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 50 053 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
326 301 328 243 299 318 311 316 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318 361 360 365 518 689 848 873 1 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 073 1 378 1 923 2 691 6 058 10 071 10 147 8 889 12 956
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 969 20 253 34 221 41 809 48 478 47 063 51 106 50 053 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle, l'immigration est quasiment nulle. C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d’œuvre saisonnière… accueille alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915. D'ailleurs en 1950, est créée la Croix-Bleue arménienne. De même, la communauté italienne s'intègre facilement des années 1930 aux années 1950, et s’établit dans tout le département de Seine-et-Oise et notamment à Livry-Gargan et à Sevran. La troisième communauté à prendre place dans la commune est représentée par les Polonais, venus trouver un avenir meilleur, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Répartition de l'immigration en 1946 :

Dans la seconde moitié du XXe siècle, l'immigration diffère. Elle devient mondiale à majorité africaine. Aujourd'hui, la ville compte plus de cinquante ethnies (Pakistanais, Africains, Vietnamiens, Roumains, Bangladeshi…)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sevran est située dans l'académie de Créteil.

L'école Crétier

Au XVIe siècle, un seigneur nommé Charles Maheut s'intéresse à l'instruction des enfants. Il place dans la commune un maître instituteur. Un siècle plus tard, l'abbé Flexelles installe et dirige une annexe des Petites écoles de Port-Royal, dans le fief de Fourchelle de 1656 à 1660. La commune accueille des maîtres jansénistes, Claude Lancelot (1615-1695) déjà éducateur à Port-Royal des Champs en 1638, ou Pierre Nicole (1625-1695). Au XVIIIe siècle, de nombreux maîtres d'école se succèdent jusqu'à la Révolution française.

En l'An XII de l' Empire, Sevran est momentanément sans école. Il faut attendre 1809 le retour de Louis-Nicolas Dardelle, pour que l'école soit rouverte. Mais la commune se désintéresse totalement du sort des instituteurs qui sont rétribués par les parents d'élèves. L'instauration d'un enseignement primaire, laïque et gratuit par Jules Ferry le 16 juin 1881, ne change aucunement les habitudes des Sevranais qui éduquent leurs enfants depuis déjà quelques siècles.

Le XXe siècle voit la séparation de l'Église et de l'État. Le 12 juillet 1902, la commune ferme l'école des Sœurs de la Providence d'Alençon installée depuis 1861. Il faut attendre 1930 pour qu'une nouvelle école soit construite à Sevran, qui entraînera la création d'autres écoles au fil des années.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lire à Sevran : courant octobre, les bibliothèques de la commune offrent des expositions, des spectacles, des rencontres et des ateliers autour du thème du Temps.

Festival des Rêveurs Éveillés : du 20 janvier au 10 février 2007, la commune a abrité la 16e édition du Festival des Rêveurs Éveillés, rendez-vous artistiques (danse, théâtre, cinéma, expositions…) pour les enfants de 3 à 6 ans.

Street Art Festival : depuis 2012, la ville de Sevran organise au mois de Juin le Street Art Festival qui réunit des graffeurs de renommée internationale.

Téléthon : Depuis quelques années, début décembre, la ville participe activement au Téléthon, offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : brocante, animations, marché, attractions, thé dansant…

Rencontres artistiques : elles sont organisées par l'école de musique et de danse du 14 mars au 1er avril 2007, et permettent de découvrir la musique, son apprentissage, les instruments, les courants musicaux…

Carnets de voyages : chaque année, la commune offre des rencontres, des projections de films, un programme musical sur un pays précis. En 2007, du 9 au 16 mai, la quatrième édition propose un voyage virtuel à Cuba.

Conférences : le conseil général de Seine-Saint-Denis s'associe à Sevran pour proposer des rencontres autour de l'art contemporain. Ces rencontres et conférences ont lieu chaque mois, à l'espace François-Mauriac.

Jour de Fête : courant septembre, la ville réunie les associations sportives et culturelles ainsi que de nombreux services municipaux, leur permettant de se présenter à la population et passer un moment de convivialité rythmé par la multitude d'animations proposées.

Santé[modifier | modifier le code]

Sevran est doté d'un centre municipal de santé (CMS), un centre médico-psychologique, des centres de dépistage, des centres de protection maternelle et infantile (PMI), un centre de radiologie, et un planning familial situés en centre-ville. La ville regroupe un quarantaine de médecins généralistes et une cinquantaine de médecins spécialisés (très souvent regroupés en cabinets médicaux), des auxiliaires médicaux, et des infirmiers pour des soins à domicile. La commune offre aussi un homnibus (espace médico-social), permettant de donner des soins à des personnes éloignées du centre-ville et démunies. D'autre part, de nombreux foyers (foyers-restaurants, foyers-logements) ont été ouverts ces dernières années pour accueillir les personnes âgées [22].

La ville est rattachée au CHU Jean Verdier à Bondy, au CH Robert Ballanger à Villepinte, et à l'hôpital de gérontologie René Muret-Bigottini.

En novembre 2002, la commission municipale « Handicap » ou « Comment mieux accueillir les handicapés dans la ville ? » a été créée par la municipalité. Cette commission a permis d’instaurer une assistance aux déplacements, des services et des aides spécialisées, un accès simplifié aux établissements spécialisés [23].

Sports[modifier | modifier le code]

Si les pêcheurs du dimanche ne fréquentent sans doute plus les berges du Canal, on peut pratiquer de nombreux sports dans la ville

Grâce aux 55 associations sportives de la commune, les Sevranais peuvent pratiquer vingt-cinq sports : les arts martiaux, l'athlétisme, le basket-ball, la boxe, le cyclisme, la danse, l'équitation, l'escalade, le football, le golf, la gymnastique, le handball, la musculation, la natation, la pêche, la pétanque, la plongée sous-marine, la randonnée pédestre, le roller, le tai-chi-chuan, le jiu-jitsu brésilien, le tennis, le tennis de table, le tir à l'arc, le trampoline, le volley-ball, le yoga, et le Canoë-kayak.

Pour pratiquer ces différents sports, la municipalité met différents complexes sportifs à la disposition des habitants : la cité des sports et l'école municipale des sports (rue Gabriel-Péri), cinq gymnases et deux stades multisports. De plus, de nombreuses associations sportives ont ainsi vu le jour[24].

Différents clubs ont vu le jour depuis plusieurs années : trampoline [25], classé second au championnat de France des régions en décembre 2006, escalade [26], judo [27], handball[28], football[29],randonnée pédestre, athlétisme, plongée, tennis

La mairie a récemment inauguré:

  • en janvier 2011, une salle gymnique de 500m² (chemin de Savigny)[30],
  • en octobre 2011, deux courts de tennis couverts au sein du complexe sportif Pablo Neruda pour un montant de 859 000 euros et a fait rénover la pelouse synthétique du terrain de rugby pour un montant de 780 000 euros[31],
  • en avril 2012, des terrains de tennis couverts, un module mini-tennis de 160m², une salle de musculation, une infirmerie et une salle de réunion, soit un complexe sportif de 1900m² situé avenue André Rousseau[32].

Médias[modifier | modifier le code]

Sevran publie un mensuel d'informations locales, intitulé Sevran, le journal.

Un club de radio-amateurs, F5KKD, créé en 1965 (originellement, c'était F5KD), est toujours en activité aujourd'hui [33]. Il est installé depuis son origine, avec ses équipements et ses antennes imposantes visibles de loin, dans l'ancien laboratoire d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite et créateur du prix Nobel de la paix, juste derrière la mairie de la ville.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Sainte Élisabeth
  • Culte catholique : l'église Saint-Martin (rue Lucien-Sampaix), la chapelle Saint-Vincent-de-Paul de Rougemont (à l’angle de l’allée Hélène Boucher et de l’avenue du Commandant-Charcot), l'église Sainte-Élisabeth de Freinville (allée Henri-IV).
  • Culte israélite : la synagogue (rue du Docteur-Roux).
  • Culte musulman : l'association communautaire culturelle musulmane sevranaise (chemin de Savigny).
  • Culte protestant : l'église évangélique Baptiste (rue d’Aulnay).
  • Culte bouddhique : bouddhique International (Le Bourget).

La commune regroupe trois cimetières : le cimetière ancien (avenue du Général-Leclerc), le cimetière relais (21, avenue Pierre-Curie), et le cimetière intercommunal (à Tremblay-en-France).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La population active de Sevran s'élève à 22 561 personnes, soit 62,2 % de la population. Deuxième ville la plus jeune de France, 17 % des actifs sont au chômage [réf. nécessaire]. Un taux qui grimpe à 35 % pour les moins de 25 ans.

Un Pôle Emploi Formation (PEF) s'est installé dans la zone d’activités Bernard-Vergnaud. Il regroupe des partenaires socio-économiques : la mission locale intercommunale, le service RMI, l’association Compétences Emploi, une agence ANPE. L'agence principale de l'ANPE se situe à Livry-Gargan, et celle des Assedic à Tremblay-en-France et la Bourse du Travail se situe à Bobigny.

La commune offre plusieurs possibilités de formations pour les chercheurs d'emploi. Ainsi différents établissements ont été créés pour les seconder dans leurs recherches. Outre l'ANPE, sont présentes l'association pour l’emploi, l’information et la solidarité (APEIS), le Centre d'information et d'orientation (CIO), la Direction départementale du Travail et de l’Emploi, l'association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA), l' établissement de formation continue GRETA, et l'association de formation et d’enseignement continu (AFEC).

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'usine des films Kodak vers 1900

Pendant les années 1970 et 1980, la commune doit son essor économique à l'implantation déjà ancienne de deux industries importantes : les laboratoires Kodak et Westinghouse (freinage automobile et ferroviaire). Mais ces deux entreprises ferment leurs portes dans les années 1990. Aujourd’hui, la ville trouve son essor économique grâce au parc d'activités Bernard-Vergnaud qui accueille de nombreuses entreprises. De même, le quartier des Beaudottes et son centre commercial BeauSevran (avec un hypermarché Carrefour, qui emploie 410 salariés[34], et une galerie commerciale de 22 000 m2) sont une grande source d'activités.

En 2008, la ville compte 900 établissements[34] sur son territoire, essentiellement des petites et moyennes entreprises, mais également Otus/Onyx (traitement de déchets ménagers, 140 salariés) ou les Taxis Bleus (140 salariés)[34]. Il faut dire que Sevran offre certains avantages aux entreprises qui décident de s'implanter dans les quartiers tels que Pont Blanc, Rougemont et Beaudottes classés Zone de redynamisation urbaine (ZRU) : exonération de taxe professionnelle et d’impôts sur les sociétés pendant cinq ans, de charges patronales sur un an.

La commune dispose également d'une zone franche urbaine (ZFU).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le musée de la poudrerie
La Ferme de la Fossée

La mairie est indissociable de la première école laïque. Elle abrita de nombreuses personnalités. Alfred Nobel, après s'être installé à Paris en 1873 dans un hôtel particulier de l'avenue de Malakoff, cherche un lieu pour installer un laboratoire proche de Paris. Il acquiert à Sevran l’ancien château du fief du Fayet (dont la partie habitat est aujourd’hui l'actuelle mairie) situé près de la poudrerie nationale de Sevran-Livry.

Le musée des Poudres a été ouvert en 1982. Il se situe dans le parc forestier de Sevran et retrace un siècle d'histoire des poudres.

Les Fermes Sevranaises : témoignages de l’époque médiévale et du passé agricole du « Pays de France » (Ferme de Rougemont, Ferme de Montceleux, Ferme des Beaudottes, Ferme de Fontenay-le-Bel). Elles ont été détruites ; seule la Ferme de la Fossée (dite Hamelin) a été conservée (avenue du Général-Leclerc).

Le domaine de la Fossée. Maintenant appelé bâtiment Louis-Armand (avenue du Général-Leclerc), le fief de la Fossée est cité dès 1552. Le domaine comprend un château du début du XIXe siècle qui fut reconverti en maison de convalescence pour gardiens de la paix blessés dans l'exercice de leur fonction dans les années 1930, puis en conservatoire municipal de musique, ensuite désaffecté en attente de réhabilitation et partiellement détruit par le feu lors des émeutes de novembre 2005. La mairie de Sevran est maintenant installée dans ce bâtiment après une belle renovation.

On y trouve également une ferme du XVIIIe siècle (dite Hamelin), qui constitue un important témoin des grandes fermes de la plaine de France. Les écuries du XIXe siècle, d'une architecture très simples, forment l'aile droite de la ferme. Une chapelle est située à droite en entrant dans la cour.

L'ancienne tour de Garde : cette tour circulaire de la fin du XIXe siècle permettait la surveillance de toute la propriété. Elle remplace probablement une tour plus ancienne édifiée sur l'enceinte du domaine.

L'église Saint-Martin remonte à l’époque médiévale, mais l'édifice actuel fut dédié en 1551. À cet emplacement, des fouilles archéologiques ont mis au jour un sanctuaire funéraire mérovingien. L'église s’agrandit en 1935 par l'ajout de bas-côtés. En 1981, la première travée de l'église est ravagée par un incendie. En octobre 2005, après des années de silence, les cloches se sont remises à sonner. L'édifice abrite des dalles funéraires anciennes. Énigme de la statuette : en haut de la nef de l'église Saint-Martin, se trouve une petite statue de plâtre peint. Elle représente Jésus Enfant de Prague. Elle aurait quitté l'Espagne en 1555, pour l'Europe centrale, emportée par dona Maria Manrique de Lara, partie épouser Vlatislav de Pernstejn. En 1628, leur fille, Polyxène de Lobkovicz, détentrice de cette œuvre l'offrit à l'Église.

Le Khatchkar, monument inauguré le 18 avril 1999, dédié aux victimes du génocide arménien de 1915, se trouve au parc Badier, avenue de Livry.

L'arbre de la Liberté (rue Lucien-Sampaix) est un platane planté en 1790 à l’occasion des cérémonies commémoratives de la Révolution. De nos jours, l’arbre atteint une hauteur de 29 mètres.

L'église Sainte-Elisabeth de Freinville (allée Henri IV), fut élevée en 1912 en pierre meulière. Sa construction fait suite à l'installation de l'usine Westinghouse et à l'apparition du nouveau lotissement pour ouvriers de l'usine baptisé « Freinville » en rapport avec la production de la compagnie. L’église et son presbytère furent fondés par le père Laurençon, sous le vocable de « Sainte-Élisabeth de Hongrie », en souvenir de sa mère qui se prénommait Élisabeth.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Badier et le Khatchkar

Sevran est une ville fleurie, ayant obtenu deux fleurs lors du dernier concours des villes fleuries. Elle offre à ses 47 063 habitants 88 hectares d'espaces verts gérés par la commune et 73 hectares par l’Office national des forêts :

Le parc Badier (Avenue de Livry)

Le canal de l'Ourcq au début du parc forestier de Sevran, vue de l'ouest

Le parc Louis-Armand (28, rue du Général-Leclerc)

Le parc des Sœurs (rue Lucien Sportiss et d’Estienne d’Orves)

La plaine des Cèdres (rue Kilian et Youri-Gagarine)

La Roseraie (avenues André-Toutain, Dumont-d’Urville et Kilian)

Le jardin des Senteurs (avenue du Général-Leclerc et sente de Rougemont)

La butte de Érables (avenues Ronsard et Salvador-Allende)

Le parc de la Ferme de la Butte-Montceleux (rue Gabriel-Péri)

Le parc forestier national de Sevran (Poudrerie nationale de Sevran-Livry)

Le parc départemental de la Tussion (qui prolonge le parc forestier national de «La Poudrerie» jusqu'à la gare du Vert-Galant).

Flore[modifier | modifier le code]

Des spécimens de la période post-glaciaire sont encore présents dans le parc de la Poudrerie de Sevran. Vers la période Atlantique (7000 ans) le climat chaud et humide permet la prolifération de chênaies. Vers la période subatlantique (800 ans avant J.C.), le climat tempéré permet la croissance du hêtre et du charme.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le cinéma les 39 marches

Les bibliothèques : quatre équipements et des activités : Lire à Sevran, heure du conte, bébés lecteurs, défis lecture[35],[36]

Le département d'arts plastiques : avec deux ateliers, l'atelier Poulbot qui accueille les enfants de 18 mois à 15 ans et l'espace François-Mauriac ouverts aux adultes. Ce dernier espace offre aussi des représentations de théâtre classique et moderne et des concerts de musique [37]

L'école de musique et de danse : pour découvrir la musique et la danse et se préparer à l'entrée au Conservatoire de Paris [38]

Le cinéma Les 39 marchés, fermé actuellement et qui était labellisé Art et essai[39]

La salle des fêtes : offre des représentations théâtrales de pièces classiques et modernes, des ballets de danse classique et moderne et des spectacles de marionnettes.

Espace François-Mauriac : présente des concerts de musique (musique du monde, chansons françaises…) ainsi que des pièces de théâtre moderne.

Différentes associations sont présentes dans la commune et animent ces centres culturels[40].

Depuis 1991, la Société de l'Histoire et de la Vie à Sevran (S.H.V.S) contribue à faire connaître le patrimoine de la ville et à transmettre son histoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul séjourna à Sevran pendant quelques années.
  • En 1644, Charles-Louis d'Orléans fut baptisé par le curé de la ville.
  • En 1668, la famille Sanguin, érigée en marquisat, étendit sa domination sur les terres de Sevran.
  • Louis Philippe d'Orléans, duc de Chartres puis d'Orléans, fut le dernier seigneur de Sevran. Il fut guillotiné en 1793, à Paris sous la Terreur.
  • En 1803, Napoléon Bonaparte (premier consul), demandant le percement du canal de l'Ourcq, séjourna dans la ville.
  • De 1881 à 1890, Alfred Nobel habita à Sevran, dans ce qui est devenu la mairie. Il y inventa la balistite, une forme de poudre sans fumée.
  • Bakaye Traoré (né le 6 mars 1985 à Bondy) est un footballeur professionnel de l'AS Nancy Lorraine puis du Milan Ac (Italie) à partir de la saison 2012/2013. Il passa son enfance à Sevran.
  • Christopher Oualembo (né le 31 janvier 1987 à Saint-Germain-en-laye) est un footballeur professionnel jouant pour le Lechia Gdansk en Pologne (1ère division). Sa famille vit encore à Sevran.
  • Cheick Kongo, combattant français de Muay thaï évoluant dans des compétitions de combat libre dans la catégorie poids lourd, notamment dans l'Ultimate Fighting Championship (UFC), vit entre Sevran, Paris (France), Huntington Beach Usa) et Liverpool (Uk).
  • Teddy Tamgho, l'actuel détenteur du record du monde en salle du triple saut avec 17,90 m (performance établie le 14 mars 2010 lors de sa victoire aux Championnats du monde en salle de Doha) habita durant sa jeunesse à Sevran.
  • Kaaris, de son vrai nom Gnakouri Okou, rappeur français originaire de Sevran, fait très souvent référence à sa ville dans ses textes.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de la ville

Les armes de Sevran reprennent pour la partie principale les armes de la famille Sanguin (dont certains membres furent seigneurs de Livry-Gargan et de Sevran) et y ajoute en chef, celles de la famille d'Orléans, qui succéda à la famille Sanguin, à la tête de la seigneurie de la ville.
d'azur à la bande d'argent, accompagnée en chef de trois glands d'or posés en barre et ordonnés en orle et en pointe de deux serres d'aigle du même posées en barre et rangées en bande, au chef cousu du champ chargé de trois fleurs de lys d'or brisé d'un lambel d'argent
La couronne qui surmonte l'écu (non représenté ici) est l'ornement que portaient les divinités en Grèce et à Rome.
Ces armoiries ont été créées par M. Louis.

description dans la page Armorial des communes des Hauts-de-Seine

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie et filmographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Blesy, La Résistance à Sevran, édité par la municipalité et le comité local des anciens combattants de la Résistance (ANACR), 1989, 148 p.
  • Collectif, Le Patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Éd. Flohic, 1994, 413 p.
  • Société de l'Histoire et de la Vie à Sevran, Mémoire en images Sevran, édition Alan Sutton, 2005.
  • Jean-Christophe Roux, Grandir à Sevran, documentaire de 76 minutes réalisé en 2008. Ce documentaire propose un panorama de la politique éducative, culturelle et sportive menée à Sevran auprès des 18 mois - 25 ans.
  • Pays'ages de Sevran ( coffret double dvd retraçant l'histoire de la ville ) ( édition du Pays'ages)

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Données de Jean-Jacques Luccioni, Sevran, un val du Pays-de-France, Michelle Mérille, 1999
  2. SITE INTERNET DE LA VILLE DE SEVRAN :: Pistes cyclables
  3. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  4. http://www.liberation.fr/politiques/0101601944-gatignon-c-est-le-pcf-qui-m-a-quitte
  5. Site officiel de la direction générale des Impôts
  6. Taxe.com - Impôts locaux
  7. « À Sevran, l'équation budgétaire impossible d'une commune pauvre », article de Luc Bronner, Le Monde, 5 février 2008.
  8. Gwénael Bourdon, « Sevran : Le préfet demande une aide exceptionnelle de l’État », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 9 juillet 2008
  9. Le maire de Sevran entame une grève de la faim afin d’obtenir des aides, “Le Point.fr”, 9 novembre 2012
  10. « Sevran : "Le maire, au moins, mouille sa chemise" », lepoint.fr, 13 novembre 2012.
  11. L’Etat discute avec les représentants de Gatignon, toujours en grève de la faim, “AFP”, 13 novembre 2012
  12. Gatignon obtient de l’argent pour Sevran et stoppe sa grève de la faim, “LeParisien.fr”, 15 novembre 2012
  13. Jean-Marc Ayrault répond en partie aux demandes de Gatignon, “Reuters”, 12 novembre 2012
  14. 9-3 : plus de mosquées que d’églises !, Robert Ménard, bvoltaire.fr, 19 novembre 2012
  15. « Sevran a vécu une désindustrialisation avec les fermetures de la Poudrerie en 1973, des laboratoires Kodak en 1993 et de l’usine Westinghouse en 1995 qui ont eu pour conséquences une perte importante de recettes fiscales. La part de la taxe professionnelle dans les recettes fiscales passe de 29 % en 1989 à 17,7 % en 2009. » Rapport d’observations définitives de la Cour des Comptes, 28 mars 2012
  16. Sevran: Gatignon a attiré l'attention... sur sa mauvaise gestion, Corinne Lhaïk, L'Express, 15 novembre 2012
  17. Accusé de mauvaise gestion, le maire de Sevran met en avant les besoins de sa population, “Le Monde.fr”, 4 décembre 2012
  18. Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat de Sevran
  19. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. SITE INTERNET DE LA VILLE DE SEVRAN :: Foyers restaurants
  23. SITE INTERNET DE LA VILLE DE SEVRAN :: Vivre avec un handicap
  24. Ville de Sevran - le sport
  25. http://acrotrampsevran.free.fr/index.php
  26. club d'escalade de sevran
  27. Judo Club Sevran
  28. Ligue IFE Handball
  29. Olympique de Sevran - Annuaire - Sport.fr
  30. http://www.leparisien.fr/abo-seine-saint-denis/un-champion-inaugure-la-salle-gymnique-de-sevran-15-01-2011-1227841.php
  31. http://www.93-infos.fr/2011/10/15/saint-ouen-le-complexe-sportif-pablo-neruda-inaugure-aujourdhui/19329
  32. http://www.93-infos.fr/2012/04/14/sevran-inauguration-du-nouveau-tennis/24291
  33. F5KKD Site du club
  34. a, b et c « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  35. Bibliothèque
  36. Bibliothèque
  37. Atelier Poulbot
  38. Ecole de musique et de danse
  39. Le cinéma Les 39 marches
  40. Les associations