Stains

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Stains
Assainissement pluvial à Stains.
Assainissement pluvial à Stains.
Blason de Stains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton Stains (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Azzédine Taïbi (PCF)
2014-2020
Code postal 93240
Code commune 93072
Démographie
Gentilé Stanois
Population
municipale
34 830 hab. (2011)
Densité 6 462 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 00″ N 2° 23′ 00″ E / 48.95, 2.383348° 57′ 00″ Nord 2° 23′ 00″ Est / 48.95, 2.3833  
Altitude 46 m (min. : 21 m) (max. : 61 m)
Superficie 5,39 km2
Localisation

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Stains

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Stains
Liens
Site web stains.fr

Stains (prononciation) est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, membre de la Communauté d'agglomération de Plaine Commune. Ses habitants sont appelés les Stanois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne borne routière de la RN 301, rue Carnot.

La commune de Stains est située en banlieue nord de Paris, entre le centre de la capitale (14 km) et l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (16 km) sur la Route nationale 301. Elle est aisément accessible par la sortie sortie 4 de l'autoroute A1. La commune fait partie de la Plaine de France.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Plan à l'usage des livreurs, début du XXe siècle. On y distingue clairement le réseau hydrographique de la commune, ainsi que le tracé du tramway« SdS » venant de Saint-Denis par le Carrefour du Globe. La RN 301 passe encore par la rue Carnot.

Les principaux quartiers que comptent la ville sont : Le Moulin Neuf, Le Clos Saint-Lazare, Allende, André Lurcat, Le Vieux Stains (VS), Stains-Village (SV), Les Prévoyants, Les Parouzets et Prêtresse Carnot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes proches de Stains incluent Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, La Courneuve et Dugny (en Seine-Saint-Denis) ainsi que Garges-lès-Gonesse et Sarcelles (dans le Val-d'Oise).

Rose des vents Sarcelles Sarcelles Garges-lès-Gonesse Rose des vents
Pierrefitte-sur-Seine N Dugny
O    Stains    E
S
Saint-Denis Saint-Denis La Courneuve

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le tramway desservait Stains depuis Saint-Denis.
L'ancienne gare de Grande Ceinture
La station RER de Pierrefitte-Stains autrefois…

Anciens transports[modifier | modifier le code]

La ligne Paris - Creil (RER D actuel) a une gare qui dessert à la fois Pierrefitte et Stains depuis la seconde moitié du XIXe siècle. En 1896, cette station était desservie par 13 trains allant sur Paris et 14 trains allant vers Creil, entre 5 heures du matin et minuit et demi.

La Grande Ceinture est une ligne de chemin de fer qui fait le tour de Paris depuis 1880 environ. Elle a accueilli des voyageurs jusqu'en 1939, et avait une gare à Stains. En 1896, cette gare était desservie par quatre trains par jour dans chaque direction.

Un tramway électrique fut exploité à partir du 1er juin 1910 entre Saint-Denis et la Place de Vatry à Stains. Elle portait le nom de ligne sDS des TPDS, puis, après leur fusion dans la STCRP, ce fut la ligne 79.
La ligne a été prolongée du Barrage de Saint Denis à la Porte de la Chapelle le 26 janvier 1923, mais pour une faible durée : le terminus fut ramené au barrage de Saint Denis le 5 novembre 1923, avant la suppression complète de la ligne le 9 décembre 1935.

Transports actuels[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les bus RATP suivants :

Les stations du RER les plus proches sont :

Le (M)(13) est accessible par :

Le (BUS) RATP 252 amène les Stanois vers la Porte de la Chapelle (M)(12) ou la gare de Garges - Sarcelles (RER)(D).

Le tramway T1 est accessible depuis Stains avec le bus 150 en direction de Porte de la Villette (arrêt « Six Routes »), avec le bus 253 en direction de Stade de France-St Denis RER D (arrêt « Cimetière ») et avec le bus 255 en direction de la Porte de Clignancourt (arrêt « Marché de Saint-Denis ») ; et aussi avec le RER D en direction de Paris (gare de Saint-Denis).

Projets futurs[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets futurs sont organisés par la commune dans le but de faciliter les transports en communs.

Le prolongement de la ligne 13 du métro à Stains est demandée de longue date par les habitants et leur municipalité. Il s'agirait de prolonger la ligne de Saint-Denis Université à La Cerisaie, où il serait en correspondance avec le Tram Express Nord, avec une station intermédiaire au Globe. Toutefois, compte tenu de la saturation de la ligne 13, ce projet ne peut être réalisé avant que l'une des 2 branches de la ligne soit déconnectée, soit en en faisant une ligne autonome qui aurait son terminus à Saint-Lazare, soit en la raccordant à la ligne 14 (Météor).

Le Tram Express Nord reliera Sartrouville à Noisy-le-sec par la création de nouvelles voies pour les voyageurs le long de la Grande Ceinture. L'ouverture de la première tranche (Epinay sur Seine RER - Le Bourget RER) est escomptée en 2017. Deux gares de la tangentielle desserviraient la ville : Pierrefitte Stains et une gare créée à La Cerisaie, en correspondance avec le prolongement du métro.

Dans le cadre d'un projet de liaison TGV entre la Normandie (Cherbourg et Caen) et l'aéroport de Roissy, une gare TGV est envisagée à Stains, sur la Grande Ceinture. Elle ne serait desservie que par quelques trains par jour, qui circuleraient à la vitesse autorisée sur la Grande Ceinture, c'est-à-dire lentement.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1999, la ville compte 11 598 résidences principales, dont 3 197 occupées par leur propriétaire.

La ville compte 6.849 logements HLM[2], gérés essentiellement par les bailleurs suivants :

  • OPHLM départemental de la Seine-Saint-Denis : 5 456
  • OPIEVOY : 532
  • Icade : 441
  • 3F : 621
  • SA HLM plaine de France : 463
  • Sageco : 136
  • SODEDAT-93 : 30
  • France-Habitation (ASTRIA): 111
  • SOFILOGIS : 32
  • La Résidence Urbaine de France : 90[3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La ville comprend une zone franche urbaine, dans le secteur du Bois Moussay, et trois ZUS : le Clos Saint-Lazare, Allende et le Moulin-Neuf.

La Municipalité et Plaine Commune ont conventionné avec l'ANRU des projets de rénovation urbaine portant sur la Cité Jardin (53 million d'euros), le Clos Saint-Lazare et Allende (173 millions d'euros) et Moulin Neuf (9 millions d'euros). Cette convention succède au GPV qui les concernait antérieurement.

La Cité Jardin de Stains a été conçue par Georges Albenque (1877-1963) et Eugène Gonnot (1879-1944) qui étaient des architectes voyers de la ville de Paris et spécialistes du logement social. La cité Jardin sera construite entre 1921 et 1933 et comporte 1 622 logements dont 472 pavillons[4]. La rénovation de la cité Jardin s'est effectuée en quatre tranches, de 2005-2015. Ce quartier est un exemple du logement social des l'entre-deux guerres. Stains est d'ailleurs une ville où chaque période historique se raconte dans les logements sociaux [5].

Le Clos Saint-Lazare, vu de l'ouest. Le bâtiment au premier plan a été démoli dans le cadre de la réhabilitation du quartier.

Le Clos Saint Lazare est la plus grande cité de la ville de Stains, avec ses (2 257 logements abritant 10 000 à 12 000 habitants) répartis dans 28 bâtiments d'habitat collectif, comptant 2 193 logements et 60 pavillons. Le quartier du Clos Saint-Lazare est situé au sud-ouest de la ville, à 5 minutes à pied du centre ville. Il occupe une superficie de 29 hectares.

Sous la direction de l'architecte coordinateur Clément Tambuté, ce grand ensemble a été réalisé sur des terrains maraîchers entre 1966 et 1970 par l'OPHLM de la Seine qui l'a géré jusqu'en 1982. Depuis, l'ensemble de la cité et du foncier est la propriété de l'ODHLM de la Seine-Saint-Denis (OPH de Seine Saint Denis depuis le passages des offices HLM en établissement public à vocation Industrielle et Commerciale, EPIC, en 2008). Après une première réhabilitation dans les années 1980, la ville de Stains, en partenariat avec l’ODHLM départemental de la Seine-Saint-Denis et l’État, a entrepris depuis 1999 de transformer le quartier du Clos Saint-Lazare au moyen d'un ample projet urbain conventionné avec l'ANRU comprenant notamment la réhabilitation de 1277 logements, la démolition de 524 logements avec construction d'un même nombre de logements et la reconstruction d'un groupe scolaire[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Stains apparaît sous le nom de Setenis au XIIe siècle, Sextanis ou Stannisau XVe siècle, Stains en France en 1492. Le nom pourrait provenir de Stagna (lieu submergé) ou de Pays de Sexlius, du nom du propriétaire au IVe siècle[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue Romaincourt, au début du XXe siècle
La rue Jean-Durand, au début du XXe siècle
Une entreprise importante avant la Première Guerre mondiale, celle de la Compagnie française de Chromolithie

La communauté est érigée en paroisse indépendante par Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris en février 1213, par distraction de la paroisse de Saint-Léger, par une charte de l'abbaye de Saint-Denis[8].

Stains était une commanderie de templiers au XIIIe siècle.

En 1315 Stains avait une léproserie. Au XVe siècle, elle est établie en seigneurie. L'église date en partie du XVIe siècle. En 1480, Louis XI fit don de la seigneurie à Jacques de St Benoist son chambellan.

Dès lors, elle passa à divers propriétaires jusqu’en 1752,

  • de Nicole Poussin, avocat au Parlement ;
  • de Jean Ruzé, ministre des finances de Louis XII.
  • Seigneurie de Thou au XVIe siècle.
  • Achille de Harlay en devint propriétaire au début XVIIe siècle et y fit construire un château.
  • Seigneurie en 1740 de Benoît Dumas, directeur de la Compagnie des Indes.

En 1752, Jean-Charles Perrinet d'Orval, fermier général, y fit bâtir le superbe château que Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, acheta en 1810.

Pendant la révolution, le cahier de doléance de la paroisse réclame l'égalité devant l'impôt, la suppression du privilège de la chasse, la gratuité de l'école et des soins pour les indigents. Stains eut beaucoup à souffrir de la guerre de 1870 qui provoqua la destruction du château et du parc.

Le 7 octobre 1870, un ballon monté dénommé Piper N°1 (ou non dénommé N°2), parti de la Place Saint-Pierre à Paris, assiégée par les prussiens, monté par M. Piper et son secrétaire M. Friedman, atterrit à Stains, à la suite d'une erreur de manœuvre, juste avant les lignes ennemies[9].

L'industrialisation de la commune a débuté sous le Second Empire et s'est fortement développée durant la première moitié du XXe siècle, avant de décroître très fortement à partir des années 1970.

Le site a inspiré Maurice Utrillo.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Château de Stains, après les batailles de la Guerre franco-prussienne de 1870. La légende du document original indique « En vain, le quartier général (prussien) essaya-t-il de s'installer au Château de Stains, dans cette belle résidence de la famille de Vatry qu'on voit trouée et démolie en partie : force fut aux prussiens, devant les obus de nos forts, de le transférer à Enghien.
Le 15 janvier
(1871) seulement, l'ennemi réussit à implanter une batterie à la Butte-Pinson, sur le flanc de la colline voisine de Stains. C'est de là que commença le bombardement de Saint-Denis. Jusque-là, l'artillerie du Général Bellemare avait pu paralyser le feu de l'ennemi »
Une vue d'un Stains encore rural, au tout début du XXe siècle
Derrière ce champ moissonné, une vue panoramique des lotissements de Stains (avant 1920)
Dès la fin du XIXe siècle se construisent des lotissements à Stains, tels celui-ci, qui est manifestement mal viabilisé : le chemin n'est que de la boue.

En 2010, la commune de Stains a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[10].

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Stains est constitué d'un unique canton dont il est le chef-lieu. La commune fait par ailleurs partie de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Stains[11]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Azzédine Taïbi PCF  
1996 mars 2014 Michel Beaumale PCF  
mars 1977 1996 Louis Pierna PCF Député (1988-1997)
mai 1945 mars 1977 Louis Bordes PCF Conseiller général (1967-1976)
1941 1944 Edmond Podeur    
1939 1941 Henri Bouveyron    
1935 1939 Jean Chardavoine PCF  
1929 1935 Henri Remond    
1921 1929 Michel-Léon Brochet    
1919 1921 Marc Disset    
1917 1919 Charles Paty    
1903 1919 François Begue    
1902 1903 Auguste Comparois    
1896 1902 Charles Solon    
1890 1896 François Begue    
1890 1890 Léopold Lecuyer    
1888 1889 Georges Langlois    
1878 1888 Jean-Pierre Aubert    
1878 1878 Ernest Cerf    
1865 1878 Nicolas Grivot    
1860 1865 Pierre Bonnemain    
1858 1860 Jean-Baptiste Cayron    
1852 1857 Ferdinant Aubert    
1847 1852 Alphée De Vatry    
1830 1846 Toussaint Beaudoin    
1824 1829 François Bernanada    
1814 1824 Louis-Claude Bonnemain    
1794 1814 Antoine Garde    
1793 1794 François, Gérome Crocquefer    
1789 1793 Jean-Louis Veilly    

Élections[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007, Stains fait partie des 82 communes[12] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter, ce qui ne fut pas le cas pour les municipales de 2008.

Lors de ces dernières, la liste conduite par Michel Beaumale, maire sortant PCF, a été élue dès le premier tour avec 53,4 % des suffrages exprimés[13].

Le Conseil municipal du 15 mars 2008 a donc réélu Michel Beaumale maire de Stains pour le mandat 2008-2014[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Italie Luco dei Marsi (Italie) depuis le 15 décembre 2000 : Collaboration multilatérale dans les domaines du sport, du tourisme, de l’environnement, du développement dans le domaine des NTIC, permettant la valorisation des richesses culturelles réciproques.
  • Drapeau du Royaume-Uni Cheshunt (Royaume-Uni) depuis 1965Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. : Jumelage traditionnel
  • Drapeau de l'Allemagne Saalfeld (Allemagne) depuis le 4 mai 1964 : Jumelage pour des projets communs de paix et de collaboration entre les peuples allemand et français.
  • Drapeau de la Palestine Al Amari (Palestine) depuis le 15 janvier 1999Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. : Coopération multilatérale avec le Camp de réfugiés palestiniens d'Al Amari (ou Am'ari) en Cisjordanie, en solidarité avec les forces de paix dans la région.
  • Drapeau du Cameroun Menguémé (Cameroun) depuis 2000Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. : Accord de coopération portant sur la santé, l’éducation, l’assainissement, l’électrification rurale, la préservation de l’écosystème, le développement de l’agriculture, de l’élevage mais aussi de la culture, du sport et du tourisme.
  • Drapeau du Maroc Figuig (Maroc) depuis le 18 octobre 2002 Accord de coopération portant sur la citoyenneté des jeunes, les échanges culturels, la santé et la prévention, le développement local, l’urbanisme et l’environnement

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 34 830 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 080 987 809 829 946 936 993 1 046 932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 038 1 280 1 571 1 448 1 577 1 868 2 288 2 500 2 707
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 959 3 102 3 584 5 641 10 081 14 539 17 604 18 382 19 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
27 503 32 169 35 545 36 079 34 879 32 839 34 670 34 830 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille le Lycée Utrillo, ainsi que quatre collèges et de nombreuses écoles

Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique de l'Estrée
  • Centre de santé Colette Coulon

Économie[modifier | modifier le code]

La population stanoise active est de 14 646 personnes (dont 5 % de cadres et 74 % d'ouvriers-employés)

La ville compte en 2008 494 entreprises. Les principales sont Carrefour (hypermarché du Globe, avec 395 salariés), la clinique de l'Estrée (320 salariés) et Kremlin-Rexon (groupe Exel Industries fabrication d'équipements de pulvérisation de produits liquides, 250 salariés)[17].

Une zone franche urbaine a été instaurée sur la commune de Stains, et concerne notamment la ZAC du Bois-Moussay.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mairie de Stains dans les années 1920.

Une partie de la ville est située sur le Parc de La Courneuve. Le château de Stains, construit par Arnaud-Claude Mottet au XVIIIe siècle, a été gravement endommagé pendant la guerre de 1870. En subsistent certains communs, dont les écuries, acquises par la commune en 1883, et qui abritent depuis l'Hôtel de Ville de Stains. Le parc du château, acquis par l'Office départemental d'HBM de la Seine (OPDHBMDS), a été loti pour devenir la Cité-Jardin.

Mairie. – Le 5 avril 1883, le conseil municipal vota l’acquisition des écuries et remises de l’ancien château de Stains, dont la famille Hainguerlot était propriétaire, comme héritière de Mme de Vatry. La vente eut lieu au prix de 33 000 francs. La restauration, exécutée en 1884, coûta 30 000 francs.
Le bâtiment est situé avenue Hainguerlot, presque à l’angle de la rue Carnot. La superficie du terrain est de 28 ares 71 centiares. Il est composé d’un corps de logis avec cinq immenses fenêtres en façade, en retrait avec deux ailes reliées par une grille monumentale.

La porte monumentale est tout ce qui subsiste du Château de la Motte.
Détail du fronton du Château de La Motte.

Le château de la Motte, attesté en 1361 en tant que fief de la châtellenie de Montmorency[18], a été détruit en 1819 à l’exception de quelques dépendances, et il n'en subsiste que le porche, réalisé en style rocaille par René Douin vers 1740[19]. cet élément sera inclus dans le bâtiment de la future médiathèque centrale de Stains.

L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Stains a été construite dans la seconde moitié du XVIe siècle, recevant sa dédicace le 10 juin 1560 d'Eustache du Bellay, évêque de Paris[20],[21]. Les voûtes ont été reconstruites après les bombardements de la Guerre de 1870 et le clocher abattu en 1950. Elle a été peinte par Maurice Utrillo dans le tableau Église de Stains (huile sur toile, 74 x 90 cm, Galerie Pétridès, c. 1930).
Elle abrite un maître-autel et un retable classés monuments historiques. L'édifice a été fermé au public en 1995 à cause de risques d'écroulement. Malgré de nombreux mouvements des fidèles stanois, aucun projet de rénovation n'était encore prévu à cause du coût élevé des travaux (7 millions d'euros) et du manque de ressources de la ville. Néanmoins, des travaux seront entrepris en mai 2012 pour une durée de deux ans[22]. Un second lieu de culte catholique, bien plus modeste, est la Chapelle Notre-Dame des Peuples, située en lisière du Clos Saint-Lazare et en bordure de la zone des Tartres. Construite en 1969 sans grande recherche architecturale, sa rénovation complète se réalise en 2010-2011[23]

La Cité-jardin de Stains, construite dans l'Entre-deux-guerres par les architectes Gonnot et Albenque à l'emplacement de l'ancien Château de Stains, afin de répondre à la demande de logements ouvriers, est une HBM dotée d'un confort important pour l'époque tout en conservant une architecture résidentielle.
Aujourd’hui, elle appartient au patrimoine national et est inscrite à l’inventaire des sites pittoresques. Elle est souvent citée en référence par des architectes et urbanistes qui pensent qu’elle est l’une des plus belles et plus réussies de France. Sa rénovation est menée par le bailleur et Plaine Commune.

La commune compte un patrimoine important de jardins ouvriers, notamment au nord de la rue du Moutiers. Deux fleurs accordées en 2007 (ville fleurie) à la commune[24].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La salle de théâtre de la Cité-jardin, rénovée et rééquipée, sert de salle de théâtre, l'Espace Paul Éluard.

La ville dispose également d'une école de musique et de danse, de trois médiathèques (Louis Aragon, Saint Just, La Maison du Temps Libre) du réseau des médiathèques de Plaine Commune

Stains et le cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Un air de famille de Cédric Klapisch (1996), d'après la pièce de théâtre de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, a été tourné à Stains :

  • Les intérieurs ont été tournés aux studios Sets.
  • Les extérieurs ont été tournés également à Stains : on reconnait aisément le café et la voie de chemin de fer en arrière plan, à l'angle de la rue des Parouzets et de la rue Hennequin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Stains

Les armes de la commune de Stains se blasonnent ainsi :
D'argent aux deux fasces ondées de sinople, au chef de gueules chargé de trois épis de blé tigés et feuillés d'or

Devise : semina metes (sème, tu récolteras)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stains : notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle »,‎ 1896, 71 p. (lire en ligne)
  • Bordes Louis, Thonet Vladimir, Loiseaux Pierre : Stains et son histoire. ; ed. Alliance Service, 1979
  • Jacques Grossard, Huit villes à découvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize éditions, coll. « Urban's guide »,‎ 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4, présentation en ligne)
  • [PDF] Marc Couronné, La cité-jardin de Stains : Histoire d'un projet urbain et social, ed. Département de la Seine-Saint-Denis 2004, disponible en ligne ici
  • Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde, Guillaume Gaudry, Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, Éditions du moniteur, Paris, 2007, 143 p. (ISBN 978-2-281-19331-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. Source : INSEE, recensement général de la population de 1999
  3. Source : Site internet de la ville.
  4. Le Moniteur N°5628 du 7 octobre 2011
  5. http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Stains.pdf
  6. « Les 24 quartiers du CTRU de Plaine Commune », sur le site de Plaine Commune (consulté le 1er août 2008)
  7. Source : Atlas du patrimoine du Pays de France, éd. par l'association du Pays de France-CDG, Juin 2006
  8. Inventaire général des chartes de Saint-Denis : tome I (Archives nationales, LL 1189) Érection de la cure de Stains par Pierre évêque de Paris, du consentement de Nicolas archidiacre et de Guillaume curé de Saint-Léger, de la parroisse duquel Saint-Léger a été démembré le village dudit Stains, à la charge par les curez dudit Stains de payer à l’avenir aux curez dudit Saint-Léger quarante solz parisis par chacun an pour les indemniser dudit démembrement, dont il y aura dix solz pour la fabrique, et comme les abbé et couvent de Saint-Denis ont le droit de patronnage et de présentation à laditte cure de Saint-Léger, ils ayent les mêmes droits pour la cure et parroisse dudit Stains. Du mois de febvrier 1213.
  9. Toussaint Coppolani, « Ballon N° 9 : « Ballon non dénommé No 2 ou le Piper No 1 » », sur http://www.coppoweb.com,‎ 2000 (consulté le 25 février 2011)
  10. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  11. Liste des maires de Stains sur www.francegenweb.org
  12. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  13. Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
    Votants 43,7 %
    Exprimés 39,1 %
    Liste Beaumale (PCF) - 53,4 % des exprimés - 30 élus
    Liste Abdellali (UMP) - 36,1 % des exprimés - 7 sièges
    Liste Teboul-Roques (PT) - 10,5 % des exprimés - 2 sièges
    Source Le Parisien
  14. Source : site officiel de la ville
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  18. Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis: château de la Motte
  19. « Le Château de la Mote », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Église Notre-Dame-de-l’Assomption
  21. Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis: Eglise Notre-Dame (Stains)
  22. L’église de Stains sera sauvée
  23. Éric Bureau, « Bientôt une nouvelle église au Clos-Saint-Lazare », sur http://www.leparisien.fr,‎ 30 décembre 2010 (consulté le 30 décembre 2010)
  24. « Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis » (consulté le 18 juin 2008)