Jean-Baptiste-Jules Klagmann

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Jean-Baptiste-Jules Klagmann

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Jean-Baptiste-Jules Klagmann

Naissance 1er avril 1810
Paris
Décès 18 janvier 1867
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Formation École des beaux-arts de Paris.
Maîtres Jules Ramey
Jean-Jacques Feuchère

Œuvres réputées

Fontaine Louvois

Jean-Baptiste-Jules Klagmann, né le 1er avril 1810 à Paris où il est mort le 18 janvier 1867, est un sculpteur français.

Formation[modifier | modifier le code]

Élève du sculpteur néoclassique Jules Ramey à l’école des beaux-arts de Paris, Klagmann est parallèlement initié à l’art de la Renaissance par Jean-Jacques Feuchère[1]. Il débute au Salon de 1831, en plein essor de la sculpture romantique, avec une esquisse de l’Attaque des Titans contre Jupiter.

À l’issue de son séjour en Angleterre, Klagmann est persuadé de l’urgence à préserver le savoir-faire des artisans d’art français, ceux-ci risquent de se faire concurrencer par l’industrie anglaise. Il dépose plusieurs projets qui aboutiront, en 1864, à la création de l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il en fut le premier président honoraire et figure parmi les trente cofondateurs d’une institution qui fédère artistes et industriels dans une sorte de modus vivendi qui permet d’élaborer une industrie de l’art décoratif.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Statue de Sainte-Clothilde de la série Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg à Paris.

Klagmann s’illustre principalement comme sculpteur-décorateur. Il travaille notamment pour la porte des Séances du Sénat et les boiseries de son hémicycle, ainsi que pour les décorations de la deuxième Salle Favart de l’Opéra-comique à Paris.

Dans les années 1840, il réalise les quatre fontaines représentant les quatre fleuves de France (Garonne, Loire, Saône, Seine) pour la fontaine du square Louvois à Paris, conçue par l’architecte Louis Visconti[2].

Dans le cadre de la commande royale de la série des Reines de France et Femmes illustres pour le Jardin du Luxembourg à Paris, il réalise une statue de sainte Clotilde.

Dans le registre des arts décoratifs, il fournit certains modèles de pièces pour le grand surtout de table que réalise Claude-Aimé Chenavard pour le duc d’Orléans à partir de 1834, avec les sculpteurs Antoine-Louis Barye et Jean-Jacques Feuchère.

En 1848, Klagmann fut nommé membre du Conseil supérieur de perfectionnement des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de Sèvres.

Il séjourne à Londres vers 1851 et, sous le Second Empire, participe au chantier du Nouveau Louvre, aux agrandissements du Palais-Royal et de la Comédie-Française ainsi qu’à la réfection de la fontaine de Léda.

Il n’abandonne pour autant pas son activité d’artiste pour les arts décoratifs, dessinant une épée commandée par la Ville de Paris pour le comte de Paris, un vase de François-Désiré Froment-Meurice offert par la Ville de Paris à l’ingénieur Emmery, et une coupe en ivoire d’Alessandri. Il travaille aussi pour Duponchel (coupe et candélabres avec nymphes et tritons pour l’exposition de 1862) et Christofle (surtout d’Isaac Pereire de 1862, en préparation au moment de sa mort).

Le Chant & la Musique couronnant du théâtre municipal de Toulon est un de ses derniers travaux.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fontaine Louvois (1844), square Louvois, Paris.

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Fontaine Louvois, 1844, ornée de quatre allégories : La Garonne, La Seine, La Loire et La Saône en fonte de fer.
  • Le Chant et la Musique, 1862, groupe sommital du théâtre municipal de Toulon.
  • Buste de Pétrarque, médailloen plâtre, façade du théâtre d’Avignon.
  • Buste du roi René, comte de Provence, médaillon en plâtre, façade du théâtre d’Avignon.
  • Les Saintes Femmes au tombeau du Christ, bas-relief en plâtre, église de Mézières-en-Brenne (Indre).

Œuvres décoratives[modifier | modifier le code]

  • Surtout de table pour le duc d'Orléans, 1834
  • Participation en 1840 à la décoration de la seconde Salle Favart à Paris.
  • Coupe et candélabres avec nymphes et tritons, Exposition universelle de 1862
  • La Porte des Séances et les boiseries de l'hémicycle du Sénat à Paris.
  • Épée pour le comte de Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élève d’Étienne-Jules Ramey et de Jean-Pierre Cortot.
  2. Futur architecte du nouveau Louvre de Napoléon III.