Palaiseau

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Palaiseau
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Palaiseau
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne (sous-préfecture)
Arrondissement Palaiseau (chef-lieu)
Canton Palaiseau (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du plateau de Saclay
Maire
Mandat
Grégoire de Lasteyrie (UMP)
2014-2020
Code postal 91120
Code commune 91477
Démographie
Gentilé Palaisiens
Population
municipale
30 316 hab. (2011)
Densité 2 634 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 52″ N 2° 14′ 45″ E / 48.714532, 2.245738 ()48° 42′ 52″ Nord 2° 14′ 45″ Est / 48.714532, 2.245738 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 159 m
Superficie 11,51 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-palaiseau.fr

Palaiseau[1] (prononcé [palɛzo ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris, sous-préfecture du département de l’Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu de l’arrondissement de Palaiseau et du canton de Palaiseau.

Domaine royal au VIe siècle puis à nouveau au XVIIIe siècle sur la route importante de Chartres à Paris, la commune s’industrialisa fortement dès le XIXe siècle avec l’arrivée de nombreuses voies de chemin de fer, devint un centre ouvrier important, partie de la banlieue rouge, phénomène accentué dans la seconde moitié du XXe siècle avec la construction de nombreuses cités-jardins. Devenue sous-préfecture de Seine-et-Oise en 1962 puis de l’Essonne en 1968, associée au développement de Massy et du plateau de Saclay, elle accueille sur son territoire l’École polytechnique, l'Institut d'optique et l’ENSTA ParisTech, des centres de recherche de l’ONERA, Danone et Thales. Elle fait l'objet d'une importante opération d'aménagement dans le cadre du développement du pôle technologique Paris-Saclay.

Ses habitants sont appelés les Palaisiens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Palaiseau en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 52,7 % 615,50
Espace urbain non construit 13,1 % 153,04
Espace rural 34,2 % 398,58
Source : Iaurif[3]

Palaiseau est située dans la grande banlieue parisienne, dans la région naturelle du Hurepoix, aujourd’hui le département de l’Essonne et la région Île-de-France, au bord de la rivière l’Yvette, au débouché de la basse Vallée de Chevreuse, étagée de quarante-sept mètres dans la vallée à cent cinquante-neuf mètres sur le plateau de Saclay, sur un terrain d’argile dans la vallée, de sable et de meulière sur les hauteurs. Elle occupe 1 151 hectares dans un rectangle d’approximativement 5,6 kilomètres de long et 3,1 kilomètres de large, sur lequel subsistent cent cinquante-neuf hectares d’espaces verts, quatre cent onze hectares d’espaces ruraux, principalement sur le plateau[4]. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°43'09" N et 02°15'02" E au point central de son territoire[5]. Huit ponts et huit passerelles permettent de franchir l’Yvette, dont un pour accéder au stade, un pour l’autoroute A 10, un pour la LGV Atlantique et un pour accéder à la piscine.

La ville est traversée du nord au sud puis d’est en ouest par l’ancienne Ligne de Sceaux, aujourd’hui ligne B du RER, et dispose de trois gares sur son territoire : Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. La gare de Massy-Palaiseau, nœud ferroviaire des RER B et C et du TGV Atlantique dessert aussi Palaiseau, mais se trouve sur le territoire de Massy. La commune est aussi traversée sur sa partie est du nord au sud par l’autoroute A 10 et la LGV Atlantique et sur sa partie nord d’est en ouest par l’ancienne route départementale 444. La route départementale 988 traverse la totalité de la commune d’est en ouest, elle serpente à travers la vallée de Palaiseau à Limours. La RD 36 débute aussi à Palaiseau, se poursuit dans le département des Yvelines jusque Trappes à travers le plateau de Saclay.

Palaiseau est située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[6], point zéro des routes de France, dix-sept kilomètres au nord-ouest d’Évry[7], neuf kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[8], treize kilomètres au sud-est de Versailles[9], quatorze kilomètres au nord-ouest d’Arpajon[10], vingt-et-un kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[11], vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan[12], vingt-six kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[13], trente-deux kilomètres au nord d’Étampes[14] et trente-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[15].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est séparé d’Orsay et Villebon-sur-Yvette par la rivière l’Yvette qui marque ainsi toute la frontière est et sud de la commune. Un lac naturel fait office de bassin de retenue dans le quartier de Lozère, à proximité d’Orsay. Un ruisseau souterrain suit le trajet de l’autouroute A 10 pour se jeter dans la rivière. Un grand lac artificiel a été aménagé dans le parc de l’École polytechnique. Sur le plateau, des rigoles canalisent le ruisseau de Corbeville depuis Orsay jusqu’à l’étang de Saclay en passant par la forêt domaniale : rigole de l’État, rigole des Granges et rigole Domaniale.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le relief de Palaiseau se développe entre quarante-sept mètres sur la rive de l’Yvette et cent cinquante-neuf mètres sur le plateau de Saclay. Sur le versant sud, sept cents mètres linéaires séparent le lit de la rivière et le plateau, le dénivelé est donc relativement important. Sur le versant est, la pente est plus douce vers le lit de la Bièvre à Igny. À proximité de la gare de Lozère, un escalier, appelé « Sentier de la Gloire » par les étudiants, mène au plateau et à l’École polytechnique par la Troche sur un dénivelé de cinquante mètres. La commune est située sur un terrain mêlant argile dans le fond de la vallée, sable et meulière sur les hauteurs[16].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Au nord, la commune est limitrophe d’Igny, au nord-est, de Massy dont elle partage la gare principale, à l’est, la petite commune de Champlan, au sud-est et sud, l’Yvette sépare la commune de Villebon-sur-Yvette. Au sud-ouest, Palaiseau partage des quartiers avec Orsay (La Troche, Lozère), sur le plateau de Saclay, la commune est liée à Saclay à l’ouest et Vauhallan au nord-ouest.

Rose des vents Vauhallan Igny Massy Rose des vents
Saclay N Champlan
O    Palaiseau    E
S
Orsay Villebon-sur-Yvette Villebon-sur-Yvette

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Palaiseau est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec une maximale de 15,2 °C et une minimale de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5 °C et la minimale en janvier avec 0,7 °C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température de --2 °C, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec --19,5 °C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2 °C le 1er juillet 1952. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Données climatiques à Palaiseau.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[17],[18].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par divers grands axes qui la rendent accessible en voiture depuis Paris de la Porte de Saint-Cloud par l’ex-route nationale 10 puis par la route nationale 118, direction Orléans/Chartres, sortie « Palaiseau, Igny, gare de Massy-TGV » puis par la route départementale 444 ; de la Porte d'Orléans par l’ex-route nationale 20 puis la RN 188, sortie « Palaiseau » et de la Porte d'Orléans par l’autoroute A6a, ou de la Porte d'Italie par l’A 6b, bifurcation A 10 en direction de Bordeaux/Nantes, sortie « Massy, Palaiseau, Villebon-sur-Yvette ».

Elle dispose aussi de connexions ferroviaires par le RER B : direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse, stations « Massy-Palaiseau », « Palaiseau », « Palaiseau-Villebon » et « Lozère » ; le RER C : correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; la Gare de Massy-TGV : correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

L’aéroport Paris-Orly est accessible par l’Orlyval, et une correspondance à la gare d'Antony avec le RER B en direction de Paris. L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible lui directement par le RER B direction Paris, en environ quatre-vingt dix minutes.

Les Bus RATP 199 (stations « Barbusse-Baudot », « Cosmonautes-Flaubert », « Cosmonautes-Stalingrad », « Pierre Curie »), Noctilien N122 (stations « Massy-Palaiseau », « Édouard Branly », « Palaiseau-Villebon ») et Noctilien N63 (station « Massy-Palaiseau ») entre 0 h 30 et 5 h 30, les autobus Daniel Meyer (DM12 et DM153) : station « Massy-Palaiseau RER » ou stations « Flaubert », « Stalingrad », « Ambroise Croizat », « Léon Blum » et « Gutenberg », le réseau autobus Les Cars d’Orsay (006-008 et 006-019) et enfin le réseau autobus Trans'Essonne (91.03, 91.05, 91.06 et 91.10) desservent la commune.

Lieux-dits et quartiers[modifier | modifier le code]

Palaiseau peut être divisé en cinq grands ensembles urbains, le quartier de la Rue de Paris, qui correspond au centre-ville s’étirant du nord au sud le long de l’ancienne route de Chartres, le quartier résidentiel du Pileu et des Joncherettes, le quartier pavillonaire et résidentiel du Plateau, le quartier de grand ensemble des Hautes et Basses-Garennes et l’ancien quartier de villégiature de Lozère. L’École polytechnique et ses 2 000 résidents permanents sur le plateau de Saclay peut aussi être considérée comme un quartier à part entière. Les quartiers du Pileu et des Larris, proches de Massy, sont classés prioritaires au titre de la politique de la ville[19]. L’Insee découpe la commune en neuf îlots regroupés pour l'information statistique soit Centre Ouest, les Résidences, Centre Nord, Centre Sud, Coteaux de l’Yvette, Lozère, Plateau et Pileu, Palaiseau Nord et Palaiseau Est[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune serait issu du mot latin Palatiolum signifiant « petit palais », en référence au petit château royal que possédait Childebert Ier. Le nom de la commune était parfois orthographié Palaizeau[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte du XVIIe siècle représentant la région de Palaiseau.
Carte de « Palaiſeau » par Cassini.

Les origines[modifier | modifier le code]

L’histoire de Palaiseau débute avec la construction pour Childebert Ier d’un petit château, dénommé palatiolum en latin, qui donna son nom au lieu. Plus tard, la reine Bathilde, épouse du roi Clovis II s’y installa avec son fils, Clotaire. Elle fut à l’origine d’une abbaye à proximité du château, avec le moine Saint Wandrille venu de Rouen pour une affaire concernant l’abbaye des Fontanelles.

L’existence du site est attestée à partir du 25 juillet 754, date à laquelle Pépin le Bref fit don du domaine de Palaiseau et de ses dépendances à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés lors, dit on, de l’exhumation des restes de Saint-Germain en présence du pape. Le cercueil semblait trop lourd pour être transféré lorsqu’un spectateur aurait prétendu que c’était à cause du conflit entre le domaine royal et l’abbaye au sujet de Palaiseau que le corps du Saint était bloqué. Pépin ayant effectué la donation, le corps de Saint-Germain aurait immédiatement pu être déplacé[21]. Cette terre s’étendait alors sur les communes actuelles de Palaiseau, Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Saclay, Vauhallan et Villebon-sur-Yvette. Des impôts importants devaient alors être versés à l’abbaye.

Palaiseau, domaine partagé[modifier | modifier le code]

Peinture figurant l’arrivée du prince de Condé au château de Palaiseau au XVIIe siècle.
Château de Palaiseau au XVIIe siècle.

En 950, le domaine fut cédé à Guérin dit « le Vieux », premier seigneur laïc, vassal du roi de France[réf. nécessaire]. Mais vers l’An mil, et jusqu’au règne de Philippe-Auguste, le domaine était éclaté entre près de dix seigneurs. Hugues le Grand, abbé de Saint Germain des Prés vendit Palaiseau. En 1099, l’un d’eux, le chevalier Gontran de L'Ozerre (déformé plus tard en Lozère) se couvrit de gloire lors de la prise de Jérusalem en égorgeant plus de cent musulmans[réf. nécessaire]. De retour, il céda son fief du lieu-dit Fourcherolle à l’abbé Bertrand.

En 1262, le seigneur de Palaiseau décéda, saint Louis donna sa fille Jeanne en mariage à un Le Brun, qui devint seigneur de Palaiseau. Cette famille resta sur le domaine jusqu’au XVe siècle, date à laquelle Jacques Le Brun décéda sans descendance. La seigneurie fut alors transmise à sa sœur, une autre Jeanne, épouse du chevalier Guillaume II de Harville. Ce dernier fut tué en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son fils étant trop jeune, le domaine sans chef tomba en 1417 devant les assauts de Jean sans Peur, comme les châteaux de Montlhéry, Marcoussis et Dourdan. La cité fut alors confiée par Henri V à la garnison de Montlhéry. En 1430, Thomas Burcho, écuyer anglais, fut fait seigneur de Palaiseau. En 1436, Guillaume III de Harville récupéra le fief de Palaiseau. La famille resta implantée jusqu’au XVIIIe siècle.

Au XVIIe siècle, Louis XIII érigea le domaine en marquisat pour récompenser Anne-Antoine de Harville, qui fut gouverneur de Calais de 1622 à 1627. En 1652, la ville fut frappée par la peste. En 1701, François de Harville décéda et le domaine revint à son gendre, Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate et ministre Simon Arnauld de Pomponne. En 1714, le prêtre Joseph Lambert ouvrit la première institution d’instruction gratuite pour garçons à Palaiseau. Le 1er août 1758, la seigneurie et « chastellenie » fut vendue au roi Louis XV et en 1760, Mademoiselle de Sens échangea avec le roi la seigneurie de Palaiseau contre celle du Charollais, mais elle décéda en 1765. La seigneurie revint donc à son demi-frère, le prince Louis-Joseph de Condé. Il posséda Palaiseau, son château et son domaine jusqu’à la Révolution. C’est lui qui engagea le père de Joseph Bara comme garde-chasse.

La Révolution fit son office, le 24 janvier 1790 : l’assemblée locale fut élue, le prince Louis-Joseph de Condé fut le dernier seigneur de Palaiseau. Le 14 novembre 1790 a lieu la deuxième élection de l’assemblée locale. Première grande décision de cette assemblée, en 1805, la constitution d’un corps de sapeurs-pompiers. En 1815, Palaiseau devint célèbre avec une représentation au théâtre de la Porte-Saint-Martin de la pièce La Pie Voleuse ou la Servante de Palaiseau écrite par Laigniez et D’Aubigny. En 1833, la ville fit l’acquisition d’une pompe à bras. En 1848, fut décidée l’implantation à Palaiseau d’une brigade de gendarmes à pied. En 1856, la tour de l’église Saint-Martin fut dotée d’une flèche de vingt-six mètres et d’un paratonnerre. Et en 1864, Palaiseau vit l’ouverture d’un bureau de Postes et télégraphes.

Le XIXe siècle, l’essor[modifier | modifier le code]

Carte postale sépia montrant la gare de Palaiseau et un train à quai au début du XXe siècle.
La gare de Palaiseau au début du XXe siècle.

En 1845 débuta la construction de la ligne de Sceaux, inaugurée le 23 juin 1846. Le 29 juillet 1854, elle fut prolongée jusqu’Orsay, et fusionna avec la Compagnie d’Orléans. Palaiseau qui était depuis longtemps un relais de poste sur la route de Chartres à Paris devint accessible rapidement par les parisiens grâce à ses trois gares : Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. D’abord des écrivains (George Sand, Alexandre Dumas Fils, Charles Péguy, et autres) puis des anonymes construisirent de riches demeures sur les coteaux ou dans la vallée. Une de ces demeures est le château de la Saussaye en face de la Gare de Palaiseau.

En 1870, Palaiseau accueillit une usine à gaz d’éclairage qui remplaçait l’éclairage public à huile installé en 1843. Mais le 18 septembre 1870, Palaiseau fut occupée par 35 000 prussiens, ils ne quittèrent la commune que le 14 mai 1871. Cet épisode décida l’État-major à protéger la capitale par des places fortes. Palaiseau, par sa situation dominante sur la vallée de l’Yvette, fut choisie. Un fort et deux batteries furent construits sur les hauteurs en 1879.

En 1880, la ville devint carrefour de communication. À la ligne de Sceaux s’ajouta la ligne de Grande Ceinture dont la gare de Massy - Palaiseau fut inaugurée le 1er mai 1880. Le 11 septembre 1881, le sculpteur Louis Albert-Lefeuvre offrit à la commune une sculpture représentant le héros « adoptif » de la commune, Joseph Bara. Néanmoins, il participe à la légende en le représentant un sabre à la main, alors que le jeune homme n’était que tambour dans le 8e régiment de hussards.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1913, la commune passa à l’éclairage électrique avec une concession accordée à Sud-Lumière. Mais à nouveau la Grande Guerre meurtrit la ville. D’autant plus qu’en février 1917, l’explosion de l’usine de munition Loyer située près de la gare de Massy - Palaiseau déclencha un petit cataclysme dans toute la vallée. En 1922, la ville poursuivit son essor avec l’ouverture des établissements Despreux Frères, qui devinrent plus tard la Société de fabrication d’instruments de mesures. En 1932 ouvrit un hôpital-hospice. En 1937, à la gendarmerie s’ajouta un commissariat de police.

La guerre toucha une nouvelle fois Palaiseau, occupée par les Allemands qui établirent une Kommandantur et stationnèrent deux bataillons de la Wehrmacht et la SS au château de Villebon-sur-Yvette. Elle ne fut libérée que le 24 août 1944 par la Division Leclerc. En parallèle se tenaient à Palaiseau les réunions du Comité militaire national (CMN) du mouvement de résistance des Francs-tireurs et partisans.

Depuis, Palaiseau qui a longtemps fait partie de la « banlieue rouge » de Paris a poursuivi son essor pour devenir le pôle principal du nord-ouest essonnien. En 1948, elle devint Centre principal de secours contre l’incendie, en 1962 sous-préfecture du département de Seine-et-Oise, puis en 1968 du département de l'Essonne. Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Palaiseau fut intégrée au nouveau département français de l’Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78477. En 1976, l’École polytechnique s’installa sur le territoire de la commune, suivie par l’ENSTA ParisTech et l’ONERA. Les quartiers du Pileu, des Garennes furent lotis, des grands ensembles furent construits et des équipements collectifs ajoutés pour répondre aux nouveaux besoins des Palaisiens.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, la population est restée relativement stable. L’arrivée du chemin de fer venant de Paris permit l’installation de parisien cherchant un cadre bucolique. La guerre de 1870 fit perdre cent personnes à la commune. Les conflits suivants, 1914-1918, 1939-1945 et guerre d'Algérie firent eux cent soixante-sept victimes palaisiennes[22]. Après guerre, la population de Palaiseau a considérablement augmenté avec la construction de nombreuses cité-jardins[23],[24] pour accueillir les rapatriés d’Algérie et les parisiens qui ne disposaient pas de logements salubres. Entre 1946 et 1975, la population a été multipliée par trois. Ensuite, la population a relativement stagnée sous les trente mille habitants mais semble avoir légèrement dépassé ce palier au recensement de 2006. De futurs projets immobiliers sur le plateau de Saclay devraient accroître le nombre de résidents. En 1999, 6,1 % des Palaisiens étaient étrangers, 12,5 % des foyers étaient composés de familles monoparentales[25]. Parmi la population d’origine étrangère, 2,2 % sont originaires du Portugal, 0,5 % d’Algérie, 0,4 % du Maroc, 0,3 % de Tunisie et d’Italie et 0,2 % d’Espagne[26].


En 2011, la commune comptait 30 316 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 639 1 599 1 740 1 634 1 633 1 675 1 716 1 761 1 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 919 1 912 2 029 1 949 2 464 2 409 2 627 2 701 2 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 808 3 024 3 450 4 555 5 962 7 264 7 878 8 029 10 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
16 326 23 343 28 716 28 369 28 395 28 965 30 339 30 316 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Palaiseau est relativement homogène, même si l’on note un relatif déficit d’habitants âgés de plus de soixante-quinze ans. Toutefois, elle reste proche de la moyenne régionale pour l’ensemble de la répartition. Malgré la présence de l’École polytechnique, la population étudiante ne modifie que peu la répartition de population. En 1999, 31,3 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[25].

Pyramide des âges à Palaiseau en 2009 en pourcentages[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,7 
5,2 
75 à 89 ans
7,8 
10,7 
60 à 74 ans
12,1 
17,8 
45 à 59 ans
19,8 
21,8 
30 à 44 ans
20,7 
24,9 
15 à 29 ans
20,4 
19,2 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Façade sud en pierre de taille de l’hôtel de ville surmontée d’un fronton triangulaire.
L’hôtel de ville, façade sud, ancienne demeure de François Denis Tronchet (XVIIIe siècle).

Palaiseau est le chef-lieu de l’arrondissement et du canton, son maire est Grégoire de Lasteyrie depuis 2014. Cette ville fut représentée par la conseillère générale Claire Robillard (PS), par ailleurs maire de la commune jusqu'en mars 2014 (l’ancien maire socialiste François Lamy, élu en 2001, lui avait laissé en juin 2012 son siège pour intégrer le Premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault). Trente-neuf élus siègent au conseil municipal, répartis de la sorte : trente pour la majorité (UMP et apparentés) et neuf pour l'opposition de gauche. L’Insee lui attribue le code 91 3 22 477[31]. La commune de Palaiseau est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 104 775. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[32].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 49 477 000 € dont 39 640 000 € de fonctionnement et 9 837 000 € d’investissement[33], financés pour 44,82 % par les impôts locaux[34], la dette communale s’élevait la même année à 39 504 000 €[35]. Les taux d’imposition en 2009 s’élèvent à 21,48 % pour la taxe d'habitation, 17,72 % et 62,44 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[36], 16,50 % pour la taxe professionnelle et 8,55 % pour la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, communes à l’ensemble des villes adhérentes à la CAPS[37],[38]. Dans la commune étaient répartis 2 292 logements sociaux (19,5 % du parc d’habitation) dont 634 propriétés de la commune. Elle dispose d’un centre communal d'action sociale, d’une caisse des écoles et d’un OPAH. Sur les 12 473 logements que comptait Palaiseau en 2006[39], 2 728 était référencés comme HLM, géré par douze sociétés foncières[40], soit près de 22 % du parc, la commune respectant ainsi les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La ville adhère à la Communauté d'agglomération du plateau de Saclay qui rassemble dix communes pour le développement économique et l’aménagement du territoire[41], au Sivic (Syndicat intercommunal pour le développement d’un réseau câblé de vidéocommunication) et à l’Avicam (Association des villes pour le câble et le multimédia) pour le réseau câblé et multimédia[42], au Siom pour la collecte des ordures ménagères[43], au Syndicat des eaux d’Île-de-France, au SIAHVY pour l’aménagement de la vallée de l’Yvette et au Siavb pour l’assainissement de la vallée de la Bièvre[44]. En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@@ »[45], le label @@@ en 2007[46], 2006[47] et 2012[48].

Conseil municipal de Palaiseau (mandature 2008-2014)[49].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Passionnément » Union de la gauche Claire Robillard[Note 3] 27 Majorité
« Palaiseau à venir » UMP Bernard Vidal 6 Opposition
« Pal Gauche » Extrême gauche Charles Henry 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Trente-trois maires se sont succédé à la tête de l’administration municipale de Palaiseau depuis l’élection du premier en 1789.

Liste des maires successifs[50].
Période Identité Étiquette Qualité
2012 2014 Claire Robillard PS Conseiller général du canton de Palaiseau[53]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Ancienne commune de la banlieue rouge de Paris avec un maire communiste jusqu’en 1995, Palaiseau a gardé un fort ancrage à gauche, votant systématiquement pour les candidats socialistes à chaque élection (à l’exception notable des européennes de 2009, où la ville, suivant la tendance en Île-de-France, vote massivement en faveur d’Europe Écologie, et des municipales de 2014 qui voient la ville basculer à droite, une première depuis 2001). La présence de nombreuses cités ouvrières et de personnels de la fonction publique explique en partie cette situation. Ainsi, chaque élection depuis le début du XXIe siècle a vu des victoires plus ou moins larges des candidats de gauche, des modestes 51,31 % remportés par Jean-Paul Huchon (PS) lors des élections régionales en 2004, aux 58,93 % obtenus par la candidate Claire Robillard (PS) au cours de l’élection cantonale en 2008 (contre 56,45 % sur l’ensemble du canton[54]), alors que le maire sortant François Lamy (PS) l’emportait avec 51,82 % des suffrages, score cependant inférieur à celui qu’il avait obtenu en 2007 lors de l’élection législative (54,81 %), résultat déjà supérieur aux 52,64 % sur le reste de la circonscription[55]. La tendance à voter à gauche fut très marquée aussi lors du scrutin présidentielle en 2007, les électeurs plaçant Ségolène Royal (PS) en tête aux deux tours (31,24 % et 54,39 %), à l’encontre de la tendance départementale (27,28 % et 47,92 %[56]) ou de la région (27,89 % et 47,51 %[57]). Les électeurs palaisiens sont en outre des « européistes » convaincus, approuvant à 56,81 % le traité de Rome de 2004 et à 59,89 % le traité de Maastricht[58]. La commune accueille les locaux de diverses organisations politiques : le Parti communiste[59], le Parti socialiste[60], Attac, Europe Écologie Les Verts[61], le MoDem et l’UMP[62].

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l’académie de Versailles. Elle dispose de nombreux établissements scolaires publics, les cinq écoles maternelles Joseph Bara, Louise Michel, Docteur Morère, Epine Montain, Jean Moulin ; les quatre écoles élémentaires Roger Ferdinand, Docteur Morère, Eugène Deloges, Jules Ferry ; les six écoles primaires Joliot-Curie, Paul Langevin, Jean Macé, Étienne Tailhan, Édouard Vaillant, Henri Wallon[79] ; les trois collèges César Franck, Charles Péguy, Joseph Bara et les deux lycées, général Camille Claudel, professionnel et général Henri Poincaré[80]. S’y ajoutent deux établissements privés catholiques sous contrat, l’école, collège et lycée sainte-Jeanne-d’Arc[81],[82] et le lycée saint-Eugène[83].

Deux établissements spécialisés sont installés sur le territoire de la commune, l’Institut médico-professionnel Roger Lecherbonnier, pour les adolescents atteints de déficiences intellectuelles ; un Centre d’aide par le travail.

La commune dispose d’un centre de vacances pour les colonies municipales à Bazolles dans la Nièvre, acheté dans les années 1970[84], de quatorze centres de loisirs accueillant les enfants pendant les vacances scolaires et onze associations encadrant la jeunesse palaisienne, dont les Scouts et Guides de France.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La commune héberge trois grandes écoles, l’École polytechnique depuis 1976, l'Institut d'Optique depuis septembre 2006, l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA ParisTech) depuis septembre 2012, une partie du centre énergétique et procédés de l’École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech) et un centre de recherche, l’Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA).

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas de clinique ou d’hôpital mais elle bénéficie d’un réseau de santé riche : soixante-quatre médecins dans la plupart des spécialités[85], dix pharmacies[86], un Centre de Prévention Hygiène et Santé et des Centre de consultation médico-psychologique et médico-psycho-pédagogique, une maison de retraite. Un centre de planification familiale[87] et un centre de protection maternelle et infantile[88] sont implantés dans la commune.

La commune dispose d’antennes de la Croix-Rouge, d’Emmaüs, Les Restos du Cœur, du Secours catholique, du Secours populaire, d’ATD Quart Monde, d’Amnesty International.

Services publics[modifier | modifier le code]

La qualité de sous-préfecture permet à Palaiseau de concentrer les représentations de services publics. Elle dispose d’un tribunal d’instance[89], d’une agence locale de l’assurance maladie[90], une agence de la Caisse d’assurance vieillesse, une agence de la caisse d’allocations familiales[91], un centre du trésor public[92] et deux centres des impôts[93], un centre du cadastre, une inspection départementale de l’Éducation nationale, un bureau central de la Poste[94], une à Lozère[95] et l'école polytechnique[96], une agence du pôle emploi[97], une agence de la DDE[98], d’une agence de conservation des hypothèques[99], deux offices notariales[100] et neuf avocats rattachés au barreau d’Évry[101]. La commune est le centre de la juridiction d’instance et rattachée aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et au conseil de prud’hommes de Longjumeau tous dépendant de la cour d'appel de Paris[102].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La ville accueille en plus de la sous-préfecture, une gendarmerie, un commissariat de police, une police municipale[103], un Centre de secours et incendie[104]. L’ancien hôtel de Police accueille depuis le 10 octobre 2005 un Centre de rétention administrative.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Palaiseau
Localisation de la ville
Palaiseau

Palaiseau a développé des associations de jumelage avec :

Elle a en outre conclu un accord de coopération avec la commune de Gressier en Haïti en vue de l’aide à la formation des élus[106].

Vie quotidienne à Palaiseau[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Palaiseau s’est doté d’une charte depuis 1945, révisée en 1978 et 2004, régissant les relations entre la ville et les associations et entre les clubs eux-mêmes au-delà du code du sport, Elle dispose aussi d’un service des sports et d’une école des sports, pour l’initiation des enfants scolarisés en école élémentaire. La commune recense cinquante et une associations sportives sur son territoire.

Lors de la saison 2006-2007, l’équipe de football de l’USP Palaiseau est parvenue en 32e de finale de la Coupe de France. La section handball a reçu le Label Or pour la qualité de son école et le Sifflet d’Or pour son école d’arbitrage lors de la saison 2007-2008. Les seniors féminines de l’USP handball évolueront en championnat de France national 3 lors de la saison 2008-2009. Lors de la saison 2009-2010, les équipes féminines (sénior, moins de 18 et moins de 14 ans) ont gagné la coupe de l’Essonne, l'équipe masculines des moins de 18 ans a gagné le challenge départemental et l’école d’arbitrage a remporté le « sifflet d’or ».

Bien que ne possédant qu’une piscine découverte sur la commune, l’Union sportive de Palaiseau dispose d’une section natation, qui s’entraîne en hiver sur les sites de l’École polytechnique et de l’Institution Sainte-Marie d'Antony.

Enfin, la commune dispose de nombreux équipements sportifs : le stade Georges-Collet et espace David Douillet : football, athlétisme, pétanque, arts martiaux, gymnastique ; le stade des Rieux (football) ; le « City Stade » des Hautes Garennes ; le terrain Jean-Maizonnobe (rugby) ; le terrain du Pileu ; le terrain Gallieni (football, basket-ball) ; l’espace Christian Cabrol ; le gymnase Georges-Castaing ; le gymnase Jesse Owens pour la pratique du handball ; le gymnase Joliot-Curie ; le gymnase Joseph Bara (tennis de table) ; le gymnase René-Isnard ; la piscine d’été municipale, ouverte de mai à septembre ; la salle de tir à l'arc ; une salle de tir ; la salle de boxe rue Louise et un skatepark.

La commune a été ville-étape du Tour de France 1996 et sur le passage de différents autres tours.

Culture[modifier | modifier le code]

Le lieu culturel de référence à Palaiseau est le musée du Hurepoix ouvert en 1991. La commune est dotée d’un service de développement culturel chargé de la programmation des manifestations et de la sensibilisation des plus jeunes à la culture. En matière d’infrastructure, la ville dispose de : la médiathèque[107] George Sand et trois bibliothèques à Lozère, le Pileu et les Hautes Garennes, une École de Musique et de Danse, une MJC[108], deux théâtres, les Trois vallées et la Mare au Diable[109], le cinéma les Quatre Champs, en cours de rénovation depuis 2003, qui sera accessible aux personnes handicapées et malentendantes ; quatre salles des fêtes, la principale d’une capacité de quatre cent cinquante personnes, la salle Guy-Vinet (cent personnes), la salle Marceau (cinquante personnes), et la salle de la rue Louise (trente personnes) ; trois espaces publics numériques ; quatre maisons de quartier : Jacques Audiberti, Gérard Philipe, Jacques Brel et les Hautes Garennes.

La commune accueille en sus cinquante et une associations à but culturel.

En matière de manifestations, la commune s’associe aux Journées européennes du patrimoine, à la Fête de la Science en association avec les grandes écoles présentes sur son territoire, au Printemps de l’Environnement.

Elle organise en mai les Zicalizes depuis 1996, festival de musique jamaïcaine, le Mois du film documentaire, et le Festival international du film scientifique chaque année, en novembre, en collaboration avec l’École polytechnique, les salons des peintres et sculpteurs de Palaiseau en juin et décembre.

Un Salon du Livre relativement important s’y est longtemps tenu.

Festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs manifestations émaillent la vie de la commune : en février la fête des écoles, en mars le carnaval des enfants, en mai les Zicalizes[110], festival de musique jamaïcaine, en juin la fête des quartiers, les Guinguettes de l’Yvette, le premier week-end de juin, en association avec Villebon-sur-Yvette, la fête de la ville et la fête du sport, le dernier week-end de juin, des concerts, des spectacles, un repas champêtre, le bal et le feu d’artifice du 14 juillet, en septembre, le Mois du film documentaire[111], le premier samedi de septembre se tient le village des associations, le troisième week-end de septembre se déroulent les journées du patrimoine, le dernier week-end de septembre a lieu le vide-grenier du Bout Galeux conjointement avec le Festival montagne et musique, en octobre, la Fête de la Science, en novembre, le Festival international du film scientifique, le Téléthon est chaque année organisé en décembre.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Palaiseau[112], avec les églises Saint-Martin, Saint-Michel à Palaiseau, Notre-Dame-de-la-Nativité à Lozère et la chapelle Sainte-Geneviève est confiée à la Communauté de l'Emmanuel par l’évêque d’Évry[113] et dépend du doyenné de Palaiseau.

Palaiseau accueille aussi un temple de l’Église protestante évangélique[114], un autre temple de l’Église réformée de la Vallée de Chevreuse[115] et le centre Heureka, centre de prières et méditation bouddhiste tibétain.

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Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Nord-Essonne qui traîte en partie des informations du secteur. La chaîne de télévision régionale Télif, qui a repris les programmes de Téléssonne diffuse des informations locales sur le réseau câblé, satellite et ADSL. S’ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien. En octobre 2012, France Télécom-Orange et le gouvernement annoncent qu’ils vont lancer une expérimentation : l’ADSL sera coupé en 2014 sur le territoire de Palaiseau pour forcer le développement de la fibre optique[116].

Économie[modifier | modifier le code]

Façade sur rue de l’usine de la Sfim en pierre meulière.
L’usine en pierre meulière de la Société de fabrication d’instruments de mesure (SFIM) en 2006 qui est détruite aujourd’hui.

L’Insee rattache la commune de Palaiseau au bassin d'emploi de Boulogne-Billancourt qui rassemblait vingt-huit communes et 820 003 habitants en 1999, les Palaisiens comptant pour 3,53 % du total[117]. Trois gares du RER B desservent la ville : Palaiseau, Palaiseau - Villebon et Lozère. La gare de Massy - Palaiseau et ses emprises se trouvent pour leur part à cheval sur les territoires des communes de Massy, et de Palaiseau. En outre, la commune est facilement accessible par les autoroutes et voies rapides régionales. Elle attire ainsi un nombre important d’entreprise sur les trois zones dédiées à l’industrie, principalement les services aux entreprises : Les Glaises (vingt-six hectares), Émile Baudot (onze hectares) et Gutenberg (quatre hectares). La ville a en plus mis en place une pépinière d'entreprises, le Centre d’Innovation Technologique de Palaiseau. Jusqu’en 2006, Palaiseau possédait une usine bâtie en pierre meulière : la SFIM qui était spécialisée dans la fabrication de matériel électronique. Reprise par la société Sagem, cette usine qui était devenue une friche insalubre a été démolie en 2007 pour laisser place à de nouvelles installations industrielles et résidentielles.

Implantée au cœur du cluster technologique de Paris-Saclay, la ville tente de mettre en place un pôle de recherche et développement en haute technologie dans le quartier Ouest de Polytechnique. S’y sont déjà implantés le groupe Danone et son centre de recherche et le groupe Thales pour compléter son centre de recherche d’Orsay. En parallèle de ces implantations industrielles, la commune accueille trois grandes écoles (École polytechnique, SupOptique et Ensta ParisTech), le centre de recherche de l’Onera et la ferme expérimentale de l’Institut national agronomique Paris-Grignon. La commune est aussi le siège du Centre national de supervision de l’opérateur Numericable qui gère l’ensemble des diffusions d’Île-de-France[118]. Palaiseau dispose d’un tissu commercial riche de 272 commerces de proximité en centre-ville ou en périphérie. Des marchés sont organisés les jeudis et dimanche en centre-ville[119], mercredi à Lozère et samedi au Pileu. Depuis novembre 2005, la commune est au centre de l’Opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[120]. À Palaiseau, deux sites sont référencés au Registre français des émissions polluantes, l’École polytechnique en partie pour ses prélèvements importants d’eau[121] et les ateliers de maintenance RATP pour leurs émissions potentielles de polluants[122]. Un Rotary Club et un Lions Club agissent économiquement et socialement sur le territoire de Palaiseau. Une antenne de l’UFC-Que choisir est aussi présente sur la commune, comme celle du syndicat CGT.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 1999, le taux de chômage s’établissait à 7,6 % et le revenu moyen par ménages à 22 712 euros par an[123]. La ville souffre néanmoins d’une grande disparité de population, entre les résidents des quartiers défavorisés et les 239 redevables de l’ISF en 1999. Ainsi, seul 56,4 % de la population est propriétaire de son habitation, un appartement dans 61,3 % des cas[124]. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 24 241 euros, ce qui plaçait Palaiseau au cinq cent soixante-deuxième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au cinquante-troisième rang départemental[125].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Palaiseau 0,1 % 3,0 % 34,0 % 26,9 % 22,6 % 13,4 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,0 % 3,9 % 34,9 % 26,9 % 23,8 % 10,4 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Palaiseau 0,2 % 9,4 % 3,5 % 12,3 % 28,8 % 4,7 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,2 % 11,7 % 3,9 % 10,7 % 29,8 % 9,7 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[126]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Palaiseau est située à l’extrémité de la vallée de Chevreuse et à proximité de la vallée de la Bièvre. Relativement urbanisée, la commune possède encore de nombreux espaces verts, dont une forêt domaniale de plus ou moins cent-vingt hectares, les bois de Fourcherolle et du Pileu, et de nombreux parcs et squares : la promenade Leconte-de-Lisle, le parc de l’Hôtel-de-Ville, le parc George-Sand, le parc Henri-Poincaré, le parc des Prés, le parc Eugène-Chanlon, le parc Pierre-et-Marie-Curie, le parc Jean-Pierre-Chabrol, le square des Joncherettes, le square des Basses-Garennes, le square du Pileu, le square du Cèdre de Lozère, le square du Cottage, le square de la rue de Paris et le square des Champs-Frétauts[127]. La commune a obtenu sa première fleur au concours des villes et villages fleuris en 2008[128] et une seconde en 2011[129]. Les berges de l’Yvette et les bois sur les coteaux ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[130].

La commune dans le cadre de ses grands projets prévoit l’aménagement des rives de l’Yvette, la création d’une piste cyclable de cinq kilomètres sur le plateau de Saclay, reliée au travaux de site propre de transports en commun et de circulation douce en centre-ville[131]. Le GR 655, ancien sentier de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la commune en descendant du plateau de Saclay et en suivant les rives de l’Yvette.

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Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Palaiseau a conservé, protégé et mis en valeur un patrimoine architectural riche[132]. La poterne de l’ancien château du XIIIe siècle, aujourd’hui l’entrée du lycée saint-Eugène, l’église Saint-Martin au clocher du XIIe siècle et à la nef du XVe siècle, classée au titre des monuments historiques[133] depuis 1930, l’hôtel de Brière et l’hôtel de Condé du XVIIe siècle, aujourd’hui musée du Hurepoix et office de tourisme, la maison de François Denis Tronchet, devenue l’hôtel de ville du XVIIIe siècle, les maisons de la rue de Paris, du IIe, XIVe et XVIIIe siècles, le tribunal d'instance du XVIIIe siècle constituent les monuments remarquables.

Le fort de Palaiseau de 1879 et ses annexes, batteries de la Pointe et de l’Yvette[134], le château d'Ardenay du XIXe siècle et son bois dans la résidence du même nom, le château de la Saussaye du XIXe siècle, aujourd’hui une crèche parentale, l’hôtel de la Pie Voleuse du XVIIIe siècle, le boulevard Bara et ses demeures de style beaux-arts et Art nouveau, la maison de George Sand et son parc[135], la maison de Charles Péguy à Lozère[136], la statue de Joseph Bara élevée place de la Victoire en 1881, la salle des fêtes de l’avenue de la République, à la charpente métallique, construite en 1930 pour la Foire agricole, la chapelle sainte Geneviève construite par Xavier Arsène-Henry mélangent les styles architecturaux des XIXe et XXe siècles.

Le syndicat d’initiative propose un circuit de découverte de la ville, intitulé Palaiseau, entre cours et jardins.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Palaiseau :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Palaiseau

Les armes de Palaiseau se blasonnent : Bandé d’or et de gueules de six pièces, au chef de sable chargé à dextre d’un lion léopardé d’or[139].

Ce blason est adapté de l’ancien sceau de Ferry de Palaiseau, seigneur de Palaiseau et de Massy au XIIIe siècle pour son lion léopardé et des armes de la famille d’Arnauld de Pomponne, marquis de Palaiseau au XVIIIe siècle.

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Palaiseau

Palaiseau dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

  • Au VIe siècle, un moine du nom de Rigomer prêchait la parole de Dieu dans la contrée et guérissait les malades avec de l’huile sainte. Une jeune fille nommée Ténestine, touchée par la guérison de son père, décida de suivre le saint-homme. Mais la rumeur leur prêta une liaison et les paysans se plaignirent auprès du roi Childebert Ier, qui reçut les jeunes gens dans son palais et leur dit : « Si vous êtes purs, que ces cierges s’allument d’eux-mêmes sur un signe de votre main ». Les deux croyants prièrent et les cierges s’allumèrent. Pour célébrer ce miracle, le roi ordonna la construction d’une église à Vauhallan[140].
  • Une légende raconte que Joseph Bara serait né à Palaiseau avant de partir pour la guerre de Vendée et d’y mourir héroïquement en criant : « Vive la République ». En fait, il semblerait qu’il soit né à Fontainebleau[141] et se soit installé avec son père, devenu garde-chasse du Prince de Condé[142].
  • En 1798, une auberge ouvrit sur la route de Chartres, appelée Auberge de l’Éléphant. Cette auberge existe toujours et elle a donné son nom au carrefour où elle est située. En 1991, une rumeur courut dans les écoles de la commune, un éléphant, bien réel celui-ci se serait échappé du Festival du cirque de Massy et aurait traversé la ville avant d’être maîtrisé, sur ce carrefour de l’Éléphant.
  • Certaines scènes du film Les Misérables ont été tournées dans l’hôtel de la Pie Voleuse, demeure du XVIIIe siècle.
  • Le chanteur Renaud cite également Palaiseau et plus spécialement la gare de Massy - Palaiseau dans la chanson Le Tango de Massy-Palaiseau issue de son album Ma gonzesse sorti en 1979.
  • Palaiseau est citée dans la chanson de Gavroche dans la strophe :
    « On est laid à Nanterre,
    C’est la faute à Voltaire,
    Et bête à Palaiseau,
    C’est la faute à Rousseau. »
  • Charles Péguy cite le nom de la commune dans son poème Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres :
    « Nous arrivons vers vous du lointain Palaiseau,
    Et des faubourgs d’Orsay par Gometz-le-Châtel,
    Autrement dit Saint-Clair ; ce n’est pas un castel,
    C’est un village au bord d’une route en biseau. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Dauphin, Palaiseau d'hier et d'aujourd'hui, Lorisse,‎ 1970 (ISBN 9782843732966)
  • Bernard Bertet et Jean-Marie Jacquemin, Palaiseau illustré, Service culturel de Palaiseau,‎ 1988
  • François Cossonnet, Histoire de Palaiseau, Lorisse,‎ 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. En remplacement de François Lamy, nommé au gouvernement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Palaiseau dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 06/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17 mai 2008.
  3. Mode d’occupation du sol en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Occupation des sols de Palaiseau
  5. Fiche de Palaiseau sur le site de l’IGN. Consulté le 06/09/2008.
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  140. Le miracle de Rigomer et Ténestine
  141. « Joseph Bara, enfant de Fontainebleau » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  142. Joseph Bara, fils du garde-chasse des Condé