Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne)

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Sainte-Geneviève-des-Bois
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Sainte-Geneviève-des-Bois
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Sainte-Geneviève-des-Bois (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val d'Orge (siège)
Maire
Mandat
Olivier Leonhardt (PS)
2014-2020
Code postal 91700
Code commune 91549
Démographie
Gentilé Génovéfains
Population
municipale
34 771 hab. (2011)
Densité 3 751 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 26″ N 2° 19′ 37″ E / 48.6405622, 2.326859248° 38′ 26″ Nord 2° 19′ 37″ Est / 48.6405622, 2.3268592  
Altitude Min. 37 m – Max. 90 m
Superficie 9,27 km2
Localisation

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Sainte-Geneviève-des-Bois[1] (prononcé [sɛ̃ǝ ʒǝnǝviɛv ɛ bwa ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Sainte-Geneviève-des-Bois, le siège de la communauté d'agglomération du Val d'Orge et du doyenné du Val d’Orge-Sainte-Geneviève-des-Bois.

Villa rustica gallo-romaine dont la légende veut que Sainte-Geneviève y ait fait jaillir une source miraculeuse en 448, village forestier jusqu’au début du XXe siècle, Sainte-Geneviève-des-Bois, relié d’abord à la ligne Paris - Bordeaux empruntée plus tard par la ligne C du RER d'Île-de-France puis à la route nationale 104 connut une période de lotissement massif des bois communaux et privés mêlant pavillons de banlieue et grand ensemble, entraînant une multiplication par trente-cinq du nombre d’habitants entre 1921 et 1999 et lui permettant d’accéder aujourd’hui au titre de centre urbain majeur du département. La commune est aussi connue dans la région pour accueillir en partie le plus grand centre commercial d’Île-de-France, la zone d’activités de la Croix-Blanche qui regroupe en 2009 plus de cent soixante enseignes de grande distribution.

Ses habitants sont appelés les Génovéfains[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Sainte-Geneviève-des-Bois en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 74,9 % 703,16
Espace urbain non construit 14,2 % 133,29
Espace rural 10,9 % 102,27
Source : Iaurif[3]

Sainte-Geneviève-des-Bois est située dans la région Île-de-France, au centre-nord du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne, au cœur de l’ancien pays, aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire ayant la forme approximative d’un croissant orienté du nord-ouest au sud, long de cinq kilomètres cinq cent mètres et large de deux kilomètres six cent mètres, sur une superficie totale de neuf cent vingt-sept hectare. Près de 90 % de ce territoire est aujourd’hui urbanisé, dont 74 % effectivement construits, ne laissant qu’un peu plus de 10 % d’espace dit « rural », composé pour soixante-quinze hectares de bois communaux à l’est, à proximité de la ville voisine de Fleury-Mérogis et dix-sept hectares à l’extrême nord-ouest occupé par une plaine marécageuse. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°38'58" Nord et 02°19'30" Est au point central de ce territoire[4]. La frontière ouest et nord-ouest de la commune avec Longpont-sur-Orge, Villiers-sur-Orge et Épinay-sur-Orge est matérialisée par la rivière l’Orge qui arrose le territoire sur trois kilomètres, constituant le seul cours d’eau naturel de la commune et creusant une vallée peu profonde vers laquelle s’incline la commune depuis le plateau du Hurepoix. Deux axes structurants traversent le territoire municipal, la ligne Paris - Bordeaux empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France du nord au sud à l’extrême ouest et la route nationale 104 qui coupe le sud de l’espace communal d’ouest en est. Quatre autres routes départementales d’importance locale traversent aussi Sainte-Geneviève-des-Bois, la RD 117, ancienne « route de Corbeil » et les RD 25, RD 46 et RD 296 qui y sont liées. Outre le centre-ville historique implanté autour de l’ancien château, plusieurs quartiers et lieux-dits sont répartis sur le territoire, dont le plus indépendant est Le Perray. Divers grands ensembles ont été édifiés et forment eux aussi des quartiers distincts, au même titre que la vaste zone d’activités de la Croix-Blanche.

Relativement importante localement, Sainte-Geneviève-des-Bois est implantée à vingt-quatre kilomètres au sud de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, neuf kilomètres à l’ouest d’Évry[6], neuf kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[7], douze kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[8], vingt-sept kilomètres au nord-est d’Étampes[9], quatre kilomètres à l’est de Montlhéry[10], neuf kilomètres au nord-est d’Arpajon[11], dix-huit kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[12], vingt-sept kilomètres au nord-est de Dourdan[13] et vingt-neuf kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14]. Elle est aussi située à seulement quatre-vingt-dix-neuf kilomètres au nord-ouest de son homonyme Sainte-Geneviève-des-Bois dans le Loiret[15].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Orge à la frontière avec Villiers-sur-Orge.

La frontière nord-ouest de la commune est matérialisée par le cours de la rivière l’Orge qui coule sur trois kilomètres du territoire, du sud-ouest au nord en étant séparée en deux bras sur une majeure partie de son parcours génovéfain. Au sud de la commune, un ruisseau prend sa source dans le bois des Roches, deux petits lacs agrémentent le parc de la Héronnière et trois bassins de rétention des eaux de pluie ont été creusés dans la vaste zone commerciale de la Croix blanche. Au centre du territoire, plusieurs petits lacs sont disposés dans le parc Pierre et un bassin d’agrément baigne le donjon de l’ancien château. À l’extrême nord, un lac s’est formé au point de confluence des deux bras de l’Orge.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Geneviève-des-Bois est implantée à l’extrême nord du plateau du Hurepoix, sur le versant est de la vallée de l’Orge. Le territoire s’étage ainsi entre une altitude basse de trente-sept mètres à l’extrême nord-ouest du territoire au niveau de la rivière[16] et une altitude haute de quatre-vingt-dix mètres à l’extrême sud-est dans le cimetière orthodoxe russe, à proximité du lieu-dit Liers situé à une altitude de quatre-vingt-cinq mètres[17], le centre-ville est lui situé à une altitude approximative de soixante-seize mètres[18]. Comme l’ensemble du bassin parisien, la commune est implantée sur un terrain mêlant des couches successives de sable et meulière, sur de la marne et du gypse recouvrant un sous-sol de calcaire[19], l’érosion est cependant peu marquée sur le plateau, traditionnellement couvert de forêt, et plus importante dans le lit de la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sainte-Geneviève-des-Bois occupe un territoire relativement étendu et découpé, limitrophe d’un nombre important de communes. Au nord-ouest, la rivière l’Orge matérialise une frontière naturelle avec à l’ouest Longpont-sur-Orge, au nord-ouest Villiers-sur-Orge et au nord, Villemoisson-sur-Orge. Au nord-est, l’avenue Jean Moulin sépare la commune de Morsang-sur-Orge, à l’est, la frontière avec Fleury-Mérogis passe par le bois des Trous. Au sud et sud-est, la zone d’activités de la Croix Blanche est partagée avec Le Plessis-Pâté. Tout le sud-ouest de la commune forme un arc autour de la commune voisine de Saint-Michel-sur-Orge entre la route nationale 104 au sud-ouest et le cours de la rivière à l’ouest.

Rose des vents Villiers-sur-Orge Villemoisson-sur-Orge Morsang-sur-Orge Rose des vents
Longpont-sur-Orge N Fleury-Mérogis
O    Sainte-Geneviève-des-Bois    E
S
Saint-Michel-sur-Orge Le Plessis-Pâté Le Plessis-Pâté

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Sainte-Geneviève-des-Bois est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Sainte-Geneviève-des-Bois.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[20],[21].


Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Sainte-Geneviève-des-Bois est aujourd’hui une commune importante de banlieue parisienne et dispose ainsi de moyens d’accès variés. Plusieurs axes routiers traversent le territoire, dont le plus important est la route nationale 104 qui passe au sud à proximité de la zone commerciale. Elle est coupée perpendiculairement par la route départementale 117 qui traverse la commune du nord au sud avec l’appellation de route de Corbeil, rejointe par la route départementale 46 et la route départementale 296, la première traversant la commune vers l’ouest et formant la frontière sud avec Saint-Michel-sur-Orge. Au nord-ouest passe la route départementale 25 qui suit le cours de l’Orge.

Au nord-ouest passe aussi la ligne Paris - Bordeaux, empruntée notamment par la ligne C du RER d'Île-de-France. La commune dispose ainsi de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois dans le quartier du Perray. Elle est complétée par un réseau d’autobus, dont le Noctilien N131[22] qui assure la continuité du service de nuit, la ligne 401 et la ligne 510 du réseau de bus TICE avec trois arrêts dans la commune[23], les lignes 91.04 et 91.05 du réseau de bus Albatrans au départ d’Évry et à destination d’Arpajon et de Massy, la ligne 6 du réseau de bus Athis Cars[24], les lignes DM2A[25], DM6[26], DM11[27] et DM17[28] du réseau de bus Daniel Meyer, les lignes 107[29] et 10.25[30] du réseau de bus CEAT. Un réseau communal intitulé Génovébus dispose de quatre lignes qui parcourent la commune[31].

L’aéroport Paris-Orly est situé à douze kilomètres au nord[32] et l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle à quarante-deux kilomètres au nord-est[33]. L’aviation générale et d’affaires sont orientées vers l’aéroport de Toussus-le-Noble à vingt kilomètres au nord-ouest. Aujourd’hui désaffectée, la base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge n’est qu’à quatre kilomètres au sud.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Geneviève-des-Bois était originellement composée du bourg principal au centre du territoire et de deux hameaux périphériques, « Liers » au sud et « Le Perray » au nord-ouest, ce dernier ayant failli constituer une commune distincte appelée le Perray-sur-Orge dans les années 1930. Plusieurs lieux-dits subsistent encore aujourd’hui, dont le Cormier au sud-est, le Parc Pierre et la Mare aux chevaux à l’est. L’urbanisation et le lotissement de la commune l’a doté de différents quartiers et résidences dont Germinal à l’ouest, le centre-ville autour du château, les Bois Clairs, Saint-Hubert, les Aunettes, la Héronnière et l’importante zone d’activités de la Croix Blanche au sud. Confronté à des difficultés sociales, le quartier des Aunettes qui regroupe plus de huit mille habitants sur soixante-trois hectares est aujourd’hui classé zone urbaine sensible[34] et engagé dans le cadre d’une convention de rénovation urbaine. L’Insee découpe la commune en quinze îlots regroupés pour l'information statistique soit le Perray, Georges Pitard, Parmentier, Victor Hugo, L’Étang, la Mairie, Ferdinand Buisson, Parc Pierre, Cocheris, les Mares Yvon, Croix blanche, Liers, les Aunettes, Louis Pergaud et les bois Clairs[35].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon la légende, en 448, sainte Geneviève aurait fait jaillir une source miraculeuse dans la grotte qui porte aujourd’hui son nom, donnant l’appellation au bourg situé à proximité[36]. L’ajout du suffixe « des bois » se fit ultérieurement pour différencier la paroisse des autres Sainte Geneviève en France, en référence aux bois nombreux sur le territoire, dont les bois de Séquigny, des Roches et des Trous subsistent aujourd’hui. Le nom de Séquigny est lui-même une altération du nom latin Sicnii villare, faisant référence à une villa rustica où était pratiquée la coupe des arbres. Durant la Révolution française, la commune prit le nom de « Colbert-la-Réunion » mais fut officiellement nommée dans le bulletin des lois de 1793 sous l’appellation Sainte Geneviève des Bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le fait est certain, de petites maisons parsemaient déjà la forêt de Séquigny. Le hameau de Sicnii villare (lieu probable de bûcheronnage et de résidence) existait au temps de la Gaule romaine car aux confins de l’actuel Sainte-Geneviève-des-Bois, vers le Pont de la Fouille, était installée une villa rustica, disparue lors des invasions germaniques.

Lors d’une épidémie, en 448, Sainte Geneviève fit un miracle en faisant d’une source, une eau miraculeuse. Cette même Sainte Geneviève aurait défendu à deux reprises la localité de Paris en 451. À la suite de ce miracle, une chapelle fut construite à proximité de la grotte d’où l’eau jaillissait. La forêt de Séquigny finit par être défrichée autour de cette chapelle. Un petit bourg vit donc alors le jour. Une autre légende dit que les reliques de Sainte-Geneviève auraient été transportées dans la petite chapelle isolée de Séquigny, pour échapper aux incursions de pillards Normands. C’est vraisemblable, mais trois siècles séparent ces agressions d’une invasion de Huns au cours de laquelle Sainte Geneviève rassura les parisiens, disant que Lutèce serait évitée par ces hordes. Une autre possibilité relate qu’en 448 Sainte Geneviève, allant au-devant de Saint Loup, évêque de Troyes, alors qu’elle se trouvait dans la forêt de Séquigny par une forte chaleur, ressentit la soif. Répondant à ses vœux, une source jaillit à ses pieds. Mais est-ce bien l’itinéraire de Lutèce vers Troyes ? Cette source devait être pour des générations la fontaine de Sainte Geneviève. Elle sera transformée en grotte par Bertier de Sauvigny à la veille de la Révolution.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, avec sa petite chapelle, la commune entra dans l’histoire, en tant qu’objet d’un don qu’Hugues Capet fit pour l’abbaye Saint-Magloire de Léhon, la paroisse resta dans la dépendance de l’Église jusque sous le règne d’Henri IV. Séquigny, alors vassal de l’Hôtel-Dieu de Paris, fut érigé en paroisse au détriment de Villemoisson, qui s’étendait en tant que paroisse jusqu’à Bondoufle. Morsang, faisant partie de ce même don, resta feudataire de l’abbaye.

On peut se représenter ce hameau de Sainte-Geneviève, bien petit à côté de la seigneurie Liers s’étendant jusqu’au Parc Pierre actuel compris. Leurs seigneurs devaient la garde au château de Montlhéry. L’un deux, Foulques de Liers, partit pour la première croisade avec Milon, 1er comte de Montlhéry. Liers avait deux manoirs tenus par deux frères, l’un à Liers, l’autre au Parc-Pierre. En 1345, tandis que Liers entrait dans la vassalité de l’Hôtel-Dieu, donc de Sainte-Geneviève, le Parc Pierre ne voulut reconnaître que l’autorité du comte de Montlhéry, c’est-à-dire du roi.

L’on suppose que l’ancienne voie romaine fut aménagée en voie royale, menant à Orléans et traversant le secteur. Un relais fut alors construit à proximité de cette voie, ainsi qu’un château. Le bourg s’agrandit, les maisons bordant alors la route sur quelques kilomètres. Certains écrits attestent que le roi Louis XIII venait chasser en forêt de Séquigny et donc devait séjourner dans le château. La seigneurie de Sainte-Geneviève fut alors placée en fermage à des intendants non héréditaires, avec moyenne, basse et parfois haute justices. Le 28 novembre 1598, l’Hôtel-Dieu de Paris vendit son domaine de Sainte-Geneviève à Jehan de La Fosse pour sept mille trois cent écus-soleil. Le 1er décembre 1645, son successeur, Antoine Boyer fit l’acquisition des deux tiers de la seigneurie de Louis de Martines au Perray. L’autre tiers, souvent possession des propriétaires du château de Villemoisson, devint le fief de La Gilquinière. La seigneurie du Perray était vassale du Plessis-Pâté.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de Sainte-Geneviève-des-Bois au XVIIIe siècle par Cassini.

Sainte-Geneviève appartint à la famille de Noailles, propriétaire d’importants domaines en France. Sainte-Geneviève (avec Villemoisson) fut confiée à des fermiers, Monnerot et Bartel de Bonneval, qui laissèrent à leur tour en gérance ces terres à d’autres mandataires peu ou prou chargés d’exploiter le ci-devant villageois, dont le fruit du travail devait profiter à tout ce monde.

Vinrent ensuite, en 1734, Madame Marguerite Danican, veuve de Michel Amelot, puis Pierre Durey d’Harnoncourt qui unit Sainte-Geneviève et Villemoisson à Morsang-sur-Orge. En 1767, Louise Bernarde d’Harnoncourt, grâce au désistement de son frère, apporta les trois seigneuries à Jean Louis Bertier de Sauvigny. Son fils, Louis Bénigne fut le dernier seigneur et en 1789, une des premières victimes de la Révolution française.

La Révolution et la mutation[modifier | modifier le code]

L’église et le château féodal furent en partie détruits (seul le donjon et les écuries subsistaient). Durant l’Empire, on suppose que de hauts dignitaires devaient loger dans le château de l’actuel parc des Mares-Yvon. Louis Bénigne avait de grandes ambitions : il fit commencer la transformation du château, qui, s’il avait eu le temps d’amener son projet à terme, aurait fait de Sainte-Geneviève un petit Versailles. Il fit commencer la construction d’une église à l’entrée de l’avenue Jacques-Duclos, il fit construire le bâtiment de la maréchaussée avec l’intention d’établir un axe routier reliant Montlhéry au port de Corbeil. Enfin, en datant ses actes administratifs de « Sainte-Geneviève de Séquigny », il renouait ainsi avec son nom ancestral, tout un symbole. Nous devons aux Bertier de Sauvigny l’établissement de fameux plans d’intendance. En 1871, fut reconstruit le château du Parc-Pierre.

La partie basse de la commune fut aménagée en vue d’accueillir la voie ferrée Paris-Orléans, une gare fut alors construite. De cette gare rayonnent, comme dans beaucoup de villes de cette période haussmannienne, des axes majeurs comme l’actuelle avenue Gabriel Péri. Autour de ces nouveaux axes, des lotisseurs ont littéralement découpé la forêt en vue de la lotir. De nombreux ouvriers parisiens ont jusque dans les années 1930 fait l’acquisition de ces terrains qu’ils aménagèrent du mieux qu’ils pouvaient. C’étaient de véritables pionniers, qui allaient, sans eau potable, sans réseaux modernes, coloniser ces terrains qui jouxtaient les voies ferrées, on parlait alors souvent de mal-lotis. En haut de la ville, le long de l’ancienne voie royale, devenue Route de Corbeil, une nouvelle église fut alors construite en 1876 face à la nouvelle mairie-école inaugurée elle en 1840, témoignage des rivalités de la République d’alors. Les quartiers des marais, lieux de villégiatures de nombreux parisiens, furent peu à peu urbanisés.

Avec l’ouverture de la gare de Perray-Vaucluse, offrant des débouchés pour l’emploi vers la capitale et attirant les citadins, se créa en ville un nouveau quartier, près de la gare. Se développant rapidement, il engendra finalement une double polarisation de la cité. En fin d’année 1912, un référendum demandait aux habitants du Perray-Vaucluse de se manifester pour ou contre leur autonomie. En 1927, le château de la Cossonnerie fut acheté par une lady anglaise pour abriter une maison de retraite à destination des émigrés russes, à proximité des premières sépultures russes orthodoxes dans le cimetière aménagé en 1926. En 1929, pour accompagner l’urbanisation furent construits les groupes scolaires Jules Ferry et Hippolyte Cocheris. En 1932, « Perray-sur-Orge » comptait 3 106 habitants, contre seulement 2 056 à Sainte-Geneviève-des-Bois. Mais une délibération de juin 1932 rejeta la création de deux communes distinctes, évoquant l’augmentation des charges déjà lourdes des contribuables.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1933 fut édifié en centre-ville le marché couvert, accompagnant l’urbanisation rapide. La même année fut aussi aménagée une halle couverte à proximité de la gare du Perray. En 1935, ce fut l’hôtel de ville, considéré à l’époque comme grandiose pour une si petite commune qui fut construit, puis inauguré en 1936. En 1939 fut consacrée l’église russe orthodoxe Notre-Dame-de-la-Dormition, confirmant l’importance de cette communauté dans la ville.

Une importante unité de DCA allemande occupait la ville durant la seconde guerre mondiale. Durant cette période, le couple Lucienne et Pierre Lagarde se sont illustrés en venant en aide à des réfugiés juifs, geste qui leur valu en 1994 la reconnaissance du titre de Juste parmi les nations par le comité pour Yad Vashem[37],[38]. Libéré par les troupes américaines le 19 août 1944, le secteur n’avait pas vraiment souffert de la guerre. C’est plus une réhabilitation des quartiers de la basse ville, le long de la voie ferrée, qu’il fallut mettre en place. La ville fut peu à peu urbanisée massivement mais resta, longtemps, bien coupée de l’agglomération parisienne. Pour preuve, le premier centre commercial en France s’y implanta en 1963 sous l’appellation Carrefour. On parlait à l’époque d’un « magasin à la campagne ».

En 1973, la commune racheta le château du Parc-Pierre, restauré en 1985 pour devenir le centre de loisirs municipal. En 1979, la municipalité fit construire une serre dans le parc du château pour permettre le fleurissement de la commune. Dans les années 1980, une zone industrielle et commerciale fut mise en place. La zone de la Croix Blanche est aujourd’hui le premier parc commercial d’Île-de-France. La ville a été mangée par le continuum urbain de la région parisienne, mais semble, à ce titre, constituer une limite entre le monde urbanisé et celui de la périurbanisation. En 1988, le marché couvert reçut en décoration une large fresque murale réalisée par Louis Molinari, symbolisant la devise républicaine nationale. En 1999, la commune reçut la visite du premier ministre Lionel Jospin et du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement pour contrôler la mise en place de la police régionale des transports[39]. En 2002, la commune fut à nouveau mise en avant lors de l’occupation de la chapelle du Sacré-Cœur par des étrangers en situation irrégulière[40] et enfin en 2007 avec l’agression violente d’un automobiliste[41].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Sainte-Geneviève-des-Bois fut longtemps un village puis un bourg avant de connaître une croissance démographique exponentielle au XXe siècle. Lors du premier recensement des personnes en 1793, la commune ne comptait que trois cent quatre habitants, chiffre qui perdura approximativement pendant une cinquantaine d’années, jusqu’en 1851 où la population chuta à seulement deux cent soixante-sept résidents, à son plus bas niveau. De cette époque démarra une croissance d’abord lente, dépassant trois cent personnes en 1861, quatre cent résidents en 1876 et atteignant six cent quatre-vingt-un habitants en 1896. Alors qu’une légère chute intervint lors du recensement de 1901, la croissance reprit, avec sept cent trente-deux génovéfains en 1906 et huit cent quatre-vingt-six en 1921. En 1926 intervint une première poussée démographique pour atteindre deux mille huit cent quatre-vingt-quatorze résidents, cinq mille cinq cent soixante-sept en 1931, sept mille trois cent quatre-vingt-dix en 1936, dépassant le cap des dix mille habitants en 1946. Le lotissement du territoire, notamment des bois communaux se poursuivit avec l’édification du grand ensemble des Aunettes qui permet à la commune de compter en 1962 dix sept mille six cent soixante résidents puis vingt-trois mille six cent quatre-vingt-quatre en 1968 et de se stabiliser autour de trente mille génovéfains entre 1975 et 1990. Le recensement de 2006 a permis de dénombrer trente-quatre mille vingt-quatre habitants dans la commune. L’immigration représente une part relativement importante dans cette croissance démographique puisque 10 % de la population en 1999 était étrangère, chiffre porté à 18,6 % dans le grand ensemble des Aunettes[42]. Parmi ces populations étrangères, 3,6 % étaient portugaises, 1,3 % algériennes, 1 % marocaines, 0,7 % turques, 0,5 % tunisiennes, 0,4 % italiennes et 0,2 % espagnoles[43].


En 2011, la commune comptait 34 771 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304 280 329 320 319 290 304 301 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296 301 310 319 402 453 494 551 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
648 732 839 886 2 894 5 567 7 390 10 675 11 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 660 23 684 31 859 30 439 31 286 32 125 34 024 34 771 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse comparée de la pyramide des âges de Sainte-Geneviève-des-Bois et de celle du département montre une relative cohérence dans la répartition des classes d’âges, avec cependant une présence légèrement plus marquée dans la commune des populations nées entre 1917 et 1961 et par réciprocité un déficit de l’ordre de 1 % pour les deux tranches d’âges comprises entre 1977 et 2006. Pourtant, en cumul, la population âgée de moins de 25 ans en 1999 représentait dans la commune 32,6 % du total et même 39,6 % dans le quartier difficile des Aunettes[46]. De la même façon, on note dans la commune une nette surreprésentation de la population féminine née entre 1905 et 1939 par rapport au reste du département.

Pyramide des âges à Sainte-Geneviève-des-Bois en 2009 en pourcentages[47].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
5,7 
75 à 89 ans
9,2 
12,2 
60 à 74 ans
12,9 
20,8 
45 à 59 ans
20,0 
22,0 
30 à 44 ans
20,2 
19,5 
15 à 29 ans
18,9 
19,5 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[48].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Geneviève-des-Bois constitue à elle-seule le canton de Sainte-Geneviève-des-Bois, représenté par le conseiller général Frédéric Petitta (DVG), lui-même intégré à la dixième circonscription de l'Essonne représentée par le député Malek Boutih (PS). Le maire actuel est Olivier Léonhardt (PS), il préside un conseil municipal composé de trente-neuf élus dont trente de la majorité divers gauche, cinq pour l’opposition UMP, trois pour l’opposition Front national et un pour l’opposition Front de gauche. Il est assisté par onze adjoints[49] et vingt et un conseillers municipaux délégués[50]. La commune a en outre mis en place en 2002 un conseil des sages regroupant trente retraités[51]. L’Insee attribue à la commune le code 91 3 25 549[52] et la Poste le code postal 91700 éventuellement complété par treize Cedex. La commune de Sainte-Geneviève-des-Bois est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 105 491. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[53].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 52 204 000 € dont 39 493 000 € de fonctionnement et 12 711 000 € d’investissement[54], financés pour 33,73 % par les impôts locaux[55] avec des taux fixés à 15,93 % pour la taxe d'habitation, 13,84 % et 45,52 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 19,64 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[56]. Cette même année, la dette communale s’élevait à 46 585 000 € euros[57]. En 2009, sur les 13 243 logements répartis dans la commune, 3 428 étaient des HLM, répartis entre neuf bailleurs sociaux[58], soit près de 26 % du parc total, la commune dépassant ainsi largement les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains fixées à 20 % de logements sociaux dans la commune.

La commune est membre fondateur de la communauté d'agglomération du Val d'Orge, présidée depuis sa création par le maire de Sainte-Geneviève-des-Bois, qui rassemble dix communes. Elle a ainsi transféré les compétences de développement économique et social, d’aménagement du territoire, de politique de la ville, de conservation de la nature, de collecte et de traitement des ordures ménagères, de traitement des eaux usées, d’organisation du transport en commun et de gestion des équipements collectifs culturels et sportifs. Elle adhère en outre au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine (SMOYS) pour la distribution de l’électricité et du gaz de ville, à la société génovéfaine d’économie mixte (SORGEM) et à la société d’économie mixte d’action pour la revalorisation des déchets et des énergies locales (SEMARDEL). La commune dispose d’un centre communal d'action sociale et d’une caisse des écoles. La commune s’est dotée d’un office de tourisme.

Conseil municipal de Sainte-Geneviève-des-Bois (mandature 2014-2020).
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Sainte-Geneviève avant tout » DVG Olivier Léonhardt 30 Majorité
« Sainte-Geneviève pour tous » UMP Jean Pouch 5 Opposition
« Sainte-Geneviève-des-Bois Bleu Marine » FN Gaël Fouilleul 3 Opposition
« Place au peuple de Sainte-Geneviève » Front de gauche François Delapierre 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Trente-neuf maires se sont succédé à la tête de Sainte-Geneviève-des-Bois depuis l’élection du premier en 1790 :

Liste des maires successifs[59].
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Olivier Léonhardt PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux enregistrés à Sainte-Geneviève-des-Bois tend à montrer un certain ancrage à gauche et plus particulièrement une fidélité à la gauche gouvernementale et une forte tendance à l’abstention, quel que soit le scrutin. Ainsi, le référendum organisé en 2000 concernant la réforme de la durée du mandat présidentiel ne mobilisé que 29 % des électeurs inscrits, les élections européennes de 2004 et 2009 seulement 40 %, suivant les moyennes nationales, mais surtout, les élections, ailleurs bien suivies étaient dans la commune moins mobilisatrices, avec à peine 60 % de participation aux deux dernières élections législatives et à peine 56 % aux élections municipales. Dans ce contexte, les candidats « installés » se démarquent, laissant penser à un vote conservateur, avec l’élection sans discontinuer depuis 1988 du député Julien Dray (PS), l’élection de l’ancien maire Pierre Champion (DVG) au poste de conseiller général et l’élection dès le premier tour à trois reprises du maire socialiste Olivier Léonhardt en 2001, 2008 et 2014. De la même façon, en 2004, le candidat Jean-Paul Huchon (PS) remportait à Sainte-Geneviève-des-Bois 56,88 % des voix contre seulement 32,57 à son adversaire Jean-François Copé (UMP) et cette même année, le candidat Harlem Désir (PS) engrangeait quinze points de plus que le second Patrick Gaubert (UMP) lors de l’élection européenne. En 2009, à nouveau lors de l’élection européenne, suivant la tendance nationale la majorité présidentielle arriva en tête dans la commune mais là encore, les électeurs génovéfains accordèrent pour 17 % d’entre eux leur confiance au candidat socialiste, le plaçant en seconde position et se distinguant alors du reste du territoire. Cette propension au vote socialiste se dégagea aussi en 2007, la candidate Ségolène Royal (PS) obtenant au deuxième tour un meilleur score qu’ailleurs en France ou dans le département, et bénéficia en 2002 au candidat Jacques Chirac (RPR) par le jeu du report de voix et du « barrage » organisé contre l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen (FN). Face aux institutions européennes, les électeurs génovéfains se sont montrés partagés lors du référendum de 2005, ne rejetant le traité de Rome de 2004 qu’à 51,99 % alors qu’ils avaient été 53,21 % à approuver le traité de Maastricht[60]. Des sections du MoDem[61], du Parti communiste français[62], du Parti socialiste[63] sont installées dans la commune.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours 
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours 
Référendums 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Hippolyte Cocheris.

Les établissements scolaires de Sainte-Geneviève-des-Bois sont tous rattachés à l’académie de Versailles. La commue accueille sur son territoire les écoles maternelles Tony Lainé, Joliot-Curie, de l’Étang, Paul Vaillant-Couturier, Fernand Léger, les écoles élémentaires Ferdinand Buisson, Jean Jaurès, Hippolyte Cocheris, Marcel Cachin, les écoles primaires Romain Rolland, Jean Macé, Albert Aubel, Youri Gagarine, Denis Diderot et Louis Pergaud[81]. La poursuite d’études se fait ensuite dans les trois collèges que compte la commune, Jean Macé, Jules Ferry et Paul Éluard, puis au lycée général et technologique Albert Einstein ou au lycée professionnel Paul Langevin[82]. Un service d'éducation spécialisée et de soins à domicile est implanté dans la commune à partir des centres Clairval et Henri Dunant, le centre médico-psycho-pédagogique Henri Wallon prend en charge les enfants inadaptés[83]. La commune dispose pour l’accueil des jeunes enfants d’une crèche collective et d’une crèche familiale regroupant un réseau d’assistantes maternelles. La fédération des parents d’élèves de l’enseignement public et la fédération des conseils de parents d'élèves sont présentes dans les établissements de la commune, plusieurs foyers socio-éducatifs participent à l’animation des établissements du second degré. La commune accueille aussi un centre d'information et d'orientation[84].

Santé[modifier | modifier le code]

La maison de retraite russe.

Depuis la fermeture de la partie génovéfaine de l’hôpital psychiatrique Perray-Vaucluse qui occupait une part importante du territoire, Sainte-Geneviève-des-Bois ne dispose plus d’aucun établissement de santé. Cependant, plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont encore installées dans la commune, dont la Maison Russe, la Maison de la Forêt de Séquigny, les Jardins du Plessis et les résidences Jean Rostand et Albert Perissin[85]. Deux associations d’aide au maintien à domicile œuvrent dans la commune, Équilibre et l’Agef 91. Deux centres de protection maternelle et infantile[86],[87] et un centre de planification familiale[88] sont implantés à Sainte-Geneviève-des-Bois, soixante-dix-neuf médecins[89], trente chirurgiens-dentistes[90] et onze pharmaciens[91] exercent dans la commune.

Services publics[modifier | modifier le code]

Sainte-Geneviève-des-Bois, par sa concentration importante de population accueille aujourd’hui divers services publics. La maison des services publics Claude Rolland regroupe les services municipaux. Trois agences postales sont réparties sur le territoire en centre-ville[92], à la gare[93] et au Parc Pierre[94], la commune dispose aussi d’une antenne de la caisse d’allocations familiales[95] et une de la caisse primaire d'assurance maladie[96], un pôle emploi[97] et une trésorerie principale[98]. La sécurité de la commune est assurée par le commissariat de police[99] et le centre de secours mixte présent sur son territoire[100]. Une étude de notaire[101] officie dans la commune. La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, d’une capacité de 2 855 places, si elle occupe majoritairement des terrains de la commune voisine dispose de son adresse postale à Sainte-Geneviève-des-Bois[102]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables génovéfains au tribunal d’instance et conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris[103].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Sainte-Geneviève-des-Bois
Localisation de la ville
Sainte-Geneviève-des-Bois

Sainte-Geneviève-des-Bois a développé des associations de jumelage ou de partenariat avec :

Vie quotidienne à Sainte-Geneviève-des-Bois[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Salle G PHILIPPE
La salle Gérard Philipe avant sa reconstruction.

Sainte-Geneviève-des-Bois dispose de plusieurs espaces d’expression ou de diffusion culturelle dont la salle polyvalente Gérard Philipe, inaugurée en 1971 et entièrement rénovée et rouverte en 2011. Le donjon, qui centralise le service culturel municipal et une salle d’exposition, la maison des jeunes et de la culture, la médiathèque Jacques Brel et les trois bibliothèques réparties sur le territoire, Jean Rostand, François Mauriac et Honoré de Balzac. Le centre culturel et de danse Rudolf Noureev et le conservatoire municipal de musique et de danse permettent la pratique d’activités culturelles. Au cours de l’année, des expositions sont organisées dans les différents bâtiments communaux. Au total, quatre-vingts associations participent à l’animation et à la formation culturelle dans la commune. La salle de cinéma les 4 Perray est installé dans l’avenue principale.

Sports[modifier | modifier le code]

L’espace nautique intercommunal.

Sainte-Geneviève-des-Bois dispose de diverses installations sportives dont la plus importante est le parc des sports, équipé de six terrains de football dont un d’honneur et du gymnase Raymond Poulidor équipé d’un mur d'escalade. Répartis sur le territoire se trouvent aussi le stade de tennis Guy Môquet équipé de douze courts de tennis dont quatre couverts, le stade de rugby avec deux terrains en herbe, le stade d’athlétisme Raymond Poulidor équipé d’une piste d'athlétisme et d’un terrain de football, le complexe sportif Nicolas Copernic équipé d’un gymnase et des dojos Nicolas Copernic et Gérard Bailo, la salle de boxe municipale, le gymnase Albert Aubel équipé d’une salle de tennis de table, d’un gymnase et d’une salle d'armes, le gymnase Romain Rolland équipé d’un gymnase et d’un plateau extérieur avec piste d’athlétisme et terrain de football, le gymnase Hippolyte Cocheris et le gymnase Maxime Négro dotés chacun d’un skatepark. La commune accueille aussi l’espace nautique intercommunal du Val d’Orge équipé d’un bassin de vingt-cinq mètres, d’un bassin de trois cent mètres carrés intérieur et d’un bassin de cent mètres carrés extérieur. Chaque année est organisé une course urbaine, la « Génovéfaine », avec trois parcours de un, trois et dix kilomètres à travers le centre-ville. Cinquante et une associations organisent la pratique sportive dans la commune, parmi lesquels Sainte-Geneviève Sports, fondé en 1936 dont la section football évoluera en championnat de France amateur 2 pour la saison 2009-2010 et dont la section de rugby à XV féminin a participé au championnat de France de rugby à XV féminin 2006-2007. La commune fut ville-étape du tour cycliste de l'Essonne en 1977 et la dernière ville-étape du Tour de France 1995.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Sainte-Geneviève-des-Bois est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes[106], elle est en outre le siège du doyenné du Val d’Orge-Sainte-Geneviève-des-Bois[107]. La communauté dispose dans la commune de l’église Sainte Geneviève et des chapelles du Sacré-Cœur et Saint Jean-Marie Vianney. La communauté orthodoxe dispose à Sainte-Geneviève-des-Bois de la Dormition[108] et du carré russe dans le cimetière communal. La communauté juive s’est regroupée autour de l’association Acige qui gère le lieu de culte Chevet Ahim[109], la communauté musulmane dispose d’une salle municipale gérée par l’association Averroes, l’église réformée de France dispose du temple La Balise[110].

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Médias[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, d’IDF1 et Téléssonne toutes deux intégrées à Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Cœur-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie[modifier | modifier le code]

Le marché couvert du Donjon.

Sainte-Geneviève-des-Bois est aujourd’hui intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Orly qui regroupait en 2006 trente communes et 469 279 habitants, les Génovéfains représentant ainsi 7,25 % du total. Dans cette zone d’emploi, 211 095 personnes occupaient un emploi, pour 84 % d’entre dans le secteur tertiaire, mais le taux de chômage s’élevait en 2006 à 9,7 %[111]. Dans la commune, la population active comptait 16 937 personnes avec un taux de chômage fixé à 9,3 % en 2006, en partie dû au fait que l’ensemble des structures économiques de la commune n’offre une capacité d’emploi de seulement 9 813 emplois, obligeant près de la moitié des résidents à s’expatrier dans d’autres zones d’emploi, malgré la présence de l’importante zone commercial de la Croix Blanche qui concentrait à elle seule quatre mille cent soixante-quatre emplois sur sept cent mille mètres carrés de surface commerciale couvert et un tiers des emplois de la commune[112]. Outre ce visage de « banlieue-dortoir », la commune a ainsi très tôt misé sur le développement de la grande distribution en accueillant dès 1963 le premier hypermarché de France sous l’enseigne Carrefour et en étant le point de départ du réseau immobilier Cafpi dont elle accueille encore le siège social. Au total, ce sont 1 345 entreprises qui sont implantées à Sainte-Geneviève-des-Bois et 133 qui furent créées en 2007. Parmi ces entreprises, deux sont répertoriés dans le registre français des émissions polluantes, la chaufferie Idex et cie qui assure le chauffage de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis voisine surveillée pour ses émissions de dioxyde de carbone[113] et la laverie industrielle Anett Trois pour sa demande biologique en oxygène importante et ses prélèvements en eau potable et souterraine importants[114]. Malgré la mise en place d’un office de tourisme, un seul hôtel non classé comptant quarante-cinq chambres était installés dans la commune. Au même titre que le tourisme, l’agriculture n’occupe qu’une place marginale dans l’activité économique municipale puisque seulement trois exploitations étaient encore implantées en 2000 employant seulement six personnes. Deux marchés se tiennent dans la commune, place de la gare les samedis, et au marché couvert du donjon les mercredis, vendredis et dimanches[115].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

De fait, la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée dans la commune était celle des employés, suivie des professions intermédiaires et des ouvriers, les cadres ne représentant que 13 % de la population active municipale. De la même façon, 85,6 % de la population travaillait dans le secteur tertiaire, dont la majeure partie dans le commerce, le secteur secondaire et le secteur primaire n’occupant qu’une place marginale dans l’activité économique. Cependant, les salariés génovéfains bénéficient d’une certaine stabilité d’emploi puisque près de 82 % étaient titulaires de la fonction publique ou détenteurs d’un contrat à durée indéterminée. Cette situation entraine dans la commune une certaine homogénéité sociale, avec un revenu net moyen fixé à 24 829 euros, 65,2 % de la population étaient assujettis à l’impôt sur le revenu et 60 % de la population étant propriétaire de son logement[116]. En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 35 070 €, ce qui plaçait Sainte-Geneviève-des-Bois au 6 492e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[117].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Sainte-Geneviève-des-Bois 0,1 % 6,0 % 13,0 % 27,1 % 33,8 % 20,0 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Sainte-Geneviève-des-Bois 0,4 % 9,1 % 6,5 % 27,7 % 10,8 % 7,5 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[118]

Centre commercial La Croix blanche[modifier | modifier le code]

L’aménagement de la zone d'activité commerciale de la Croix blanche fut entamée au début des années 1980, en bordure de la Francilienne. C’est aujourd’hui le plus grand pôle commercial d’Île-de-France avec cent soixante quatre enseignes occupant plus de sept cent mille mètres carrés de surface commerciale couverte et employant plus de trois mille personnes[119].

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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc Pablo Neruda.

Malgré le lotissement débridé de la vaste forêt de Séquigny au XXe siècle, soixante-quinze hectares sont encore occupés par les espaces boisés à l’est du territoire et dix-sept hectares par des marais et espaces humides, constituant les espaces naturels de la commune, classés comme espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[120]. Outre la Méridienne Verte qui traverse la commune du nord au sud, trois parcs sont répartis sur le territoire. À l’ouest, le parc des bords de l’Orge couvre vingt-six hectares, au sud-est, le parc Pierre accueille une ferme pédagogique et un parc animalier. Au centre de la commune, le parc Pablo Neruda et l’allée verte du château permettent au génovéfains de s’aérer en centre-ville. Sainte-Geneviève-des-Bois organise chaque année une fête des plantes réunissant les habitants, ce qui lui permet entre autres actions d’être la seule commune du département en 2009 à être récompensée par quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[121].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le patrimoine architectural de Sainte-Geneviève-des-Bois est relativement varié et permet de retracé les différentes époques de croissance de la commune. Mémoire du passage de l’ancienne route royale, deux bornes royales marquées de la fleur de lys sont inscrites aux monuments historiques depuis le 30 avril 1931[122] et le 7 octobre 1931[123]. Cette route royale passait à proximité de l’ancien château de Sainte-Geneviève-des-Bois, dont ne subsiste aujourd’hui que le donjon du XIVe siècle, les communs et l’orangerie du XVIIe siècle, tous classés le 7 décembre 1923 puis inscrits le 12 janvier 1961[124]. Enfin, marquant la présence russe dans la commune, l’ensemble constitué par l’église Notre-Dame-de-la-Dormition et le cimetière communal de Liers ont eux aussi été inscrits, le 1er juillet 1974 pour l’église de 1938[125] et le 31 janvier 2001 pour le cimetière datant de 1927[126].

Deux autres châteaux sont encore visibles dans la commune, le château du parc Pierre datant du XIXe siècle[127] et le château de la Cossonnerie du XVIIIe siècle[128]. Ils complètent le patrimoine communs, constitué par la grotte de Sainte-Geneviève, aménagée au XVIIIe siècle, , l’église Sainte-Geneviève construite par l’architecte Constant Douillard, l’ancienne mairie-école du XIXe siècle, l’hôtel de ville datant de 1936, le marché couvert décoré de bas-reliefs.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Sainte-Geneviève-des-Bois :

Louise Boyer.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Armoiries de Sainte-Geneviève-des-Bois

Les armes de Sainte-Geneviève-des-Bois se blasonnent : D’azur au donjon d’or couvert, sommé d’un campanile montant de la pointe, flanqué de deux tourelles couvertes en forme d’échauguette du même, ajourées de sable. Le tout maçonné aussi de sable. Le donjon chargé d’un écusson de gueules au buste de Sainte Geneviève d’argent nimbée d’or et accosté en chef de deux fleurs de lys aussi d’or.[129]

Ce blason a été réalisé par Louis Mourgeon et adopté par le conseil municipal en avril 1943.

La commune s’est en outre dotée d’un logotype reprenant le profil du donjon du château en blanc sur fond bleu, symbolisant la forêt.

Logotype de Sainte-Geneviève-des-Bois

Sainte-Geneviève-des-Bois dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

La grotte miraculeuse de Sainte-Geneviève.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mourgeon, Monographie historique de Sainte-Geneviève-des-Bois, Dumas,‎ 1969
  • Collectif d'auteurs, Sainte-Geneviève-des-Bois, le XXe siècle, Maury,‎ 1992 (ISBN 9782950643100)
  • Claude Audigié et Philippe Ringalle, Le château de Sainte Geneviève des Bois, Amattéis,‎ 1994 (ISBN 9782868491404)
  • Natalia Smirnova, L’église et le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale,‎ 1999
  • Claude Audigié, Sainte-Geneviève-des-Bois, des origines à 1789, Lorisse,‎ 2006 (ISBN 9782843737879)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Sainte-Geneviève-des-Bois dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 06/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 08/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Fiche de Sainte-Geneviève-des-Bois sur le site géographique lion1906.com Consulté le 14/07/2009.
  5. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  6. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  7. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  8. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  9. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  10. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  11. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
  12. Orthodromie entre Sainte-Geneviève-des-Bois et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 20/08/2012.
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