Montoire-sur-le-Loir
| Montoire-sur-le-Loir | ||||||
| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Centre | |||||
| Département | Loir-et-Cher | |||||
| Arrondissement | Vendôme | |||||
| Canton | Montoire-sur-le-Loir (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Ronsard | |||||
| Maire Mandat |
Pierre Roger 2010-2014 |
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| Code postal | 41800 | |||||
| Code commune | 41149 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Montoiriens | |||||
| Population municipale |
4 058 hab. (2010) | |||||
| Densité | 193 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 60 m — Max. 146 m | |||||
| Superficie | 21,02 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.mairie-montoire.fr | |||||
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Montoire-sur-le-Loir est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.
Ses habitants sont appelés les Montoiriens.
La ville est un noyau rural[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
- dans le canton de Montoire-sur-le-Loir :
- dans le canton de Savigny-sur-Braye (arrondissement de Vendôme) :
Histoire [modifier]
Moyen Âge [modifier]
Montoire est une ville fort ancienne, connue sous le nom de Aureum Mons en latin médiéval. L'église saint Gilles portait sur sa voûte des fresques romanes, qui témoignent encore par les dessins qu'en a réalisés Monsieur Launay, de son ancien rayonnement religieux. La maison de Montoire assure son renom guerrier. La ville et sa campagne, aux confins du Blaisois et du Perche, sont intégrés dans le comté de Vendôme.
Durant la guerre que se livraient Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste, Richard Coeur de Lion prend, en 1188, le château de Montoire puis se dirige sur Lavardin.
Monteor ou Montoire est promue capitale du Bas-Vendômois sous Jean V, qui organise la scission de la terre comtale de Vendôme. La maison de Vendôme passe aux Bourbons, avant de revenir à la maison royale en 1712. Elle échoit au gentilhomme d'origine bretonne Kerhoent (ou Querhoent) à la fin de l'Ancien Régime. Il obtient l'autorisation de renommer la terre de Montoire en pays de Kerhoent.
Révolution française [modifier]
Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Querhoent, fut à nouveau nommée Montoire[2].
C'est aussi vers cette période, entre 1790 et 1794, qu'est absorbée la commune voisine de Saint-Oustrille[2].
Période contemporaine [modifier]
Au XIXe siècle, Montoire est une ville commerçante, étendue en grande partie sur la rive droite du Loir, dans l'arrondissement de Vendôme. Elle n'est qu'à 18 km au sud-ouest de la préfecture Vendôme, ville en amont dans la même vallée.
Le 27 décembre 1870, pendant la guerre de 1870-1871, lors d'un engagement hivernal meurtrier entre Fontaine et Montoire, le général Jouffroy d'Abbans et ses soldats remportent une trop courte victoire face aux troupes prussiennes en avancée téméraire. Il saisit une centaine de prisonniers allemands, outre les bagages et les munitions.
Le chef-lieu de canton qui a 3 167 habitants en 1878 possède une belle et vaste place créée par le duc de Tallard, un des anciens seigneurs de Montoire. Elle est bordée par le Loir et adossée aux ruines du château de saint Outrille. On observe encore des pans de murailles sur les lieux des anciennes fortifications de la ville. La ville possède des tanneries, des fabriques de serge et de toile, ainsi que des grosses bonneteries de laine. Elle reçoit d'actifs marchés du pays agricole, ce qui fait d'elle un centre commercial dans le domaine des céréales, des vins, des bois, des fourrages et des plantes médicinales renommées.
Le chemin de fer arrive probablement dans les années 1880.
C'est en 1891 que le nom actuel de Montoire-sur-le-Loir fut adopté[2].
Il n'y a plus que 2 780 habitants en 1920. Le canton a 19 communes et 10 540 habitants.
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[3], dont Montoire-sur-le-Loir[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[6].
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Montoire-sur-le-Loir est connue pour l’« entrevue de Montoire », entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler, qui a eu lieu le 24 octobre 1940 en gare de Montoire. C'est à l'occasion de cette entrevue que fut envisagée la collaboration française au régime nazi. La gare de Montoire a été choisie pour son relatif isolement et sa proximité avec l'axe Paris-Hendaye — Hitler revenant d'une entrevue avec Franco se déroulant à Hendaye dans le but de convaincre l'Espagne d'entrer en guerre. De plus, en cas d'attaque aérienne, le train pouvait se mettre à l'abri dans le tunnel de Saint-Rimay proche. Les portes blindées qu'on peut voir aux entrées de ce tunnel furent installées en 1943, et un poste de commandement allemand fut créé à Saint-Rimay et Thoré-la-Rochette, en liaison directe avec Berlin mais il ne fut jamais utilisé.
Ce tunnel a un rôle plus tard, en 1942, quand Saint-Rimay est choisi comme quartier général d'Hitler au moment où ce dernier croit que le débarquement aura lieu en Atlantique. Mais quand il comprend que le débarquement se fera plus au nord, Saint-Rimay et le W3 (nom de code du quartier général) sont abandonnés.
L'après-guerre [modifier]
En 1972, la commune absorbe celle voisine de Saint-Quentin-lès-Trôo[2] ; au cours de la Révolution française, celle-ci, alors nommée simplement Saint-Quentin, porta provisoirement le nom de Prés-Quentin et adopta celui de Saint-Quentin-lès-Trôo en 1937[7].
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Montoire-sur-le-Loir se blasonnent ainsi |
Administration [modifier]
Population et société [modifier]
Évolution démographique [modifier]
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (40,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 46,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 15,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 35,9 %) ;
- 53,7 % de femmes (0 à 14 ans = 11,8 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 43,9 %).
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Le festival international de folklore se déroule chaque année depuis 1973 pendant la semaine du 15 août. Ce festival, dont la 40e édition a lieu en 2012, rassemble environ 10 groupes de pays différents venant des 5 continents chaque année. Sa fréquentation en fait un des évènements majeurs de la région durant l'été.
- Les Printanières du tourisme[14] : week-end consacré à la découverte des sites touristiques de la région de Montoire. La 5e édition a eu lieu les 26 et 27 mars 2011. Cette manifestation ouvre la saison touristique avec des visites gratuites ou à 1 € maximum.
- Le festival « À l'Unisson », consacré à la musique actuelle, est organisé depuis 2008 par des jeunes de Montoire aux alentours du 3e week-end de juillet.
Sports [modifier]
Le complexe sportif Jules Ferry comprend le foot, le tennis, le gymnase, le club de vélo, etc.
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Château avec donjon bâti par les premiers seigneurs de Montoire à la fin du XIe siècle.
- Musée des Rencontres ou gare historique retraçant l'entrevue de Montoire. Musée consacré aux entrevues des 22 et 24 octobre 1940 entre Laval et Hitler puis entre Pétain et Hitler.
- Chapelle Saint-Gilles et ses fresques romanes (attention, chapelle privée: demander les clefs à l'office de tourisme)[15].
- Couvent des Augustins, et plus particulièrement le cloître, joyau architectural où il existe encore des fresques remarquables.
- Médiathèque intercommunale installée partiellement dans l'ancien Couvent des Augustins
- Église Saint-Laurent.
- Lieu-dit « La Fosse » (vins Martellière appellation Coteaux du Vendômois), qui possède aussi un magnifique jardin botanique que l'on peut visiter en été.
- Musée Musikenfête où l'on peut retrouver toutes les expositions des pays venus à Montoire lors du festival folklorique.
- Ancienne église Saint-Outrille.
- Chapelle de la Madeleine, associée à une ancienne léproserie.
- Château de Chalay, dans l'ancienne commune de Saint-Quentin-lès-Troo.
- Maison Busson, ancienne maison du bailli, et une maison du XVIe siècle à côté.
- Maison Taillebois.
- Chapelle Saint-Laurent, dans le cimetière.
Jumelage [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pierre de Ronsard fut nommé prieur de Saint-Gilles en 1566, après avoir quitté la cour de Charles IX de France, à cause de sa maladie. Cependant, certains doutent de sa présence effective[16].
- Armand Samuel de Marescot (1758-1832) ,général du génie des armées de la République et de l'Empire.Est décédé au château de Chaslay
- Honoré de Balzac fait naître en ce lieu son personnage Louis Lambert (Balzac), dans le roman de la Comédie humaine, Louis Lambert.
- Le peintre paysagiste français Charles Busson est né le 15 juillet 1822 à Montoire et mort le 4 avril 1908 à Paris.
- Charles Bouvard, médecin de Louis XIII
Notes [modifier]
- Cf. le dossier de la DATAR La France de 2015
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesfcass. - Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Quentin-lès-Troo », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 21 décembre 2012
- Démission de Michel Cureau
- [1] Élection de Pierre Roger.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Montoire-sur-le-Loir en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 octobre 2010
- Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 octobre 2010
- Pages des Printanières du Tourisme
- Farid Abdelouahab (dir.) (préf. Jack Lang), Regards objectifs : Mieusement et Lesueur photographes à Blois, Paris, Somogy, 2000, 183 p. (ISBN 2-85056-436-2), p. 89.
Photographie de Séraphin-Médéric Mieusement de la chapelle Saint-Gilles en 1887.
- http://books.google.fr/books?id=Ka04LZW38rUC&pg=PA308 ainsi que http://www.mairie-montoire.fr/tourisme---culture---patrimoine/patrimoine/77-petit-historique-de-la-ville-de-montoire.html
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville de Montoire
- Site officiel de l'Office de tourisme de Montoire
- Site officiel de la communauté de communes du pays de Ronsard CCPR
