Montoire-sur-le-Loir

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Montoire-sur-le-Loir
Image illustrative de l'article Montoire-sur-le-Loir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Montoire-sur-le-Loir
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Ronsard
Maire
Mandat
Guy Moyer
2014-2020
Code postal 41800
Code commune 41149
Démographie
Gentilé Montoiriens
Population
municipale
4 042 hab. (2011)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 18″ N 0° 51′ 52″ E / 47.755, 0.86444444444447° 45′ 18″ Nord 0° 51′ 52″ Est / 47.755, 0.864444444444  
Altitude Min. 60 m – Max. 146 m
Superficie 21,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-montoire.fr

Montoire-sur-le-Loir est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre.

Ses habitants sont appelés les Montoiriens.

La ville est un noyau rural[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Montoire est une ville fort ancienne, connue sous le nom de Aureum Mons en latin médiéval. L'église saint Gilles portait sur sa voûte des fresques romanes, qui témoignent encore par les dessins qu'en a réalisés Monsieur Launay, de son ancien rayonnement religieux. La maison de Montoire assure son renom guerrier. La ville et sa campagne, aux confins du Blaisois et du Perche, sont intégrés dans le comté de Vendôme.

Durant la guerre que se livraient Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste, Richard Coeur de Lion prend, en 1188, le château de Montoire puis se dirige sur Lavardin.

Monteor ou Montoire est promue capitale du Bas-Vendômois sous Jean V, qui organise la scission de la terre comtale de Vendôme. La maison de Vendôme passe aux Bourbons, avant de revenir à la maison royale en 1712. Elle échoit au gentilhomme d'origine bretonne Kerhoent (ou Querhoent) à la fin de l'Ancien Régime. Il obtient l'autorisation de renommer la terre de Montoire en pays de Kerhoent.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Querhoent, fut à nouveau nommée Montoire.

C'est aussi vers cette période, entre 1790 et 1794, qu'est absorbée la commune voisine de Saint-Oustrille.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Montoire est une ville commerçante, étendue en grande partie sur la rive droite du Loir, dans l'arrondissement de Vendôme. Elle n'est qu'à 18 km au sud-ouest de la préfecture Vendôme, ville en amont dans la même vallée.

Le 27 décembre 1870, pendant la guerre de 1870-1871, lors d'un engagement hivernal meurtrier entre Fontaine et Montoire, le général Jouffroy d'Abbans et ses soldats remportent une trop courte victoire face aux troupes prussiennes en avancée téméraire. Il saisit une centaine de prisonniers allemands, outre les bagages et les munitions.

Le chef-lieu de canton qui a 3 167 habitants en 1878 possède une belle et vaste place créée par le duc de Tallard, un des anciens seigneurs de Montoire. Elle est bordée par le Loir et adossée aux ruines du château de saint Outrille. On observe encore des pans de murailles sur les lieux des anciennes fortifications de la ville. La ville possède des tanneries, des fabriques de serge et de toile, ainsi que des grosses bonneteries de laine. Elle reçoit d'actifs marchés du pays agricole, ce qui fait d'elle un centre commercial dans le domaine des céréales, des vins, des bois, des fourrages et des plantes médicinales renommées.

Le chemin de fer arrive probablement dans les années 1880.

C'est en 1891 que le nom actuel de Montoire-sur-le-Loir fut adopté.

Il n'y a plus que 2 780 habitants en 1920. Le canton a 19 communes et 10 540 habitants.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[2], dont Montoire-sur-le-Loir[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[5].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maréchal Pétain et Adolf Hitler
le 24 octobre 1940 en gare de Montoire.

Montoire-sur-le-Loir est connue pour l’« entrevue de Montoire », entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler, qui a eu lieu le 24 octobre 1940 en gare de Montoire. C'est à l'occasion de cette entrevue que fut envisagée la collaboration française au régime nazi. La gare de Montoire a été choisie pour son relatif isolement et sa proximité avec l'axe Paris-Hendaye — Hitler revenant d'une entrevue avec Franco se déroulant à Hendaye dans le but de convaincre l'Espagne d'entrer en guerre. De plus, en cas d'attaque aérienne, le train pouvait se mettre à l'abri dans le tunnel de Saint-Rimay proche. Les portes blindées qu'on peut voir aux entrées de ce tunnel furent installées en 1943, et un poste de commandement allemand fut créé à Saint-Rimay et Thoré-la-Rochette, en liaison directe avec Berlin mais il ne fut jamais utilisé.

Ce tunnel aura un rôle plus tard, en 1942, quand Saint-Rimay est choisi comme quartier général d'Hitler pour faire face à un éventuel débarquement sur la côte Atlantique. Mais le débarquement sur la côte Atlantique n'ayant jamais eu lieu, Saint-Rimay et le W3 (nom de code du quartier général) sont finalement abandonnés.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

En 1972, la commune absorbe celle voisine de Saint-Quentin-lès-Trôo ; au cours de la Révolution française, celle-ci, alors nommée simplement Saint-Quentin, porta provisoirement le nom de Prés-Quentin et adopta celui de Saint-Quentin-lès-Trôo en 1937[6].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason montoire sur le loir-41.svg

Les armoiries de Montoire-sur-le-Loir se blasonnent ainsi :

D'argent au lambel de six pendants de sable posé en chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- - Dr Gamard    
1941 1944 Louis Renard   Conseiller général, chevalier de la légion d'honneur, nommé maire par Vichy
- - Maurice Rillié    
1969 1986 Charles Beaupetit DVD puis UDF Géomètre-expert - Sénateur (1974-1986) - Conseiller général (1965-1986)
1986 1995 Hubert Bretheau DVD Conseiller général
juin 1995 2001 Jean-François Proux DVD  
mars 2001 novembre 2010 Michel Cureau PS Conseiller général, démissionnaire[7]
décembre 2010 en cours Pierre Roger[8] PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 844 2 660 2 878 2 938 3 072 3 061 3 306 3 051 3 180
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 256 3 099 3 193 3 054 3 167 3 439 3 278 3 319 3 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 115 3 114 2 970 2 852 2 780 2 698 2 752 2 908 2 683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 540 3 241 3 932 4 200 4 065 4 275 4 186 4 127 4 081
2011 - - - - - - - -
4 042 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (40,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 15,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 35,9 %) ;
  • 53,7 % de femmes (0 à 14 ans = 11,8 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 43,9 %).
Pyramide des âges à Montoire-sur-le-Loir en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
3,4 
15,1 
75 à 89 ans
20,1 
19,8 
60 à 74 ans
20,4 
21,4 
45 à 59 ans
18,5 
15,8 
30 à 44 ans
13,5 
14,0 
15 à 29 ans
12,4 
12,9 
0 à 14 ans
11,8 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival international de folklore se déroule chaque année depuis 1973 pendant la semaine du 15 août. Ce festival, dont la 40e édition a lieu en 2012, rassemble environ 10 groupes de pays différents venant des 5 continents chaque année. Sa fréquentation en fait un des évènements majeurs de la région durant l'été.
  • Les Printanières du tourisme[13] : week-end consacré à la découverte des sites touristiques de la région de Montoire. La 5e édition a eu lieu les 26 et 27 mars 2011. Cette manifestation ouvre la saison touristique avec des visites gratuites ou à 1 € maximum.
  • Le festival « À l'Unisson », consacré à la musique actuelle, est organisé depuis 2008 par des jeunes de Montoire aux alentours du 3e week-end de juillet.

Sports[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif Jules Ferry comprend le foot, le tennis, le gymnase, le club de vélo, le badminton etc.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

145 odonymes recensés à Montoire-sur-le-Loir
au 3 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Promenade Route Rue Ruelle Voie Autres Total
0 9 2 [N 1] 5 0 9 [N 2] 0 0 4 [N 3] 2 [N 4] 2 [N 5] 70 [N 6] 0 0 42 [N 7] 145
Notes « N »
  1. Boulevard des Alliés et Boulevard Jean Mermoz.
  2. Dont Impasse du 11-Novembre.
  3. Place Clemenceau, Place du Maréchal Foch, Place du Patis et Place Jean François Piron.
  4. Promenade de Fosse et Promenade du Tertre.
  5. Route de Fargot et Route du Gros Buisson.
  6. Dont Rue du 8-Mai-1945.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent
  • Château avec donjon bâti par les premiers seigneurs de Montoire à la fin du XIe siècle.
  • Musée des Rencontres ou gare historique retraçant l'entrevue de Montoire. Musée consacré aux entrevues des 22 et 24 octobre 1940 entre Laval et Hitler puis entre Pétain et Hitler.
  • Chapelle Saint-Gilles et ses fresques romanes (attention, chapelle privée: demander les clefs à l'office de tourisme)[14].
  • Couvent des Augustins, et plus particulièrement le cloître, joyau architectural où il existe encore des fresques remarquables.
  • Médiathèque intercommunale installée partiellement dans l'ancien Couvent des Augustins
  • Église Saint-Laurent.
  • Lieu-dit « La Fosse » (vins Martellière appellation Coteaux du Vendômois), qui possède aussi un magnifique jardin botanique que l'on peut visiter en été.
  • Musée Musikenfête où l'on peut retrouver toutes les expositions des pays venus à Montoire lors du festival folklorique.
  • Ancienne église Saint-Outrille.
  • Chapelle de la Madeleine, associée à une ancienne léproserie.
  • Château de Chalay, dans l'ancienne commune de Saint-Quentin-lès-Troo.
  • Maison Busson, ancienne maison du bailli, et une maison du XVIe siècle à côté.
  • Maison Taillebois.
  • Chapelle Saint-Laurent, dans le cimetière.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Pologne Łowicz (Pologne)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. le dossier de la DATAR La France de 2015
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Quentin-lès-Troo », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 21 décembre 2012)
  7. Démission de Michel Cureau
  8. [1] Élection de Pierre Roger.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Montoire-sur-le-Loir en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  13. Pages des Printanières du Tourisme
  14. Farid Abdelouahab (dir.) (préf. Jack Lang), Regards objectifs : Mieusement et Lesueur photographes à Blois, Paris, Somogy,‎ 2000, 183 p. (ISBN 2-85056-436-2), p. 89
    Photographie de Séraphin-Médéric Mieusement de la chapelle Saint-Gilles en 1887.
  15. http://books.google.fr/books?id=Ka04LZW38rUC&pg=PA308 ainsi que http://www.mairie-montoire.fr/tourisme---culture---patrimoine/patrimoine/77-petit-historique-de-la-ville-de-montoire.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]