Bombon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bombon (homonymie).
Bombon
Château construit dans un style typiquement français du XVIIe, marqué par des proportions architecturales symétriques et des hautes toitures d'ardoise.
Château construit dans un style typiquement français du XVIIe, marqué par des proportions architecturales symétriques et des hautes toitures d'ardoise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Melun
Canton Canton de Mormant
Intercommunalité Communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur
Maire
Mandat
Jean-Pierre Girault
2014-2020
Code postal 77720
Code commune 77044
Démographie
Gentilé Bombonnais
Population
municipale
860 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 21″ N 2° 51′ 36″ E / 48.5725, 2.8648° 34′ 21″ Nord 2° 51′ 36″ Est / 48.5725, 2.86  
Altitude Min. 78 m – Max. 122 m
Superficie 15,00 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bombon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bombon

Bombon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bombonnais . Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 860 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes incluent Andrezel (~4,4 km), Blandy-les-Tours (~4,9 km), Bréau (~2,2 km), Champeaux (~4,1 km), La Chapelle Gauthier (~4,1 km), Châtillon-la-Borde (~5,2 km), Fouju (~5,2 km), Mormant (~4,4 km), Saint-Méry (~2,5 km) et Saint-Ouen-en-Brie (~5,3 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1207 le prieuré augustinien de Notre-Dame de Tréhans, dit parfois Tréyans[1], situé sur la paroisse, a été donné par Pierre de Corbeil, évêque de Sens, à l'abbaye du Jard qui gagnait ainsi un revenu annuel de 700 livres tournoi. La chapelle de Saint-Eloi, dépendant de l'églisse paroissiale de Bombon, rapportait 40 livres tournoi à l'archevêque. Fin XVe siècle l'abbaye du Jard eut un abbé du nom de Guillaume de Bombon (mort en 1400)[2].
En mars 1699 (lettres patentes enregistrées en 1700) la seigneurie de Bombon est érigée en comté en faveur de Basile de Brenne de Postel. Marié à Marie-Madeleine Duret de Cevery, ils eurent pour enfant Edme-Charlotte de Brenne, comtesse de Bombon, dame du palais de la reine, mariée en 1720 à Marie-Thomas-Auguste Goyon, marquis de Matignon[2].
En 1772, Bombon était prieuré-cure et château de l'archidiaconé et doyenné de Melun, l'abbé de Chaumes en recevant les revenus. À cette époque, le seigneur en était M. Geoffroy, secrétaire du roi. Le village comptait 105 feux (783 habitants en 1841), et dépendait de Melun pour le bailli et le grenier à sel[2].
Vers 1840 le château et les fermes de Neuvy (ancien fief) et de Forest appartenaient aux héritiers Louis-Geoffroy de Montjay ; la ferme des Epoisses à la comtesse de Béthisy ; la ferme des Bordes-Chalonges, qui servait de maison de garde, et l'ancien château de Montjay, à M. de Bonneuil ; et le moulin à vent de Bombon à M. de Montjay fils[2].

Lénine a séjourné dans le village, avec sa mère et sa sœur, pendant l'été 1909. L'habitante qui le logeait se souvient d'un homme aimable cherchant à être agréable. Il lui a même appris à monter à bicyclette.

Bombon a été le berceau de la Victoire de 1918. En effet, le général Foch a transporté son poste de commandement à Bombon en 1918. Son bâton de maréchal « lui a été remis dans la cour d'honneur du château en présence de tous les chefs d'état-major, maréchal Haig, maréchal Pershing, général Pétain et des plus hautes autorités politiques, le président de la République, Raymond Poincaré, Clemenceau […], Painlevé, ancien ministre de la Guerre et ancien président du Conseil. Le général Weygand […] l'assistait ».

L'abbé Denoyer a été flagellé le 5 janvier 1926 par une douzaine d'adeptes de la secte "Notre-Dame des Pleurs" de Bordeaux. L'affaire fit grand scandale et une chanson sur ce fait divers fit le tour de la France. La Complainte du Curé de Bombon, créée par le chanteur marseillais Alibert se chantait sur l'air du Trompette en bois
. Qu'est-c'qu'il a pris,monsieur l'curé/ Comme trempette (bis)/ Pour attendrir les conjurés/ Le martyr s'mit à murmurer/ Ne frappez pas au même endroit/ J'vous l'confesse/ Changez d'fesse/ Si vous voulez savoir pourquoi?/ C'est qu'elles ne sont pas en bois.. [3]

En 1939, le château de Bombon devient l'un des trois postes de commandement principaux de l'armée française[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1984 mars 2008 Joseph Berger UMP  
mars 2008 en cours Jean-Pierre Girault    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 860 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
604 612 615 736 753 713 600 686 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
691 772 806 780 763 694 692 703 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
617 597 605 555 534 459 501 538 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
516 504 545 737 853 905 913 860 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église
  • Chapelle du château de Bombon
  • Chapelle du château de Montjay

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain
  • Église Saint-Germain XVe siècle : un seul bas-côté, tour en grès du XVIe siècle ; statues d'art populaire, fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle. Classée monument historique.
  • Château de Bombon et sa chapelle.
  • Château de Montjay et sa chapelle.
  • Fief des Epoisses, ferme médiévale fortifiée.
  • Bois de Bombon.
  • Rives du ru des Moines.
  • Sources et étangs.

Événements[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Des scènes du film La Soupe aux choux avec Jean Carmet et Louis de Funès y ont été tournées. Les maisons des 2 protagonistes, construites pour le tournage, sont situées sur la gauche de la route qui amène à la maison de retraite du château de Montjay[7]. Elles ont été détruites après le tournage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. et H. Clayette, Bombon, village briard, Éditions Amatteis, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Ancueil - le ru de Varvanne. Site de Lucien des Trois Moulins.
  2. a, b, c et d Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2. Louis Michelin. 1841. p. 481.
  3. "Bombon, village briard" de J. et H. Clayette.- Éditions Amatteis : 1987
  4. Dictionnaire de la Grande guerre, Dir. François Cochet et Rémy Porte, Ed. R. Laffont, 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « La soupe aux choux - Les lieux de tournage 2/5 » (consulté le 23 août 2012)