Athis-Mons

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Athis-Mons
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Athis-Mons
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Athis-Mons (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Les Portes de l'Essonne
Maire
Mandat
Christine Rodier (UMP)
2014-2020
Code postal 91200
Code commune 91027
Démographie
Gentilé Athégiens
Population
municipale
29 831 hab. (2011)
Densité 3 485 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 27″ N 2° 23′ 20″ E / 48.707367, 2.388938 ()48° 42′ 27″ Nord 2° 23′ 20″ Est / 48.707367, 2.388938 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 92 m
Superficie 8,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-athis-mons.fr

Athis-Mons[1] (prononcé [ais mɔ̃s ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à douze kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton d'Athis-Mons et le siège du doyenné du Val de Seine-Juvisy.

À l’origine deux villages agricoles séparés sur les coteaux de la Seine et de l’Orge, seigneuries de personnages illustres, la fusion en 1817 créa Athis-Mons, une nouvelle commune qui avec l’arrivée du chemin de fer puis de l’aéroport se développa rapidement, d’abord urbanisée avec des pavillons de banlieue puis par des lotissements et des grands ensembles. Porte d’entrée nord du département par l’ancienne route nationale 7, la commune est aujourd’hui encore marquée par l’importance des transports dans son développement, dédicaçant ses églises aux cheminots et aux aviateurs et accueillant le musée de l’Aile Delta.

Ses habitants sont appelés les Athégiens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position d’Athis-Mons en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 69,1 % 592,71
Espace urbain non construit 10,6 % 90,65
Espace rural 20,3 % 174,50
Source : Iaurif[3]

Athis-Mons est située au nord du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne dans la région Île-de-France, à la frontière de la région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire ayant approximativement la forme d’un « L » inversé long de quatre kilomètres à l’est et large de deux kilomètres et sept-cent mètres à sud, pour un total de huit cent cinquante-six hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°42'09" Nord et 02°22'20" Est au point central de ce territoire[4]. Près de 70 % de l’espace communal est urbanisé et construit, moins de 20 % relève encore d’espaces dits ruraux, en réalité un massif forestier sur le coteau de l’Orge et une vaste plaine herbue sur le domaine de l’aéroport au nord. Toute la frontière est de la commune est matérialisée par le cours de la Seine, le fleuve est rejoint à proximité du quartier de Mons par la rivière l’Orge qui délimite la plaine du plateau. Ainsi, le relief de la commune varie fortement entre le nord et l’ouest placé sur un plateau atteignant approximativement quatre-vingt dix mètres d’altitude et les rives des cours d’eau à seulement trente-cinq mètres d’altitudes. Deux axes majeurs traversent le territoire, à l’est la ligne de Grande Ceinture est aujourd’hui empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France, à l’ouest, l’ancienne route nationale 7 marque une rupture entre les quartiers. Elle est croisée par la route départementale 25 et la route départementale 118 qui rejoignent la Seine, et complétée par la route départementale 29 qui emprunte les quais de la rive gauche. Ce relief et ce maillage ont donné lieu à la création de plusieurs quartiers, avec du nord-est au sud-ouest, la Plaine basse, Mons, le Centre-Ville, le Val d’Athis, le Plateau et le Noyer Renard, pour la plupart reprenant les anciennes appellations des lieux-dits ou villages.

Commune frontière, Athis-Mons est de fait relativement excentrée dans le département, elle est située à dix-huit kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, à neuf kilomètres au nord-ouest d’Évry[6], dix kilomètres à l’est de Palaiseau[7], treize kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[8], trente-quatre kilomètres au nord-est d’Étampes[9], dix kilomètres au nord-est de Montlhéry[10], quinze kilomètres au nord-est d’Arpajon[11], vingt-quatre kilomètres au nord de La Ferté-Alais[12], trente-trois kilomètres au nord-est de Dourdan[13] et trente-quatre kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14]. Elle est par ailleurs située à cent trente-trois kilomètres au sud-ouest d’Athis dans la Marne[15], à deux cent onze kilomètres à l’est d’Athis-de-l'Orne[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La confluence de l’Orge et de la Seine.

Le territoire de la commune d’Athis-Mons est implanté sur la rive gauche de la Seine, là où le fleuve forme une large boucle vers le nord-est avant d’entrer dans le Val-de-Marne, il parcourt ainsi trois kilomètres et cinq cent mètres à la frontière est de la commune. Légèrement plus à l’ouest du cours du fleuve en contrebas du coteau coule le bras nord de la rivière l’Orge, entrant par le sud de la commune depuis Juvisy-sur-Orge et parcourant deux kilomètres et cinq cents mètres jusqu’à la confluence avec le fleuve. Au nord de la commune, sur l’emprise de l’aéroport Paris-Orly, se trouve une importante station d’épuration des eaux et plus à l’est se trouve un bassin de rétention des eaux de pluie souillées par les cuves à carburant.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du plateau, du stade Louis Thomas, du coteau de Mons et de la vallée de la Seine depuis un avion décollant de la piste 02/20 de l’aéroport.

Le territoire d’Athis-Mons est implanté pour ses trois quarts Ouest sur le plateau du Hurepoix et pour sa partie Est sur le coteau de la vallée de la Seine. Il s’étage entre une altitude maximale fixée à quatre-vingt-douze mètres à l’extrémité ouest du territoire près du quartier de la Voie Verte à Savigny-sur-Orge[17] et seulement trente-deux mètres à l’extrême nord-est, sur la rive du fleuve à la frontière avec Ablon-sur-Seine[18],[19]. Au nord, le terrain s’élève rapidement depuis les berges puisque le quai n’est qu’à trente-cinq mètres d’altitude et la Grande Rue, distante de quatre cent mètres est à une altitude de quatre-vingt-un mètres[20] puis plus lentement pour atteindre quatre-vingt-huit mètres sur le terrain de l’aéroport, neuf cent mètres plus à l’ouest[21]. Au sud se trouve une vaste plaine alluviale occupée par les voies ferrées de la gare de triage, approximativement située à trente-cinq mètres d’altitude jusqu’au cours de l’Orge distante d’un kilomètres des berges du fleuve[22], avant une forte pente en centre-ville qui porte l’altitude à quatre-vingt-six mètres seulement six cent mètres plus au nord[23]. Implanté dans le bassin parisien, le sous-sol de la commune en est caractéristique avec une succession de couches de meulière, limon, argile et enfin calcaire, bien visibles sur les bords érodés du coteau[24].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire d’Athis-Mons, constitué par deux communes distinctes auparavant est relativement torturé et limitrophe de plusieurs communes différentes, mais aussi du département du Val-de-Marne. Ainsi au nord se trouvent les terres de Villeneuve-le-Roi occupées par l’aéroport Paris-Orly et sur une petite portion de frontière la commune d’Ablon-sur-Seine, frontière matérialisée à la fois par la voie ferrée et l’avenue de l’Europe. À l’est et au sud-est, la Seine marque la limite avec Vigneux-sur-Seine et Draveil même si aucune de ces communes n’est physiquement reliée puisqu’aucun pont ne relie les deux berges sur le territoire communal. Au sud, la frontière avec Juvisy-sur-Orge traverse l’importante gare de triage puis suit la rue de la Paix, l’avenue Gabriel Péri puis la rue de la Voie Verte. Cette même rue marque ensuite la courte frontière sud-ouest avec Savigny-sur-Orge jusqu’à l’avenue Maryse Bastié, l’avenue de Morangis et l’ancienne route nationale 7 qui délimite le territoire avec Paray-Vieille-Poste à l’ouest et nord-ouest.

Rose des vents Paray-Vieille-Poste Villeneuve-le-Roi Ablon-sur-Seine Rose des vents
Paray-Vieille-Poste N Vigneux-sur-Seine
O    Athis-Mons    E
S
Savigny-sur-Orge Juvisy-sur-Orge Draveil

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Athis-Mons est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Athis-Mons.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[25],[26].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d’Athis-Mons.

Même sans accès portuaire, la Seine représente depuis longtemps et encore aujourd’hui un axe de transport majeur pour la commune.

Suivant son cours, s’y ajoute depuis le XIXe siècle l’importante voie ferrée de la ligne de Grande Ceinture, la commune disposant sur son territoire de la gare d'Athis-Mons et de la majeure partie des voies de l’importante gare de triage de Juvisy toutes deux empruntées par la ligne C du RER d'Île-de-France. Un viaduc enjambant la Seine à hauteur de la commune la relie à la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis empruntée aujourd’hui par la ligne D du RER d'Île-de-France.

S’ajoutera en fin d’année 2013 la ligne 7 du tramway d'Île-de-France qui devrait relier directement Athis-Mons (station Porte de l'Essonne) à Villejuif et la Porte d'Italie à Paris[27] avec à l’horizon 2018 quatre stations dans la commune[28]. Ce nouveau transport en commun empruntera le second axe majeur de la commune, l’ancienne route nationale 7, dénommée Avenue François Mitterrand ici qui parcourt deux kilomètres quatre cent mètres de parfaite ligne droite à l’ouest de la commune depuis le carrefour dit « de la Pyramide » à Juvisy-sur-Orge et jusqu’à la limite nord du département. Dans la commune, elle croise par les routes départementales 25 et 118 qui se rejoignent en centre-ville. Venant du sud et longeant la Seine circule aussi la route départementale 29, ces trois axes permettant de rallier le pont de Villeneuve-le-Roi.

Plusieurs lignes d’autobus empruntent les rues de la commune, dont les lignes N31[29], N131[30], N133[31] et N144[32] du réseau Noctilien assurant la continuité de service nocturne du RER, les lignes 285[33], 385[34], 399[35], 486[36] et 487[37] du réseau RATP, la ligne 191-100 du réseau de bus TransEssonne, la ligne DM8 du réseau de bus Daniel Meyer[38] et les lignes 3[39], 8[40] et 10[41] du réseau de bus Athis Cars.

Enfin, depuis les années 1960, 13,6 % de l’emprise au sol de l’aéroport Paris-Orly occupe le territoire d’Athis-Mons, notamment l’extrémité sud de la piste 02/20, la station d’épuration des eaux, les citernes à carburant, le centre de contrôle du trafic aérien pour la région Nord de la direction générale de l'Aviation civile[42], le musée Delta et la maison de l’Environnement et du Développement durable[43]. La commune est par ailleurs située à trente-six kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Réunion de deux communes, Athis-sur-Orge et Mons-sur-Orge au XIXe siècle, Athis-Mons est aujourd’hui divisée en plusieurs quartiers. La municipalité a ainsi découpé la commune en cinq grandes parties, supports à la vie politique locale, le centre-ville au nord-ouest [44], le Val d’Athis au sud en bordure de la Seine et de l’Orge[45], le quartier de Mons - Plaine basse au nord-est à la frontière avec Ablon-sur-Seine[46], le quartier du Plateau - Pyramide, au centre-ouest à la frontière avec Juvisy-sur-Orge, encadrant l’ancienne route nationale 7[47], le quartier résidentiel du Noyer Renard à l’extrême ouest[48]. S’ajoutent quelques zones d’activités, les Guyards au nord, Édouard Vaillant au sud-est près de la gare. Plusieurs lieux-dits ont conservé leur appellation, notamment la Butte aux Bergers et la Fosse Prieux au nord à la limite avec l’aéroport, le Coteau des Vignes et le Parc d’Athis sur les berges de l’Orge, d’importants lotissements et résidences ont aussi donné leur noms à des quartiers, comme la Résidence Mozart et le Cottage à l’est, la Cité de l’Air au nord, la Belle Étoile, la base de Paris Terme Sud et les Gravilliers à l’ouest, les Clos Nollet. Aujourd’hui, le vaste grand ensemble du Noyer Renard est classé comme zone urbaine sensible[49], le Val d’Athis[50] et les Clos Nollet[51] sont prioritaires au titre de la politique de la ville du renouvellement urbain. Le quartier du Noyer Renard a reçu en 2011 le prix de la qualité urbaine dans le cadre du projet de rénovation[52]. L’Insee découpe la commune en quatorze îlots regroupés pour l'information statistique[53].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de la commune est issu de la fusion le 6 août 1817 d’Athis et Mons[54]. Le nom d’Athis provient du mot gaulois attegia signifiant « cabane, hutte »[55],[56],[57] et du mot latin Mons signifiant « colline, mont »[58].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Des pierres taillées et des pointes de javelot du néolithique attestent d’une occupation humaine dès cette époque. Un sarcophage mérovingien fut découvert lors de fouilles, confirmant la présence d’une seigneurie[59]. La première mention du lieu nommé Athegiam intervint au IXe siècle lors des invasions Viking. Au Xe siècle, le nom de Mons fut cité dans l’acte confirmant la donation par Hugues Capet du domaine à l’abbaye Saint-Magloire.

Deux villages, plusieurs domaines[modifier | modifier le code]

Carte de la région d’Athis au XVIIe siècle par Cassini.

En 1140, l’évêque de Paris Étienne de Senlis confia la paroisse d’Athis à l’ordre des Augustins. De cette époque daterait la construction de l’église Saint-Denis. En mars 1230, le roi Saint-Louis séjourna chez son grand panetier de France, Hugues d’Athis[59]. Le 12 juin 1305 Philippe le Bel adressa une ordonnance au prévôt de Paris. Le 23 juin 1305 fut signé à Athis-sur-Orge le traité d'Athis-sur-Orge, traité de paix entre la France et la Flandre. Sur la fin du règne de Charles VI, la seigneurie d’Athis appartenait au chevalier de Montenay. Le roi d'Angleterre, en 1423, la donna à Guillaume de Felletemps qui, trahissant à la fois son roi et sa patrie, avait favorisé l’occupation de Paris par les gens du duc de Bourgogne, allié du roi d’Angleterre. Au XVe siècle fut édifié un château seigneurial à Athis, détruit depuis. En 1610, Pierre Viole, président au parlement de Paris, possédait cette terre. Au XVIIe siècle, la famille La Brousse, propriétaire du domaine, construisirent le château d’Athis. En 1743, il fut vendu à Anne Louise Bénédicte de Bourbon, fille du prince de Condé[60]. À cette époque, deux cultures dominaient les terroirs, la vigne sur le coteau de Mons et les céréales sur le plateau d’Athis.

Fusion et développement[modifier | modifier le code]

En 1815, les troupes alliées firent beaucoup de dégâts à Athis. En 1817, les deux communes d’Athis-sur-Orge et Mons-sur-Orge fusionnèrent pour devenir Athis-Mons. En 1825 s’installa au Val une importante usine de forge. En 1841 fut construite la ligne Paris - Bordeaux sur les bords de Seine puis entre 1864 et 1884 la grande gare de triage de Juvisy-sur-Orge qui ouvrit des débouchés à la production locale. En 1865, les jésuites acquirent le château d’Athis pour y installer une école préparatoire à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et l’école polytechnique. En 1880 fut construite une première mairie-école. En 1890 fut construit le château d’Avaucourt. En 1891 fut créé un nouveau quartier, le Cottage pour accueillir les nouveaux arrivants. En 1902 y fut installé une école.

Dès les années 1920, des hangars à dirigeables furent installés sur le plateau à proximité de l’actuel aéroport. En 1929, la municipalité acheta le château d’Avaucourt pour y installer la mairie[61]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la mairie fut transformée en kommandantur. Au cours de cette période, le couple André et Renée Charpentier se distinguèrent par leur humanité au point d'être reconnu en 2010 comme Juste parmi les nations[62]. Le 18 avril 1944, le bombardement du quartier du Val et de la gare de triage fit trois cent morts et quatre mille sinistrés[63]. En 1947 fut transféré depuis Juvisy-sur-Orge le lycée Saint-Charles.

En 1960 fut achevée la grande cité FFF avec mille quatre cent cinquante logements. Construite entre 1958 et 1962, au cœur du tissu pavillonnaire d’Athis-Mons, la cité HLM du Noyer Renard abrite à l’origine une majorité de fonctionnaires, de rapatriés d’Algérie et d’habitants des communes voisines venus s’installer après l’agrandissement de l’aéroport Paris-Orly. À la même époque fut construite la Cité de l’Air réservée au personnel aérien[64]. Le 1er mai 1961 fut inaugurée l’église Notre-Dame-de-la-Voie[65].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Auparavant distincts, Athis-sur-Orge et Mons-sur-Orge étaient à leurs créations en 1793 des villages comparables démographiquement avec approximativement trois cent habitants chacun, ils connurent une évolution linéaire semblable jusqu’à la fusion intervenue en 1817. Le premier recensement commun fut celui de 1821, il montre une première baisse de la population comparativement à la somme virtuelle des deux entités précédentes. La reprise de la progression n’intervint qu’à partir de 1836 avant une période de variation chaotique du nombre d’habitants jusqu’à la date de 1872 qui marqua le dépassement des neuf cent résidents puis 1881 celui des mille habitants. Dès lors la progression se fit constante et relativement rapide avec le début des lotissements ouvriers puis des premiers grands ensembles dès le début du XXe siècle. Le cap des dix mille habitants fut ainsi franchi en 1931 avant que la commune ne subisse de lourde perte consécutive au conflit et aux bombardements de 1944, lui faisant perdre près de deux mille cinq cent personnes au cours de la Seconde Guerre mondiale. La forte poussée démographique de l’après-guerre et le développement rapide de l’aéroport de Paris-Orly voisin fit exploser le nombre d’habitants, la commune passant en l’espace de seize ans de huit mille habitants à plus de vingt-quatre mille. Le développement se poursuivit jusqu’à la fin des années 1970 avant une nouvelle baisse sous la barre des trente mille résidents en 1982 et une progression plus mesurée pour dépasser à nouveau ce cap en 2006. Avec 12,5 % de la population municipale de nationalité étrangère en 1999[66], l’immigration compte pour une part relativement importante dans cette croissance démographique. Ainsi, 3,3 % de la population était de nationalité Portugaise, 2,3 % Algérienne, 1,7 % Marocaine, 0,9 % Turque, 0,6 % Tunisienne et Italienne et 0,3 % Espagnole[67].


En 2011, la commune comptait 29 831 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
338 423 435 690 690 724 705 803 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
788 780 854 910 976 1 038 1 333 1 591 2 027
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 612 3 494 4 627 6 116 7 969 10 033 10 962 8 414 14 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
24 004 27 640 30 737 28 496 29 123 29 427 30 615 29 831 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2004[68].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse de la pyramide des âges d’Athis-Mons comparée à celle du département montre une relative similarité dans la répartition de population avec cependant une présence un peu supérieure dans la commune de résidents âgés de quinze à vingt-neuf ans et légèrement moindre d’habitants entre quarante-cinq et cinquante-neuf ans, particulièrement dans la population masculine. À l’inverse, les personnes comprises dans la tranche d’âge des soixante-quinze à quatre-vingt-neuf ans sont sensiblement plus nombreuse à Athis-Mons que dans le reste du département. En 1999, 32,9 % de la population avait moins de vingt-cinq ans et jusqu’à 43,5 % dans la zone urbaine sensible du Noyer Renard, 15,1 % des foyers étaient composés de familles monoparentales[69].

Pyramide des âges à Athis-Mons en 2009 en pourcentages[70].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
4,5 
75 à 89 ans
6,8 
11,7 
60 à 74 ans
11,1 
19,7 
45 à 59 ans
20,0 
20,7 
30 à 44 ans
21,7 
20,9 
15 à 29 ans
20,7 
22,3 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[71].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune d’Athis-Mons est aussi le chef-lieu de son canton représenté par le conseiller général Patrice Sac (PS) et intégré à la septième circonscription de l'Essonne représentée elle par le député Éva Sas (EÉLV). Le maire actuel de la commune est François Garcia (PS), il préside un conseil municipal composé de trente-cinq membres dont vingt-sept pour la majorité socialiste, six pour l’opposition du mouvement populaire et deux pour l’opposition MoDem. Il est assisté dans ses fonctions par dix adjoints au maire[72] et six conseillers municipaux délégués[73]. La commune a en outre mis en place cinq comités de quartier[74]. L’Insee attribue à la commune le code 91 3 02 027[75]. La commune d’Athis-Mons est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 100 278. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[76].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 49 303 000 € dont 38 558 000 € de fonctionnement et 10 745 000 € d’investissement[77], financés pour 37,11 % par les impôts locaux[78] avec des taux de taxes fixés à 18,64 % pour la taxe d'habitation, 19,74 % et 54,50 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 15,87 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[79]. La même année, la dette cumulée s’élevait à 39 609 000 €[80]. En 2009, la commune comptait sur son territoire 4 202 logements sociaux HLM répartis entre neuf bailleurs sociaux[81], soit 35 % du parc total de logements, bien au-delà des préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune est membre fondateur de la communauté de communes Les Portes de l’Essonne, devenue en 2009 communauté d’agglomération, elle lui a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de protection de l’environnement, d’entretien de la voirie, de collecte et de tri des ordures ménagères, de gestion de l’éclairage public, d’organisation du transport en commun, de gestion des équipements culturels, sportifs et scolaires, les politiques de l'emploi et de l’insertion professionnelle et de développement du tourisme[82]. Elle adhère par ailleurs au syndicat mixte de Transport Essonne Centre[83], au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine, au syndicat mixte de la Vallée de l'Orge Aval[84] et au syndicat mixte pour la revalorisation et l'élimination des déchets et ordures ménagères[85].

Conseil municipal d’Athis-Mons (mandature 2008-2014)[86].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Athis-Mons avance avec François Garcia » PS François Garcia 27 Majorité
« Tous pour Athis » UMP Christine Rodier 6 Opposition
« Le nouvel élan pour Athis-Mons » DVD Christine Depret 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dix maires se sont succédé à la tête de l’administration d’Athis-sur-Orge depuis l’élection du premier en 1790. Sept maires se sont succédé à la tête de l’administration de Mons-sur-Orge depuis l’élection du premier en 1790. Trente maires se sont succédé à la tête de l’administration d’Athis-Mons depuis la fusion en 1817.

Liste des maires successifs.
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 François Garcia PS puis DVG[Note 3] Inspecteur au ministère de la Culture[88]
2014 en cours Christine Rodier UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Athis-Mons, commune historiquement incorporée à la Ceinture Rouge est aujourd’hui encore caractérisée par son électorat à tendance de gauche et une forte abstention comme en témoignent les derniers résultats de scrutins. En 2000, le référendum relatif au quinquennat présidentiel fut très largement approuvé mais avec une participation historiquement basse à seulement 28,68 %. En 2001, le maire sortant Marie-Noëlle Lienemann fut réélue avec difficulté à seulement 48,36 % des suffrages, son successeur dépassa lui les 50 % mais avec une participation en baisse. En 2002, la participation à l’élection présidentielle fut relativement élevée mais le candidat Jean-Marie Le Pen fit dans la commune un score supérieur au reste du département[89]. Dans la commune, la victoire aux élections législatives revint au candidat socialiste, contrairement au reste de la circonscription qui élu le candidat sortant UMP. En 2004, les élections cantonales et régionales furent dans la commune largement remportées par les candidats socialistes, de la même façon, le scrutin européen fut très largement en faveur du candidat socialiste avec seize points d’écarts devant son adversaire. En 2005, le référendum sur le traité constitutionnel européen fut largement désapprouvé alors même que les Athégiens avaient approuvé à une courte majorité le traité de Maastricht en 1992[90]. En 2007, ce sont une nouvelle fois les candidats socialistes qui arrivèrent en tête dans la commune, contrairement aux résultats nationaux et de la circonscription. Exception, en 2009, c’est le candidat de l’UMP qui arriva en tête du scrutin européen, les électeurs plaçant le candidat socialiste en seconde position. En 2010, le président socialiste du conseil régional sortant Jean-Paul Huchon fut une fois encore largement réélu avec une participation presque correcte. Des sections de l’Union pour un mouvement populaire[91], du MoDem[92] sont présentes dans la commune.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’établissement privé Saint-Charles.

Les établissements scolaires d’Athis-Mons dépendent de l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles Pauline Kergomard, Jean de La Fontaine, Charles Perrault, Albert Calmette, La Rougette et Jacques Prévert, des écoles élémentaires Édouard Branly, Camille Flammarion, Jean Jaurès, Louis Pasteur, Pierre et Marie Curie des écoles primaires Jules Ferry et Antoine de Saint-Exupéry[109]. La poursuite d’études s’effectue ensuite dans les établissements secondaires de la commune, les collèges Wolfgang Amadeus Mozart et Michel-Richard de Lalande et les lycées Marcel Pagnol et Clément Ader[110]. S’ajoute le groupe scolaire Saint-Charles privé catholique sous contrat avec l’État et sous tutelle diocésaine[111] qui dispense les cours du primaire et secondaire. Un second établissement privé supérieur en rapport direct avec les activités aéroportuaires voisines est constitué par le centre Interlines des Guyards chargé de former les futurs personnels navigants commerciaux[112]. Hors périodes scolaires, les jeunes enfants sont accueillis dans les crèches collectives La Farandole et La Prairie[113], dans les crèches familiales La Sarabande et Robert Doisneau[114], dans la crèche parentale Tricotin et Barbotine[115] et dans la crèche interentreprises des P’tits Loup’ings[116] réservées aux parents travaillant en horaires décalés, trois haltes garderies complètent l’offre, Henri Matisse, les Lutins et L’Aquarelle[117]. Les écoles servent aussi de centres de loisirs, ils sont complétés par l’espace enfants René Goscinny et les ludothèques du Val et La Marelle. La fédération des conseils de parents d'élèves[118] et la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public sont représentées dans les conseils d’écoles de la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

Le site Jules-Valles de l’hôpital privé.

Athis-Mons offre sur son territoire un hôpital privé disposant d’un pôle chirurgical et d’une maternité et de centres spécialisés en imagerie médicale et hémodialyse[119]. S’ajoutent la maison de retraite des frères des écoles chrétiennes, l’établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Sainte-Geneviève du Moulin vert, les résidences pour personnes âgées Arpage et Jean Rostand. La commune accueille aussi l’établissement ou service d'aide par le travail des Guyards destiné à la réinsertion d’un public handicapé. Elle dispose aussi de deux centres de protection maternelle et infantile à Ozonville[120] et en centre-ville[121] et d’un centre de planification familiale[122]. Quarante-neuf médecins libéraux exercent dans la commune[123] ; quatorze chirurgiens-dentistes[124] et douze pharmacies[125] complètent l’offre médicale.

Services publics[modifier | modifier le code]

L’agence postale du centre-ville.

Outre les services municipaux, trois agences postales sont installées dans la commune, une en centre-ville[126], et deux dans les quartiers du Val[127] et du Noyer Renard[128]. La commune dispose en outre d’un centre d’information jeunesse[129], d’une maison de justice et du droit[130] et d’une permanence du délégué du médiateur de la République[131], le centre Nord de la direction générale de l'Aviation civile[132] et le centre en route de la navigation aérienne Nord[133], une antenne de la Caisse d’allocations familiales[134], une antenne de la Caisse primaire d'assurance maladie[135], une antenne du Pôle emploi[136] et une trésorerie principale[137]. La sécurité des lieux est assurée par le centre de secours mixte communal[138] et le commissariat de police local[139]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables Athégiens au tribunal d’instance et au conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris[140].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Athis-Mons a développé des associations de jumelage avec[141] :

Vie quotidienne à Athis-Mons[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Concorde 102 F-WTSA au Musée Delta.

Athis-Mons dispose de plusieurs installations permettant la pratique culturelle, dont la salle de cinéma Lino Ventura classée Art et Essai[146], le théâtre de verdure d’Avaucourt, la médiathèque Simone de Beauvoir et ses annexes René Goscinny et du Val, le conservatoire intercommunal de musique, de danse et de théâtre et plusieurs salles polyvalentes dont les espaces Edmond Michelet, Jean Monnet, des Clos et Coluche, le kiosque d’Ozonville. La commune accueille aussi sur son territoire la Maison de banlieue et de l’architecture[147] retraçant l’histoire du pavillon de banlieue et sur l’espace de l’aéroport le musée Delta[148] consacré à l’histoire de l’aile Delta.

Sports[modifier | modifier le code]

Le centre aquatique.

La commune dispose sur son territoire de diverses installations sportives permettant la pratique, par ordre d’importance on trouve le centre aquatique intercommunal avec trois bassins de respectivement cinq cent vingt-cinq, deux cent et cent soixante-quinze mètres carrés[149], le stade Auguste Delaune équipé d’un terrain de football, d’un terrain de basket ball, d’un plateau d’évolution, de courts de tennis, d’une piste d'athlétisme, d’un boulodrome et d’une salle polyvalente, le stade de la Cité de l’Air avec deux terrains de football, un terrain de basket-ball et un stand de tir à l'arc, le stade Robert Barran équipé de deux terrains de rugby à XV, le centre tennistique Louis Thomas avec dix courts dont deux couverts, le yacht club[150], les gymnases Pierre de Coubertin, Georges Hébert, Georges Carpentier et Georges Argant, les boulodromes Jean Morand et d’Ozonville, les terrains de football Carpentier et du Noyer Renard, les terrains de basket-ball Delalande, du Noyer Renard et d’Avaucourt[151].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique d’Athis-Mons dépend du secteur pastoral du Val de Seine-Juvisy et du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose sur son territoire des églises Saint-Denis, Sainte-Geneviève, Notre-Dame-de-la-Voie et Notre-Dame-de-l’Air[152]. Deux lieux de culte musulman sont implantés, une salle de prière dans le foyer Sonacotra et une mosquée gérée par l’association socio-culturelle maghrébine[153], une église apostolique[154] et l’église des compagnons de Jésus[155] représentent le culte protestant, la synagogue Beth Gabriel[156] rassemble la communauté juive.

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Médias[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Carrefour.

Hormis la partie occupée par les installations aéroportuaires, le territoire d’Athis-Mons est majoritairement résidentiel. La commune est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi d’Orly qui comptait en 2006 trente communes et 469 279 habitants, les athégiens représentant 6,52 % du total. Dans ce bassin d’emploi, 211 488 personnes occupaient un emploi et 7,2 % de la population était au chômage[157]. Dans la commune seule, ce taux était fixé à 9,9 %, la population active était évaluée à 15 543 personnes mais la commune ne disposait sur son territoire que de 9 072 emplois et 963 entreprises, conduisant 79,3 % des actifs à travailler en dehors de la commune. Elle a développé au nord la zone d'activité des Guyards et en bordure de Seine la zone Édouard Vaillant et la zone industrielle des Bords de Seine. En outre, les abords de l’ancienne route nationale 7 sont traditionnellement occupés par de grandes enseignes commerciales, dont un grand centre commercial Carrefour aux abords de l’aéroport[158]. Implanté sur le territoire de l’aéroport se trouve le dépôt de carburant à usage des avions, classé au titre de la directive Seveso[159] S’ajoute l’entreprise de conditionnement Suprex inscrite au registre français des émissions polluantes pour ses prélèvements en eau potable du réseau[160] et le centre de traitement des déchets Revival[161]. Placée à proximité immédiate de l’aéroport, trois hôtels sont implantés dans la commune et totalisent cent soixante-treize chambres. Un marché se tient chaque jeudis et dimanches matins dans le quartier de Gravilliers.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Commune francilienne, urbanisée et à majorité résidentielle, elle se distingue par sa sociologie avec une quasi absence d’agriculteurs, un relatif déficit d’artisans, commerçants ou chefs d’entreprise et une plus forte proportion de cadres et employés que dans le reste de la zone d’emploi, contrastant avec une moindre présence d’ouvriers et de professions intermédiaires. Logiquement, l’agriculture, l’industrie et la construction sont quasiment absente du paysage économique local, dominé par le commerce. Seulement 68,3 % de la population était active et occupait un emploi avec un statut de salarié dans 91,4 % des cas, 82,1 % des employés de plus de quinze ans disposait d’un contrat à durée indéterminée ou était titulaires de la fonction publique. Ainsi, peu de différences existent entre les habitants, seulement 71,3 % des foyers étaient imposés, le revenu net imposable moyen était fixé à 23 232 euros et seulement 46,5 % de la population était propriétaire de son logement, un appartement dans 59,9 % des cas. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 18 296 euros, ce qui plaçait Athis-Mons au 6 680 ème rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au cent soixante-seizième départemental[162]. En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 045 €, ce qui plaçait Athis-Mons au 10 631e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[163].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Athis-Mons 0,1 % 4,3 % 20,0 % 26,0 % 31,9 % 17,7 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Athis-Mons 0,2 % 4,1 % 3,6 % 14,5 % 10,8 % 8,4 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[164]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc d’Avaucourt.

Sur le territoire communal, un total de soixante-quatre hectares étaient occupés par des parcs et jardins, dont le plus important est constitué par le parc d’Avaucourt, ancien parc du château seigneurial en centre-ville, prolongé au nord par la résidence du Parc et à l’ouest par le parc d’Ozonville. Ils constituent avec le coteau des Vignes plus au sud un espace naturel sensible protégé par le conseil général[165]. Dans le cadre de sa politique environnemental, Aéroports de Paris, société gestionnaire de l’aéroport de Paris-Orly voisin a installé sur le territoire commun une maison de l’environnement et du développement durable[166].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le château d’Athis.

Le château d'Athis, occupé par l’établissement scolaire Saint-Charles, construit au XVIIe siècle, remanié et agrandi aux siècles suivants, est finalement inscrit aux monuments historiques le 19 octobre 1928[167].

L’église paroissiale Saint-Denis est l’ancienne église priorale d’un prieuré dépendant de l’Abbaye Saint-Victor de Paris, fondé en 1140 et dissous en 1792. Depuis sa fondation, l’édifice a été grandement remanié : nef reconstruite et adjonction de chapelles au XVIIIe siècle, façade refaite au XIXe siècle dans le style néogothique. Les seules parties romanes subsistantes (la tour-clocher coiffée d’une flèche de pierre, et le chœur) ont également été fortement restaurées à la fin du XIXe siècle par le service des monuments historiques (classement du clocher en 1840[168]). Quant aux bâtiments prioraux, accolés à l’église, ils ont subit divers remaniements, restructurations et réaffectations au fil des siècles.

L’actuel hôtel de ville, perché au sommet du coteau de la vallée de la Seine, occupe l’ancien château d’Avaucourt construit à la fin du XIXe siècle[61].

L’ancien château d’Ozonville est actuellement occupé par une maison de retraite[169].

À Mons, subsiste la grange de l’ancienne ferme seigneuriale de Mons, dont la charpente a été datée du XVe siècle[170].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Athis-Mons :

Marie-Noëlle Lienemann.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason d’Athis-Mons

Les armes d’Athis-Mons se blasonnent : Parti, au premier d’azur à trois fleurs de lis d’or au bâton de gueules péri en bande, au deuxième de sable à trois chevrons rompus d’or, au chef d’azur chargé d’une escarboucle pommetée et fleurdelisée d’or.[171]

Le blason apparaît sur la motrice no Z5633 au titre du parrainage des matériels SNCF[172].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype d’Athis-Mons

Athis-Mons dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Blanc et Philippe Ayrault, Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste, Paris, APPIF (Association pour le patrimoine Île-de-France), coll. « Images du patrimoine »,‎ 2004 (ISBN 9782905913425)
  • Brigitte Blanc et Atnoine Le Bas, La reconstruction 1944-1960 : Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Lieux-Dits,‎ 2008 (ISBN 9782905313379)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. PS à son élection. Exclu du parti socialiste par décision du secrétariat national le 16 mai suite à candidature aux élections législatives (Communiqué de presse de la section PS de Juvisy-sur-Orge sur son site officiel. Consulté le 01/06/2012.)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche d’Athis-Mons dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 31/07/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 30/03/2009.
  3. Fiche d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Données géographiques communales sur le site lion1906.com Consulté le 18/04/2010.
  5. Orthodromie entre Athis-Mons et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  6. Orthodromie entre Athis-Mons et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  7. Orthodromie entre Athis-Mons et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  8. Orthodromie entre Athis-Mons et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  9. Orthodromie entre Athis-Mons et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  10. Orthodromie entre Athis-Mons et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  11. Orthodromie entre Athis-Mons et Arpajon sur le site lion1906.com Conuslté le 24/08/2012.
  12. Orthodromie entre Athis-Mons et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  13. Orthodromie entre Athis-Mons et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  14. Orthodromie entre Athis-Mons et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  15. Orthodromie entre Athis-Mons et Athis sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  16. Orthodromie entre Athis-Mons et Athis-de-l'Orne sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  17. Fiche de la borne géodésique n° P.A.F3-212 sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  18. Fiche de la borne géodésique n° P.1.F3-75 sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  19. Données géographiques sur Géoportail. Consulté le 19/02/2013..
  20. Fiche de la borne géodésique n°P.A.F3-165 sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  21. Fiche de la borne géodésique n°P.A.F3-219 sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  22. Fiche de la borne géodésique n°P.A.F3-132bis sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  23. Fiche de la borne géodésique n°P.A.F3-162 sur le site de l’Ign. Consulté le 11/04/2010.
  24. %2FF5 Fiche géologique d'Athis-Mons sur le site du Brgm. Consulté le 24/08/2012.
  25. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté en 9 août 2009)
  26. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté en 18 août 2009)
  27. Présentation du projet de la ligne 7 du tramway sur le site officiel du Stif. Consulté le 11/04/2010.
  28. Site officiel de la ligne T7 d'Île-de-France. Consulté le 26/01/2013.
  29. Fiche de la ligne N31 du réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  30. Fiche de la ligne N131 su réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  31. Fiche de la ligne N133 sur réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  32. Fiche de la ligne N144 du réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  33. Plan de la ligne 285 du réseau RATP sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  34. Plan de la ligne 385 du réseau RATP sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  35. Plan de la ligne 399 du réseau RATP sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  36. Plan de la ligne 486 du réseau RATP sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  37. Plan de la ligne 487 du réseau RATP sur le site officiel de la commune. Consulté le 11/04/2010.
  38. Plan des lignes de bus du réseau Daniel Meyer sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  39. Plan de la ligne 3 du réseau Athis Cars sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  40. Plan de la ligne 8 du réseau Athis Cars sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  41. Plan de la ligne 10 du réseau Athis Cars sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 11/04/2010.
  42. Fiche du centre de contrôle de la DGAC sur le site officiel de la commune. Consulté le 11/04/2010.
  43. Fiche de la maison de l’environnement sur le site officiel de la commune. Consulté le 11/04/2010.
  44. Présentation du quartier Centre-Ville sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/04/2010.
  45. Présentation du quartier Val d’Athis sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/04/2010.
  46. Présentation du quartier Mons - Plaine basse sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/04/2010.
  47. Présentation du quartier Plateau - Pyramide sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/04/2010.
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