Jouy-le-Châtel

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Jouy-le-Châtel
Église Saint-Aubin de Jouy-le-Châtel
Église Saint-Aubin de Jouy-le-Châtel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Nangis
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Patrice Caffin
2014-2020
Code postal 77970
Code commune 77239
Démographie
Gentilé Joviciens
Population
municipale
1 469 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 02″ N 3° 07′ 47″ E / 48.6672, 3.129748° 40′ 02″ Nord 3° 07′ 47″ Est / 48.6672, 3.1297  
Altitude Min. 109 m – Max. 161 m
Superficie 37,68 km2
Localisation

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Jouy-le-Châtel

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Jouy-le-Châtel
Liens
Site web www.jouylechatel.fr

Jouy-le-Châtel est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Joviciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel est une commune située à 60 km au sud-est de Paris, à 40 km au nord-est de Melun, à 40 km au sud-est de Meaux et à 20 km au nord-ouest de Provins.

La commune est située dans la partie orientale du département de Seine-et-Marne, dans la région naturelle de la Brie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vaudoy-en-Brie Amillis Dagny Rose des vents
Pecy N Bannost-Villegagnon
O    Jouy-le-Châtel    E
S
Saint-Just-en-Brie Chenoise

Jouy-le-Châtel est limitrophe de sept autres communes[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 768 hectares, ce qui en fait l'une des plus vastes du département après Fontainebleau, Jouarre et Louan-Villegruis-Fontaine ; le territoire a une forme ovale et compacte ; l'altitude varie entre 109 et 161 mètres[2]. Le point bas se situe dans la vallée de la Visandre au Carrefour de Prévers et le point haut dans la forêt domaniale de Jouy. La route départementale 209, ancienne Via Agrippa, délimite à l'ouest le territoire de manière rectiligne nord-sud.

Le territoire communal est très peu accentué et très ouvert, en grande partie dédié aux grandes cultures (blé, maïs, betterave...). Jouy-le-Châtel est un territoire agricole, générateur de diverses activités liées. La commune est bordée au sud par l'importante forêt domaniale de Jouy (principalement située à Chenoise) s'étirant d'ouest en est et coupant la route de Provins.

Les industries extractives sont présentes sur le territoire avec des carrières d'exploitation des calcaires du Champigny et des puits de pétrole. Le territoire de la commune est inclus dans la concession de "Champotran" découverte en 1985 et exploitée depuis 1997 par Vermilion Energy. De nouveaux puits de développement vont être forés sous la nappe phréatique des calcaires du Champigny[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est en grande partie situé sur le bassin versant de la Visandre et ses affluents (Réveillon, ru des Petits Grés, ru des Luisantes, ru du Vallot...). La Visandre est un affluent de l'Yerres, un affluent de la Seine. Le coin sud-ouest du territoire est situé sur le bassin versant de l'Yvron, autre affluent de l'Yerres. Le ru de l'Étang de Beuvron, premier affluent significatif de l'Yerres, constitue l'extrême limite nord de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[4].

Voies et transports[modifier | modifier le code]

Routes et pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel est un nœud routier du centre-est de la Seine-et-Marne. Le carrefour de Prévers, situé au nord-ouest en bordure de Vaudoy-en-Brie, voit se croiser 3 axes importants : la route nationale 4 dont la voie rapide prend fin à l'ouest du hameau du Corbier, la route départementale 209 (axe nord-sud du centre Seine-et-Marne), la route départementale 231 (axe transversal du centre Seine-et-Marne) qui contourne le village et relie Provins à Lagny-sur-Marne. La route départementale 215 qui traverse le village, relie quant à elle La Ferté-Gaucher à Melun.

Jouy-le-Châtel ne possède pas de piste cyclable.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]
Gare de Jouy-le-Châtel au début du XXe siècle.

Le centre du Réseau de Seine-et-Marne était situé à Jouy-le-Châtel. Il s'agit un ancien réseau de chemins de fer à voie métrique, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE). L'exploitation était assurée sur les lignes de tramway de Jouy-le-Châtel à Marles-en-Brie (24 km) ouverte en 1902, Sablonnières à Bray-sur-Seine (88 km) ouverte en 1903, et Verneuil-l'Étang à Melun (19 km) ouverte en 1901 qui est une ligne isolée. Le Réseau de Seine-et-Marne a fonctionné de 1901 à 1950. Une section a été conservée entre Nangis et Jouy-le-Châtel et exploitée jusqu'en 1965 par la SE pour la sucrerie de Nangis[5].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La commune de Jouy-le-Châtel se situe dans la zone 5 du réseau de transports d'Île-de-France. Elle est desservie par la ligne 50 du réseau de bus Seine et Marne express. Dans la commune de Vaudoy-en-Brie, une correspondance est assurée le matin vers 07h00 entre la ligne 50 et la ligne 14 et ce afin de pouvoir rejoindre la gare de Tournan et le RER E. La commune bénéficie également de la ligne Procars 228-005 Jouy-le-Châtel/Nangis : 1 aller retour par jour du lundi au vendredi[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jouy dériverait du latin gaudium, « joie ». Il s'agirait donc du domaine de Gaudius. Gaudiacus est cité dans un texte dès 971. Le nom évolue en Joy au XIIe siècle. Un texte de 1259 est le premier à mentionner le nom complet actuel « Joyaco castro ». La mention du Châtel n'apparaît qu'au XIIIe siècle, pour différencier le village de lieux proches portant le même nom, en particulier Jouy-l'Abbaye[7]. Le village fut également nommé Joy-le-Chastel-en-Brie, Juiz ou encore Joui.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village se situe au centre du territoire communal qui compte plusieurs hameaux dispersés et plus ou moins isolés : le Corbier, le Petit Paris, les Orbies, Fontaine Pépin, Villars les Demoiselles, Villechevret, Bois-le-Comte, Ouzelle, Villebourguignon, les Mouthieux... ainsi que plusieurs anciennes fermes fortifiées médiévales typiques de la Brie.

La partie centrale du village, qui remonte au Moyen Âge, est réduite et compacte, centrée autour de l'église et délimitée par la rue des Fossés matérialisant l'emplacement de l'ancienne enceinte médiévale de forme circulaire. La place de l'église constitue le cœur du village. Celui-ci s'est développé le long des grands axes, notamment la rue de Paris, la rue de Provins et la rue Claude Gautier. L'habitat pavillonnaire s'est récemment bâti en périphérie, notamment le long de l'avenue de la Belle Idée et la résidence de Vignot.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les nombreuses découvertes mobilières faites depuis le XIXe siècle témoignent d'une occupation humaine continue depuis la période néolithique. La forêt de Jouy constituait une marche forestière entre les peuples gaulois des Meldes au nord et des Sénons au sud. Une sépulture gauloise a été découverte en 1965. L'ancienne Via Agrippa à l'ouest reliait Lyon à Boulogne-sur-Mer en passant par Châteaubleau et Chailly-en-Brie. Au cours des années 1980-1990, des fouilles ont mis au jour les fondations d'une "mansio" (gîte d'étape) au lieu-dit Chauffour sur le territoire de Pécy.

Jouy était au Moyen Âge un village fortifié situé sur la route des foires champenoises reliant Provins (par la porte de Jouy) à Lagny et passant par Villeneuve-le-Comte. La frontière occidentale du comté de Champagne était située à l'ouest de l'ancienne voie romaine, connue sous le nom Chemin Paré. Une marche séparante subsista jusqu'au rattachement du comté de Champagne au royaume de France. Le château qui donne son nom à Jouy-le-Châtel n'existe plus. Il se situait au sud du village, près de l'actuel château de Vigneau, cité dès le XIIIe siècle[8]. Jouy avait le privilège de justice. Le prévôt de Provins s'y déplaçait deux fois par semaine: la ville avait un tribunal et une prison. Le bois d'Anceau, enclavé dans la forêt de Jouy, aurait été acquis sur les conseils de Bernard de Clairvaux par Pierre de Castel et Milon de Naud. Dès 1124, le monastère de Jouy-l'Abbaye était en état de fonctionnement. Les défrichements furent favorisés par les Comtes de Champagne et l'abbaye acquis les terres des fermes de Rubatard, le Pressous et Haute Fosse. La Voie aux Moines, limite communale entre Jouy-le-Châtel et Chenoise en bordure de la forêt de Jouy, était un axe de défrichement vers l'ouest partant des Chapelles d'en haut et Chapelles d'en bas pour atteindre le défrichement de Noas, mais qui continuait au-delà pour gagner Mont Thibout et la ferme du Bois Thibout (acquisition importante des cisterciens) et desservir Mémorin[9].

Jouy formait sous l'Ancien Régime une seigneurie très importante : plusieurs justices dépendaient de son bailliage, qui suivait la coutume de Meaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Jouy-le-Châtel

Jouy-le-Châtel fait partie du canton de Nangis, dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Après la Révolution française, Jouy-le-Châtel devint, dans la première division de la France, le chef-lieu d'un canton de 14 communes. Celui-ci est démantelé l'An IX et Jouy est rattaché au canton de Nangis. Le canton de Nangis fait partie de l’arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département.

Jouy-le-Châtel fait partie depuis 2010 de la Communauté de communes du Provinois qui regroupe quarante communes adhérentes au 1er juillet 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1962, quatre maires se sont succédé à Jouy-le-Châtel[10] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1962 mars 1971 Gustave Bedu    
mars 1971 mars 1977 Raymond Barbarin    
mars 1977 mars 2001 Jean Opoix Divers droite Cultivateur
mars 2001 juin 2014 Patrice Caffin Divers droite Chauffeur de taxi
Ancienne mairie de Jouy-le-Châtel

Le tribunal administratif de Melun a annulé l'élection le 30 mars 2014 du maire et des conseillers municipaux et communaires en date du 13 juin 2014, avec organisation de nouvelles élections dans un délai de trois mois. La commune n'ayant plus de maire ni conseillers municipaux, une délégation de 3 personnes devait être désignée par la préfecture pour s’occuper des affaires courantes de la commune à compter du 12 août 2014[11].

La mairie de la commune était autrefois située dans la rue de Provins à côté de l'église. La mairie actuelle est située sur la place de l'église depuis 1956-1957.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Jouy-le-Châtel n'est jumelée avec aucune autre commune.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune de Jouy-le-Châtel adhère au Syndicat mixte de l'Est Seine-et-Marne pour le traitement des ordures ménagères SMETOM-GEEODE. Il gère l'ensemble de la collecte et du traitement des déchets de son territoire qui regroupe 98 communes.

Le SMETOM-GEEODE exploite au total 10 déchetteries, dont une à Jouy-le-Châtel. Le centre de Valorisation Energétique de Montereau-Fault-Yonne a vu le jour en 2011, fruit de la collaboration du SMETOM-GEEODE et du syndicat voisin de Montereau, le SIRMOTOM, unis en un super-syndicat, le SYTRADEM[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Jouy-le-Châtel était de 1 469 habitants en 2011[14]. La densité de population de Jouy-le-Châtel est de 39 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 635 en 2010 ; ces logements de Jouy-le-Châtel se composent de 539 résidences principales, 52 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 44 logements vacants[15].

En 2011, la commune comptait 1 469 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
977 1 022 1 019 1 051 1 198 1 219 1 259 1 366 1 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 509 1 564 1 512 1 570 1 530 1 437 1 395 1 356 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 373 1 507 1 556 1 247 1 277 1 258 1 246 1 239 1 208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 083 1 016 1 021 1 221 1 365 1 392 1 415 1 420 1 469
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jouy-le-Châtel, de par son importance acquise dès le Moyen Âge, a été très tôt relativement peuplée. La commune a connu une forte hausse de sa population entre les années 1820 et 1860 avant une légère baisse puis une nouvelle hausse dans les années 1900. La commune est alors plus peuplée que Rozay-en-Brie. La Première Guerre mondiale s'accompagna, dans un contexte d'exode rural, d'une chute de la démographie suivie d'un long déclin jusqu'aux années 1970. La croissance est continue depuis les années 1980 avec un population désormais proche des niveaux historiques.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel est située dans l'académie de Créteil.

La commune dispose d'une école maternelle ainsi que d'une école élémentaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le marché se tient tous les mercredis. La fête communale se déroule le 3e dimanche de juin. La brocante a traditionnellement lieu le dernier dimanche de septembre.

Les associations locales Club de l'Amitié des Joviciens ou Jouy Loisirs organisent régulièrement des activités au sein de la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

Une pharmacie ainsi qu'un cabinet médical avec 2 médecins sont installés dans le village. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier Léon Binet de Provins.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel dispose d'une brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale située dans la rue de Provins.

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel dispose d'un centre d'intervention et de secours situé dans la rue de Paris.

Sports[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Jouy-le-Châtel compte plusieurs associations sportives : A.S.A.J. (gymnastique), Club Sportif Jovicien (football), E.S. Jouy Yvron (football), Les Diam's (twirling bâton et danse), Team Modèle Indoor (modèles réduits d'hélicoptères).

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'un espace municipal avec terrain de football, de tennis et de basket, ainsi que d'un poney club. Une piste de karting se trouve à Vaudoy-en-Brie sur la route départementale 209.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays Briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Passerelles en Provinois, mensuel diffusé par la Communauté de communes du Provinois[18] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[19] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[20].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Jouy-le-Châtel fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Provins » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Saint-Aubin[21].

Silos à céréales de Jouy-le-Châtel

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture céréalière occupe une place majeure dans le terroir de la Brie. Les immenses silos à céréales dominent le village. On retrouve également d'autres productions : élevage, vaches laitières, betteraves, pommes, fraises, volailles, apiculture, arboriculture.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

La commune compte une vingtaine de commerces, artisans et services de proximité. La place de l'église regroupe une partie des commerces. Un bureau de poste et un distributeur bancaire sont installés dans le village. La commune compte une épicerie, une boulangerie-pâtisserie, une boucherie-charcuterie, un tabac-presse, un café, un bar-restaurant, un coiffeur, un cabinet comptable, une agence immobilière, une auto-école, un studio d'enregistrement, un taxi, un plombier-chauffagiste, deux entreprises du bâtiment, un exploitant vendeur de foie gras[22]. Un réparateur utilitaires camions se trouve au niveau du Carrefour de Prévers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église romane Saint-Aubin' (IMH 1926) XIe siècle, remaniée XVe siècle et XVIe siècle et agrandie : 3 nefs, chœur voûté d'ogives ; épitaphe funéraire XVIIe siècle, boiseries de chœur XVIIe siècle, stalles XVIIIe siècle, lutrin en partie (IMH 1908) XVIe siècle, porte-cierge pascal XVIIe siècle, Vierge à l'Enfant en pierre XIVe siècle, pierres tombales XVIIe siècle[23].

La construction primitive remonterait au XIe siècle, époque à laquelle cette église appartient aux chapelains de la cathédrale de Reims. De nombreux travaux modifient son aspect primitif. Le bâtiment actuel comprend une nef et deux bas-côtés, coiffés par un même toit à rupture de pente. Le chœur, à trois pans, présente des grandes ouvertures de style roman, munies à l'origine de meneaux en pierre. Le grès, la taille importante des contreforts, ainsi que la hauteur limitée du clocher, inachevé ou partiellement détruit, donnent un aspect général massif à l'édifice[24].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Château de Vigneau à Jouy-le-Châtel
  • Quelques restes d'enceinte (rue des Fossés).
  • Donjon XIIIe siècle, entouré de douves, du château de Vigneau, XIXe siècle.
  • Château du Petit Paris XVIIIe siècle : chapelle seigneuriale XIIIe siècle.
  • Ferme de Beaupré, mentionnée par les archives seulement à partir de 1736 : « une grande maison appelée la ferme de Beaupré scise hors la porte et proche le bourg de Jouy-le-Châtel ». Un étang dépend alors de cette ferme, sur les bords duquel est installé un lavoir privé. Elle est à présent à l'intérieur de la ville. Si le bâtiment d'habitation au fond de la cour est relativement récent, en revanche, le colombier attenant, à toit en poudrière, date probablement du XVIIIe siècle ou du XIXe siècle. La façade de la grange laisse distinguer deux portes murées, l'une charretière, l'autre piétonnière[25].
  • Râperie construite au XIXe siècle, au moment de l'essor de la culture de la betterave à sucre dans la région. Elle dépend alors de la sucrerie de Coulommiers. L'activité pratiquée était le râpage des betteraves, avant leur transformation pour en tirer le sucre. Elle est aujourd'hui abandonnée[26].
  • Roue de pressoir à grains XVIIIe siècle.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une bibliothèque (permanence 1 samedi sur 2), d'une salle des fêtes (capacité 120 places), de la salle de l'ancienne mairie (vins d'honneur, réunions) et de la salle rue des Lombards Club de l'Amitié (réunions des adhérents du club)[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de l'acteur Benoît Magimel vivait dans le village.
  • Nathalie Thill vit et s'entraîne dans le village avec sa jument Pétunia.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jouy-le-Châtel

Les armes de Jouy-le-Châtel peuvent se blasonner ainsi :

Divisé en chevron: au 1er parti au I d'azur à la bande d’argent côtoyée de deux doubles cotices potencées contre-potencées d'or, au II d'azur semé de fleurs de lis d'or, au 3e de gueules à trois épis de blé d'or mal ordonnés; au chevron d'argent brochant sur la partition[28].

Origine[modifier | modifier le code]

Le blason est une création de M. Pierre Perie, Conseiller Municipal. Il fut adopté le 11 février 2009.

Descriptif des armoiries de la ville[modifier | modifier le code]

Le I du 1er rappelle que la ville faisait partie de la seigneurie des Comtes de Champagne et qu'Henri III de Champagne en fit don à sa fille unique Jeanne de Navarre en 1285. Le II du 1er rappelle que Marguerite de France, fille de Philippe le Long, qui en hérita, en fit don à l'abbaye de Saint-Denis à sa mort en 1365. Le chevron symbolise le privilège de justice qu'avait gardé la ville. Le prévôt de Provins s'y déplaçait deux fois par semaine: la ville avait un tribunal et une prison. Les trois épis de blé évoque la principale richesse de la région.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire
  • Christian de Bartillat, Au Village de Brie, Presses du Village, 1984, 352 p.
  • Frédéric-Auguste Denis, Lectures sur l'histoire de l'agriculture en Seine-et-Marne, Presses du Village, 1982, 376 p.
  • Daniel Jalmain, "Archéologie aérienne en Île-de-France, Beauce, Brie, Champagne", Éditions Technip, 1970, 192 p. (ISBN 978-2-71080-129-0)
  • Simone Lefèvre, "Les granges de l'abbaye de Jouy-en-Brie et la voie aux moines", Soc. d'histoire et d'archéologie de Provins, 1983, 10 p.
  • André Laurent, La Seine-et-Marne autrefois, Éditions Horvath, 1982, 192 p. (ISBN 2-7171-0238-8)
  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second empire (1852-1857), Tome I, Paris, Palau, 1998, 215 p. (ISBN 2-95094-211-3)
  • François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome II, 1858 - 1863, 2001, 223 p. (ISBN 978-2-95094-212-8)
  • René-Charles Plancke, La vie rurale en Seine-et-Marne 1853-1953, Éditions Amatteis, 1982, 256 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire de Seine-et-Marne vie paysanne, Éditions Amatteis, 1986, 432 p.
Patrimoine architectural
  • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, deux tomes (1 508 pages), Flohic Éditions, 2001, 1 508 p. (ISBN 2-84234-100-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le portail des territoires sur le site Géoportail.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Demande d'autorisation d'ouverture de travaux miniers sur la concession d'hydrocarbures de "Champotran" sur le site de la Préfecture de Seine-et-Marne
  4. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  5. Réseau des SE sur le répertoire des rues ferroviaires.
  6. Les transports sur le site de la mairie.
  7. Le patrimoine de Jouy-le-Châtel sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  8. Le patrimoine de Jouy-le-Châtel sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  9. Daniel Jalmain, Archéologie aérienne en Ile-de-France, Beauce, Brie, Champagne, Éditions Technip, Paris,‎ 1970, 192 p. (ISBN 9782710801290, lire en ligne), Pages 124-125.
  10. Commune de Jouy-le-Châtel sur le site de la Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange.
  11. Compte rendu du tribunal administratif de Melun sur le site de la mairie.
  12. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur Le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 1er septembre 2014).
  13. Le SMETOM-GEEODE sur le site du SMETOM-GEEODE.
  14. Populations légales base 2011 sur le site de l'INSEE.
  15. Chiffres clés logement de la commune de Jouy-le-Châtel sur le site de l'INSEE.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  18. Passerelles en Provinois sur le site de la Communauté de Communes du Provinois.
  19. Le Magazine de Seine-et-Marne sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  20. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  21. [http://egliseinfo.catholique.fr/lieu/77/rozay-en-brie/notre- dame-de-la-nativite « Annuaires des lieux de cultes »], sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 04 janvier 2014).
  22. [ http://www.jouylechatel.fr/fr/commerces Commerces] sur le site de la mairie.
  23. Commune de Jouy Le Châtel sur le site Atome77
  24. Église de Jouy-le-Châtel sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  25. Ferme de Beaupré sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  26. Sucrerie de Jouy-le-Châtel sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  27. Salles municipales sur le site de la mairie.
  28. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=11436