Rouvres (Seine-et-Marne)

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Rouvres
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Dammartin-en-Goële
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de France
Maire
Mandat
Franck Lunay
2008-2014
Code postal 77230
Code commune 77392
Démographie
Gentilé Rouvrésiens
Population
municipale
625 hab. (2007)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 42″ N 2° 43′ 05″ E / 49.061668, 2.71805649° 03′ 42″ Nord
       2° 43′ 05″ Est
/ 49.061668, 2.718056
  
Altitude Min. 98 m — Max. 146 m
Superficie 4,14 km2
Localisation

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Rouvres

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Rouvres

Rouvres est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Elle est membre de la Communauté de Communes de la Plaine de France avec notamment la ville voisine d'Othis.

Les habitants sont appelés les Rouvrésiens.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune de Rouvres se situe à 35 kilomètres au nord-est de Paris dans le département de Seine-et-Marne. Située dans le bassin d'emplois de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, elle bénéficie d'un cadre rural et se situe à proximité immédiate de la Nationale 2 qui est le principal axe de communication vers Paris et le département voisin de la Seine-St-Denis d'une part et vers le département de l'Oise d'autre part. En train depuis la gare du nord sur la ligne Transilien K (Paris-Crépy en Valois) descendre à la station Dammartin-Juilly-StMard qui se situe à 5 minutes de voiture de la commune ou à 15–20 minutes en utilisant les autobus.

Lieux-dits et écarts [modifier]

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Eve Lagny-le-Sec Rose des vents
N
O    Rouvres    E
S
Dammartin-en-Goële Saint-Mard Marchémoret

Histoire [modifier]

Au temps des Gaulois [modifier]

Le nom de Rouvres que porte la commune, semble provenir d'une variété de Chêne appelé rouvre (du latin robur) qui couvrait son territoire. Les bois sacrés dans lesquels se cueillait le gui, étaient exclusivement composés de cette variété de chênes. C'était l'arbre préféré des Gaulois parce qu'il leur procurait le gui employé dans toutes les cérémonies religieuses.
Cette conjecture semblerait confirmer par la découverte faite en 1895 d'un assez grand nombre de troncs de chênes enfouis depuis un temps immémorial, dans le lit de l'ancienne mare de Rouvres, qui dans le courant du XVIe siècle était encore environnée de bois, ainsi que le constate le poète Claude GAUCHET dans le récit d'une "Chasse au loup faite le jour Saint-Denis, au bois de Rouvres sous Dammartin, 9 octobre 1582".

Au Moyen Âge [modifier]

Le lieu est attesté sous une forme latine : RIVERAE SUB DAMPNUM MARTINUM IN BECA. Au XIIe siècle existait un château à Othis qui se dénommait la "Grande Maison”. De nombreux souterrains reliaient le château de Dammartin et la maison d'Othis. Un souterrain partait d'Othis pour rejoindre le château de ROUVRES. Vers 1860, à l'enterrement de la grand-mère de Marie Dufour, on raconte que lorsque l'on descendit le cercueil dans la fosse, celle-ci s'effondra et le cercueil disparut dans le souterrain d'Orcheux à Rouvres. Au XVIe siècle, "l 'Ostel du Bois" était à Orcheux une grande maison seigneuriale et une ferme. Ses dépendances se composaient de 72 arpents de terres, prés et bois qui s'étendaient à Rouvres. Rouvres était un prieuré relevant de l'abbaye de Saint-Faron. Le Patron de Rouvres est saint Pierre. IL y avait un grenier à sel.

Au XVIIe [modifier]

Le 6 septembre 1668 l'église Saint-Pierre de Rouvres est déclarée succursale du prieure curé de Saint Jean de Dammartin. Messire Henry Salle, sieur de Berjonville, conseiller du Roi et trésorier de France en la généralité de Paris qualifié Seigneur de Rouvres en 1662. De son mariage avec Marie Guillard son épouse, ce seigneur eut une fille Marié, qui épousa Messire jean Jacques le Mairat de Verville, conseiller du Roi au grand conseille, Seigneur de Beaumarchais, Gaincourt, Frecquepaix, Othis, Moncrépin et autres lieux. Un échange de terre fut consenti le 12 novembre 1692 entre ce Seigneur et Dame de Rouvres avec Messire Claude Fornier, seigneur, en partie de Montagny Sainte Félicite, trésorier et grand voyer de France à Paris et Suzanne Guiller, son épouse, héritière en partie du défunt messire Claude Guillier, conseiller du Roi et Dame Suzanne Tressan, ses père et mère.

Au XVIIIe [modifier]

Le 18 janvier 1718, l'église de Rouvres fut détachée définitivement du prieuré cure de Dammartin et érigée en cure distincte et séparée de celle de St. JEAN DE Dammartin, par le Cardinal de Bissy. Les petites fermes disparaissent pour faire place à 3 grandes exploitations: une à M. Batard, une à Mme Caubert et une à M.Lhoste. En 1790, le département de Brie et Gâtinais est créé, avec un nouveau découpage: ROUVRES est rattaché à Dammartin. En 1780 Monsieur de Fénelon était Seigneur de Rouvres.

Au XIXe [modifier]

En 1814, ROUVRES fut touché par l'invasion des Prussiens et des Russes. Les troupes ennemies ravagèrent le village. Les pertes humaines furent nombreuses et ses habitants durent se réfugier dans les bois. De nombreuses batailles se dérouleront jusqu'en 1815. En 1861, fut inaugurée la ligne de chemin de fer qui passe à ROUVRES. En 1870, une ligne de chemin de fer reliait MEAUX à DAMMARTIN. Sous le second Empire, la vie agricole prospère à ROUVRES. ROUVRES avait sa Rosière dont l'élection était réalisée à la Saint MEDARD le 8 juin.

Au XXe [modifier]

Construction de la nouvelle église en 1906 dont l'inauguration eut lieu le 09/09/1906. La date de démolition de l'ancienne église reste inconnue. ROUVRES vécut à l'heure de la bataille de la Marne. Les 4 et 5 septembre 1914, des combats ont lieu entre le 1er Corps français et 155 troupes allemandes. Les Français stationnent à ROUVRES avant de s'emparer de SAINT SOUPPLET et de MONTHYON. L'avance française piétine. Le 5 septembre, la bataille fait rage et fait des milliers de morts dont le poète Charles PEGUY. Le 7 septembre, à 18 heures, les 600 Taxis de la Marne s'alignent dans les rues de GAGNY et toute la nuit, vont acheminer des centaines de soldats. Ils passeront par DAMMARTIN, St.MARD et ROUVRES pour rejoindre NANTEUIL LE HAUDOUIN. Le 10 septembre la bataille de la Marne était terminée.

Le village de Rouvres forme une petite commune qui, selon le recensement de 1982, donnait un TTL de 461 habitants. Au dernier recensement de 1999 la population était de 604 habitants. Située au bas de la colline de Dammartin en Goele, à 3 km de cette ville, à l'angle des routes N2 Paris/Soissons et D401 Dammartin en Goele/Meaux à une altitude au point le plus bas de 104 mètres à l'emplacement du cimetière et de 125 mètres au point le plus haut appelé le Mont Roland. L'étendue de son territoire est de 414 hectares.

Politique et administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Début de Mandat Fin de Mandat Identité Qualité
Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues.
mars 2001 mars 2008 Franck Lunay Maire SE
mars 2008 mars 2014 Franck Lunay (réélu) Maire SE

Franck Lunay est maire de Rouvres depuis 2001, il est également vice-président de la communauté de communes.

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 623 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
128 142 146 152 181 187 195 196 187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
172 212 213 195 199 201 188 185 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
188 174 178 181 186 207 209 195 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
161 177 217 461 566 596 615 623 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Seule une station Total et quelques artisans sont implantés sur le ressort de la commune. Toutefois, la proximité avec notamment avec les communes de Dammartin-en-Goële et Othis permet de disposer de tous les services et commerces nécessaires. Par ailleurs, la municipalité étudie la possibilité de l'implantation d'une zone d'activité sur la commune de par sa situation privilégiée (route nationale 2).

Culture locale et patrimoine [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

  • Église Saint-Pierre

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Liens externes [modifier]