Charmentray

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Charmentray
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Mitry-Mory
Intercommunalité Communauté de communes plaines et monts de France
Maire
Mandat
Bernard Lenfant
2014-2020
Code postal 77410
Code commune 77094
Démographie
Gentilé Carmentraciens
Population
municipale
266 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 43″ N 2° 46′ 35″ E / 48.9454, 2.776548° 56′ 43″ Nord 2° 46′ 35″ Est / 48.9454, 2.7765  
Altitude Min. 62 m – Max. 70 m
Superficie 4,76 km2
Localisation

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Charmentray est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Carmentraciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Charmentray est situé à 9,5 km à ouest de Meaux.

La commune est traversée par le canal de l'Ourcq et la rivière la Marne.

Communes limitrophes de Charmentray
Charny Villeroy
Charmentray Trilbardou
Fresnes-sur-Marne Précy-sur-Marne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été mentionnée au Xe siècle sous le nom de Carmentundis.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, un jeune prince mérovingien, peut-être l’un des fils du roi Chilpéric, est retrouvé mort, vers 570, près de la Marne, sans que la cause du décès, noyade, accident ou règlement de compte, soit élucidée[1]. À l’emplacement de sa sépulture est élevée une première église dédiée à Saint-Symphorien. Disparue depuis, elle figure toutefois sur la carte de Cassini, à la fin du XVIIe siècle. À deux reprises, en 862 et en 888, des Normands, qui, sur leurs drakkars, remontent la Marne vers Meaux, dévastent le village. Des armes attestant leur passage sont mises au jour, en 1845, à l’occasion des travaux de percement du canal de l’Ourcq. À la fin du XIe siècle, en 1085, Oger, seigneur de Charmentray abandonne sa terre à l’abbaye de Saint-Faron de Meaux, alors qu’il y entre comme moine. Le fief figure dans les possessions du monastère jusqu’à la Révolution et attaché, un certain temps, à la fonction de trésorier, il est souvent désigné sous le nom de « trésorerie ». Depuis le Moyen Âge, une source, la « fontaine Sainte-Geneviève », est le but de processions auxquelles les enfants coquelucheux sont conduits pour obtenir leur guérison. Le dernier pèlerinage aurait eu lieu en 1863[1].

À partir de 1420 jusqu'au début du XIXe siècle, les Courtier, descendants d'Oger, famille de laboureurs installée dans la région de Meaux, tiennent la ferme de Charmentray.

L’un des membres de cette famille, Éléonore-Ambroise Courtier de Charmentray, né en 1772, effectue une brillante carrière militaire. Commandant de la garde nationale locale en 1790, il sert dans l’armée de Sambre et Meuse sous la 1re République, dans les armées de Hollande, de Vendée et surtout dans la Grande Armée pendant le Consulat et l’Empire. Il franchit tous les grades jusqu’à celui de colonel, que lui confère Napoléon en 1813. Il se retire en « demi-solde » à Charmentray après la bataille de Waterloo, où deux chevaux sont tués sous lui. En 1818, Louis XVIII lui confie à nouveau un commandement et le nomme « maréchal de camp ». En 1826, Charles X le fait baron, en remerciement de sa participation à la guerre menée en Espagne[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
4 mai 1974 2014 Henri Lenfant    
2014 en cours Bernard Lenfant [2]   Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223 243 219 214 216 205 208 200 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
213 219 197 174 170 169 164 196 209
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
216 229 215 162 153 143 154 147 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
133 135 148 190 236 234 255 258 266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Fête de l'oignon (vers septembre).
  • La Kermesse (vers mai/juin).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune se base essentiellement sur la production de céréales et de betteraves sucrières.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de la Sainte-Trinité.
Le Canal de l'Ourcq.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L' église placée sous le vocable de la Sainte-Trinité, reconstruite au XVIIe siècle contient plusieurs éléments classés au titre d'objet dont le retable du maître-autel avec un tableau de Jean Bardin[5].
  • Les berges du Canal de l'Ourcq.
  • La rivière la marne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Caroline-Eugénie Weber (1867-1045), actrice française a résidé de 1906 à sa mort dans la propriété des « Feuilles » au bord du canal de l'Ourcq.
  • Jean Bardin (1732-1809), peintre français[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « CHARMENTRAY », sur http://www.histoireclaye77.org/ (consulté le 18 septembre 2012)
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 09/2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Notice no 77094 », base Palissy, ministère français de la Culture