Stuttgart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville allemande. Pour les autres villes portant ce nom, voir Stuttgart (homonymie).
Stuttgart
Stutgard
Image illustrative de l'article Stuttgart
Blason de Stuttgart
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Stuttgart
Arrondissement
(Landkreis)
Stuttgart (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
23 arrondissements municipaux dont 141 quartiers
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Fritz Kuhn
Partis au pouvoir Bündnis 90/Die Grünen
Code postal de 70001 à 70619
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 1 11 000
Indicatif téléphonique +49-711
Immatriculation S
Démographie
Population 597 939 hab. (31 décembre 2012[1])
Densité 2 884 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 36″ N 9° 10′ 40″ E / 48.7766, 9.177748° 46′ 36″ Nord 9° 10′ 40″ Est / 48.7766, 9.1777  
Altitude 260 m
Superficie 20 736 ha = 207,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte administrative d'Allemagne
City locator 14.svg
Stuttgart

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne
City locator 14.svg
Stuttgart
Liens
Site web stuttgart.de

Stuttgart (prononcer [ ʃtutˈɡaʁt ]) (anciennement Stutgard en français[2]) est la capitale du Land de Bade-Wurtemberg, au sud de l'Allemagne. Sixième plus grande ville d'Allemagne, Stuttgart a une population de 613 392 habitants (recensement de décembre 2011[1]) tandis que l'aire urbaine autour de la ville en compte 5,3 millions (2008)[3].

La ville se trouve au centre d'une région très peuplée et est entourée d'une couronne de petites villes. Cette zone urbaine intérieure appelée « région de Stuttgart » a une population de 2,7 millions d'habitants[4], faisant du « Grand Stuttgart » la quatrième plus grande ville-région en Allemagne après la Ruhr, Francfort et Berlin.

Stuttgart se trouve sur une série de collines, de vallées et de parcs — fait inhabituel pour les villes allemandes[5] et souvent cause de surprise pour les visiteurs qui associent principalement la ville avec sa réputation industrielle de « berceau de l'automobile ».

Stuttgart a le statut de Stadtkreis, ce qui fait d'elle une aire urbaine auto-administrée. La ville est également le siège du parlement régional et du conseil local.

La devise de la ville est « Stuttgart est plus » - pour les touristes et les affaires, Stuttgart se décrit elle-même comme « Standort Zukunft », traduit par la mairie en « Lorsque les affaires rencontrent le futur ». En 2007, le bourgmestre a présenté Stuttgart aux investisseurs étrangers comme « la puissance créatrice de l'Allemagne ». Avec les plans actuels visant à améliorer les liaisons de transport aux infrastructures internationales (dans le cadre du projet Stuttgart 21), la ville a dévoilé un nouveau logo et un slogan en mars 2008, se décrivant comme Das neue Herz Europas (« Le nouveau cœur de l'Europe »)[6].

Stuttgart est parfois surnommée la Schwabenmetropole[7] (métropole souabe[8]), une référence au dialecte souabe parlé par les autochtones.

Nom et armoiries[modifier | modifier le code]

Le blason de Stuttgart.

Le blason de Stuttgart montre une jument noire qui se tient sur ses pattes arrières sur un fond jaune. Il a été utilisé pour la première fois dans sa forme actuelle en 1938. Avant cette date, différents modèles et couleurs ont été utilisés, souvent avec deux chevaux. Les armes parlantes du blason reflètent l'origine du nom « Stuttgart ». Le nom dans le vieux haut-allemand était « stuotgarten », avec « stuot » qui signifie la jument. Le terme du vieux haut-allemand « garten » fait quant à lui référence à l'importante étendue de la zone où a eu lieu le peuplement initial[9]. Le centre du logo de la société automobile Porsche présente une version modifiée des armoiries de Stuttgart[10].

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Stuttgart est traversée par la rivière Neckar, dans une région caractérisée par de nombreuses collines.

La ville couvre une superficie de 207 km2. L'altitude varie de 207 m au-dessus du niveau de la mer sur la rivière Neckar à 549 m sur la colline de Bernhartshöhe. En conséquence, il y a plus de 400 escaliers autour de la ville (appelés Stäffele en dialecte local), soit l'équivalent d'environ 20 kilomètres. Beaucoup proviennent de l'époque où des vignes étaient alignées sur toute la vallée. Même aujourd'hui, il y a des vignes à moins de 500 mètres de la gare.

Panorama de Stuttgart depuis le Sud-Est.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en 23 quartiers (Stadtbezirke) ayant chacun un code postal différent mais considérés comme faisant administrativement partie de la ville de Stuttgart. La plupart des quartiers ont cependant, en tant qu'anciennes communes indépendantes, une identité et une histoire bien à eux.

  • 5 au centre-ville (Innere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Mitte
    • Stuttgart-Nord
    • Stuttgart-Ost
    • Stuttgart-Süd
    • Stuttgart-West
  • 18 en périphérie (Äußere Stadtbezirke):
    • Stuttgart-Bad Cannstatt
    • Stuttgart-Birkach
    • Stuttgart-Botnang
    • Stuttgart-Degerloch
    • Stuttgart-Feuerbach
    • Stuttgart-Hedelfingen
    • Stuttgart-Möhringen
    • Stuttgart-Mühlhausen
    • Stuttgart-Münster
    • Stuttgart-Obertürkheim
    • Stuttgart-Plieningen
    • Stuttgart-Sillenbuch
    • Stuttgart-Stammheim
    • Stuttgart-Untertürkheim
    • Stuttgart-Vaihingen
    • Stuttgart-Wangen
    • Stuttgart-Weilimdorf
    • Stuttgart-Zuffenhausen

Chaque quartier peut-être divisé en un ou plusieurs sous-quartiers.

Climat[modifier | modifier le code]

Graphique climatique de Stuttgart

Le climat de Stuttgart de type continental. Durant les mois d'été, la position de la ville à proximité des collines du Jura souabe et de la Forêt-Noire apparaît comme un bouclier contre les phénomènes météorologiques violents. Cependant, la ville peut également subir des orages pendant l'été et des périodes de plusieurs jours de neige en hiver. Le centre de la ville, appelé par les habitants locaux le « Kessel » (la cuvette), connaît plus de chaleur en été et moins de neige en hiver que les banlieues. Située au centre du continent européen, Stuttgart peut connaître de très grandes différences de températures entre le jour et la nuit et entre l'été et l'hiver. En moyenne, Stuttgart bénéficie de 1693 heures d'ensoleillement par an, de 665 mm de précipitations annuelles et d'une température sur l'année de 9,4 ℃[1].

Les hivers durent du mois de décembre à mars. Le mois le plus froid est janvier, avec une température moyenne de 0 ℃. La couverture de neige a tendance à ne pas durer plus de quelques jours, même si elle a duré une paire de semaines en 2004. Les étés sont chauds avec une température moyenne de 20 ℃ durant les plus chauds mois de juillet et d'août. Les étés durent de mai à septembre.

Le climat de Stuttgart est de type continental, cela se traduit donc par des hivers pouvant être rudes et le thermomètre tourne autour de 0 ℃. Les étés sont relativement chauds avec une température légèrement inférieure à 20 ℃.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes maximales (℃) 3 4 9 12 17 20,5 23 23 19 14 8 4 13
Températures moyennes minimales (℃) -3 -3 0,5 3 7 10,5 13 12 8 5 0,5 -2 4
Températures moyennes (℃) 0 1 5 8 13 15,5 18 18 14,5 9,5 4 1,5 9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 48 46 43 61 86 86 74 86 58 46 46 51 734
Climat de Stuttgart - Source : Weatherbase[11]

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Altes Schloss (Vieux Château) datant de 950

Le premier habitat connu de Stuttgart date de la fin du Ier siècle avec l'établissement d'un fort romain dans le quartier moderne de Cannstatt, sur les rives de la Neckar. Au début du IIIe siècle, les Romains ont été repoussés par les Alamans derrière le Rhin et le Danube. Même si on ne sait rien à propos de Cannstatt au cours de la période des grandes invasions, on estime que la région est resté habitée comme cela est mentionné dans les archives de l'abbaye de Saint-Gall remontant à 700 après J.-C.[12].

Stuttgart en elle-même fut probablement fondée vers 950 après J.-C., peu avant la bataille du Lechfeld par le duc Ludolphe de Souabe, l'un des fils de l'empereur Otton Ier du Saint-Empire. La ville était utilisée pour l'élevage de chevaux de cavalerie dans les prairies fertiles au centre de la ville d'aujourd'hui, bien que de récentes fouilles archéologiques indiquent que cette zone était déjà la terre des agriculteurs mérovingiens[13].

Un don au registre de l'abbaye de Hirsau en date d'environ 1160 fait état d'un « Hugo de Stuokarten », confirmant l'existence de la ville de Stuttgart.

Le Neue Schloss (Nouveau Château) fut construit entre 1746 et 1807.

Entre cette époque et le XIVe siècle, Stuttgart était la propriété de la margrave de Bade et les villes de Backnang et Besigheim.

Autour de 1300, Stuttgart est devenue la résidence des comtes de Wurtemberg, qui en ont fait la capitale de leur territoire (Territorialstaat). Stuttgart a été élevée au rang de ville en 1321 quand elle est devenue la résidence royale officielle. Le territoire autour de Stuttgart fut appelé comté de Wurtemberg, avant que les comtes soient élevés au rang de ducs en 1495, par l'empereur. Stuttgart est alors devenue la capitale du duché et la résidence ducale.

Le nom Wurtemberg provient d'une colline escarpée à Stuttgart, anciennement connue sous le nom de Wirtemberg.

Au XVIIIe siècle, Stuttgart céda temporairement son statut de résidence après que Eberhard-Louis eut fondé Ludwigsbourg, au nord de la Stuttgart. En 1775, Charles II demande à ce que la résidence retourne à Stuttgart, en ordonnant la construction du Nouveau Château.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1803, Stuttgart a été proclamée capitale de l'électorat de Wurtemberg (jugé par un prince-électeur) jusqu'à l'éclatement par Napoléon Bonaparte du Saint-Empire romain germanique en 1805, date à laquelle Stuttgart est alors devenue capitale du royaume de Wurtemberg. La résidence royale a été étendue sous Frédéric Ier, bien que beaucoup des bâtiments les plus importants de Stuttgart - y compris la Staatsgalerie, la Villa Berg et le Königsbau - ont été construits sous le règne du roi Guillaume Ier[14].

Alte Staatsgallerie, construite sous Guillaume Ier

Le développement de la ville de Stuttgart a été entravé durant le XIXe siècle de par son emplacement. Ce n'est qu'avec l'ouverture de la gare en 1846 que la ville a connu une renaissance économique. La population de l'époque était d'environ 50 000 habitants[15].

Au cours de la révolution de Mars, un parlement pangermanique national démocratique (Parlement de Francfort) a été créé à Francfort, afin de surmonter la division de l'Allemagne. Après de longues discussions, le Parlement a décidé d'offrir le titre d'empereur allemand au roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Comme le mouvement démocratique est devenu plus faible, les princes allemands ont regagné le contrôle de leurs états indépendants. Finalement, le roi de Prusse a refusé les demandes des révolutionnaires. Les membres du Parlement ont été chassés de Francfort et les membres les plus radicaux (qui voulaient établir une république) ont fui vers Stuttgart. Un peu plus tard, ce parlement fut dissous par les militaires de Wurtemberg[16].

En 1871, Stuttgart comptait 91 000 habitants. En ce temps, Gottlieb Daimler inventa l'automobile dans un petit atelier de Cannstatt et la population a alors augmenté rapidement à 176 000 habitants[17]. Cette même année, Wurtemberg rejoint, en tant que royaume autonome, l'Empire allemand créé par Otto von Bismarck, au cours de l'unification de l'Allemagne.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la monarchie de Wurtemberg s'est effondrée : Guillaume II a refusé la couronne - mais a également refusé d'abdiquer - sous la pression des révolutionnaires qui ont envahi le palais Wilhelm[18]. L'État libre de Wurtemberg a été créé en tant que partie de la République de Weimar. Stuttgart a alors été proclamée capitale de l'État libre.

En 1920, Stuttgart est devenue le siège du gouvernement national allemand (après la fuite de l'administration de Berlin, voir Putsch de Kapp).

Sous le régime nazi, Stuttgart a commencé l'expulsion de ses habitants juifs en 1939. Près de 60 % de la population juive allemande avait fui au moment des restrictions sur leur liberté de mouvement qui leur ont été imposées le 1er octobre 1941, date à laquelle les juifs vivant à Wurtemberg ont été contraints de vivre dans des « appartements juifs ». Le 1er décembre 1941, la première expulsion en train a été organisé vers Riga. Seulement 180 juifs de Wurtemberg retenus dans les camps de concentration ont survécu[12].

La mairie de Stuttgart en 1907. Tout, sauf l'arrière du bâtiment, a été détruit par les bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le centre de Stuttgart a été presque entièrement détruit par les raids aériens alliés. La plupart des bombardements les plus graves ont eu lieu en 1944, aux commandes des bombardiers anglo-américains. Le plus lourd a eu lieu le 12 septembre 1944, quand la Royal Air Force a bombardé la vieille ville de Stuttgart, avec plus de 184 000 bombes et 75 blockbusters. Plus de 1 000 personnes ont péri dans les incendies. Au total, Stuttgart a été soumis à 53 raids de bombardements, entraînant la destruction de 68 % de tous les bâtiments et la mort de 4 477 personnes.

En 1945, les forces alliées ont occupé l'Allemagne, l'armée française ayant occupé la ville de Stuttgart jusqu'à ce qu'elle tombe dans la zone d'occupation militaire américaine. L'un des premiers concepts du plan Marshall était destiné à soutenir la reconstruction économique et politique de l'Europe et a été présenté lors d'un discours prononcé par le secrétaire d'État américain James F. Byrnes, à l'Opéra de Stuttgart. Son discours a conduit directement à l'unification des zones d'occupation américaine et britannique, donnant naissance à la « Bizone » (plus tard, la « Trizone », avec la zone française). Quand la République fédérale d'Allemagne a été fondée le 23 mai 1949, Stuttgart, à l'instar de Francfort, a été un sérieux concurrent pour devenir la capitale fédérale, mais elle a finalement échoué face à Bonn.

Les ex-États allemands de Bade et Wurtemberg ont fusionné en 1952, conduisant à la création du nouveau Land de Bade-Wurtemberg, maintenant troisième plus grand Land d'Allemagne.

Époque récente[modifier | modifier le code]

Pendant la Guerre froide, Stuttgart est devenu le siège du centre commun de commandement de toutes les forces militaires américaines en Europe, en Afrique et de l'Atlantique (US European Command, EUCOM). EUCOM est toujours basé à Stuttgart aujourd'hui. Les bases de l'armée américaine sont très nombreuses dans et autour de Stuttgart[19].

À la fin des années 1970, le district de Stammheim a été la scène de l'une des périodes les plus controversées de l'histoire allemande d'après-guerre, avec le procès des membres de la Fraction armée rouge à la cour de haute sûreté de Stammheim. Après le procès, Ulrike Meinhof, Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspé se sont suicidés à Stammheim. Plusieurs tentatives ont été faites pour libérer les terroristes par la force ou le chantage au cours de l'« automne allemand » de 1977, qui a abouti à l'enlèvement et au meurtre de l'industriel allemand Hanns Martin Schleyer, ainsi qu'au détournement du vol Lufthansa 181.

En 1978, le réseau ferroviaire de la banlieue de Stuttgart est entré en fonctionnement.

La ville a organisé l'exposition horticole internationale en 1993.

Culture et principaux sites[modifier | modifier le code]

Le centre-ville[modifier | modifier le code]

Alte Kanzlei

Au centre de Stuttgart, on trouve sa place principale, la Schlossplatz. La Königstraße, la plus importante rue commerçante de Stuttgart qui longe le nord-ouest de la Schlossplatz, prétend être la plus longue rue piétonne d' Allemagne[20].

Bien que le centre-ville ait été fortement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale[20], de nombreux bâtiments historiques ont été reconstruits[20] et la ville offre de beaux témoins de l'architecture moderne. On peut citer comme édifices et places du centre-ville :

  • La Stiftskirche (l'Église collégiale), qui date du XIIe siècle et qui est une église protestante depuis 1534[20]. (Extérieur : Roman/Gothique ; Intérieur : Roman/Gothique/Moderne ; Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale)
  • Le Alte Schloss, datant en grande partie de la fin du XVe siècle, certaines parties remontant à 1320. (Style : Renaissance ; reconstruit)
  • Alte Kanzlei, sur la Schillerplatz
  • Neues Schloss, terminé en 1807[20], d'architecture baroque/classique, reconstruit avec un intérieur moderne. Les sous-sols, qui abritent une collection de fragments de pierre de l'époque romaine, sont ouverts aux visiteurs[21].
  • Wilhelmpalais, 1840
  • Königsbau, 1850, style classique, reconstruit
  • Markthalle, 1910, Art nouveau
  • La gare, Stuttgart Hauptbahnhof, conçue en 1920, dont les lignes fonctionnelles sont caractéristiques de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit).
  • La bibliothèque, Württembergische Landesbibliothek, reconstruite en 1970.
  • Friedrichsbau Varieté, reconstruit en 1994

Architecture des autres quartiers[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de châteaux se tiennent dans la banlieue de Stuttgart et rappellent le passé royal de la ville. On peut citer :

Il y a également d'autres sites connus autour de Stuttgart :

Musées[modifier | modifier le code]

La plus ancienne maison de Stuttgart : le Fruchtkasten

Le plus célèbre musée de Stuttgart est la Staatsgalerie (Galerie d'État), qui présente une des plus importantes collections de peinture d'Allemagne du XVe siècle au XXe siècle après Berlin, Munich et Dresde. La pièce la plus importante du musée est le retable de Herrenberg (v. 1520) de Jörg Ratgeb, l'une des œuvres les plus importantes de la peinture allemande de la Renaissance. La collection est également célèbre pour son fonds particulièrement représentatif d'œuvres de Max Beckmann et Oskar Schlemmer, ainsi que pour le plus grand ensemble de toiles de Pablo Picasso d'Allemagne.

Le Linden-Museum, musée d'ethnographie, est également célèbre pour l'importance tant quantitative que qualitative, de sa collection. Les collections sont réparties en cinq grandes sections régionales : l'Amérique (tribus indiennes d'Amérique du Nord, cultures du vieux Pérou), le Pacifique Sud (Mélanésie, culture du Sepik, Australie), l'Afrique (palais royal et masques), l'Orient (culture et histoire islamiques) et l'Asie de l'Est et du Sud (Japon, Chine, Inde, Népal et Tibet).

Stuttgart possède en tout une dizaine de musées. Citons également le Kunstmuseum (consacré à l'art moderne et contemporain et riche du plus grand fonds mondial d'œuvres d'Otto Dix), le Musée Porsche, le Musée Mercedes-Benz et le Musée d'Histoire naturelle, le musée consacré au philosophe Hegel, aménagé dans sa maison natale.

Musique classique[modifier | modifier le code]

Stuttgart possède un orchestre symphonique actuellement dirigé par Roger Norrington. On peut également citer l'Orchestre de chambre des jeunes (Junges Kammerorchester Stuttgart).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Stuttgart

La population de Stuttgart n'a pas cessé de diminuer entre 1960 (637 539 habitants) et 2000 (586 978). Ensuite, le faible niveau de chômage et l'attractivité des écoles secondaires a conduit à une reprise de la croissance démographique, alimentée notamment par les jeunes adultes de l'ex-Allemagne de l'Est[22]. Pour la première fois depuis des décennies, en 2006, il y a eu plus de naissances dans la ville que de décès. En avril 2008, il y avait 590 720 habitants dans la ville[23].

En 2000, 22,8 % de la population n'a pas la nationalité allemande, en 2006, ce nombre a chuté à 21,7 %. Les principaux groupes de ressortissants étrangers sont les Turcs (22,025 %), les Grecs (14,341 %), les Italiens (13,978 %), les Croates (12,985 %), les Serbes (11,547 %) suivis par les immigrants de la Bosnie-Herzégovine, du Portugal, de la Pologne, de l'Autriche et de la France. 39 % des étrangers proviennent de l'Union européenne.

Religion[modifier | modifier le code]

La religion protestante luthérienne a été introduite en 1534 à Stuttgart par le duc Ulrich de Württemberg[24]. Depuis cette époque, le Bade-Wurtemberg a été à prédominance protestante. Toutefois, depuis 1975, le nombre de protestants à Stuttgart a chuté de près de 300 000 à 200 000. En 2000, 33,7 % des habitants étaient protestants et 27,4 % étaient catholiques. La Passion de Bad Cannstatt est une procession suivie par des milliers de fidèles chaque Vendredi saint. 39 % de la population sont dans les autres catégories : musulmans, juifs et ceux qui ne suivent aucune religion ou qui suivent une religion non prise en compte dans les statistiques officielles.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chômage[modifier | modifier le code]

Le chômage dans la région de Stuttgart est faible par rapport à d'autres régions métropolitaines en Allemagne. En novembre 2008, avant la hausse du chômage annuelle en hiver, le taux de chômage dans la région de Stuttgart se situait à 3,8 %, soit 0,1 % de moins que le taux de Bade-Wurtemberg, qui était de 4,7 % en février 2009. Le chômage dans la ville de Stuttgart au cours de la même période s'élevait à 5,2 % et 6,0 % (novembre 2008 et février 2009 respectivement). Par comparaison, le taux de chômage pour l'ensemble de l'Allemagne s'élevait à 7,1 % (novembre 2008) et à 8,5 % (février 2009)[25],[26].

Criminalité[modifier | modifier le code]

Stuttgart est l'une des villes les plus sûres en Allemagne. En 2003, 8 535 infractions ont été relevées à Stuttgart pour 100 000 habitants (la moyenne de toutes les villes allemandes étant de 12 751)[27]. Les chiffres pour 2006 indiquent que Stuttgart s'est classée au deuxième rang derrière Munich en termes de sûreté[28]. 60 % des crimes de Stuttgart ont été résolus en 2003, se classant deuxième derrière Nuremberg.

Politique[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de Stuttgart est Fritz Kuhn, du parti Grünen/Büdnis 90 (parti des Verts allemands).

Gouvernement de la ville passé et présent[modifier | modifier le code]

Résultats des élections récentes (1999-2005)[modifier | modifier le code]

Parti
Année
Locales/
Régionales
1999
Européennes
1999
Élections du Landtag
2001
Bundestag
2002
Locales/
Régionales
2004
Européennes
2004
Conseil de ville
2009 (sièges)
Bundestag
2005
CDU 42,5 % 42,9 % 37,1 % 35,1 % 35,6 % 37,4 % 24,2 % (15) 32,7 %
SPD 24,5 % 27,6 % 36,3 % 35,7 % 24,4 % 21,2 % 17,0 % (10) 32,0 %
FDP 5,5 % 6,2 % 9,2 % 8,5 % 5,3 % 7,7 % 10,9 % (7) 12,8 %
Parti Vert 14,1 % 14,3 % 11,5 % 16,2 % 17,2 % 22,1 % 25,3 % (16) 15,0 %
Sans étiquette 5,6 % - - - 8,5 % - 10,3 % (6) -
Républicains 3,6 % 3,6 % 4,7 % 1,0 % 4,0 % 3,3 % 2,5 % (1) 0,8 %
PDS - - - 1,4 % 1,7 % 1,9 % 4,5 % (2) 4,4 %
SÖS - - - - - - 4,6 % (3) -
Autres 1,5 % 5,4 % 1,2 % 2,1 % 3,4 % 6,5 % 0,7 % (0) 2,3 %
Taux de participation 59,1 % 46,6 % 65,5 % 81,0 % 54,0 % 51,9 % 48,7 % 79,1 %
Source : Résultats de l'élection à Stuttgart[29]

Économie[modifier | modifier le code]

Les sièges des constructeurs automobiles Daimler (incluant Mercedes-Benz) et Porsche se situent à Stuttgart. On y trouve également le groupe Bosch. La ville est un important centre d'activités industrielles. Les activités de hautes technologies sont aussi représentées. En effet, les sièges européens de Hewlett-Packard et IBM s'y trouvent.

Le berceau de l'automobile[modifier | modifier le code]

La moto et l'automobile à quatre roues ont été inventés à Stuttgart (par Gottlieb Daimler et Karl Benz ; industrialisé en 1887 par Gottlieb Daimler et Wilhelm Maybach en tant que Daimler-Motoren-Gesellschaft). Stuttgart est donc considérée par beaucoup comme le point de départ de l'industrie automobile dans le monde entier et elle est parfois appelée « le berceau de l'automobile ». Mercedes-Benz, Maybach, Robert Bosch GmbH, Mahle GmbH et Porsche sont toutes des entreprises basées à Stuttgart ou dans des villes à proximité[10]. Le tout premier prototype de la Volkswagen Coccinelle a été fabriqué à Stuttgart, conçu par Ferdinand Porsche. De nombreux magazines amateurs sur l'automobile sont publiés à Stuttgart[10].

Science, recherche et développement[modifier | modifier le code]

La région a actuellement la plus forte densité de scientifiques, d'universitaires et d'organismes de recherche en Allemagne. Aucune autre région en Allemagne n'a enregistré autant de brevets et de modèles que Stuttgart[30]. Près de 45 % des scientifiques du Bade-Wurtemberg impliqués dans la recherche et le développement travaillent à Stuttgart. Plus de 11 % de l'ensemble du budget allemand pour la recherche et le développement est investi dans la région de Stuttgart (environ 4,3 milliards d'euros par an). Stuttgart est une ville universitaire, elle abrite plusieurs universités et collèges, comme l'Université de Stuttgart, l'Université de Hohenheim, la TU Stuttgart[31] et plusieurs universités de sciences appliquées. De plus, la région est le siège de six instituts Fraunhofer, quatre instituts de recherche industrielle en collaboration avec les universités locales, deux instituts Max-Planck et des instituts du Centre aérospatial allemand (DLR).

Services financiers[modifier | modifier le code]

La bourse de Stuttgart est la deuxième plus importante en Allemagne (après celle de Francfort). Plusieurs grandes entreprises du secteur des services financiers ont leur siège social à Stuttgart, avec près de 100 instituts de crédit au total (par exemple, Landesbank Baden-Württemberg, Wüstenrot & Württembergische).

Le vin et la bière[modifier | modifier le code]

Vignes à Stuttgart.

Selon les archives de l'État, la culture de la vigne dans la région remonte à 1108. Au XVIIe siècle, la ville était la troisième plus grande communauté viticole allemande communauté du Saint-Empire romain germanique. Le vin de Stuttgart est resté la source principale de revenus au cours du XIXe siècle.

Stuttgart est toujours l'une des plus importantes villes viticoles de l'Allemagne, principalement grâce à sa situation géographique au centre de la quatrième plus grande région viticole d'Allemagne, la région viticole de Wurtemberg couvrant 11 522 hectares. L'importance du vin sur l'économie locale est marquée chaque année par le festival annuel du vin (Weindorf).

Stuttgart a également plusieurs brasseries célèbres comme Stuttgarter Hofbräu, Dinkelacker ou Schwaben Bräu.

Chaque année une fête du vin se déroule à la fin de l'été dans le centre ville (le village du vin : Stuttgarter Weindorf) et la fête de la bière de Stuttgart (Cannstatter Volksfest) est la plus importante après celle de Munich (Oktoberfest) et attire chaque année plusieurs millions de visiteurs[32].

Transport[modifier | modifier le code]

Situé à Leinfelden-Echterdingen à 15 km au sud de la ville, l'aéroport de Stuttgart (STR) est devenu l'un des plus importants d'Allemagne : il a accueilli 7,6 millions de passagers en 2003, 8,8 en 2004 et 9,6 en 2005. Depuis l'ouverture du troisième terminal en 2004, la capacité de l'aéroport atteint les 12 millions de passagers.

Gare Centrale.

Du point de vue ferroviaire, Stuttgart est un nœud à la croisée des liaisons vers Karlsruhe-Strasbourg-Paris, Mannheim-Francfort-Cologne, Ulm-Munich, Zurich-Milan, Nuremberg... La gare centrale (Hauptbahnhof) actuelle, édifiée en 1922, est de type cul-de-sac (les trains doivent faire demi-tour). Pour diminuer les temps d'arrêt et améliorer les connexions avec les autres villes, un projet controversé, Stuttgart 21 a été mis sur pied  : il s'agirait d'une part d'enterrer la gare avec les quais et de creuser un tunnel direct jusqu'à l'aéroport ce qui permettrait de réduire notablement les temps de trajet en direction de Ulm et Munich. Les travaux devaient commencer en 2005, mais les controverses autour de ce projet ont provoqué son report sine die.

Le réseau des transports publics.

Au niveau des transports en commun, Stuttgart dispose de 6 lignes de S-Bahn (équivalent du RER parisien), exploitées par une filiale de la Deutsche Bahn. Il y a de plus un grand réseau de tramway (16 lignes) et de bus (55 lignes). Il y a enfin une ligne de tramway à crémaillère et un funiculaire (inauguré en 1929). L'ensemble des transport est supervisé par la Verkehrs- und Tarifverbund Stuttgart (VVS, Fédération des Transports et Tarifs de Stuttgart) à laquelle sont liés toutes les compagnies opérant sur l'agglomération, permettant une unité tarifaire et une certaine cohérence au niveau de l'offre.

Le projet Stuttgart 21[modifier | modifier le code]

Après des années de débats et de controverses politiques, le plan a été approuvé en octobre 2007. Le projet Stuttgart 21 comprend la reconstruction des lignes de transport de surface et des lignes de métro reliant la gare de Stuttgart du centre-ville avec les chemins de fer et les lignes souterraines. Les travaux de construction devraient débuter en 2010 et être achevés en 2020.

Festival International du Film d'Animation[modifier | modifier le code]

  • Festival International du Film d'Animation de Stuttgart (Internationales Trickfilm Festival Stuttgart (ITFS))[33], fondé en 1982. Le 21e Festival aura lieu du 22 au 27 avril 2014.

Sport[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Le VfB Stuttgart est le principal club de football de la ville et vainqueur du titre du Championnat d'Allemagne de football en 2007. Le club évolue à la Mercedes-Benz-Arena.

L'autre club de la ville, le Stuttgarter Kickers, évolue en troisième division au Gazi-Stadion à Stuttgart-Degerloch.

Autres sports[modifier | modifier le code]

La ville accueille aussi un tournoi de tennis féminin, de catégorie Premier avec une dotation de 721 000 $. Le principal sponsor de ce tournoi est la marque automobile Porsche d'où son nom : Porsche Tennis Grand Prix.

La ville accueille également un tournoi de tennis masculin, chaque année au mois de juillet, le tournoi de Stuttgart (aussi connu sous le nom de Mercedes Cup). Ce tournoi se déroule sur terre battue.

En handball, Stuttgard est le lieu s’accueille du club du TV Bittenfeld mais aussi du HBW Balingen-Weilstetten, lors des matchs importants.

Enfin, les Scorpions de Stuttgart (GFL) est un club allemand de football américain basé à Stuttgart.

En plus, Stuttgart possède comme seulement cinq autres villes allemandes un club de football australien, qui s'appelle les Emus de Stuttgart. Ils jouent dans la Australian Football League Germany et en 2011 ils pouvaient remporter le match pour la troisième place.

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Stuttgart a une réputation de metteur en scène de grands événements, comme les championnats du monde d'athlétisme 1993 ou le tournoi de Stuttgart. Stuttgart a été l'une des douze villes hôtes de la Coupe du monde de football de 2006. Six matchs, dont trois du deuxième tour y compris le match pour la troisième place, ont été joués au Gottlieb-Daimler-Stadion (aujourd'hui, Mercedes-Benz Arena). Stuttgart a également été désignée « Capitale Européenne du Sport » 2007[34], hébergeant des évènements tels que les Championnats du monde de cyclisme sur route et la Finale mondiale de l'athlétisme cette année-là.

Il y a d'autres célèbres sites sportifs, comme la Porsche Arena (tennis, basket-ball et handball) et le Hanns-Martin-Schleyer-Halle (boxe, équitation/saut d'obstacles, gymnastique, cyclisme sur piste, etc.).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Stuttgart est jumelée avec[35] :

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités nées ou ayant vécu à Stuttgart ont influencé l'histoire de la ville :

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Bevölkerungsentwicklung », statistik.baden-wuerttemberg.de,‎ December 2011 (consulté le 2013-05-05)
  2. Denis Diderot, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Sociétés Typographiques,‎ 1781 (lire en ligne)
  3. « (de) Stuttgart », Initiativkreis Europäische Metropolregionen (consulté le 2009-03-23)
  4. « (de) Basisinformationen zur Region Stuttgart », Wirtschaftsförderung Region Stuttgart GmbH (consulté le 2009-03-28)
  5. « Introduction to Stuttgart », The New York Times (consulté le 2009-03-25)
  6. Statistisches Landesamt Baden-Württemberg
  7. (de) Stuttgart - die Schwabenmetropole
  8. Carte d'identité de Stuttgart
  9. « (de) Die Geschichte von Stuttgart », The history of Stuttgart,‎ 2008 (consulté le 2009-03-02)
  10. a, b et c Aric Chen, « Stuttgart, Germany; Motor Stadt (Psst! This Isn't Michigan) », The New York Times,‎ 2007-01-07 (consulté le 2009-03-18)
  11. « Weatherbase: Historical Weather for Stuttgart, Germany », Weatherbase,‎ 2009 (consulté le 2009-03-12)
  12. a et b Cet article contient des informations tirées de Wikipédia en allemand.
  13. (de) Daniel Kirn, Stuttgart — Eine kleine Stadtgeschichte, Erfurt, Sutton,‎ 2007 (ISBN 978-3-86680-137-0, OCLC 184692565)
  14. The life and works of Christian Friedrich von Leins, catalogued in the German National Library.
  15. Population archives of Baden-Württemberg, German PDF
  16. German publication by Michael Kienzle and Dirk Mende: "Wollt Ihr den alten Uhland niederreiten?". Wie die 48er Revolution in Stuttgart ausging. ("The downfall of the 48 Revolution") German 'Schillergesellschaft', Marbach am Neckar 1998 (vol. 44),Wikipédia en allemand
  17. Stuttgart - Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005.
  18. Paul Sauer: "Württembergs letzter König. Das Leben Wilhelms II.", German. Stuttgart 1994.
  19. « U.S. Army Installations in Stuttgart », US Army in Germany
  20. a, b, c, d et e Henk Bekker, Adventure Guide Germany, Hunter Publishing, Inc,‎ 2005 (ISBN 978-1-58843-503-3, lire en ligne), p. 445
  21. McLachlan, p. 245
  22. Statistiches Amt, Stuttgart, July 2007. PDF source: www.stuttgart.de
  23. « (de) Stuttgart in Zahlen », Official website of Stuttgart,‎ 2008-04-30 (consulté le 2009-03-01)
  24. Klaus Schlaich, Martin Heckel, Werner Heun, (de) Gesammelte Aufsätze: Kirche und Staat von der Reformation bis zum Grundgesetz, Mohr Siebeck,‎ 1997 (ISBN 978-3-16-146727-1), p. 28
  25. Stuttgart Journal, German article accessed 28-11-08.
  26. Stuttgart Zeitung 27 Feb 2008, regional unemployment figures
  27. Stuttgart official statistics
  28. City of Hamburg website
  29. (de) « Wahlergebnisse in Stuttgart – Wikipedia », De.wikipedia.org (consulté le 2009-05-06)
  30. Stuttgart - Where Business Meets the Future. CD issued by Stuttgart Town Hall, Department for Economic Development, 2005
  31. « Stuttgart », sur Encyclopædia Britannica,‎ 2009
  32. La Cannstatter Volksfest de Stuttgart, l’autre grande Fête de la Bière
  33. Site de l'ITFS (en)
  34. (en) « European Capitals of Sport List », sur European Capitals of Sport Association (consulté le 1er juillet 2009)
  35. Jumelages

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :