Pierrefitte-sur-Seine
| Pierrefitte-sur-Seine | ||
La mairie de Pierrefitte en 2005 |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-Saint-Denis | |
| Arrondissement | Saint-Denis | |
| Canton | Pierrefitte-sur-Seine (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | communauté d'agglomération Plaine Commune | |
| Maire Mandat |
Michel Fourcade 2008-2014 |
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| Code postal | 93380 | |
| Code commune | 93059 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Pierrefittois | |
| Population municipale |
27 883 hab. (2010) | |
| Densité | 8 177 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 98 m (min. : 37 m) (max. : 97 m) | |
| Superficie | 3,41 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairie-pierrefitte93.fr | |
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Pierrefitte-sur-Seine est une commune de la Seine-Saint-Denis, située entre Saint-Denis et le département du Val-d'Oise. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Plaine Commune et est le chef-lieu du canton de Pierrefitte-sur-Seine.
Les habitants de Pierrefitte-sur-Seine sont les Pierrefittoises et les Pierrefittois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le territoire de Pierrefitte-sur-Seine se situe au nord de Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres de Paris, sur la RN1. Il s'étend principalement sur la Plaine de France, mais ses limites nord-ouest sont constituées par les contreforts de la Butte-Pinson.
Un ensemble de petits ruisseaux est discernable sur les anciennes cartes, mais il a été enterré au fil de l'histoire afin de lutter contre les risques d'inondation tout en permettant le drainage des terrains.
Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.
Pierrefitte compte plusieurs quartiers comme le Quartier des Poètes (La Cité Rose),Jules Chatenay,Cité Potier, Lavoisier, Langevin, Fontaine Rosée, Jules Verne, les Fauvettes, Jean Moulin, Les Joncherolles et pleins d'autre encore.
Communes limitrophes [modifier]
- Saint-Denis
- Stains
- Villetaneuse
- Sarcelles dans le Val-d'Oise
- Montmagny dans le Val-d'Oise
Toponymie [modifier]
Pierrefitte tire son nom du latin Petra ficta (pierre figée au sol ou menhir), Petra frita ou Petra fixa, attestés dès le IXe siècle[2].
Histoire [modifier]
Du Moyen Âge au XVIIIe siècle [modifier]
Propriété de l’abbaye de Saint-Denis au IXe siècle, elle fut en partie détruite au XVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans.
Au XVIIIe siècle, Pierrefitte est un village d'agriculteurs et de carriers, qui exploite le gypse de la pierre à plâtre des contreforts de la Butte-Pinson.
De 1790 à 1795 Pierrefitte-sur-Seine était un canton du district de Franciade.
Le XIXe siècle [modifier]
En 1856, Pierrefitte est desservie par le chemin de fer de Paris à Creil, ce qui permet à la ville de devenir un lieu de petite villégiature pour des parisiens aisés. La ville est ravagée par les bombardements de la guerre franco-prussienne de 1870.
En 1896, Pierrefitte est un bourg de 2 468 habitants dont l’activité économique dépend principalement de deux entreprises, l’une de tentures murales, dite Lincrusta Walton avec 40 ouvriers, et l’autre de matériel de chemin de fer avec 30 ouvriers, auxquelles s’ajoute une maison d’épicerie en gros. L'agriculture est consacrée à la culture maraîchère et à l’horticulture, qui ont remplacé la fabrication du vin, les plants de vigne ayant peu à peu disparu.
Le bourg compte 383 maisons (dont 51 de deux étages et cinq de trois étages et plus) constituant 717 logements, ainsi que 32 ateliers et 47 commerces[3].
Le XXe siècle [modifier]
Dans le cadre de son développement et des besoins de logements des années 1970, la ville avait confié aux architectes Yves et Luc Euvremer (1978–1983 en collaboration avec Jean Renaudie) et Mila et Geronimo Padron-Lopez la réalisation d'un ensemble d’habitat social d'environ 900 logements réalisés entre 1973 et 1994 dans le cadre de la ZAC du Barrage dont les premières études remontent à 1963[4].
Compte tenu des grandes difficultés sociales et des nombreux dysfonctionnements de cet ensemble, la municipalité, la communauté d'agglomération Plaine Commune et l'ANRU ont décidé en 2007 sa démolition dans le cadre de la réalisation d'une nouvelle ZAC, ce qui a amené une importante mobilisation d'architectes, émus par le sort promis à cet habitat social des années 1980 qu’ils considèrent comme une œuvre architecturale et urbaine majeure.
Le Tribunal administratif de Montreuil ayant rejeté leur recours, estimant « que la réalisation de la cité Desnos, si ce n’est sa conception même, n’a pas atteint les objectifs poursuivis par son concepteur en matière d’écologie et de qualité de vie de ses habitants ». Ayant relevé les spécificités formelles de ces logements, « le tribunal en déduit naturellement que la cité Desnos ne peut être regardée comme un symbole d’une période de l’histoire de l’architecture, qui ferait partie d’un patrimoine à protéger ou à mettre en valeur. »[5],[6],[7].
les bâtiments sont démolis en 2010-2011 après le relogement de l'ensemble des habitants
Héraldique [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 27 883 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Immigration [modifier]
En 1999, 64,5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[10],[11].
Administration et vie politique [modifier]
En 2000, la commune de Pierrefitte est membre fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune.
Depuis 1945, la ville n'a compté que 4 maires (dont trois communistes) : Roger Fréville, Daniel Bioton, Catherine Hanriot et Michel Fourcade. La ville a eu le même premier Adjoint de 1983 à 2008, François Colombani, militant du PCF (qui était déjà second adjoint de 1977 à 1983).
Figure marquante de l'histoire locale, Roger Fréville avait fait du sport une de ses priorités dans le cadre des reconstructions d'après-guerre, c'est notamment pour cette raison que son nom a été donné au complexe sportif, rue Nungesser et Coli, inauguré en 1994[12].
Après avoir ravi le siège de conseiller général du canton de Pierrefitte-sur-Seine au maire PCF Catherine Hanriot lors des cantonales de 2004, Michel Fourcade a remporté les primaires organisées lors du premier tour des municipales 2008 à la tête d'une liste de rassemblement notamment du PS, des Verts et de représentants de la société civile contre le PCF.
Au second tour, la liste du PCF a fusionné avec celle conduite par le socialiste Michel Fourcade et cette liste d'union a remporté le second tour du 16 mars 2008 par 65,9 % des exprimés face à la liste Bazeli (UMP)[13].
La ville fait partie du 2ème circonscription de Seine-Saint-Denis avec les cantons de Saint-Denis Nord Ouest et Saint-Denis Nord Est.
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Socialistes & Républicain | Sonia Benacer | 13 | Majorité (PS) | ||
| Verts et Associatifs | Stéphane Robert | 9 | Majorité (Verts) | ||
| Communiste, Républicain et Citoyen | Farid Aid | 3 | Majorité (PC) | ||
| Gauche citoyenne Société civile | Aline Legoll | 4 | Majorité (MRC/SE) | ||
| Union Centriste | Pascal Kouppe | 3 | Opposition | ||
| Groupe UMP | Alex Bazeli | 3 | Opposition |
Liste des maires [modifier]
Transports [modifier]
Pierrefitte est située près des autoroutes A 1, A 15 et A 86.
Elle est traversée par la RN 1 (plus de 50 000 véhicules/jour) et la RN 301, et est le point de départ de l'ancienne RN 16 (désormais numérotée D 316 dans le Val d'Oise) qui mène à Clermont (Oise). Autrefois, elle aboutissait à Dunkerque.
Hier : les tramways [modifier]
L'urbanisation de Pierrefitte a été fortement développée par la création de la gare de Pierrefitte - Stains en 1859, sur la ligne Paris - Lille, permettant aux parisiens de se rendre à Pierrefitte, dans un premier temps comme lieu de villégiature[15], mais également comme lieu d'habitat.
De plus, la ville a été desservie par trois lignes de tramways au début du XXe siècle :
- la ligne no 3 Mairie de Pierrefitte - Pont de Saint-Cloud des TMEP[16] par le Barrage (Place du Général Leclerc) et la gare de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et les quais rive Droite, le Pont de Saint-Ouen et les quais de la Rive droite.
Cette ligne a fonctionné du 27 août 1901 au 30 mai 1910 - la ligne PC de Mairie de Pierrefitte à Porte de Clignancourt, créée par la TPDS, qui a circulé du 1er juin 1910 au 18 mai 1936. Lors de la fusion des compagnies de tramways au seint de la STCRP de 1921, cette ligne pris le no 65, et, en 1926, elle transportait 1 500 000 voyageurs par an.
- la ligne 11b de la STCRP Gare de l'Est - Barrage de Pierrefitte, créée le 1er mai 1922, passait par Carrefour Pleyel, la Porte de Paris, l'église Saint-Denis-de-l'Estrée et la place du Général Leclerc à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), transportait 4 400 000 voyageurs en 1926. En 1930 environ, il y avait 7 départs à l'heure de pointe et 3 en heure creuse pour la Porte de Clignancourt (ligne 65) et y rejoindre le métro, ainsi que la Place de la République (11b). Il fallait 34 minutes pour faire le trajet Pierrefitte - Porte de Clignancourt[17].
Les deux lignes de tramway ont été supprimées par la Société des transports en commun de la région parisienne le 18 mai 1936 : l'ensemble du secteur était désormais desservi par des autobus, alors considérés comme plus modernes[18].
Aujourd'hui [modifier]
La commune est desservie essentiellement par le RER D (Pierrefitte - Stains) ainsi que par la ligne 13 du métro de Paris, à l'extrême est de la commune.
En termes de bus, sa desserte est assurée par les lignes
RATP 150 168 254 268 354 ainsi que, la nuit par le Noctilien N44
Demain, le Tramway sur pneus [modifier]
Elle accueillait alors plus de 50 000 véhicules/jour
Le chantier du Tramway sur pneus, ligne 5 du tramway d'Île-de-France dit TCSP RN1 (pour « transport en commun sur site propre de la RN 1 »), a débuté en 2009 sur l'axe principal de la ville, entre Marché-de-Saint-Denis et Gare de Garges - Sarcelles. La pose des premiers rails de guidage devrait intervenir en novembre 2010, sur Pierrefitte à hauteur des Rougemonts, et la ligne devrait être mise en service vers la mis 2013.
Selon le projet de SDRIF rendu public le 15 novembre 2006, il pourrait être prolongé à terme à Garges-lès-Gonesse.
La Tangentielle Nord [modifier]
La ligne de Grande Ceinture traverse la commune depuis 1882. Cette ligne de chemin de fer contourne Paris et relie entre elles toutes les voies ferrées qui aboutissent à la capitale, afin de faciliter le trafic de marchandises. Elle a d'ailleurs perdu son trafic voyageur en 1939, mais conserve un rôle fret majeur pour la SNCF.
La ligne sera doublée par deux voies de tram-train en 2014, afin de relier, dans une première étape, la gare d'Épinay-sur-Seine à celle du Bourget, puis Sartrouville à Noisy-le-Sec, offrant ainsi des correspondances aisées avec toutes les lignes du RER ainsi qu'avec les lignes du Transilien du nord de l'agglomération. Une gare sera créée à Pierrefitte, au nord de la zone des Tartres, et en correspondance avec la gare du RER D de Pierrefitte - Stains.
Education [modifier]
En termes de structure d'accueil des enfants en bas âge jusqu'à leur majorité, la ville de Pierrefitte comporte[19] :
- 4 crèches : la crèche collective Eugénie Cotton, la crèche familiale Jeanne Alexandre, la crèche collective Louise Michèle et l'espace multi-accueil Françoise Dolto.
- Plusieurs écoles maternelles : Ecole maternelle Ethel Rosemberg, école maternelle des Fortes Terres, école maternelle Henri Wallon, école maternelle Jacques Prévert.
- Plusieurs complexes maternels et primaires : Écoles Eugène Varlin, situées au pied de l'ancienne cité des poètes, dans les quartiers nords. Écoles Jean Jaurès, au centre ville. Écoles Anatole France. Écoles Joliot-Curie, à côté du stade Roger Fréville, dans le quartier de l'Hirondelle. Écoles Frédérick Lemaitre.
- Trois collèges : le collège Gustave Courbet[20] qui se situe rue François Mitterrand (ex-rue Ernest Fabre) au Sud de la ville. A son inauguration, le 26 octobre 1974, le collège Courbet est un Collège d'Enseignement Secondaire (CES). Sa réalisation intervient au moment des grands chantiers éducatifs des années 70 qui accueille l'arrivée d'une nouvelle classe d'âge dans le second degré. On doit son architecture à deux architectes : Jacques Kalisz et Gilbert-Paul Bertrand. À sa création, le collège était fait pour accueillir 1200 élèves, dont 96 en SES (Section d'éducation spécialisé). Les classes SES ayant disparu en 1996, elle s'est transformé en une SEGPA (Section d'enseignement général et professionnel adapté), qui existe encore aujourd'hui.
le Collège Pablo Neruda qui est lui au nord.
Le collège intercommunal Lucie Aubrac[21] ( situé sur la ville de Villetaneuse), qui est placé à la sortie vers Villetaneuse du quartier des Joncherolles. Ce collège a été inauguré en 2003.
- Le lycée polyvalent Maurice Utrillo, situé à la frontière avec la ville de Stains.
- Enfin l'Université Paris-VIII (Saint-Denis) est elle-même installée juste aux limites de Pierrefitte.
Économie [modifier]
La commune a été moins marquée que les autres villes de Plaine Commune par la présence de la grande industrie depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la désindustrialisation de l'Île-de-France. D'importantes entreprises ont néanmoins eu un rôle économique à Pierrefitte.
En 2007-2008 on y dénombre 423 entreprises. Les principales sont les Cartonnages Guillaume (95 emplois, fabrication de coffrets pour l'industrie du luxe), Delage Aéro (90 salariés, construction de pièces pour moteurs d'avions) et le CDIF (80 salariés, éco-entreprise : centre de tri)[22].
Elle dispose également de plusieurs équipements importants de santé, avec l'hôpital Victor Hugo (psychiatrie), dépendant du Centre hospitalier de Saint-Denis, la Maison de l'Alisier (foyer d’accueil pour les traumatisés crâniens), la clinique Clinalliance, qui a ouvert en 2008[23], ainsi que le centre municipal de santé Jean-Aimé Dolidier.
Plaine Commune aménage deux zones d'activité le long de la future RD 28 prolongée, la ZAE Jules-Valles et la ZAE de la Gare militaire, dont le promoteur est SPIRIT.
- La zone des Tartres
La zone des Tartres est un secteur longtemps délaissé situé aux confins de Pierrefitte-sur-Seine, Stains et Saint-Denis, occupé notamment par des maraîchers et des jardins ouvriers. Elle est desservie par le Pavé d'Amiens qui sera restructuré prochainement par le Conseil Général dans le cadre du projet de prolongement de la RD 28.
Son aménagement était envisagé de longue date par le syndicat intercommunal des Tartres, qui a été dissous lorsque Stains a intégré Plaine Commune en 2004. Cet EPCI a désormais la compétence de l'aménagement de l'ensemble de ce territoire.
Les objectifs d'aménagement de cet espace de près de 110 hectares sont les suivants :
- accompagner les projets existants : l’extension de l’université Paris 8 (équipements sportifs), l’implantation des Archives nationales (cf. § Architecture contemporaine, ci-après), les projets de RD 28 et du futur pôle gare de la Tangentielle Nord
- valoriser l’activité économique en recherchant les meilleures localisations au regard des besoins locaux, notamment l’accueil de PME/PMI et d’entreprises artisanales, et de l’offre foncière disponible.
- conforter l’habitat dans un souci de diversification de l’offre et d’accompagnement des opérations de restructuration lourde du patrimoine.
- développer une dimension environnementale et paysagère du secteur dans un réseau d’échanges à l’échelle de Plaine-Commune et du Département.
Patrimoine et environnement [modifier]
Les contreforts de la Butte-Pinson se trouvent au nord-ouest de la Commune.
Revenu dans la ville de son enfance, Maurice Utrillo y croqua le Café "le Chat sans Queue" (actuelle rue Lénine) ou La Guinguette. En 2010, son testamentaire Jean Fabris - qui a rompu avec le Musée Utrillo-Valadon de Sannois - y inaugurera l'Espace Utrillo, au sein du centre culturel, comprenant une quinzaine de tableaux, 15 000 photographies et de nombreux documents[24].
Architecture moderne [modifier]
- L’hôtel de Ville
L’hôtel de Ville, agrandi durant l’Entre-deux-guerres puis à nouveau en 2009, a remplacé la mairie édifiée en 1849 sous l'administration de M. Lejeune, qui était édifiée à l’angle des rues de Paris et Briais[25]
- L’église Saint-Gervais-Saint-Protais
L’église Saint-Gervais-Saint-Protais, construite sur les plans de l'architecte Lequeux, a été consacrée le 21 octobre 1857. Toutefois, les fonts baptismaux des XIIe et XIIIe siècles proviennent de l’église précédente. La cloche a été offerte par l’impératrice Eugénie.
L'église était décrite comme suit en 1879 :
L’église « est située dans la Grand’Rue du village, et sa façade, légèrement en retrait, se compose, au premier plan, d'un avant-corps accusant la grande nef et, au deuxième plan, des façades des bas-côtés qui sont moins élevées et ajourées, chacune, par une fenêtre plein-cintre.
L’avant-corps présente, en son milieu, une grande tour carrée dont le soubassement est percé d'une porte plein-cintre, décorée de moulures et surmontée d'une croix. Elle est encadrée de deux pilastres composites, supportant un entablement dont l'architrave est interrompue par un tableau qui porte cette inscription : « NON EST HIC ALIUD NISI DOMUS DEI ET PORTA COELI. GEN., XXVIII, XVII ».
Au-dessus de cet entablement s'élève la tour proprement dite, décorée de refends et de bossages, interrompus par un cadran d'horloge. Elle est flanquée de contreforts peu saillants sur lesquels s'appuie le beffroi ajouré de fenêtres géminées garnies d'abat-sons et surmonté d'une flèche octogonale dont les pans, aux angles de la tour, sont flanqués de pyramidions. […] À l'intérieur l'église présente une nef s'ouvrant sur les bas-côtés par cinq travées séparées par des colonnes qui supportent la retombée de voûtes plein-cintre. Au-dessus, des antes très plats, terminés par des consoles, reçoivent les poutres ornées de culs-de-lampe qui soutiennent le plafond à compartiments. Cette nef se termine, en avant de l'hémicycle du maître-autel, par un arc triomphal décoré de fresques et de sculptures. Cet hémicycle est lui-même recouvert par une demi-coupole.
Une frise peinte contourne la nef et sépare l'étage des arcades du rez-de-chaussée de celui des fenêtres circulaires placées au-dessus de chacune d'elles.
Les bas-côtés sont ajourés de cinq fenêtres plein-cintre, munies également de verrières. Ils se terminent par deux chapelles dédiées, celle de gauche à Sainte Geneviève, celle de droite à la Vierge »[25]
Architecture contemporaine [modifier]
- L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles
L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles a été construite en 1960 par l'architecte Paul-Marie Vilmont
- Le nouveau centre des Archives nationales[26]
En mars 2004, le président de la République Jacques Chirac a annoncé la construction d'un nouveau centre des Archives nationales dans la zone des Tartres, marquant ainsi la volonté de l’État de construire au cœur de la cité un grand établissement culturel, dans un territoire en devenir, aux portes de Paris.
Cet emplacement a été retenu en raison de sa proximité immédiate de la station de métro de Saint-Denis - Université sur la Ligne 13 du métro de Paris, de l’université de Paris VIII à Saint-Denis et de l’université de Paris XIII à Villetaneuse, ainsi que de la disponibilité foncière du secteur des Tartres.
Le bâtiment, conçu par l'architecte Massimiliano Fuksas, d'une superficie de 84 293 m2[27], d'une capacité de stockage de 320 kilomètres linéaires, haut de 42 m et long de 180 mètres, accueillera 400 personnes environ (chercheurs, enseignants, étudiants, généalogistes…) est destiné aux archives postérieures à 1790.
Le coût de construction de ce nouveau centre est estimé à 194 millions d’euros[28]. Le chantier a débuté en 2009 [29]. Construit par l'entreprise Bouygues Bâtiment, le bâtiment a été livré en 2012, ouvert au public le 21 janvier 2013 et inauguré par le président de la République, François Hollande, le 11 février suivant.
Tourisme et cadre de vie [modifier]
Pierrefitte-sur-Seine a reçu une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2007[30].
Jumelages [modifier]
Rüdersdorf bei Berlin (Allemagne) depuis 1966.
Braintree (Royaume-Uni) depuis 1967.
La ville a également conclu deux conventions de coopération décentralisée avec
- la commune de
Koussané (Mali) depuis 2003 - et le
camp de réfugié de Kalandja (Palestine) depuis 2004[2].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Pierrefitte accueillit d'illustres personnages comme le Général Baron d'Empire Moulin ou le peintre Maurice Utrillo. La ville inspira d'ailleurs l'artiste qui immortalisa, dans ses premières œuvres les vignes, l'église et les rues de Pierrefitte.
- Frédérick Lemaître avait une résidence à Pierrefitte, devenu parc public et conservatoire municipal de musique et de danse.
- Alcide Dessalines d'Orbigny
- Maurice Utrillo et sa mère, Suzanne Valadon, demeurèrent à Pierrefitte chez la mère de Valadon à la Villa Hochard[24]
- Jean-François Moulin, membre du Directoire, baron et général d’Empire, habita la commune et y est inhumé. Une rue de la ville porte son nom[31].
Anecdotes [modifier]
La course cycliste Paris-Roubaix eut longtemps son départ devant un café de la RN1, à l'entrée de Pierrefitte.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
- Présentation historique de Pierrefitte, sur le site officiel de la ville. Consulté le 20 Décembre 2009
- SOURCE : Monographie de 1896 mentionnée en bibliographie
- Notice no 059inv010 de l’atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis, inventaire du 1er septembre 2005. Descriptif, localisation de la ZAC des Poètes, divers plans historiques, bibliographie.
- [PDF] Communiqué du Tribunal administratif de Montreuil, « Cité des Poètes de Pierrefitte-sur-Seine : les permis de démolir sont légaux », sur http://montreuil.tribunal-administratif.fr/, 25 janvier 2010. Consulté le 28 février 2010
- Élodie Soulié, « La justice autorise la démolition des Poètes », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 26 février 2010, p. 1 [texte intégral (page consultée le 27 février 2010)]
- La justice autorise la démolition de la cité des Poètes, sur http://www.lemoniteur.fr/, 25 février 2010. Consulté le 27 février 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
- Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
- Site de l'Association Sportive de Pierrefitte http://asp93.com/historique/
- Résultats des élections municipales 2008 - 2de tour
Votants 50,2 %
Exprimés 48,4 %
Liste Fourcade (PS) - 65,9 % des exprimés - 29 sièges
Liste Bazeli (UMP) - 34,1 % des exprimés - 6 sièges
Source Le Parisien. - SOURCE : CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
- Les guinguettes de la Butte-Pinson étaient fréquentées tant par les habitants du secteur que par les parisiens. Des services de bus spéciaux leur facilitaient l'accès
- La Tramways mécaniques des environs de Paris (TMEP), de manière générale en très grande difficulté financière, et qui venait de subir les désastreuses inondations de la Seine de janvier 1910, fut absorbée par la compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS) le 1er juin 1910. La TDPS coupa dès cette date la ligne en trois, avec :
- la ligne BA (Saint-Cloud - Asnières-sur-Seine
- la ligne AsD (Asnières-sur-Seine - Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
- la ligne PC (Pierrefitte - Porte de Clignancourt)
- SOURCE : Notice sur le projet d'aménagement de la Commune de Villetaneuse (lois de 1919-1924), déclaré d'utilité publique par décret du 22 mai 1933.
- Source : Revue Chemins de fer régionaux et urbains no 306, juin 2004, éditée par la Fédération des amis des chemins de fer (FACS) Gare de l’Est, Paris
- Site de la ville de Pierrefitte
- Site de l'Atlas de l'architecture et du patrimoine de Seine Saint Denis : http://www.atlas-patrimoine93.fr/pg-html/bases_doc/inventaire/fichecollege.php?idfic=059inv900&codeia=0931223Z
- http://www.atlas-patrimoine93.fr/pg-html/bases_doc/inventaire/fichecollege.php?idfic=079inv016&codeia=0932334G
- « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008
- Mairam Guissé, « Pierrefitte-sur-Seine : Une nouvelle clinique de 7 000 m² », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 18 septembre 2008
- Maurice Utrillo de retour à Pierrefitte, le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 3 octobre 2009, page 1.
- Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie, 1879
- http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/ Site officiel des Archives nationales
- Surface en SHON source Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 p. 17.
- Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 page 17
- Nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, sur le site Archives de France. Consulté le 10 avril 2009
- Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. Consulté le 18 juin 2008. Site internet du Conseil national des villes et villages fleuris de France.
- Général Moulin, Pierrefitte-sur-Seine, Thématique : Patrimoine militaire, Topic Topos - Patrimoine des communes de France. Consulté le 12 mars 2013
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Butte-Pinson
- Gare de Pierrefitte - Stains
- Communauté d'agglomération Plaine Commune
- Liste des maires de la Seine-Saint-Denis
- Liste des communes de la Seine-Saint-Denis
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pierrefitte-sur-Seine : Notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle », 1896, 63 p. [lire en ligne]
- Roger Fréville, Pierrefitte ma ville, Paris, les éditeurs français réunis, 1976, 293 p.
ouvrage du maire de la ville entre 1945 et 1971 sur l'histoire de la commune des origines aux années 70
- Patrick Laigre et Jean-Claude Huleux, Pierrefitte d'un bout à l'autre du siècle, Paris, Editions Franciade, 1993, 80 p.
- Services municipaux, Pierrefitte-sur-Seine : citoyens de demain, Paris, Edition Franciade, 1995, 64 p.
