Pierrefitte-sur-Seine

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Pierrefitte-sur-Seine
La mairie de Pierrefitte en 2013, avec le tramway, qui dessert la ville depuis l'été 2013.
La mairie de Pierrefitte en 2013, avec le tramway, qui dessert la ville depuis l'été 2013.
Blason de Pierrefitte-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton Pierrefitte-sur-Seine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Michel Fourcade
2014-2020
Code postal 93380
Code commune 93059
Démographie
Gentilé Pierrefittois
Population
municipale
28 026 hab. (2011)
Densité 8 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 56″ N 2° 21′ 41″ E / 48.9655555556, 2.3613888888948° 57′ 56″ Nord 2° 21′ 41″ Est / 48.9655555556, 2.36138888889  
Altitude 98 m (min. : 37 m) (max. : 97 m)
Superficie 3,41 km2
Localisation

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Pierrefitte-sur-Seine
Liens
Site web mairie-pierrefitte93.fr

Pierrefitte-sur-Seine est une commune de la Seine-Saint-Denis, située entre Saint-Denis et le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Plaine Commune et est le chef-lieu du canton de Pierrefitte-sur-Seine.

Ses habitants sont appelés les Pierrefittois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini. Pierrefitte est au nord de Saint-Denis.

Le territoire de Pierrefitte-sur-Seine se situe au nord de Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres de Paris, sur la RN1. Il s'étend principalement sur la Plaine de France, mais ses limites nord-ouest sont constituées par les contreforts de la Butte-Pinson.

Un ensemble de petits ruisseaux est discernable sur les anciennes cartes, mais il a été enterré au fil de l'histoire afin de lutter contre les risques d'inondation tout en permettant le drainage des terrains.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Pierrefitte compte plusieurs quartiers comme le Quartier des Poètes (La Cité Rose),Jules Chatenay,Cité Potier, Lavoisier, Langevin, Fontaine Rosée, Jules Verne, les Fauvettes, Jean Moulin, Les Joncherolles et pleins d'autre encore.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La RN 1 a été reconfigurée lors de la création de la ligne T5 en 2013.

Pierrefitte est située près des autoroutes A 1, A 15 et A 86.

Elle est traversée par la RN 1 (plus de 50 000 véhicules/jour) et la RN 301, et est le point de départ de l'ancienne RN 16 (désormais numérotée D 316 dans le Val d'Oise) qui mène à Clermont (Oise). Autrefois, elle aboutissait à Dunkerque.

Hier : les tramways[modifier | modifier le code]

L'urbanisation de Pierrefitte a été fortement développée par la création de la gare de Pierrefitte - Stains en 1859, sur la ligne Paris - Lille, permettant aux parisiens de se rendre à Pierrefitte, dans un premier temps comme lieu de villégiature[2], mais également comme lieu d'habitat.

Le 11b, l'une des deux lignes de tramways qui desservaient Pierrefitte

De plus, la ville a été desservie par trois lignes de tramways au début du XXe siècle :

  • la ligne no 3 Mairie de Pierrefitte - Pont de Saint-Cloud des TMEP[3] par le Barrage (Place du Général Leclerc) et la gare de Saint-Denis et les quais Rive Droite, le Pont de Saint-Ouen et les quais de la Rive gauche.
    Cette ligne a fonctionné du 27 août 1901 au 30 mai 1910
  • la ligne PC de Mairie de Pierrefitte à Porte de Clignancourt, créée par la TPDS, qui a circulé du 1er juin 1910 au 18 mai 1936. Lors de la fusion des compagnies de tramways au seint de la STCRP de 1921, cette ligne pris le no 65, et, en 1926, elle transportait 1 500 000 voyageurs par an.
  • la ligne 11b de la STCRP Gare de l'Est - Barrage de Pierrefitte, créée le 1er mai 1922, passait par Carrefour Pleyel, la Porte de Paris, l'église Saint-Denis-de-l'Estrée et la place du Général Leclerc à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), transportait 4 400 000 voyageurs en 1926. En 1930 environ, il y avait 7 départs à l'heure de pointe et 3 en heure creuse pour la Porte de Clignancourt (ligne 65) et y rejoindre le métro, ainsi que la Place de la République (11b). Il fallait 34 minutes pour faire le trajet Pierrefitte - Porte de Clignancourt[4].

Les deux lignes de tramway ont été supprimées par la Société des transports en commun de la région parisienne le 18 mai 1936 : l'ensemble du secteur était désormais desservi par des autobus, alors considérés comme plus modernes[5].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le tramway, durant ses essais, en septembre 2012.

La commune est desservie par :

En termes de bus, sa desserte est assurée par les lignes (BUS) RATP 150 268 337 354 368 ainsi que, la nuit par le Noctilien N44

Demain[modifier | modifier le code]

La Tangentielle Nord devrait être mise en service en 2016, et offrira une nouvelle liaison de rocade à la Gare de Pierrefitte - Stains, vers les gares de Épinay-sur-Seine (RER C) à l'ouest et la gare du Bourget (RER B) à l'est.

Selon le projet de SDRIF rendu public le 15 novembre 2006, le tramway pourrait être prolongé à terme à Garges-lès-Gonesse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pierrefitte tire son nom du latin Petra ficta (pierre figée au sol ou menhir), Petra frita ou Petra fixa, attestés dès le IXe siècle[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Propriété de l’abbaye de Saint-Denis au IXe siècle, elle fut en partie détruite au XVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans.

Au XVIIIe siècle, Pierrefitte est un village d'agriculteurs et de carriers, qui exploite le gypse de la pierre à plâtre des contreforts de la Butte-Pinson.

De 1790 à 1795 Pierrefitte-sur-Seine était un canton du district de Franciade.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Tramway de la ligne PC (Pierrefitte - Porte de Clignancourt) des TPDS sur l'actuelle avenue Lénine, vers 1910.

En 1856, Pierrefitte est desservie par le chemin de fer avec la mise en service de la ligne de Paris-Nord à Lille, ce qui permet à la ville de devenir un lieu de petite villégiature pour des parisiens aisés.

La ville est ravagée par les bombardements de la guerre franco-allemande de 1870.

En 1896, Pierrefitte est un bourg de 2 468 habitants dont l’activité économique dépend principalement de deux entreprises, l’une de tentures murales, dite Lincrusta Walton avec 40 ouvriers, et l’autre de matériel de chemin de fer avec 30 ouvriers, auxquelles s’ajoute une maison d’épicerie en gros. L'agriculture est consacrée à la culture maraîchère et à l’horticulture, qui ont remplacé la fabrication du vin, les plants de vigne ayant peu à peu disparu.

Le bourg compte 383 maisons (dont 51 de deux étages et cinq de trois étages et plus) constituant 717 logements, ainsi que 32 ateliers et 47 commerces[7].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une belle boucherie en 1909
Vue panoramique de Pierrefitte au début du XXe siècle, vers la Butte-Pinson
L'activité agricole n'a cessé à Pierrefitte qu'après la Seconde Guerre mondiale
Le Petit Pierrefitte est un quartier situé en limite de Saint-Denis, toujours marqué par ses ruelles perpendiculaires à la RN1

Avant la Seconde Guerre mondiale, Albert Richard (1894-1944) dirige la ville pour le PCF. toutefois, influencé par l'ancien maire de Saint-Denis Jacques Doriot, il rejoint le parti Parti populaire français, de tendance fasciste[8]. A la Libération, Raymond Picard prend la succession des maires nommés par Vichy.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En janvier 1940, six trains sanitaires sont stationnés au dépôt des Joncherolles. Des officiers, soldats et infirmiers sont logés chez les habitants. Le 14 juin 1940, les Allemands entrent dans la ville. Certains noms de rue changent, comme le boulevard Chamberlain qui devient le boulevard Maréchal-Pétain. Le 12 août 1944, les Forces françaises de l'intérieur (FFI) s'affrontent aux occupants. Deux blindés allemands sont jetés dans un fossé de la ligne de chemin de fer, un soldats allemand est tué avenue de la République. Dix habitants sont fusillés en représailles. Pierrefitte est libéré d'abord par les FFI le 20 août, puis par la 2e division blindée entrée à Pierrefitte le 27 août[9].

363 Pierrefittois auraient été appréhendés pour le Service du travail obligatoire (STO)[9].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartier des Poètes.

Dans le cadre de son développement et des besoins de logements des années 1970, la ville avait confié aux architectes Yves et Luc Euvremer (1978–1983 en collaboration avec Jean Renaudie) et Mila et Geronimo Padron-Lopez la réalisation d'un ensemble d’habitat social d'environ 900 logements réalisés entre 1973 et 1994 dans le cadre de la ZAC du Barrage dont les premières études remontent à 1963[10].

Compte tenu des grandes difficultés sociales et des nombreux dysfonctionnements de cet ensemble, la municipalité, la communauté d'agglomération Plaine Commune et l'ANRU ont décidé en 2007 sa démolition dans le cadre de la réalisation d'une nouvelle ZAC, ce qui a amené une importante mobilisation d'architectes, émus par le sort promis à cet habitat social des années 1980 qu’ils considèrent comme une œuvre architecturale et urbaine majeure.

Le Tribunal administratif de Montreuil ayant rejeté leur recours, estimant « que la réalisation de la cité Desnos, si ce n’est sa conception même, n’a pas atteint les objectifs poursuivis par son concepteur en matière d’écologie et de qualité de vie de ses habitants ». Ayant relevé les spécificités formelles de ces logements, « le tribunal en déduit naturellement que la cité Desnos ne peut être regardée comme un symbole d’une période de l’histoire de l’architecture, qui ferait partie d’un patrimoine à protéger ou à mettre en valeur. »[11],[12],[13].

les bâtiments sont démolis en 2010-2011 après le relogement de l'ensemble des habitants

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En 2000, la commune de Pierrefitte est membre fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Depuis 1945, la ville n'a compté que 4 maires (dont trois communistes) : Roger Fréville, Daniel Bioton, Catherine Hanriot et Michel Fourcade. La ville a eu le même premier Adjoint de 1983 à 2008, François Colombani, militant du PCF (qui était déjà second adjoint de 1977 à 1983).

Figure marquante de l'histoire locale, Roger Fréville avait fait du sport une de ses priorités dans le cadre des reconstructions d'après-guerre, c'est notamment pour cette raison que son nom a été donné au complexe sportif, rue Nungesser et Coli, inauguré en 1994[14].

Après avoir ravi le siège de conseiller général du canton de Pierrefitte-sur-Seine au maire PCF Catherine Hanriot lors des cantonales de 2004, Michel Fourcade a remporté les primaires organisées lors du premier tour des municipales 2008 à la tête d'une liste de rassemblement notamment du PS, des Verts et de représentants de la société civile contre le PCF.

Au second tour, la liste du PCF a fusionné avec celle conduite par le socialiste Michel Fourcade et cette liste d'union a remporté le second tour du 16 mars 2008 par 65,9 % des exprimés face à la liste Bazeli (UMP)[15].

La ville fait partie du 2ème circonscription de Seine-Saint-Denis avec les cantons de Saint-Denis Nord Ouest et Saint-Denis Nord Est.

Groupe Président Effectif Statut
Socialistes & Républicain Sonia Benacer 13 Majorité (PS)
Verts et Associatifs Stéphane Robert 9 Majorité (Verts)
Communiste, Républicain et Citoyen Farid Aid 3 Majorité (PC)
Gauche citoyenne Société civile Aline Legoll 4 Majorité (MRC/SE)
Union Centriste Pascal Kouppe 3 Opposition
Groupe UMP Alex Bazeli 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Michel Fourcade, lors de l'inauguration de la ligne 5 du tramway d'Île-de-France en 2013
Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1907 Louis-Victor Tuleu    
1907 1907 Victor Leguillier   président de la Délégation spéciale
1907 1911 Clément gillet    
1911 1911 Victor Leguillier   président de la Délégation spéciale
1911 1912 Édmond Brun    
1912 1913 Clément Gillet    
1913 1919 Louis-Octave Gillet    
1919 1920 Amédée Gillet    
1920 1921 Louis Langlois    
1921 1929 Henri-Octave Lemaire    
1929 1940 Albert Richard PCF, puis PPF  
1940 1943 Raymond Dirr   Maire nommé
1943 1944 Louis Raison   Maire nommé
1944 1945 Raymond Picard   Président du Comité local de libération
1945 1971 Roger Fréville PCF  
1971 1998 Daniel Bioton PCF  
1998 2008 Catherine Hanriot PCF Conseillère générale (1998-2004)
2008 en cours Michel Fourcade PS Conseiller général depuis 2004

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville a également conclu deux conventions de coopération décentralisée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 28 026 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 706 734 705 812 789 827 813 808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
829 915 1 075 1 157 1 151 1 346 1 609 1 824 2 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 863 3 349 4 268 5 987 8 609 11 645 12 575 12 100 12 867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 770 19 017 20 819 22 366 23 822 25 816 27 532 28 026 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration[modifier | modifier le code]

En 1999, 64,5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[19],[20].

Enseignement[modifier | modifier le code]

En termes de structure d'accueil des enfants en bas âge jusqu'à leur majorité, la ville de Pierrefitte dispose de[21] :

  • 4 crèches : la crèche collective Eugénie-Cotton, la crèche familiale Jeanne-Alexandre, la crèche collective Louise-Michel et l'espace multi-accueil Françoise-Dolto.
  • Plusieurs écoles maternelles : école maternelle Ethel-Rosemberg, école maternelle des Fortes Terres, école maternelle Henri-Wallon, école maternelle Jacques-Prévert.
  • Plusieurs complexes maternels et primaires :
    • Écoles Eugène-Varlin, situées au pied de l'ancienne cité des Poètes, dans les quartiers nord.
    • Écoles Jean-Jaurès, au centre-ville.
    • Écoles Anatole-France.
    • Écoles Joliot-Curie, à côté du stade Roger-Fréville, dans le quartier de l'Hirondelle.
    • Écoles Frédérick-Lemaitre.
  • Trois collèges :
    • le collège Gustave-Courbet[22] qui se situe rue François-Mitterrand (ex-rue Ernest-Fabre), au sud de la ville et dans le quartier du Petit-Pierrefitte.
      À son inauguration, le 26 octobre 1974, le collège Courbet, conçu par les architectes Jacques Kalisz et Gilbert-Paul Bertrand, était un collège d'enseignement secondaire (CES), dont la réalisation est intervenue au moment des grands chantiers éducatifs des années 70, destinés à accueillir l'arrivée d'une nouvelle classe d'âge dans le second degré.
      L'établissement scolarisait alors 1200 élèves, dont 96 en Section d'éducation spécialisé (SES). Les classes SES ayant disparu en 1996, le collège accueille désormais une Section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA).
    • le collège Pablo-Neruda[23], conçu par les architectes BMC architectes, Arnaud Bical, Rémi Martinelli, Laurent Courcier, livré en 1993 et qui, lui, est situé au nord de le commune.
    • Le collège Lucie-Aubrac[24] conçu par Jacques Soucheyre et situé à Villetaneuse, en limite de Pierrefitte, est placé à la sortie du quartier des Joncherolles. Ce collège a été inauguré en 2003.
  • Le lycée polyvalent Maurice-Utrillo, situé à Stains, en limite de Pierrefitte.
  • Enfin l'Université Paris-VIII à Saint-Denis, est située en limite de Pierrefitte.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La course cycliste Paris-Roubaix eut longtemps son départ devant un café de la RN1, à l'entrée de Pierrefitte.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a été moins marquée que les autres villes de Plaine Commune par la présence de la grande industrie depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la désindustrialisation de l'Île-de-France. D'importantes entreprises ont néanmoins eu un rôle économique à Pierrefitte.

En 2007-2008 on y dénombre 423 entreprises. Les principales sont les Cartonnages Guillaume (95 emplois, fabrication de coffrets pour l'industrie du luxe), Delage Aéro (90 salariés, construction de pièces pour moteurs d'avions) et le CDIF (80 salariés, éco-entreprise : centre de tri)[25].

Elle dispose également de plusieurs équipements importants de santé, avec l'hôpital Victor Hugo (psychiatrie), dépendant du Centre hospitalier de Saint-Denis, la Maison de l'Alisier (foyer d’accueil pour les traumatisés crâniens), la clinique Clinalliance, qui a ouvert en 2008[26], ainsi que le centre municipal de santé Jean-Aimé Dolidier.

Plaine Commune aménage deux zones d'activité le long de la future RD 28 prolongée, la ZAE Jules-Valles et la ZAE de la Gare militaire, dont le promoteur est SPIRIT.

La zone des Tartres

La zone des Tartres est un secteur longtemps délaissé situé aux confins de Pierrefitte-sur-Seine, Stains et Saint-Denis, occupé notamment par des maraîchers et des jardins ouvriers. Elle est desservie par le Pavé d'Amiens qui sera restructuré prochainement par le Conseil Général dans le cadre du projet de prolongement de la RD 28.

Son aménagement était envisagé de longue date par le syndicat intercommunal des Tartres, qui a été dissous lorsque Stains a intégré Plaine Commune en 2004. Cet EPCI a désormais la compétence de l'aménagement de l'ensemble de ce territoire.

Les objectifs d'aménagement de cet espace de près de 110 hectares sont les suivants :

  • accompagner les projets existants : l’extension de l’université Paris 8 (équipements sportifs), l’implantation des Archives nationales (cf. § Architecture contemporaine, ci-après), les projets de RD 28 et du futur pôle gare de la Tangentielle Nord
  • valoriser l’activité économique en recherchant les meilleures localisations au regard des besoins locaux, notamment l’accueil de PME/PMI et d’entreprises artisanales, et de l’offre foncière disponible.
  • conforter l’habitat dans un souci de diversification de l’offre et d’accompagnement des opérations de restructuration lourde du patrimoine.
  • développer une dimension environnementale et paysagère du secteur dans un réseau d’échanges à l’échelle de Plaine-Commune et du Département.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les contreforts de la Butte-Pinson se trouvent au nord-ouest de la Commune.

Revenu dans la ville de son enfance, Maurice Utrillo y croqua le Café "le Chat sans Queue" (actuelle rue Lénine) ou La Guinguette. En 2010, son testamentaire Jean Fabris - qui a rompu avec le Musée Utrillo-Valadon de Sannois - y inaugurera l'Espace Utrillo, au sein du centre culturel, comprenant une quinzaine de tableaux, 15 000 photographies et de nombreux documents[27].

Architecture moderne[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-de-Ville en 2005, avant son agrandissement de 2009, qui l'a rendu accessible aux personnes handicapées.
L’hôtel de Ville

L’hôtel de Ville, agrandi durant l’Entre-deux-guerres puis à nouveau en 2009, a remplacé la mairie édifiée en 1849 sous l'administration de M. Lejeune, qui était édifiée à l’angle des rues de Paris et Briais[28]

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais, construite sur les plans de l'architecte Lequeux, a été consacrée le 21 octobre 1857. Toutefois, les fonts baptismaux des XIIe et XIIIe siècles proviennent de l’église précédente. La cloche a été offerte par l’impératrice Eugénie.
L'église était décrite comme suit en 1879 :

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais au tout début du XXe siècle

L’église « est située dans la Grand’Rue du village, et sa façade, légèrement en retrait, se compose, au premier plan, d'un avant-corps accusant la grande nef et, au deuxième plan, des façades des bas-côtés qui sont moins élevées et ajourées, chacune, par une fenêtre plein-cintre.
L’avant-corps présente, en son milieu, une grande tour carrée dont le soubassement est percé d'une porte plein-cintre, décorée de moulures et surmontée d'une croix. Elle est encadrée de deux pilastres composites, supportant un entablement dont l'architrave est interrompue par un tableau qui porte cette inscription : « NON EST HIC ALIUD NISI DOMUS DEI ET PORTA COELI. GEN., XXVIII, XVII ».
Au-dessus de cet entablement s'élève la tour proprement dite, décorée de refends et de bossages, interrompus par un cadran d'horloge. Elle est flanquée de contreforts peu saillants sur lesquels s'appuie le beffroi ajouré de fenêtres géminées garnies d'abat-sons et surmonté d'une flèche octogonale dont les pans, aux angles de la tour, sont flanqués de pyramidions. […] À l'intérieur l'église présente une nef s'ouvrant sur les bas-côtés par cinq travées séparées par des colonnes qui supportent la retombée de voûtes plein-cintre. Au-dessus, des antes très plats, terminés par des consoles, reçoivent les poutres ornées de culs-de-lampe qui soutiennent le plafond à compartiments. Cette nef se termine, en avant de l'hémicycle du maître-autel, par un arc triomphal décoré de fresques et de sculptures. Cet hémicycle est lui-même recouvert par une demi-coupole.
Une frise peinte contourne la nef et sépare l'étage des arcades du rez-de-chaussée de celui des fenêtres circulaires placées au-dessus de chacune d'elles.
Les bas-côtés sont ajourés de cinq fenêtres plein-cintre, munies également de verrières. Ils se terminent par deux chapelles dédiées, celle de gauche à Sainte Geneviève, celle de droite à la Vierge »
[28]

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles a été construite en 1960 par l'architecte Paul-Marie Vilmont

Le nouveau centre des Archives nationales[29]

En mars 2004, le président de la République Jacques Chirac a annoncé la construction d'un nouveau centre des Archives nationales dans la zone des Tartres, marquant ainsi la volonté de l’État de construire au cœur de la cité un grand établissement culturel, dans un territoire en devenir, aux portes de Paris.

Cet emplacement a été retenu en raison de sa proximité immédiate de la station de métro de Saint-Denis - Université sur la Ligne 13 du métro de Paris, de l’université de Paris VIII à Saint-Denis et de l’université de Paris XIII à Villetaneuse, ainsi que de la disponibilité foncière du secteur des Tartres.

Le bâtiment, conçu par l'architecte Massimiliano Fuksas, d'une superficie de 84 293 m2[30], d'une capacité de stockage de 320 kilomètres linéaires, haut de 42 m et long de 180 mètres, accueillera 400 personnes environ (chercheurs, enseignants, étudiants, généalogistes…) est destiné aux archives postérieures à 1790.

Le coût de construction de ce nouveau centre est estimé à 194 millions d’euros[31]. Le chantier a débuté en 2009 [32]. Construit par l'entreprise Bouygues Bâtiment, le bâtiment a été livré en 2012, ouvert au public le 21 janvier 2013 et inauguré par le président de la République, François Hollande, le 11 février suivant.

Tourisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

Pierrefitte-sur-Seine a reçu une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2007[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'acteur Frédérick Lemaître caricaturé par Gill (1867).

Pierrefitte accueillit d'illustres personnages comme le Général Baron d'Empire Moulin ou le peintre Maurice Utrillo. La ville inspira d'ailleurs l'artiste qui immortalisa, dans ses premières œuvres les vignes, l'église et les rues de Pierrefitte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville pierrefitte.svg Pierrefitte-sur-Seine

De gueules à trois rochers d'argent mouvant de la pointe, celui du centre plus élevé, surmonté d'un pinson d'or, au chef cousu d'azur d'un clou d'argent, accosté de deux fleurs de lis d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierrefitte-sur-Seine : Notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle »,‎ 1896, 63 p. (lire en ligne)
  • Roger Fréville, Pierrefitte ma ville, Paris, les éditeurs français réunis,‎ 1976, 293 p.
    ouvrage du maire de la ville entre 1945 et 1971 sur l'histoire de la commune des origines aux années 70
  • Patrick Laigre et Jean-Claude Huleux, Pierrefitte d'un bout à l'autre du siècle, Paris, Editions Franciade,‎ 1993, 80 p.
  • Services municipaux, Pierrefitte-sur-Seine : citoyens de demain, Paris, Edition Franciade,‎ 1995, 64 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. Les guinguettes de la Butte-Pinson étaient fréquentées tant par les habitants du secteur que par les parisiens. Des services de bus spéciaux leur facilitaient l'accès
  3. La Tramways mécaniques des environs de Paris (TMEP), de manière générale en très grande difficulté financière, et qui venait de subir les désastreuses inondations de la Seine de janvier 1910, fut absorbée par la compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS) le 1er juin 1910. La TDPS coupa dès cette date la ligne en trois, avec :
  4. Notice sur le projet d'aménagement de la Commune de Villetaneuse (lois de 1919-1924), déclaré d'utilité publique par décret du 22 mai 1933.
  5. Revue Chemins de fer régionaux et urbains no 306, juin 2004, éditée par la Fédération des amis des chemins de fer (FACS) Gare de l’Est, Paris
  6. a et b « Présentation historique de Pierrefitte », sur le site de la mairie (consulté le 20 Décembre 2009)
  7. SOURCE : Monographie de 1896 mentionnée en bibliographie
  8. « maitron-en-ligne », Le Maîtron (consulté le 18 août 2013)
  9. a et b Monique Houssin, Résistantes et résistants en Seine-Saint-Denis : Un nom, une rue, une histoire, Paris, Les éditions de l'Atelier - Monique Houssin,‎ 2004, 272 p. (ISBN 2708237306)
  10. Notice no 059inv010 de l’atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis, inventaire du 1er septembre 2005. Descriptif, localisation de la ZAC des Poètes, divers plans historiques, bibliographie.
  11. [PDF] Communiqué du Tribunal administratif de Montreuil, « Cité des Poètes de Pierrefitte-sur-Seine : les permis de démolir sont légaux », sur http://montreuil.tribunal-administratif.fr/,‎ 25 janvier 2010 (consulté le 28 février 2010)
  12. Élodie Soulié, « La justice autorise la démolition des Poètes », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ 26 février 2010, p. 1 (lire en ligne)
  13. « La justice autorise la démolition de la cité des Poètes », sur http://www.lemoniteur.fr/,‎ 25 février 2010 (consulté le 27 février 2010)
  14. Site de l'Association Sportive de Pierrefitte http://asp93.com/historique/
  15. Résultats des élections municipales 2008 - 2de tour
    Votants 50,2 %
    Exprimés 48,4 %
    Liste Fourcade (PS) - 65,9 % des exprimés - 29 sièges
    Liste Bazeli (UMP) - 34,1 % des exprimés - 6 sièges
    Source Le Parisien.
  16. SOURCE : CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
  20. Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, Denoël, 2010
  21. Site de la ville de Pierrefitte
  22. Conseil général, Direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des Loisirs, « Collège Gustave-Courbet », Atlas des collèges de la Seine-Saint-Denis, sur http://www.atlas-patrimoine93.fr/, Département de la Seine-Saint-Denis (consulté le 21 août 2013)
  23. Conseil général, Direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des Loisirs, « Collège Pablo-Neruda », Atlas des collèges de la Seine-Saint-Denis, sur http://www.atlas-patrimoine93.fr/, Département de la Seine-Saint-Denis (consulté le 21 août 2013)
  24. Conseil général, Direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des Loisirs, « Collège Lucie Aubrac », Atlas des collèges de la Seine-Saint-Denis, sur http://www.atlas-patrimoine93.fr/, Département de la Seine-Saint-Denis (consulté le 21 août 2013)
  25. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  26. Mairam Guissé, « Pierrefitte-sur-Seine : Une nouvelle clinique de 7 000 m² », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 18 septembre 2008
  27. a et b Maurice Utrillo de retour à Pierrefitte, le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 3 octobre 2009, page 1.
  28. a et b Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie,‎ 1879
  29. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/ Site des Archives nationales
  30. Surface en SHON source Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 p. 17.
  31. Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 page 17
  32. « Nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine », sur le site Archives de France (consulté le 10 avril 2009)
  33. « Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis » (consulté le 18 juin 2008). Site internet du Conseil national des villes et villages fleuris de France.
  34. « Général Moulin, Pierrefitte-sur-Seine », Thématique : Patrimoine militaire, Topic Topos - Patrimoine des communes de France (consulté le 12 mars 2013)