Eddie Constantine

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Eddie Constantine

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Eddie Constantine (1972)

Nom de naissance Edward Constantinowsky
Naissance 29 octobre 1917
Drapeau des États-Unis Los Angeles, Californie, États-Unis
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès 25 février 1993 (à 75 ans)
Drapeau de l'Allemagne Wiesbaden, Allemagne
Profession Chanteur
Acteur
Écrivain
Films notables La Môme vert-de-gris
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution

Eddie Constantine (29 octobre 1917 - 25 février 1993) de son nom patronymique Edward Constantinowsky, est un écrivain, chanteur et acteur américain naturalisé français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edward Constantinowsky[1], [2] est né le 29 octobre 1917 à Los Angeles, (Californie) d'un père russe et d'une mère polonaise.

Chanteur américain de confession israelite, Eddie Constantine s'expatrie en France après l'échec d'une tentative de carrière hollywoodienne et pour suivre son ami John Berry victime du maccarthysme.

Constantine s'est marié trois fois. Sa première femme, Helinka Musilova dont il a divorcé, lui a donné trois enfants. Son mariage avec Dorothea Gibson n'a duré qu'un an (1977-1978) avant que le couple se sépare. Il épouse la productrice allemande Maya Faber-Jansen en troisième noces. Leur union durera jusqu'à la mort de l'acteur (1979-1993). Ils ont eu un enfant[3].

Constantine est mort le 25 février 1993 à Wiesbaden (Allemagne) d'un infarctus du myocarde. Il est alors âgé de 75 ans. Il laisse quatre enfants et trois petits-enfants[4]. Sa fille Barbara Constantine, née en 1955, est écrivain. Son fils, Lemmy Constantine, né en 1957, est également chanteur et acteur.

Carrière[modifier | modifier le code]

Constantine veut faire carrière dans le chant. Il fait ses classes à Vienne puis se produit à Paris dans les cabarets à la mode à cette l'époque. De retour au pays, n'ayant pas le succès escompté, il exerce la profession d'intermittent du spectacle[3]. Dépité pour n'avoir pas fait carrière aux États-Unis, il part pour l'Europe dans les années 1950. Édith Piaf le fait engager pour La p'tite Lili, une comédie musicale qu'elle s'apprête à interpréter[5]. Il traduit pour elle, en anglais, des chansons de son répertoire les plus populaires des années 1950 dont, en particulier, La vie en Rose et l' Hymne à l'Amour[6].

Il devient une vedette en France en interprétant le rôle de l'agent secret Lemmy Caution dans La Môme vert-de-gris (1953), adapté d'une série noire de Peter Cheyney, rôle qu'il reprend dans une série de films : Cet homme est dangereux (1953), Ça va barder (1953), Je suis un sentimental (1955), Lemmy pour les dames (1961) et À toi de faire... mignonne (1963). Constantine devient une vedette du box-office français et européen des années 1950 et 60 avec sa gouaille et son accent américain qu'il accentue volontairement. Il enregistre également plusieurs chansons de charme à succès et fait paraître sous son nom quelques romans, notamment Votre dévoué Blake (1955), aux Presses de la Cité (collection Un Mystère no 226) ; et Le Propriétaire (1975), J.C. Lattès[7].

Les films d'Eddie Constantine sont généralement des séries B d'action au ton souvent léger et humoristique. Se considérant avant tout comme un chanteur, l'acteur ne prend pas sa carrière de comédien au sérieux et, les années passant, il s'occupe de plus en plus de son écurie de courses. En 1968, il tourne avec Johnny Hallyday dans À tout casser de John Berry.

Durant la deuxième partie de carrière, Eddie Constantine est fréquemment employé par des metteurs en scène européens d'avant-garde, comme Jean-Luc Godard, Rainer Werner Fassbinder ou Lars von Trier. Il est, en particulier, l'interprète de Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution (1965) de Jean-Luc Godard.

Son succès dans le cinéma français déclinant à partir du milieu des années 1960, marié à une allemande, il s'installe en Allemagne de l'Ouest, où il continue d'apparaître dans des films long métrage et des productions de la télévision. Il parait pour la dernière fois avec Allemagne 90 neuf zéro, un film d'art et d'essai signé Jean-Luc Godard [3].

Constantine s'est toujours considéré comme étant un véritable chanteur. Il a embrassé la carrière d'acteur pour s'amuser mais aussi par nécessité pécuniaire[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Votre dévoué Blake, Paris, Presses de la Cité, Un Mystère no 226, 1955
  • Le Propriétaire, Paris, J.C. Lattès, 1975 ; réédition collection J'ai lu no 805, 1978
  • L'Homme tonnerre, Paris, J.C. Lattès, 1978

Autre publication[modifier | modifier le code]

  • Cet homme n'est pas dangereux, Paris, Presses de la Cité, collection Coup d'œil, 1955

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Michel Azzopardi, Le temps des vamps: 1915-1965, L'Harmattan 1997 (ISBN 978-2-7384-4866-8)
  2. (en) Mark McKinney, History and politics in French language comics and graphic novels, University Press of Mississippi, 2008 (ISBN 978-1-60473-004-3)
  3. a, b et c (en) Eddie Constantine sur l’Internet Movie Database
  4. a et b (fr) « Biographie de Eddie Constantine », cinemapassion.com (consulté le 03-06-2013), Citation : « Je n'ai jamais aimé le métier d'acteur. J'ai fait cela pour de l'argent. C'était la seule chose que j'aimais... J'avais tout ce que je voulais. D'ailleurs, j'ai horreur de la violence. Et, dans mes films, on m'assommait, ou m'arrosait d'essence, on me ligotait et je m'en sortais vivant. J'étais invincible. James Bond avant James Bond. Les gens dans la rue m'appelaient Lemmy parce qu'il croyaient tous à Lemmy Caution. Et moi, je détestais ça... »
  5. « Je me souviens que c'est grâce à Édith Piaf que les Compagnons de la Chanson, Eddie Constantine et Yves Montand débutèrent », Georges Perec, Je me souviens, 1949.
  6. (en) « DISCOGS entry for La Vie En Rose / Édith Piaf Sings In English » (consulté le 03-06-2013)
  7. Réédition en 1978 dans la collection J'ai lu no 805