Noisy-le-Sec

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Noisy-le-Sec
Le quartier du Petit Noisy.
Le quartier du Petit Noisy.
Blason de Noisy-le-Sec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Noisy-le-Sec
Intercommunalité Communauté d'agglomération Est Ensemble[Note 1]
Maire
Mandat
Laurent Rivoire
2014-2020
Code postal 93130
Code commune 93053
Démographie
Gentilé Noiséens
Population
municipale
40 232 hab. (2011)
Densité 7 889 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 22″ N 2° 27′ 01″ E / 48.8894, 2.4503 ()48° 53′ 22″ Nord 2° 27′ 01″ Est / 48.8894, 2.4503 ()  
Altitude 57 m (min. : 55 m) (max. : 120 m)
Superficie 5,1 km2
Localisation

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Noisy-le-Sec

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Noisy-le-Sec
Liens
Site web Noisylesec.fr

Noisy-le-Sec est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Noiséens.

Commune décorée de la croix de guerre avec palmes au titre de la Seconde Guerre mondiale, car son centre ferroviaire a été un des lieux les plus actifs de la résistance française et le courage de ses habitants victimes d'un terrible bombardement dans la nuit du 18 avril 1944 a ainsi été honoré. L'offensive aérienne de la Royal Air Force, destinée à détruire l'important centre ferroviaire de l'est parisien, avait été relayée par le message de la BBC « les haricots verts sont secs ». Elle fit 464 victimes civiles, 370 blessés graves, 2 846 sans logis : 20 minutes d'enfer pour une génération de Noiséens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la ville.

La ville de Noisy-le-Sec est située dans le département de la Seine-Saint-Denis, à 5 km de Paris par la route, à 9 km de la gare de Paris-Est par le train. Le territoire communal s'est développé à partir des versants du plateau de Montreuil jusqu'au canal de l'Ourcq, à 4 km de la porte de Pantin. Elle compte cinq communes limitrophes : Bobigny, Bondy, Montreuil, Romainville et Rosny-sous-Bois.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Si, autrefois, un ruisseau prenait naissance au Goulet (l'ancien chemin du Goulet reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d'Arc, à l'église de Romainville), aucun cours d'eau naturel n'arrose plus Noisy-le-Sec. Les travaux du canal de l'Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en août 1813 entre Paris et Claye-Souilly. Le canal est propriété de la Ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune sur 1 226 mètres.

L’aqueduc de la Dhuis traverse la commune dans sa partie Sud. Cet ouvrage a été construit par la Ville de Paris en 1862, pour la dérivation des sources situées dans les vallées de la Dhuis, du Verdon, du Surmelin, etc. Une fontaine s'élevait au XIXe siècle sur la place Jeanne-d’Arc, près de la mairie, au milieu d’un refuge carré, avec un cippe circulaire en pierre, décoré, à sa base, d’un mufle de lion par lequel l’eau s’échappait. Des inscriptions rappelaient que la fontaine avait été érigée en 1849, sur les dessins de M. l’architecte Lequeux, M. Berger étant préfet de la Seine et M. Durin, maire de Noisy-le-Sec... Une statue de Jeanne d'Arc en Bronze ornera la fontaine en 1910.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Sec compte plusieurs quartiers : la Boissière, le Centre-Ville, Langevin, le Londeau, Merlan, le Petit-Noisy.

Transports[modifier | modifier le code]

Le T1 à Noisy-le-Sec

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Avec les autoroutes A86 et A3, ainsi que la N3 qui mène à Paris (Porte de Pantin), elle jouit d'un important nœud routier et d'une excellente desserte.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Il n'existe plus de port sur le Canal de l'Ourcq à Noisy-le-Sec, mais des projets d'éco-ZAC devraient amener à recréer un trafic fluvial de fret dans le secteur de la Folie, aux limites de Bobigny, Noisy-le-Sec et Pantin.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Autrefois, la commune était desservie par :

Tramway de l'Est parisien place Jeanne-d'Arc au début du XXe siècle.
Au centre du cliché, la fontaine érigée en 1849, surmontée d'une statue de Jeanne d'Arc datant de 1910

La commune est actuellement desservie par un réseau de transports performant :

Projets[modifier | modifier le code]

En 2018, la Tangentielle Nord, projet de ligne de train léger de 28 km et 14 stations le long de la Grande Ceinture, devrait relier la gare de Sartrouville à la gare de Noisy-le-Sec, avant un éventuel prolongement plus au Sud vers gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est après 2020.

Le Tramway T1 devrait être prolongé jusqu'à Val-de-Fontenay via Montreuil (Mur-aux-pèches). Selon un sondage[4] commandé par la municipalité voisine de Montreuil en décembre 2005, 65 % des Noiséens et des habitants des villes voisines seraient favorables au prolongement de la ligne de tramway vers Val-de-Fontenay. Le projet est toujours en attente d'un tracé dans Noisy-le-Sec, c'est d'ailleurs ce point le plus important qui est en débat : le choix du tracé noiséen du tramway. Au-delà de Noisy-le-Sec, l'insertion urbaine est plus facile. La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a d'ailleurs été saisie à cette effet par le STIF et la Ville de Noisy-le-Sec. C'est finalement le 25 juillet 2007 que la CNDP a nommé une personnalité indépendante chargée de mener la nouvelle concertation sur les 2 tracés sur le territoire de Noisy-le-Sec. Cette nouvelle concertation aura lieu après les municipales et les cantonales de 2008. En décembre 2010, après des élections municipales partielles, l'arrivée d'une nouvelle municipalité conduite par Laurent Rivoire relance l'hypothèse du second tracé (tracé ouest) qui dessert la zone d'activité et la future Base de Plein Air et de Loisirs de la Corniche des Forts.

Le Tramway T4 pourrait être prolongé de la gare de Bondy à la gare de Noisy-le-Sec dans le cadre des hypothèses posées par l'avant-projet de SDRIF publié en novembre 2006.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin nucetum, localité des noyers ; la seconde partie du nom se réfère à l'aridité du sol et à l'absence de cours d'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation préhistorique ont été découvertes à Noisy-le-Sec, notamment en 1920 sous forme d'un ensemble de pierres disposées en foyer, ainsi que de tessons de poterie et d'ossements animaux, datant de l'âge du bronze. On a également retrouvé un biface du Paléolithique moyen. Un ensemble de 300 pièces romaines de l'Antiquité tardive, enfouies vers 270, a été retrouvé en 1911 dans l'emprise de la gare.

Noisy est une villa attestée en 832. En 842 l'empereur Lothaire abandonna aux religieux de Saint-Maur-des-Fossés, toutes les propriétés qu'il avait à Noisy le Sec. Ordonnance confirmée en 998, par le roi Robert.

En 1265, Isabelle de Romainville reconnaît tenir en fief de l’abbé de Saint-Denis des vignes sises au Clos du Châtelain, et la seigneurie de l’abbaye de Saint-Denis subsistera jusqu’à la Révolution. Les abbayes de Saint-Martin des Champs et de Livry possédaient également des terres et des droits féodaux à Noisy-le-Sec.

Sous Philippe le Bel, Enguerrand de Marigny aurait été seigneur de Noisy-le-Sec, mais cette localité ne figure pas dans son cartulaire normand. Fut-elle confondue avec Nogeon-le-Sec dont la graphie ancienne est très proche ? En tout cas, Noisy-le-sec était en 1430 à Louis d'Orléans[5]. Cette seigneurie sous Louis XI, passa à Nicolas Balue, frère du fameux cardinal de ce nom.

En 1517 Étienne Cochu et Denise Thiphaisne, sa femme, curateurs des héritiers d’Étienne Damoiselet, déclarent au terrier de Jacques Charmoulue, seigneur de Noisy, leurs estables, maison, grange, bergerie, colombier, cour et jardin, enclos de murs, appelé la ferme du Cols, assis au dit Noisy au bout d’en bas, tenant d’une part à la rue quy conduit dudict bout d’en bas à la Magdeleine, aboutissant d’un bout au dit Cochu et consorts et d’autre bout à Jean David (à l’angle des rues actuelles de Saint-Denis et Denfert-Rochereau)[6]. Charles IX y permit l'exercice de la religion réformée.

En 1709, le village comptait 250 feux (familles), puis 304 en 1788, à la veille de la Révolution. En 1775, des édits royaux mentionnent Noisy comme l'un des lieux où peut être exercé le culte protestant. Plusieurs moulins à vent existaient dans la commune, dont un, celui de la Petite tour, datant d'au moins 1517 (détruit en 1912) rue Jean-Jaurès, près de la gare. Un autre, au Londeau, le Moulin Hervy ou Harvy est attesté en 1618 et détruit avant 1740.

1850-1939[modifier | modifier le code]

La rue Jean-Jaurès, ancienne rue de la Forge, est une très ancienne rue commerciale
La plâtrière, au début du XXe siècle

Lors de la création de la section Paris - Meaux de la ligne Paris - Strasbourg par la chemin de fer de l’Est en juillet 1849, une station est créée à Noisy-le-Sec. Noisy devient une gare de triage, aujourd'hui fermée, en 1882.

Lors du recensement de 1896, la commune comptait déjà 8 105 habitants qui habitaient 2 771 logements dans 1 108 maisons. À cette époque, il existait déjà de nombreux immeubles, puisque 68 constructions avaient 3 étages, 50 avaient 4 étages, 32 avaient 5 étages et il y avait 1 immeuble de 7 étages. À cela, il fallait ajouter 127 locaux servant de commerces ou d'ateliers.

La gare du chemin de fer de l’Est et les différents services qui en dépendaient occupaient déjà une superficie de 75 hectares à Noisy-le-Sec, avec notamment un dépôt de locomotives et une gare de triage. L'activité économique était, outre le Chemin de fer, constituée par Les plâtrières, situées rue du Goulet, n° 61, qui fournissent environ 50 mètres cubes de plâtre par jour et occupaient 100 ouvriers environ[7], ainsi que par d’importantes champignonnières occupant d’anciennes carrières.

Par ailleurs, avenue Marceau, il existait une fabrique de corsets qui employait 10 ouvrières environ, et une biscuiterie était en construction 70, boulevard de la République. Une fabrique de crayons Fabert, installée entre Bondy et Noisy, employait environ 30 ouvriers.

Néanmoins, l'activité agricole demeurait importante et occupait 319 hectares sur les 502 de la commune, avec une forte production maraîchère. La viticulture occupait encore 10 hectares, et 27 hectares étaient consacrés aux fruits rouges : framboisiers, cassissiers et groseilliers. L'atelier de Noisy-le-Sec est créé à partir de 1908 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est et son importance économique transforme profondément Noisy-le-Sec, qui devient une ville cheminote. Une nouvelle gare, qui remplace celle de 1849, est construite en 1910. En 1914, les chemins de fer emploient 2.300 personnes (contre 600 en 1900).

Lors de la Première Guerre mondiale, la gare devient la plus importante gare régulatrice de France pour le transport des troupes militaires, et, lors de la première bataille de la Marne, des taxis parisiens réquisitionnés prennent en charge les unités d'infanteries de la 7e division au fur et à mesure de leur débarquement des trains pour les transporter sur le front à Nanteuil-le-Haudouin.

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la région parisienne a été relativement épargnée par les destructions ; néanmoins, en 1948, 58 communes étaient déclarées sinistrées (Gennevilliers, Saint-Maur-des-Fossés, Créteil, Maisons-Alfort…). La gare de triage de Noisy-le-Sec fut bombardée dans la nuit du 18 avril au 19 avril 1944 par des avions des forces Alliés afin de désorganiser (pour un temps seulement) et surtout ralentir la logistique allemande, en prévisions de l'Opération Overlord faisant de nombreux morts parmi la population noiséenne (464) et environ 370 blessés  ; les destructions immobilières furent tout autant considérables (environ 2 000 maisons seront détruites). La commune fut déclarée sinistrée le 5 août 1944.

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Le projet d'aménagement de Noisy-le-Sec était lié au plan général d'aménagement de la région parisienne, qui accordait une large place aux chantiers expérimentaux. Ce projet est pris en considération en décembre 1945, accompagné d'une déclaration d'utilité publique. Deux chantiers d'expérience étaient envisagés à Noisy-le-Sec ; l'un dans le quartier du Merlan destiné à une cité de maisons préfabriquées, et l'autre sur la place de la gare destiné à un immeuble d'État. Début 1945, sous l'impulsion de Raoul Dautry et d'Henri Quatremaire, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme avait ordonné la création d'une cité d'expérience composée d'une cinquantaine de maisons prototypes, entourées de jardinets et séparées par des clôtures basses.

La reconstruction s'effectuait alors dans des conditions difficiles : insuffisance de charbon, pénurie de matériaux de construction traditionnels (ciment, briques, tuiles, carrelage…), insuffisance de matériel, manque de main-d'œuvre spécialisée et locale ; à cela, s'ajoutaient les prix élevés de la construction et l'urgence des besoins. Le ministère de la Reconstruction souhaitait donc mettre l'accent sur l'emploi de matériaux et de procédés de construction nouveaux, nécessitant le moins de matières premières ou le moins d'énergie possible pour leur transformation. Le chantier de la cité de Noisy-le-Sec permettait à des constructeurs français et étrangers de présenter différents procédés de construction mettant en œuvre les matériaux les plus divers : bois, métal, béton, béton armé, matériaux synthétiques… À côté des industriels français, étaient présentes des entreprises des États-Unis, du Canada, de la Suisse, de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Finlande… La recherche de prototypes concernait les infrastructures, mais aussi les équipements intérieurs des maisons : cuisines, salles de bain, mobilier. Faire appel à des constructeurs étrangers a nécessité un effort d'information auprès de la population locale ; en effet, elle n'était pas habituée à vivre dans des maisons en bois, ni à cuisiner dans des cuisines américaines ouvertes sur une salle commune. Les travaux commencèrent en septembre 1945, pour s'achever en 1953, date de livraison de la dernière maison. Les prototypes étaient testés au fur et à mesure de leur réalisation. Les maisons ont été attribuées à des sinistrés de la commune par l'intermédiaire d'une Commission de relogement des sinistrés mise en place par la municipalité. Elle était composée de fonctionnaires municipaux et de représentants des services du logement créés par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme.

Les chantiers expérimentaux ont été la pièce maîtresse de la politique d'industrialisation du bâtiment menée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Fierté du ministère, des visites y étaient organisées. À Noisy-le-Sec, élus, architectes français et étrangers, étudiants, professeurs d'enseignement ménager, assistantes sociales… se sont succédé pour voir ces maisons, prototypes de préfabrication. À partir de 1948, le ministère entreprend de grands chantiers pour des ensembles plus vastes de logements, fort des premières tentatives des chantiers expérimentaux.

En 1958 sont livrés les 662 logements de La Pierre-Feuillère. Cette cité de l'office public d'H.L.M. de la Seine est conçu par les architectes Henri Bodecher, Robert Genermont, Julien Heulot, Yves Thibault. En 1961, la Municipalité engage la rénovation du centre-ville, et la SEMINO (Société d'économie mixte de Noisy le Sec) est créé le 18 juin 1962 à l'initiative de la municipalité et du Ministère de l'équipement pour mener à bien ce projet. La SEMINO livrera ses premiers logements, rue Béthisy, le 1er mai 1966.

Merlan[modifier | modifier le code]

Merlan est un ancien fief qui était, au milieu du XIXe siècle un hameau de Noisy le Sec de 322 habitants. En 1944, le quartier de la gare a été détruit par les bombardements alliés, et les sinistrés à reloger se comptent par centaines. Mais le défi est également technique. Le ministère de la reconstruction et de l'Urbanisme fait appel à des architectes et des entrepreneurs français et étrangers, le chantier est une étude comparée des différents matériaux, techniques de construction, aménagements intérieurs et équipements, ainsi qu'une vitrine. Jusqu'en 1951, les habitants ont l'obligation d'ouvrir leur maison aux visiteurs deux demi-journées par semaine. À Merlan, de l'amiante, du bois, du ciment, de l'aluminium notamment seront utilisé. En pleine pénurie de matériaux de construction, le préfabriqué est la solution idéale, certaines maisons arriveront même en kit. Ces maisons étaient très légères, les murs "sonnaient creux" et il y avait un jardin et un poulailler rapporte un des premiers habitants.

Désormais ces pavillons sont inscrits au titre des monuments historiques. Pimpantes, délabrées ou carrément inoccupées, elles auront connu finalement des destinées différentes[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007, Noisy-le-Sec a fait partie des 82 communes[9] de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. L'expérience aura été de courte durée. En effet, les machines à voter n'ont été utilisées que pour le 1er tour de scrutin présidentiel. Le nombre insuffisant de machines en service, et leur nouveauté, ont considérablement allongé l'attente des votants.

Plus d'un tiers des membres du conseil municipal ayant démissionné les 16[10] et 30[11] septembre 2010, des élections anticipées ont été convoquées les 5 et 12 décembre 2010. Au 2e tour de ces élections anticipées, la liste d'intérêt communal conduite par Laurent Rivoire (Nouveau Centre) rallié par Olivier Deleu (UMP, arrivé en 4e position au 1er tour), bat avec 54,72 % des suffrages la liste conduite par le conseiller général du canton (PCF) Gilles Garnier alliée au maire sortant (PS) Alda Pereira-Lemaître dont la liste était arrivée en 3e position du 1er tour[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Laurent Rivoire, maire de Noisy-le-Sec depuis le 17 décembre 2010
Alda Pereira-Lemaitre, maire de 2008 à 2010
Nicole Rivoire, maire de 2003 à 2008
Liste des maires successifs de Noisy-le-Sec[13],[14]
Période Identité Étiquette Qualité
17 décembre 2010 en cours Laurent Rivoire Nouveau Centre puis UDI-FED Notaire
22 mars 2008 17 décembre 2010 Alda Pereira-Lemaitre PS Cadre Agent d'assurances
26 janvier 2003 22 mars 2008 Nicole Rivoire UDF puis MoDem Ingénieur EPF
novembre 2002 26 janvier 2003 Bernard Kirschen   Président de la délégation spéciale
30 mars 1995 novembre 2002 Jean-Louis Mons PCF Professeur de mathématiques
Président du Conseil général (1982-1985)
Conseiller général (1976-2001)
1971 17 mars 1995 Roger Gouhier PCF Mécanographe SNCF
1959 1971 Henri Marcel Quatremaire PCF Peintre en bâtiment
1953 1959 René Gautier RPF Chef de service
1947 1953 André Nicolas Lefevre JR-MRP Ingénieur à la SNCF
1945 1947 Henri Marcel Quatremaire PCF  
1944 1945 Henri Marcel Quatremaire PCF  
1944 1944 Fernand Emile Hanappe    
1940 1944 Henri Leblond    
1939 1940 Charles Henri Paul Ulysse Durup    
1935 1939 Félix Justin Routhier PCF[15] Enseignant, conseiller général
1929 1935 Louis François Renault   Mandataire aux halles, conseiller d'arrondissement puis conseiller général
1925 1929 Jules Charles François Parmentier    
1908 1925 Georges Edmond Gay    
1897 1908 Adrien Adolphe Damoiselet    
1897 1897 Pierre Beaufils Auguste Espaullard    
1895 1897 Jean Auguste Lejeune    
1888 1894 Charles Abel Bonnevalle    
1887 1888 Pierre Philippe Budor    
1868 1887 Charles Abel Bonnevalle    
1865 1868 François Mornieux    
1860 1864 Jacques Honoré Gautherin    
1854 1859 Henry Denis Tassart    
1848 1854 Antoine Baptiste Durin    
1843 1848 Adolphe Pierre Bizouard    
1832 1842 François Thénard Dumousseau    
1829 1832 Antoine François Mala   Avocat
1819 1829 Nicolas Jean Baptiste Tripier Libéral Avocat, député, pair de France
1816 1819 Joseph Constant Place (De)    
1800 1816 Pierre Marcel Cottereau    
1796 1800 Jean Joseph Sébastien Le Camus    
1794 1796 Etienne Damoiselet    
1792 1793 Etienne Toussaint Hanotelle    
1790 1791 Pierre Marcel Cottereau    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.

Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf maires, à l'hôtel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93)[16]. À la suite de la concertation et des délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le 1er janvier 2010 par arrêté du Préfet de Seine-Saint-Denis.

Politique[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Sec bénéficie d'un Contrat de ville depuis 1994. Ce premier contrat de ville concernait également Bagnolet, Montreuil-sous-Bois et Rosny-sous-Bois. Un second contrat de ville a été signé pour la période 2000-2006, concernant essentiellement des actions de redynamisation en direction des habitants des quartiers du Londeau, de la Boissière et de la Sablière.

Un Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), remplaçant des contrats de ville, a été négocié en 2007. Il vise l'amélioration de la situation des quartiers en difficulté et concerne principalement les quartiers ou cités Renardière, Boissière, 140, rue de Paris et Londeau, c'est-à-dire ceux classés en ZUS, mais aussi le centre-ville, Langevin, Stéphenson, les Aviateurs...

Un Projet de renouvellement urbain est en cours de négociation avec l'ANRU afin de restructurer le quartier du Londeau.

Ce projet devrait prévoir :

  • la démolition de la barre Verlaine et la requalification de la rue Verlaine, traitée en zone 30 ;
  • la création d’une place et d’une allée publique sur la dalle ;
  • la création d’un parking souterrain de 400 places, et la démolition de 195 boxes ;
  • l’acquisition des trois pavillons enclavés ;
  • une redynamisation commerciale le long de la rue de Brément, et la démolition/reconstruction de l'équipement de quartier existant.

Ville Internet[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Noisy-le-Sec a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[17]

En janvier 2011, pour sa 9e participation depuis 2002, Noisy-le-Sec a été à nouveau lauréat du label "Ville Internet @@@@@"[18], en se classant 24e sur les 303 villes internet récompensées cette année[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 40 232 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 272 1 397 1 455 1 531 1 773 1 876 2 363 1 983 2 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 156 2 549 2 976 2 934 3 170 3 897 4 823 5 772 8 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 759 10 836 13 648 16 306 18 835 22 332 22 359 16 340 22 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
31 187 34 079 37 734 36 880 36 309 37 312 38 587 40 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée et Collège Olympe-de-Gouges, 205, rue de Brément.
  • Lycée Théodore-Monod, 187, rue de Brément.
  • Collège Jacques-Prévert 35, boulevard Gambetta.
  • Collège René-Cassin 19, rue du Docteur-Charcot.

Depuis la rentrée 2008-2009 le lycée Olympe-de-Gouges accueille une classe préparatoire aux concours des écoles de commerce voie économique, parrainée par la fondation égalité des chances d'HEC.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Piscine Édouard-Herriot, 59, avenue Gallieni.
  • Stade Huvier, 2, rue Jules-Auffret.

Économie[modifier | modifier le code]

720 entreprises recensées en 1999, près de 1000 en décembre 2010 selon le site de la ville, avec notamment Lancaster, les Thés Mariages frères, VO Concept, ou Technologie Médicale, Assu2000.
Ces entreprises sont principalement localisées dans les quatre zones d'activité de la commune : ZI du Parc, Parc d'activités Le Terminal / Groux, Parc Sous les Plâtres, le Parc des Guillaumes. 6 341 emplois ont été recensés en 1999.

Noisy-le-sec a reçu en 2002 et 2003, 2004, le label « Ville internet », puis en 2005 le label internet 4 @@@@, la plaçant dans le groupe des 10 meilleurs sites du territoire. En décembre 2006, la Ville est à nouveau récompensée avec le label Ville-internet 4 @@@@ et obtient la mention Ville-libre pour son utilisation et son développement de logiciels libres. En décembre 2007, la ville est confirmée dans sa place de leader des villes-internet avec à nouveau 4 @@@@, le jury a particulièrement été sensible aux efforts de la municipalité pour l'installation d'internet dans les écoles élémentaires de la ville[22]. En 2010, elle a également reçu le label Ville internet @@@@@, confirmant l'ancrage de la ville en termes de développement de l'internet citoyen.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

D'importantes plâtrières étaient exploitées autrefois à Noisy-le-Sec, que ce soit dans le secteur de la future Corniche des Forts ou sous l'actuel Stade Huvier
  • L'Eglise Saint-Étienne a été construite en 1823 par Auguste Guenepin sur l'emplacements d'édifices antérieurs. Elle conserve une clé de voute de l'église précédente du XVIe siècle, placée sur le porche de l'église. Une peinture d'Auguste-François Perrodin de 1886, consacré au martyre de Saint Étienne, orne le chœur de l'église.
    Son clocher ayant été détruit à la suite du bombardement d'avril 1944, les 4 cloches, Eléonore, Étiennette, Marie-Annonciade et Antonine, datant de 1830 à 1866, sont déposées sur le tertre de gazon à côté de l'église.
  • La Fontaine des Cultivateurs, édifiée avenue de Rosny au début du XXe siècle par le syndicat des cultivateurs de Noisy-le-Sec.
  • La Corniche des forts : ce futur parc urbain de la Région d'Île-de-France, inscrite au contrat de plan 2000-2006, prévoit l'aménagement d'un parc urbain de 64 hectares situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville.
    Situé sur d'anciennes carrières de gypse, ce projet proposera des activités de loisirs culturels et sportifs, et permettra notamment la création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos, qui permettra un panorama sur Paris et deviendra la promenade principale de la base. Les abords du château de Romainville seront réaménagés, et la folie de Pantin, devrait être réhabilitée. Les jardins ouvriers seront déplacés. Une première phase devrait être ouverte au public fin 2009, comprenant Une partie du "Cheminement Est-Ouest", les abords du Chateau de Romainville et 50 parcelles de jardins familiaux.
    Ce parc sera géré par un syndicat mixte regroupant le département et les villes concernées[23].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La Galerie, Centre d'art contemporain, 1, rue Jean-Jaurès.
  • Médiathèque Roger-Gouhier, 3, rue Jean-Jaurès.
  • Théâtre des Bergeries, 5, rue Jean-Jaurès.
  • Conservatoire agréé de Musique et de Danse, 63, rue Jean-Jaurès.
  • Cinéma Le Trianon, place Carnot à Romainville, racheté par les communes de Romainville et Noisy-le-Sec en 1984 et géré par un syndicat intercommunal, puis depuis le 1er janvier 2013 par la Communauté d'agglomération Est Ensemble.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Noisy-le-Sec

Adoptées en 1942 sous l'administration de Vichy, les armes de la commune de Noisy-le-Sec se blasonnent ainsi :
D'azur à deux épis en sautoir accompagné de trois noix, l'une en chef, et les deux autres aux flancs, et en pointe d'une grappe de raisin tigée et feuillée, le tout d'argent.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Caroux (dir.), Réinventer la maison individuelle en 1945. La cité expérimentale de Noisy-le-Sec, Paris, Somogy, 2012.
  • Danièle Voldman, La Reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954, Histoire d'une politique, L'Harmattan, Paris, 1997 (ISBN 2-7384-5194-2)
  • CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
  • Ouvrage collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Flohic éditions, Paris 1994, (ISBN 2-908958-77-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Film documentaire les haricots verts sont secs, produit par la Ville de Noisy-le-Sec en avril 2004 à l'occasion des 60 ans du bombardement - http://www.noisylesec.net/index.php?id_rub=histoire&id_article=1696
  2. (en) Gábor Sándi, « Plans du réseau de tramways parisiens en 1926 » (consulté le 9 octobre 2011)
  3. NOTA : Ce prolongement de Bobigny à Noisy a été retardé pendant plusieurs années par l'opposition d'associations telles que l'ADRAGAN ou de l'équipe de la municipalité actuelle de Mme Rivoire.
  4. Résultat du sondage SOFRES
  5. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  6. SOURCE : Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  7. NOTA : la société Poliet et Chausson cessera d'exploiter la carrière en 1948
  8. Le journal du Conseil Régional d'Ile de France N°19
  9. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  10. élus du groupe des Verts
  11. élus du groupe communiste et apparentés
  12. Site officiel de la ville de Noisy-le-Sec - Lettre d'information publiée en octobre 2010
  13. Liste des maires de Noisy-le-Sec sur www.francegenweb.org
  14. Liste des maires de Noisy le sec sur le site de la mairie
  15. « ROUTHIER Félix, Justin », Le Maîtron, dictionnaire biographique (consulté le 05 avril 2014)
  16. http://apiep93.org/network/apiep
  17. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  18. Le palmarès des Villes internet 2011 - http://www.villes-internet.net/le-label/villes-labellisees/label-edition-2011/focus-sur-les-villes-internet-5/
  19. la liste des 303 villes et villages primés - http://www.villes-internet.net/le-label/villes-labellisees/label-edition-2011/palmares-2011/
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. l'article sur ville-internet
  23. SOURCE : Seine-saint-Denis, le magazine, revue officielle du département, N° 105, février 2007.