Forêt de Fontainebleau

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Forêt de Fontainebleau
Forêt vue des gorges de Franchard
Forêt vue des gorges de Franchard
Localisation
Coordonnées 48° 23′ 49″ N 2° 41′ 32″ E / 48.39704, 2.6923648° 23′ 49″ Nord 2° 41′ 32″ Est / 48.39704, 2.69236  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne, Essonne
Géographie
Superficie 25 000 ha
Altitudes mini. 42 m — maxi. 144 m
Compléments
Protection Forêt de protection, Natura 2000, Réserve de biosphère, Réserve biologique, Site classé
Statut Forêt domaniale et privée
Administration Office national des forêts
Essences Chêne, pin sylvestre, hêtre

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

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Forêt de Fontainebleau

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(Voir situation sur carte : France)
Forêt de Fontainebleau

La forêt de Fontainebleau, autrefois appelée forêt de Bière (dérivé de bruyère)[2], est un important massif boisé de 25 000 ha, dont 21 600 ha sont aujourd'hui administrés en forêt domaniale. Ce massif, au centre duquel se trouve la ville de Fontainebleau, est situé en Seine-et-Marne. La forêt domaniale proprement dite couvre 17 072 ha ; elle a une altitude variant de 42 m (Seine à Bois-le-Roi) à 144 m (Carrefour du Banc du Roi, 2 km au nord de Fontainebleau).

Elle est fragmentée et traversée par l'autoroute A6 (1964), les nationales 6 et 7, ainsi que la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles. Chaque année, des millions de visiteurs viennent s'y promener (13 millions en 2006[3]).

La forêt de Fontainebleau est célèbre dans le monde entier pour avoir inspiré les artistes du XIXe siècle : peintres impressionnistes et école de Barbizon, ainsi que des photographes, des écrivains et des poètes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aspect caractéristique des rochers dans les gorges de Franchard.
Le Peintre Jules Le Cœur dans la forêt de Fontainebleau, Renoir, 1886.
Carte topographique de la forêt de Fontainebleau, 1895

Il y a 40 000 ans, des populations nomades s'installèrent aux abords de la forêt. On en a découvert divers témoignages : outils de pierre taillée, ossements d'animaux : ours, éléphants, rhinocéros, cerfs géants. Durant cette période, la forêt était sauvage et hostile. L'homme y pénétrait donc rarement. Avec le Néolithique, l'homme développa la culture et l'élevage. Des villages se formèrent autour de la forêt, le centre de celle-ci manquant d'eau ne fut pas habité.
À l'époque gauloise, les Ligures et les Celtes établirent d'autres bourgades mais toujours autour de la forêt : à Avon, à Larchant.

Vers l'an 1000, la forêt était formée d'une séries d'enclaves que se partageaient de petits seigneurs et de riches propriétaires terriens.
En 1067, le capétien Philippe Ier acquiert le comté du Gâtinais, ce qui permet au pouvoir royal de maîtriser l'ensemble du territoire de l'actuelle forêt. En 1167, on atteste l'existence d'une demeure royale. Pour les rois de France, la forêt avait en effet plusieurs usages dont la chasse mais aussi un intérêt militaire. Elle fournissait ainsi le bois qui servait à la construction et au chauffage. Fontainebleau représentait également une place stratégique sur la route de Sens et de la Bourgogne.

En 1400, Charles VI ordonne la première réformation de la forêt, c'est-à-dire la fermeture complète de l'espace forestier pour quelques mois, afin de vérifier les droits et usages de chacun sur le gibier et les bois. Cette procédure exceptionnelle va se renouveler de nombreuses fois sous l'Ancien Régime. Sous François Ier, la forêt ne comprenait que 13 365 ha mais les rois vont l'étendre par des acquisitions et des confiscations. Toujours sous François Ier, fut créée la charge de Grand Forestier, responsable des officiers et des gardes à cheval ayant chacun la surveillance et la gestion d'un canton de la forêt. C'est à cette époque, au cours de ce XVIe siècle, que l'administration chargée de la gestion de la forêt prend forme et la gardera jusqu'à la Révolution.

À l'époque de Louis XIV, moins de 20 % de la superficie est boisée. Colbert lance une nouvelle réformation de juin à septembre 1664 ainsi que des chantiers de plantation. Le roi parcourt alors la forêt chaque année en automne pour la chasse. En 1716, à la suite du terrible hiver de l'année 1709, un nouvel aménagement de la forêt est promulgué : 6 000 ha sont plantés de feuillus, mais cela s'avère un échec presque total. Un nouvel aménagement est relancé en 1750. En 1786, une timide introduction de pins sylvestres est tentée. En 1750, le pourtour de 90 km de la forêt est délimité par 1050 bornes encore visibles de nos jours. Après la Révolution, à la suite de nombreuses coupes sauvages et la prolifération de gibier faute de chasse, Napoléon Ier réforme l'administration forestière et celle du château en 1807. En 1830, la plantation de 6 000 autres ha de pin provoque la colère des artistes qui viennent chercher l'inspiration en forêt. Par ailleurs, la mare aux Évées est totalement drainée et réaménagée en 1837.

En 1839, Claude-François Denecourt fait paraître son premier guide de promenade en forêt et aménage les premiers sentiers en 1842. Dès 1849, le chemin de fer arrive à Fontainebleau, ce qui va permettre aux Parisiens de visiter Fontainebleau par des excursions à la journée.
En 1861, est créée la première réserve artistique de 1 097 ha. Elle constitue la première réserve naturelle au monde, avant même la création du Parc national de Yellowstone aux États-Unis.
En 1872, le premier Comité de protection artistique de la forêt de Fontainebleau est mis en place, auquel adhère, entre autres, Victor Hugo. Lui succède en 1907 l'Association des amis de la forêt de Fontainebleau.

En 1953, les premières réserves biologiques dirigées et intégrales sont créées, en remplacement des réserves artistiques, supprimées en 1967. Les réserves intégrales de la Tillaie, du Gros Fouteau et des Hauteurs de la Solle totalisent 136 ha[4]. La réserve biologique intégrale de la forêt de la Tillaie (34,37 ha) n'a pas subi de coupe à blanc depuis 1372[5]. Les réserves du Chêne Brûlé et de la Gorge aux Loups sont également intégrales[6]. Les réserves biologiques dirigées sont : la Haute Borne, Cuvier Chatillon, le Petit Mont Chauvet, le Mont Merle, la Boissière, Bellecroix, la Gorge aux Merisiers, la Mare aux Pigeons, la Mare aux Fées, la Plaine de Chanfroy, le Coquibus et le Laris qui parle[6].

Géologie[modifier | modifier le code]

Un des plus célèbres blocs : le Bilboquet dans les Sables du Cul de Chien près de Noisy-sur-École (forêt domaniale des Trois Pignons).
Phénomènes d'érosion.
Phénomène d'érosion du grès sur la platière d'Apremont.

Il y a 35 millions d'années, la mer occupait la place de la forêt. Elle y déposa des sédiments d'une cinquantaine de mètres d'épaisseur. Ce sable, blanc, est l'un des plus purs du monde et sert pour la verrerie (Murano à Venise), pour les fibres optiques… Ce sable a formé les barres rocheuses qui caractérisent le paysage de la forêt. Les grès de Fontainebleau sont, donc, formés de ces sables consolidés : grains de quartz cimentés par un gel de silice. Ces sables se sont déposés durant l'épisode de la mer des Sables d'Étampes. Ils sont donc d'âge stampien (Oligocène). Ils sont célèbres pour leurs rochers. En effet, ceux-ci forment d'imposants chaos sur les pentes de sables ; ils ont des formes souvent surprenantes faisant penser à des animaux ou des objets, et ils sont très convoités par les amateurs de varappe.

Les rochers occupent une superficie de près de 4 000 ha et forment de longues chaînes, presque parallèles axées Est Sud-Est, Est Nord-Ouest et séparées par des vallons ouverts aux deux bouts.
Le sol de la forêt contient jusqu’à 98 % de sable. Il est donc très perméable. Il en résulte que nulle part, sauf sur le versant Est, entre Veneux-Nadon et Samois-sur-Seine, on ne voit la moindre source. Les mares proviennent du séjour de l'eau pluviale dans les dépressions des plateaux rocheux, sauf dans les environs de la mare aux Evées où l'argile domine.

Flore[modifier | modifier le code]

La Lande.

Les arbres les plus représentés sont : les chênes (45 %), le pin sylvestre (40 %), le hêtre (10 %). Les "bouquets du roi" caractéristiques de la forêt sont des chênes dont les branches se séparent dès la base. Espèce rare au départ, le pin sylvestre s'est développé depuis 1830. C'est en 1786 que Le Monnier, médecin de Louis XVI et de Marie-Antoinette, introduisit cette espèce à Fontainebleau[7].

Le pin maritime fut d'abord planté en 1515 sur l'emplacement du Jardin Anglais, alors "jardin des Pins". Puis à partir de 1590, l'homme l'implanta dans la forêt.

La variété géologique, acides, et calcaires, sec et humide, la diversité de reliefs sont à l'origine de la grande diversité d'espèces, ainsi que la présence de très vieilles futaies, milieu devenu aujourd'hui très rare, et abritant quantité d'espèces dépendant du vieux bois tant animales (insectes notamment) que végétal (champignons, lichens…).

Une grande partie des pins sylvestres a été plantée par l'Office national des forêts.

Faune[modifier | modifier le code]

Les mammifères[modifier | modifier le code]

La forêt abrite 54 espèces de mammifères[9].

Parmi les grands mammifères, on trouve des sangliers et des cerfs. Au XVIe siècle, on pouvait croiser dans la forêt des lynx et des loups, lesquels ont disparu au milieu du XIXe siècle. Actuellement, on peut rencontrer des blaireaux, des renards, des sangliers, des chevreuils et des cerfs. La dernière loutre a disparu en 1970.

La densité des cerfs (0,76 individus / 100 ha) est très faible. Les facteurs explicatifs de cette sous-population sont multiples : trop forte fréquentation humaine qui gène la reproduction de ces animaux, errance des chiens domestiques…

Les rongeurs sont représentés par :

Les petits mammifères carnivores :

Les petits mammifères insectivores :

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

La forêt abrite plus 200 espèces d'oiseaux dont 102 nicheuses (Comolet-Tirman, 1997)[9].

Parmi les espèces les plus intéressantes : Guêpier d'Europe, Pic mar, Pic noir dont l'arrivée en forêt daterait de 1914, Fauvette pitchou, Engoulevent d'Europe, Pouillot siffleur, Pouillot de Bonelli, Alouette lulu, Torcol fourmilier

Les reptiles[modifier | modifier le code]

La forêt abrite onze espèces de reptiles[9].

Les serpents, qui sont peu appréciés des randonneurs et des promeneurs de la forêt, jouent toutefois un rôle important et essentiel dans l'équilibre faunistique.

On rencontre :

Les amphibiens[modifier | modifier le code]

La forêt abrite 12 espèces d'amphibiens[9].

On peut rencontrer plusieurs espèces d'amphibiens dans les rares mares de la forêt de Fontainebleau :

Les insectes[modifier | modifier le code]

La forêt est un havre pour plus de 370 espèces d'Hétéroptères (Royer 1948, complété par Doignon 1978), environ 3 500 espèces de Coléoptères (Cantonnet, Casset, Toda, 1997), 1 640 espèces de Lépidoptères (Gibeaux, 2000), 57 espèces d'Orthoptères (Luquet, 1994 et Luquet, Meriguet et Bruneau de Miré, 2001), 46 espèces d'Odonates (Dommanget, 2002). Le nombre d'espèces de Diptères est quant à lui estimé à 10 000.

Les mollusques[modifier | modifier le code]

98 espèces de mollusques (Viette et Parisot, 2001) ont trouvé un abri au sein de la forêt de Fontainebleau.

Mesures de protection[modifier | modifier le code]

Fontainebleau et Gâtinais *
Réserve de biosphère
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Pays Drapeau de la France France
Région française Île-de-France
Départements Essonne, Seine-et-Marne
Coordonnées 48° 25′ N 2° 40′ E / 48.41666667, 2.6666666748° 25′ Nord 2° 40′ Est / 48.41666667, 2.66666667  
Création 1998
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Forêt de Fontainebleau. Karl Bodmer 1850.

Divers statuts coexistent et se superposent, chacun disposant de particularités qui lui sont propres. Ces statuts ne couvrent pas l'ensemble de la forêt mais seulement diverses parcelles plus ou moins intéressantes au niveau environnemental et économique.

  • Forêt de protection : maintien de l'usage actuel du sol obligatoire. Toute modification portant atteinte au milieu est interdite.
Avantages : défense contre la construction de nouvelles infrastructures et le mitage du milieu.
Limites : seule la superficie initiale est maintenue, aucune recommandation visant à assurer le maintien de sa biodiversité.
Avantages : protection contractuelle des habitats.
Limites : la préservation des habitats et des habitats d'espèce se fait par contrat volontaire.
Avantages : augmente les possibilités de partenariat entre les différents gestionnaires dans le cadre d'un développement durable.
Limites : aucune valeur juridique nationale, fonction de conseil aux acteurs du milieu.
Avantages : connaissance par les collectivités territoriales de leur patrimoine naturel.
Limites : pas de statut réglementaire.
  • Site classé : territoire ne pouvant ni être détruit ni être modifié dans son état ou son aspect.
Avantages : maintient en l'état du patrimoine.
Limites : peu respecté.
  • Réserve biologique : protection et conservation du milieu. Existe en Réserve biologique dirigée (gestion conservatrice) et en Réserve biologique intégrale (aucune gestion).
Limites : peut être déclassé à chaque modification d'aménagement.
  • Projet de parc national. La France s'est engagé dans le cadre du Grenelle de l'environnement, via notamment la Stratégie nationale de création d'aires protégées, et soutenue par l'UICN, a accroitre le nombre de ses aires protégées.
    Cette forêt est considérée comme l'une des plus belles « forêts de plaine » de France, et la possibilité de créer un Parc national à Fontainebleau est en débat depuis longtemps.
    En 1999, le Rapport Dorst (puis en 2007-2009 le Grenelle de l'environnement qui s'en est inspiré) ont d'abord jugé que les oppositions locales des élus, la forte fragmentation écologique du massif (par les routes, pistes et plus de 1 400 km[10] de chemins qui en font la forêt la plus fragmentée de France) et les pressions humaines qu'il subit (plus de 15 millions de visiteurs/an) n'étaient pas compatibles avec les objectifs d'un parc national. La loi de 2006 sur les parcs nationaux a donné plus de poids à la gouvernance locale et la sensibilité des élus et visiteurs à la protection des forêts et à l'intérêt économique de la création d'un parc semble s'être renforcée. « Le label serait aujourd'hui valorisant pour les élus locaux, mais il permettrait surtout de parer aux difficultés futures auxquelles sera exposée la forêt devant la hausse de visiteurs. La gouvernance actuelle du massif empile les statuts de protection ; le parc national serait un gage de cohérence pour assurer sa préservation à terme » estimait Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau en 2010[11]. Certains habitants craignent cependant une protection qui limiterait trop certaines activités ou qui selon eux pourrait contribuer à enclaver la ville. Ce classement rencontre aussi l'opposition de l'association des Amis de la forêt de Fontainebleau[12]. Après un an de concertation, un rapport de 200 pages a été rendu à la ministre de l'environnement fin janvier 2011.

Économie[modifier | modifier le code]

Le grès est exploité depuis 1330. Dès le XVIe siècle, il est utilisé pour le pavage des rues de Paris. En 1831, on embarque encore 3 000 000 de pavés. À la fin du XIXe siècle, sous la pression des artistes, on restreint l'activité de carrière qui comptait alors 2 000 hommes.

En 1907, la dernière exploitation ferme à la suite de l'interdiction de l'exploitation des grès sur le domaine. Mais l'exploitation s'est maintenue en dehors de ces limites. La dernière, aux Trois-Pignons ferma en 1983.

Sur l’ensemble du massif de Fontainebleau, de nombreux sites ont, ainsi, fait l’objet de cette activité intense : le rocher Canon, les gorges de Franchard et du Houx, les Hautes-Plaines, le Long Boyau, etc. Avec l’arrêt de l’extraction en 1907, les savoir-faire et la mémoire ont peu à peu disparu de Fontainebleau. Toutefois, nombreux sont les vestiges de ce patrimoine industriel encore visibles aujourd’hui. Afin de le faire connaître, un sentier de découverte a été créé en 2012.

Le sable très fin et pur est exploité pour les verreries dès 1640. Il était utilisé pour la porcelaine de « Vieux Sèvres », pour la manufacture de Vincennes, pour la verrerie et la faïencerie de Paris, Montereau, Nevers, Giens, etc.
Autrefois[Quand ?], pour ouvrir un atelier d'exploitation, le carrier demandait une autorisation au Capitaine des Chasses et payait un droit de forage. En outre, il devait remettre en état les routes qui avait permis le transfert des matériaux. Les ouvriers atteints de phtisie pulmonaire, mouraient jeunes.

On exploite toujours le sable en lisière de forêt (comme le groupe Sibelco à Bourron-Marlotte[13]).

Promenades[modifier | modifier le code]

L'automne en forêt
Un des sites balisés par les sentiers Denecourt-Colinet : la mare aux biches

Des routes de promenades existent dans la forêt, probablement depuis le XVIe siècle. Elles servent alors essentiellement à la chasse à courre. L'actuelle route ronde est ainsi tracée sous la houlette d'Henri IV. En 1725, Louis XV ordonne le tracé de soixante routes dans la forêt, afin de faciliter ses déplacements, toujours pour la chasse. Par ailleurs, la forêt est quadrillée par un réseau serré de chemins. Chaque voie porte un nom, lequel figure sur une plaque accrochée, à environ trois mètres de haut, sur un arbre. Muni d'une carte comme celle éditée par l'IGN (par exemple la carte M2417OT Foret de Fontainebleau), le promeneur peut facilement errer dans la forêt sans se perdre.

En outre, plusieurs GR, balisés en rouge et blanc, sillonnent la forêt. Parmi eux les GR 1 et GR 11 font le tour de la région parisienne en passant par la forêt ; le GR 13 part de Fontainebleau.
Enfin, des promenades spécifiques sont balisées en bleu. Les premières datent du XIXe siècle :

  • En 1837, un guide de Jamin paraît : Quatre promenades en forêt de Fontainebleau. À cette époque, le seul sentier connu est celui du Mont Aigu.
  • En 1839, Claude François Denecourt (1788-1875), soldat de la Grande Armée, édite son premier guide en s'inspirant du précédent.
  • En 1842, il trace son premier sentier, celui du Mont Chauvet.
  • Dès 1847, il décrit ses propres sentiers dans ses indicateurs. Il crée 150 km de sentiers balisés avec des traits bleus, parfois surmontés d'un numéro. 17 éditions sortiront de presse avant sa mort.
  • Claude Charles Colinet (1839-1905), ancien fonctionnaire des Ponts et Chaussées, poursuivra l'œuvre de Denecourt. Onze circuits seront tracés entre 1842 et 1905. Le réseau de sentiers est porté à 300 km.
  • L'épouse de Colinet, puis le Touring club de France assure le suivi entre les deux guerres, puis Les Amis de Fontainebleau qui éditeront un guide en 1963.
  • Après la Seconde Guerre mondiale, d'autres circuits seront ajoutés pour porter le total à 16. Les itinéraires historiques sont simplifiés, les accès sont facilités. Le nouveau réseau comporte un seul marquage : des traits bleus et/ou des traits bleus surmontés du numéro de la promenade.
  • Depuis 1975, l'ONF a tracé le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF), 65 km balisés en traits vert et blanc. Un Tour du Massif en VTT (TMV) a également été tracé.

Aujourd'hui, 365 km de promenades sont balisés.

Circuits Denecourt-Colinet[modifier | modifier le code]

Ils sont numérotés de 1 à 16 :

  1. Circuit Denecourt-Colinet n° 1 de 7 km parcourt le mont Ussy.
  2. Circuit Denecourt-Colinet n° 2 de 8 km passe à la tour Denecourt et près de plusieurs fontaines.
  3. Circuit Denecourt-Colinet n° 3 de passe près de l'esplanade Cassepot.
  4. Circuit Denecourt-Colinet n° 4 de 7 km passe au rocher Saint Germain.
  5. Circuit Denecourt-Colinet n° 5 de 8 km est près du Rocher du Cuvier.
  6. Circuit Denecourt-Colinet n° 6 de 7 km.
  7. Circuit Denecourt-Colinet n° 7 de 8 km situé sur le site de Franchard.
  8. Circuit Denecourt-Colinet n° 8 de 6 km passe au mont Aigu.
  9. Circuit Denecourt-Colinet n° 9 de 6 km a été récemment divisé partie ouest-est pour éviter de traverser la N7.
  10. Circuit Denecourt-Colinet n° 10 de 6 km au rocher d'Avon.
  11. Circuit Denecourt-Colinet n° 11 de 13 km au long rocher.
  12. Circuit Denecourt-Colinet n° 12 de 13 km.
  13. Circuit Denecourt-Colinet n° 16 de 13 km se situe dans le massif des Trois Pignons et est appelé également circuit des Belvédères.
  14. Circuit Denecourt-Colinet n° 17 de 9 km au rocher des Princes.

Circuit n° 7[modifier | modifier le code]

Ce parcours possède un parking d'accès au Carrefour de la Croix de Franchard. Ce circuit passe près d'un lieu appelé « l'antre des druides » comportant une formation rocheuse permettant d'abriter plusieurs personnes. Il fait 8 km et se parcours généralement en 2 heures.

Circuit n° 11[modifier | modifier le code]

Ce parcours possède un parking d'accès près de la maison forestière de la Grande Vallée. À cet endroit se trouve un site où le bivouac est autorisé et soumis à certaines règles. Un point d'eau accessible au printemps et à l'été ainsi que des toilettes publics se trouvent au départ de ce circuit.
Ce circuit passe près d'un lieu appelé « la mare aux fées » ainsi que la « la grotte Beatrix » . Il présente plusieurs belvédères offrant autant de panorama. Il fait 13 km et se parcours généralement en 3 h 30.

Circuit n° 16[modifier | modifier le code]

Ce circuit possède deux parkings d'accès : l'un est situé près du lieu La Croix St Jérôme, au sud ouest du parcours, et l'autre est situé à La canche aux Merciers, à l'est du parcours. Il fait 13 km et présente environ 300 m de dénivelé. Ceci permet à la plupart des randonneurs de le parcourir en 3 h 30 environ.

Sa partie nord traverse la plaine au Charme et offre un paysage composé de beaucoup de bruyère.
Étant donné son profil relativement plat et ses chemins suffisamment large, il est facilement accessible aux VTT. Il forme une boucle ovale orientée ouest-est avec deux raccourcis permettant différentes combinaisons.

Ce circuit offre plusieurs points d'intérêts dont :

  • Un point de vue sur la croix de Lorraine du Circuit des 25 bosses,
  • Des vestiges du Télégraphe de Noisy,
  • Des traces d'anciennes carrières,
  • Un dolmen.

Circuit des 25 bosses dans le massif des Trois Pignons[modifier | modifier le code]

La croix de Lorraine du circuit des 25 bosses

Ce circuit fait le tour des hauteurs du massif des Trois Pignons, zone sauvage sans route et sans habitation qui a servi de maquis lors de la dernière guerre, d'où la présence d'une croix de Lorraine sur une hauteur. Ce massif associe des paysages d'une grande variété : étendues sablonneuses qui rappellent certains bords de mer, sentiers très pentus de type montagnard, rochers d'escalade mondialement connus, végétation quasi méditerranéenne (pins, bruyères), faune des régions méridionales (lézards, serpents), absence quasi totale d'eau, panoramas immenses. Ce massif est la zone naturelle la plus originale du bassin parisien.

Le circuit fait partie des circuits balisés de Fontainebleau. Il est censé contenir 25 bosses même si des avis peuvent diverger sur ce point. Le balisage est très important ; sa couleur rouge et sa fréquence importante (une marque tous les 15 mètres environ) rendent le suivi du chemin relativement aisé. Historiquement, ce circuit sert pour l'entraînement aux marches d'approche en alpinisme. Cela est grandement dû à son cumul de dénivelé positif d'environ 800 mètres. De plus, le circuit a été créé en abordant les chemins les plus complexes. Enfin, la succession des montées et descentes accentue la difficulté, notamment pour les néophytes de la randonnée.

Sa distance totale est d'environ 15 km. Son départ se fait généralement au parking de la Roche aux Sabots. Il est possible de diminuer la distance totale et la difficulté en prenant des raccourcis, comme le site d'escalade "Le diplodocus". Les bosses les plus ardues se situant sur l'ouest du circuit (au Mont Pivot et au Roche de Jean de Vignes), les gens favorisent le parcours du circuit dans le sens des aiguilles d'une montre afin de terminer sur des bosses moins accentuées.

Les coureurs peuvent effectuer le circuit en moins de deux heures tandis que d'autres préfèrent prendre la journée pour le boucler.

Outre son intérêt sportif, il permet de découvrir des paysages diversifiés : fougères, bruyères, pins ponctuent le circuit.

Escalade[modifier | modifier le code]

Escalade dans le parcours orange du 91.1.

La forêt de Fontainebleau est un lieu internationalement connu pour l'escalade de bloc Cette discipline est pratiquée sur des blocs de rochers d'une faible hauteur et ne nécessite pas de corde (mais d'autres moyens) pour l'assurance. Elle se pratique sur les blocs de grès caractéristiques de cette forêt.

Départ d'un parcours jaune.

Une des particularités de l'escalade à Bleau (surnom donné par les grimpeurs à la forêt de Fontainebleau) est l'existence de parcours. Ces parcours de différents niveaux sont balisés à l'aide de flèches de différentes couleurs. Un parcours complet était censé à l'origine correspondre à la difficulté d'une course d'alpinisme en montagne. Le premier parcours fut créé en 1947 par un certain Fred Bernick. Chaque couleur représente un niveau de difficulté : blanc épais (très facile), jaune (facile ou peu difficile), orange (assez difficile), bleu (difficile), rouge (très difficile), noir ou blanc fin (extrêmement difficile).

Les secteurs d'escalade se répartissent dans toute la forêt. Parmi les plus connus : le Bas-Cuvier, Les Gorges d'Apremont (Barbizon), Franchard Isatis (dans les gorges de Franchard entre Fontainebleau et Milly-la-Forêt), le 95.2 (Milly-la-Forêt), Le Cul de Chien (Noisy-sur-École), le Diplodocus (Le Vaudoué). Certains secteurs sont même en dehors de la forêt domaniale, comme le rocher de Dame Jouanne (Larchant), le massif Canard et le massif de l'I (Buthiers).

Course d'orientation[modifier | modifier le code]

Plusieurs championnats ont été organisés dans cette forêt, notamment le Championnat de France 2012.

Bâtiments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

La tour Denecourt
Les vestiges du prieuré de Franchard
  • La tour Denecourt : construite par Claude François Denecourt en 1851 sur le sommet Est de la chaine du Cassepot, inaugurée le 23 novembre 1853 par Napoléon III et l'impératrice Eugénie, elle a été détruite en 1878 par un tremblement de terre. Reconstruite par Colinet, de nombreuses fois restaurée, elle permet de beaux points de vue sur la région. Altitude à la base : 136 m. Cette tour fut d'abord dénommée Fort Empereur, puis elle prit son nom actuel en 1882 à la suite d'un vœu du Conseil Municipal de Fontainebleau.
  • La mare aux Évées est une vaste étendue de mares transformées par des travaux réalisés sous le règne de Louis-Philippe entre 1833 et 1842. 29 km de saignées, de rigoles et de fossés ont été creusés ainsi que le bassin central de 12 000 m3, pour assainir un marais d'eau stagnante qui couvrait 15 ha. Aujourd'hui, c'est un bel endroit où se rencontre le cyprès chauve. Le mot « Evées » dérive du vieux français et désigne une zone marécageuse.
  • L'aqueduc de la Vanne (1869) qui amène l'eau au réservoir de Montsouris à Paris.
  • L'aqueduc du Loing.
  • Le monument Millet-Rousseau du nom de ses deux amis peintres de l'École de Barbizon : médaillon inauguré le 21 avril 1884 à l'orée de la forêt, à côté du village de Barbizon.
  • Le prieuré de Franchard : sa fondation remonte au XIIe siècle, ce qui en fait le plus vieil édifice religieux de la forêt. Guillaume, chanoine de Saint-Euverte d'Orléans, frère du roi de France, Philippe-Auguste, s'y installa bien qu'auparavant deux ermites y eussent été trouvés assassinés. C'est avec lui que l'ermitage commença à se transformer pour devenir un riche couvent de l'ordre de Saint-Augustin. Au XVIIe siècle, on pouvait encore voir la grande chapelle, des bâtiments divers ainsi que les murailles bien que l'ensemble était déjà en ruine. Le couvent disparu, il fut remplacé par un prieuré à la dévotion du roi. Les bâtiments étaient déjà abandonnés à des ermites lors de la Révolution. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'un pan du mur de l'ancien ermitage contre lequel a été élevée une maison de gardes forestiers.
  • Le monument Georges Mandel : au bord de la route nationale 7, au sud de Fontainebleau ; il rappelle l'assassinat du ministre par la milice, le 7 juillet 1944.
  • Dans le secteur du Mont Aiveu (sud-est de la forêt), on peut voir des pins laricio greffés sur des pins sylvestres. Les diamètres des arbres sont différents de part et d'autre de la greffe.
  • Au débouché de la forêt sur l'ancienne commune de By, aujourd'hui rattachée à Thomery, les murs à raisins où est produit le chasselas de Thomery depuis 1730. Ils ont été inscrits aux monuments historiques en 1993.
  • Le belvédère des Druides : c'est un point de vue sur les gorges de Franchard.
  • Le belvédère de Marie-Thérèse : c'est un point de vue sur les gorges de Franchard. Louis XIV avait fait construire en ce lieu un pavillon carré dont on voit encore quelques traces de fondation. Le pavillon fut rasé à la même époque que le monastère de Franchard. Alfred de Musset et George Sand parcoururent ces lieux en septembre 1833.
  • La Grotte aux Cristaux (Monts Saint-Germain) : la voute est tapissée de cristaux. Formés initialement de calcite provenant de l'infiltration des eaux, ces cristaux de calcite ont été remplacés partiellement par des cristaux en silice. Ils furent découverts en 1771. Puis, la grotte fut oubliée. Elle est redécouverte en 1850 et fut, malheureusement, rapidement saccagée. Pour la protéger, la grotte est alors comblée. En 1891, Collinet pu la retrouver. Pour la protéger du vandalisme, il l'a fait entourer par une solide grille.

Massifs annexes[modifier | modifier le code]

  • La forêt des Trois-Pignons à l'ouest
  • La forêt de Barbeau au nord-est
  • La Forêt de Champagne-sur-Seine à l'est
  • La forêt de Larchant-La Commanderie au sud.

Médias[modifier | modifier le code]

Par sa proximité avec Paris et la diversité de ses paysages, la forêt de Fontainebleau, a inspiré de nombreux artistes et renouvelé la conception du paysage en peinture, avec notamment les peintres de l'école de Barbizon.

Peintres[modifier | modifier le code]

Les premiers artistes[14],[15] connus ont été Adam François van der Meulen, et surtout, Jean-Baptiste Oudry, essentiellement peintres des scènes de chasse royale dans le décor de la forêt. Camille Corot est l'un des premiers à prendre comme thème principal la forêt elle-même.

À partir du milieu du XIXe siècle, plusieurs artistes viennent peindre la forêt, profitant des facilités que leur offre l'auberge Ganne. Les plus connus portent les noms de Théodore Rousseau et de Jean-François Millet, formant ce qu'on appellera bien plus tard (en 1880 en Angleterre et en 1905 en France) l'école de Barbizon.

Les impressionnistes s'y inspirèrent également comme Claude Monet, Auguste Renoir et Alfred Sisley. De même Félix Ziem, Paul Cézanne, Adrien Rousseau et Georges Seurat firent plusieurs tableaux dans la forêt.

Certains sites ont été particulièrement peints, comme le lieu-dit Le Pavé de Chailly, en lisière de forêt.

Photographes[modifier | modifier le code]

En forêt de Fontainebleau, photographie par Charles Famin, vers 1874
Jules le Cœur et ses chiens dans la forêt de Fontainebleau, Pierre Auguste Renoir, 1886 (musée d'art de São Paolo, Brésil)

Charles Marville (1816-1879) est le premier photographe à s’aventurer en forêt, le 28 août 1848. Gustave Le Gray, le plus célèbre des photographes de cette époque, le suit rapidement, en 1849, fuyant une épidémie de choléra à Paris. La forêt de Fontainebleau est ainsi probablement l’un des premiers espaces naturels photographiés au monde. Après Le Gray viendront Georges Balagny, Charles Famin, William Harrison ou encore Eugène Cuvelier[16]. Mais ces photographes n'atteindront jamais la notoriété des peintres de la même époque.

Écrivains et poètes[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, c'est Étienne Pivert de Senancour qui situe son roman Obermann, paru en 1804, pour la première fois en forêt. Mais les romantiques sont les premiers écrivains à trouver dans la forêt une source d'inspiration[17].

Cinéma[modifier | modifier le code]

La forêt, du fait de sa proximité de Paris et de ses paysages spécifiques, est le lieu de nombreux tournages cinématographiques[21] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées au carrefour de l'Obélisque, sur Google Maps
  2. Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, 4e éd., 1970, tome 1, p. 26
  3. Tourisme en France - Palmarès 2006 des sites les plus visités selon l'ONT
  4. Sylvain Gaudin, Quelques réflexions et synthèses sur les forêts naturelles, 1993-1995, p. 8
  5. Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Île-de-France, Le vieux bois, élément essentiel de la biodiversité forestière, Note rapide sur l'environnement, no 396, octobre 2005, p. 2
  6. a et b Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau, Fontainebleau
  7. Éloge historique de Lemmonier par Georges Cuvier
  8. Voir aussi : Gaume, R. (1936), Notes bryologiques sur la forêt de Fontainebleau IV. Revue bryologique et lichénologique, 9, 123– 126.
  9. a, b, c et d Lustrat P, Les Animaux sauvages de la forêt de Fontainebleau, 1998, Les Éditions du Puits Fleuri
  10. Office de tourisme du Pays de Fontainebleau, consulté 2011/01/27
  11. Brève de Environnement magazine, 25 janvier 2011, Nature. Le projet du parc national de Fontainebleau entre les mains de NKM
  12. « Entretiens du parc national - 23 janvier 2010 - Contribution des Amis de la forêt », sur Amis de la forêt de Fontainebleau (consulté le 11 juin 2010)
  13. « Carrière de Bourron-Marlotte », sur Sibelco.
  14. Musée d'Orsay : La forêt de Fontainebleau. Un atelier grandeur nature. De Corot à Picasso
  15. Musée d'Orsay : La forêt de Fontainebleau. Un atelier grandeur nature
  16. Daniel Challes et Bernard Marbot, Les Photographes de Barbizon, la forêt de Fontainebleau, éd. Hoëbeke / Bibliothèque Nationale, 1991, 92 p.
  17. Patrick Daguenet, Fontainebleau et ses villages d'art (1850-1950) : le Tout-Paris dans la forêt, éd. Presses du village, 2002, 493 p.
  18. édition dite Furne, 1852, vol III p. 61
  19. Furne, vol VIII, quatrième partie, p. 80
  20. Furne, vol V, p. 16
  21. Tournages à Fontainebleau sur le site L2TC.com

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire de la forêt[modifier | modifier le code]

  • Paul Domet, Histoire de la forêt de Fontainebleau, éd. Hachette, 1873, 404 p.
    Ouvrage ancien mais encore essentiel pour comprendre l'histoire du domaine forestier
  • Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, 2 tomes, éd. Vigot Frères, 1970, 207 et 297 p.
  • Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, Vigot, 5e édition, 2005, 215 p. (ISBN 271141745X)
Un livre très riche, scientifique et littéraire : géographie, géologie, préhistoire, histoire de la forêt, faune, flore, légendes
  • Jean-Claude Polton, Tourisme et nature au XIXe siècle. Guides et itinéraires de la forêt de Fontainebleau (vers 1820-vers 1880), éd. du CTHS, 1994, 300 p.
  • Chantal Georgel (dir.), La Forêt de Fontainebleau, un atelier grandeur nature, catalogue de l'exposition 2007 au Musée d'Orsay, coédition musée d'orsay/RMN.
  • Annick Notter (dir.), Fontainebleau, son château, sa forêt, l'invention d'un tourisme (1820-1939), catalogue de l'exposition 2007 au Château de Fontainebleau, éd. RMN, 2007, 128 p.
  • La Forêt de Fontainebleau, du domaine royal au musée vert, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. « Mémoire et Documents », 2007 [en vente aux Archives départementales]

Autres ouvrages sur la forêt[modifier | modifier le code]

  • Guides Joanne, Fontainebleau et la forêt, Paris, Hachette,‎ 1914, 72 p. (lire en ligne)
  • Guide des Sentiers de promenade dans le massif forestier de Fontainebleau, conçu et édité par l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau, 2004.
  • Les Animaux sauvages de la forêt de Fontainebleau, Philippe Lustrat, 1998, Les Éditions du Puits Fleuri. 253 pages. [lire en ligne]
  • Jean-Pierre Hervet et Patrick Mérienne, La Forêt de Fontainebleau, 1997, éditions Ouest-France, en collaboration avec l'ONF, la Fédération française de randonnée pédestre et l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau.
  • Jo et Françoise Montchaussé, Jacky Godoffe, Escalade à Fontainebleau, Guides Arthaud, 1999, (ISBN 2-7003-11-90-6)
  • La Voix de la forêt, éditée par les Amis de la Forêt de Fontainebleau.
  • Jean Borie, Une forêt pour les dimanches. Les Romantiques à Fontainebleau, Paris, Grasset, 2003, (ISBN 2-246-61061-3)
  • Boris Penot et Sylvain Boursier, Fontainebleau sauvage, éd. Bokeh-Nature, 2010, (ISBN 978-2-9538113-0-8)
  • Fabrice Milochau, Fontainebleau foret fantastique, éd. la renaissance du livre, 2000, (ISBN 2-8046-0352-0)
  • Bernard Kalaora, Le musée vert radiographie d’un loisir urbain en Forêt de Fontainebleau, 1993, L’Harmattan, 302p

Liens externes[modifier | modifier le code]