Rambouillet

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Rambouillet
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Rambouillet
Héraldique
Rambouillet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
(sous-préfecture)
Arrondissement Rambouillet
(chef-lieu)
Canton Rambouillet
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Plaines et Forêts d'Yveline
Maire
Mandat
Marc Robert (UMP)
2014-2020
Code postal 78120
Code commune 78517
Démographie
Gentilé Rambolitains
Population
municipale
25 860 hab. (2011)
Densité 735 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 58″ N 1° 49′ 32″ E / 48.6494, 1.825648° 38′ 58″ Nord 1° 49′ 32″ Est / 48.6494, 1.8256  
Altitude Min. 140 m – Max. 177 m
Superficie 35,19 km2
Localisation

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Liens
Site web Rambouillet.fr

Rambouillet est une commune française située dans le sud du département des Yvelines, en région Île-de-France. C'est l'une des sous-préfectures du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Rambouillet dans les Yvelines
Locator Dot.png

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se situe dans le sud-ouest de la région Île-de-France, à 45 km de Paris[1] et à 29 km de Versailles[2], préfecture du département des Yvelines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Poigny-la-Forêt Les Bréviaires
Le Perray-en-Yvelines
Vieille-Église-en-Yvelines Rose des vents
Gazeran N Clairefontaine-en-Yvelines
O    Rambouillet    E
S
Gazeran
Orcemont
Orcemont Sonchamp

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de Rambouillet est de 3 519 hectares ; son altitude varie entre 140 et 177 mètres[3]. La commune, clairière au sein de la forêt de Rambouillet, appartient au parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se trouve sur un plateau boisé où prennent naissance de nombreux ruisseaux alimentant les cours d'eau qui rayonnent autour du massif de Rambouillet. C'est notamment le cas de la Guéville, affluent de la Drouette long de 16,6 kilomètres qui prend sa source dans le parc du château[5]. Le cours de la Drouette, issu de l'étang de la Tour, draine le territoire de la commune dans sa partie est jusqu'à l'étang d'or, au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Rambouillet est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[6]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • D'autres routes départementales et communales permettent de la relier aux communes avoisinantes (RD 150, RD 151, RD 937, RD 27).

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Sur le plan ferroviaire, elle dispose d'une gare desservie par les réseaux Transilien Paris-Montparnasse et TER Centre sur la ligne de Paris (gare de Paris-Montparnasse) à Chartres. Le trajet semi-direct Paris-Montparnasse-Rambouillet dure entre 28 et 35 minutes.

Bus[modifier | modifier le code]

  • les lignes 01, 03, 04, 05, 08, 10, 11, 19, 20, 24, 29, 30 et 89 de la société de transport Transdev Rambouillet ;
  • les lignes A, B, C, E, R et V du réseau de bus Rbus ;
  • les lignes 39.03, 203 et 303 de la société de transport SAVAC ;
  • les lignes 82 et 89 du réseau Transbeauce.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est constitué à 80 % d'espaces ruraux essentiellement boisés. Les zones boisées se trouvent principalement dans le nord, l'est et l'ouest de la commune ainsi que dans sa frange sud-est.

Occupation des sols en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace rural 77,6 % 2776,35
Espace urbain construit 16,1 % 576,49
Espace urbain non construit 6,3 % 224,97
Source : Iaurif[7]

Le centre-ville ancien compte de nombreuses maisons de ville traditionnelles[4]. L'urbanisation, bloquée à l'ouest par la présence du château et de son domaine, s'est étendue vers le sud le long de la nationale 10, où habitats collectifs et individuels coexistent avec une zone d'activité, et vers l'est, entre la nationale 10 et la Drouette, avec d'importantes zones pavillonnaires (quartiers la Clairière, le Pâtis, Château Bazin, la Grange Colombe, la Villeneuve, les Éveuses) et quelques zones commerciales. Au nord du centre-ville (quartiers Groussay, la Providence, Estienne, Grenonvilliers) se trouvent des petits ensembles d'habitat collectif[4].

Vue aérienne de la ville de Rambouillet.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comptait 12 048 logements, contre 10 893 dix ans auparavant. Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 5,1 % des logements vacants. Les appartements sont majoritaires (55,4 %) face aux maisons individuelles (41,2 %). Concernant les résidences principales, 51,3 % d'entre elles – soit 5 793 – étaient la propriété de leurs occupants, pourcentage en hausse par rapport à 1999 (47,3 %). La part des HLM loués vide s'élevait en 2009 à 22,7 % (contre 23,8 % en dix ans auparavant)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme : Rumbelitto en 768[9], Raimboleto en 1052-1053, Rambullet en 1142, Rambuletum en 1153, Rambolhet en 1160, Ramboletum en 1190, Ramboilletum vers 1250, Remboulletum en 1262, Ramboullet en 1344, Rambouillet en 1617, et Plein-Bois en 1793[10].

Le nom de Rambouillet, en raison du diminutif latin tardif : -itto, signifie petit Rambeil ou Rambeuil, lieu mentionné pour la première fois entre 1224 et 1227 dans le Scriptum feodorum du Comté de Montfort et proche de l'actuel faubourg de Groussay. S'il y a accord des linguistes et des historiens pour reconnaître dans ce toponyme une forme dérivée de o-alium qui a dérivé en -euil et qui désigne une clairière, un lieu découvert, un essartage ancien, la racine Ramb est l'objet de plusieurs hypothèses[11]. Albert Dauzat et Charles Rostaing, supposent dans leur Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France un anthroponyme peut-être germanique : *Rambo. Ernest Nègre dans la Toponymie générale de la France suggère ramulus (petite branche, tige). Aucune de ces conjectures n'emporte la conviction comme le soulignait Marianne Mulon dans sa conférence du 31 janvier 1998 tenue à Rambouillet.

Jean-Baptiste Souchet dans son histoire manuscrite de Chartres affirmait au XVII° siècle qu'un ruisseau nommé Rambe ou Rambo était l'ancien nom de la rivière qui, traversant Groussay rejoignait Gazeran puis Épernon avant de se jeter dans la Drouette. En 1850 Auguste Moutié, à son tour, écrivait que le « ruisseau qui coule dans la prairie de Groussay » se nommait la Rambe ou Rambo[12]. Affirmation reprise par Lucien Merlet dans le dictionnaire topographique d'Eure-et-Loir en 1861[13]. Mais aucune attestation écrite ne mentionne la Rambe ou Rambo. La première mention relative à la rivière en question est une transaction entre la veuve de Charles d'Angennes et le prieur d'Épernon conclue en 1515[14]. Celle-ci précise : «l'eau et rivière qui descend de l'estang de Grossay», expression que l'on retrouvera régulièrement par la suite jusqu'à ce que cette rivière soit nommée la Guéville pour sa partie en aval des canaux du parc de Rambouillet et le rû du Moulinet pour sa partie en amont.

En 2011 Pierre-Henri Billy dans le Dictionnaire des noms de lieux de la France a proposé un composé de rumpus : « sarment entrelacé aux branches d'un arbre» attesté chez Varron. La recherche reste ouverte.

Les habitants de Rambouillet sont nommés Rambolitains et Rambolitaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune actuelle de Rambouillet est traversée par la voie Beauvais-Orléans qui entre dans la commune au carrefour de la Renardière (Bois de la Pommeraie), suit la route forestière du Coupe Gorge jusqu'au Rond point de la Chasseuse. La traversée de la ville est incertaine jusqu'au lieu-dit La Pierrefite. Elle emprunte ensuite la D 936 et suit le tracé de la route nationale 10. Sept sites d'occupation antique ont été identifiés sur le territoire de la commune : les enceintes quadrilatérales du parc du Châtillon dans le bois de la Villeneuve (Ier-IIIe siècle) et le bois des Éveuses, un habitat antique sur la rive est de l'étang du Gruyer et dont les fondations ont été mises au jour lors du curage de l'étang en 1976, un établissement gallo-romain – sans-doute agricole – au Clos Batant et dont les traces ont été détruites lors de l'extension de la ZAC du Pâtis et de la Clairière en 1980, la « villa », datée des Ier et IIIe siècles, au lieu-dit « Le Pont de la Boissière » sur la commune du Perray-en-Yvelines et qui s’étend sur la commune de Rambouillet du côté oriental de la N 10, l'établissement agricole gallo-romain situé au Petit-Parc et enfin, au Pâtis, la découverte d'un fragment de meule antique et de céramique commune (IIIe siècle) indique une présence antique[15] indéterminée.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Donation de septembre 768

Du fisc carolingien à l'abbaye de Saint Denis[modifier | modifier le code]

La première mention de l'existence de Rambouillet remonte entre le 1er et le 23 septembre 768. Elle figure dans la donation de la « forêt Yveline » faite par Pépin le Bref, peu avant sa mort, à l'abbaye de Saint-Denis, où il expire. Dans cet acte, Rumbelitto est une des limites de la forêt Yveline (silva Aequalina)[16]. En décembre 774 Charlemagne en confirmant les donations de son père précise les délimitations de l'Yveline et, du côté de Rambouillet, qui n'est pas mentionné, les repousse, au sud, à Voisins et Puits-Fondu écarts actuels de la commune de Gazeran[17]. Pour autant ces chartes qui inscrivent Rambouillet dans la dépendance de l'abbaye de Saint-Denis n'ont pas été suivies d'effets durables. En effet Guillaume le Hainuyer ou de Hainaut, fait élever à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle[18] un donjon carré à Épernon et le premier donjon de Montfort. Ce dernier aurait obtenu une partie des biens d'Hugues de Beauvais, précepteur de Robert II, comte du palais et gruyer de l'Yveline en 987 par sa femme la « dame de Nogent »[19]. Dès lors Rambouillet entre dans la mouvance des seigneurs de Montfort.

Rambouillet sous les Montfort[modifier | modifier le code]

Entre avril 1052 et juillet 1053, son fils, Amaury Ier de Montfort, donne, avec le prieuré de la Trinité de Seincourt (situé à Épernon) qu'il avait fondé, « tout ce qui en dépend » et notamment la casam ecclesie de Raimboleto, c'est-à-dire le presbytère de l'église de Rambouillet ainsi que les droits d'autel, – altare –, à l'abbaye de Marmoutier[20]. Les droits d'autel désignant la nomination du curé et le revenu des messes[21]. Simon Ier succéda à son père Amaury Ier. L'expédition menée en 1097-1098 par Guillaume le Roux roi d'Angleterre qui avait pour objectif le rattachement du Vexin français au duché de Normandie engendra un conflit entre les héritiers de Simon Ier. Le cadet Amaury III, futur comte d'Évreux, s'opposa à l'aîné Simon II seigneur de Montfort et d'Épernon qui restait fidèle au roi de France Philippe Ier et participa au siège de ces deux villes. Le pays fut ravagé[Note 1]. Rambouillet dépendant de la seigneurie de Montfort ne fut, sans doute, pas épargné.

Amaury III, frère de Simon II de Montfort, devint à la mort de ce dernier seigneur de Montfort et d'Épernon. Il hérita du comté d'Évreux en 1118 puis du comté de Rochefort suite à son mariage avec Agnès de Garlande en 1120. Il mourut en 1137. Entre 1140 et 1147 Louis VII donnait aux religieuses de l'abbaye d'Yerres une charruée de terre à la Pommeraie. L'héritage d'Amaury III passa successivement à ses deux fils, Amaury IV et Simon III dit le Chauve. Le séjour de ce dernier à Ram­bouillet est établi par un acte qu'il signe avec sa femme, Mathilde. Il s'agit d'une donation que l'un et l'autre font en 1153 à la léproserie du Grand-Beaulieu, près de Chartres, de terres situées à Rambouillet même et à la Louvière. L'acte précise[22] :

« Que tous sachent, présents et à venir, que moi, Simon, comte d'Evreux, et Mathilde, ma femme, donnons à Dieu et à la Bienheureuse Marie, et aux pauvres infirmes de Beaulieu, une charruée de terre en aumône à Rambouillet (Rambuletum) et une maison (hebergamentum) à la Louvière (Lovaria)... »

Ils leurs donnent également les droits d'usage que leur avait concédés le roi de France dans la forêt. Cet acte fut scellé dans l'«aula Rambuleti», c'est-à-dire la grande salle où se tenaient les plaids du manoir de Rambouillet, en l'année 1153. Après la disparition de Simon III ses deux fils se partagèrent sa succession. Amaury V devenait comte d'Evreux et Simon IV seigneur de Montfort et comte de Rochefort. Ce dernier épousait Amicie de Beaumont, soeur du comte de Leicester, dont elle devait hériter un jour[Note 2].

Comte d'Évreux et seigneur de Montfort, Simon IV, en cas de guerre entre les deux rois dont il était vassal, pouvait, suivant le droit féodal, se déclarer pour l'un ou l'autre, mais à la condition de re­mettre à celui contre lequel il se déclarait, la garde, jusqu'à la paix, des fiefs qu'il tenait de lui. Il ne pouvait employer ni ses hommes de Montfort, ni ses hommes d'Évreux contre le roi d'Angleterre. En tout cas, au lieu de recevoir des garni­sons françaises dans ses châteaux, il y reçut, au mois de no­vembre 1159, des garnisons anglaises. Celles-ci, partant de Montfort, d'Épernon et de Rochefort, poussèrent au loin des chevauchées rendant dangereuses les communications entre Paris et Étampes. Rambouillet dut souffrir de leur passage. Louis VII demanda une trêve depuis le mois de décembre 1159 jusqu'à la Pentecôte 1160. Au mois de mai, la paix se fit. Dans l'article VII de ce traité de paix[23] signé entre Henri II, roi d'Angleterre et Louis VII celui-ci pardonnait à son vas­sal révolté. Il reçut de nouveau son hommage et reconnut ses droits sur la forêt Yveline et la garde du château royal de Saint-Léger [24]:

« Le comte d'Évreux, Simon, est reçu à hommage et au service du roi de France pour ses hommes et ses châteaux ; ses châteaux seront tranquilles, comme les autres barons de France ont leurs châteaux tranquilles. Et le même comte d’Évreux aura tous ses droits sur la forêt Yveline (silva Evelina), ainsi qu'ils lui furent assurés par les agents du roi de France et ses pro­pres agents à lui, et au sujet du château de Saint-Léger, si le comte réclame la garde de ce château, le Roi la lui accordera. »

Les droits sur la forêt Yveline étaient ceux de Gruyer du roi. Un acte établi vers la Pentecôte 1160[25] précise ainsi :

« Le seigneur de Montfort est gruyer du roi, notre sire, dans la forêt Yveline (Aquilina) où il a telles coutumes : un fabricant de cercles[Note 3] et son aide pour l'usage de ses celliers sans pouvoir vendre ni donner, un cendrier et son aide pour le bois mort et l'herbe, ce cendrier[Note 4] a aussi le bois vert pour faire son charbon, un écueillier[Note 5] pour son usage. Les âniers et les charbonniers de Poigny doivent enlever pour lui le bois mort du défends [Note 6] des Moulineaux, et dans le village la paille pour ses chiens sans causer de dégâts. Un charron et son compagnon pour son usage sans pouvoir rien vendre ; un bûcheron pour le bois mort dans les défends, qui ne pourra faire ni bardeau ni latte ; l'herbe et son usage dans le défends et en dehors pour le besoin de ses maisons sans pouvoir rien vendre. Il a aussi dans la forêt le droit de chasse avec sa meute et tout autre moyen, sauf à la haie. Il a aussi un gruyer à cheval avec un garçon pour garder le cheval ; ce garçon ne peut arrêter, pour un délit, sans l'assistance du gruyer à pied, qui a de plus deux sergents à pied pour fouiller le bois. Le seigneur de Montfort a un sergent à pied et son suivant. Si un voleur est pris dans la forêt du seigneur de Montfort, il sera son justiciable ; (...). Le seigneur de Montfort a la garde du pasnage du roi, pour laquelle il reçoit cent livres, si on les trouve à Poigny (Pognias) ou à Rambouillet (Rambolhet), sinon il ne les a pas. Si du sang est répandu dans la forêt, la justice en appartient au seigneur de Montfort, auquel appartiennent aussi toutes les choses trouvées dans la forêt, de quelque nature qu'elles soient. Aucun autre que les sergents du seigneur de Montfort ne peut recevoir les forfaitures[Note 7] dans l'étendue de la coutume ; (...). Si le seigneur de Montfort ou ses gens trouvent des porcs dans les défends, ils doivent les garder pendant un jour et non les tuer ; mais en recevoir l'amende si elle leur échoit. Le seigneur de Montfort, tant que le pasnage ne sera pas payé, ne pourra laisser entrer dans les défends d'autres porcs que les siens (...). De tout ce qui est dit ci-dessus, le seigneur de Montfort est homme lige du roi, ainsi que pour ses autres fiefs, et s'il y forfaisait il devrait l'amende au roi. »

À la mort de Simon IV, en 1181, ses états furent partagés. Simon, le second de ses fils, resta Français avec Montfort et Rochefort, Amicie, sa mère, se remaria à Guillaume des Barres. Elle était de nouveau veuve, lorsqu'elle hérita, en 1204, de Breteuil en Normandie, par la mort de son frère Robert, comte de Leicester. Philippe-Auguste, qui venait de conquérir la Normandie, cherchait à modifier l'état féodal de cette province. Il garda pour lui Breteuil et donna à Amicie, en échange, la châtellenie de Saint-Léger et la pro­priété de la forêt Yveline, dont les seigneurs de Montfort n'étaient jusqu'alors que gruyers.

Simon V, surnommé le Macchabée, se trouva ainsi à la tête d'un grand domaine, grâce à l'héritage de sa mère, domaine comprenant notamment Montfort, Rochefort et la forêt Yve­line. Il se maria en 1190 avec Alix de Montmorency, fille de Bou­chard V, apparentée à la famille royale et sœur de Mathieu, futur connétable de France. Venu avec ce dernier en 1199 au tournoi d'Escry-sur-Aisne il se croisa à l'appel de Foulques de Neuilly, entraînant derrière lui de nombreux chevaliers. Il s'embarqua en 1202 mais lorsque la croisade fut détournée de son but par les manœuvres affairistes des Vénitiens il refusa d'y prendre part. Il n'ira pas piller Constantinople et regroupa ses partisans pour aller en Terre Sainte. Au retour de cette croisade il ne s'était pas enrichi mais il en rapportait un morceau du bois de la Vraie Croix qu'il déposa à l'abbaye des Hautes Bruyères et qui se trouve aujourd'hui dans un reliquaire conservé dans l'église de Rambouillet. Alors que Simon avait repris la gestion de son domaine et qu'il se trouvait dans l'église de Rochefort l'abbé Guy des Vaux de Cernay vint lui remettre une missive du duc de Bourgogne lui demandant de se joindre à la croisade en terres Albi­geoises. En 1209 Simon avait rejoint l'ost des croisés devant Béziers. Après la capitulation de la cité une commission d'évêques et de chevaliers présidée par le légat du Saint-Siège désigna Simon comme chef de la croisade. Aucun nom n'évoquant Rambouillet ne figure dans l'armée commandée par Simon. Après une croisade qui, « au gré des saisons et des flots de quarantaine[Note 8] : reflux des troupes en automne, révoltes et vagues de terreur, flot montant printanier des contingents, et sillon de bûchers »[26] et la bataille de Muret qui vit le triomphe de Simon, ce dernier est tué le 25 juin 1218 sous les remparts de Toulouse. Son fils aîné Amaury ne pouvant maintenir les conquêtes de son père, capitula le 14 janvier 1224 et cèda ses droits sur le comté de Toulouse et la terre d'Albigeois à Louis VIII roi de France en février 1224 [27]. A son retour dans ses terres d'Yveline il fit dresser un état complet des fiefs et des vassaux de son comté : le scriptum feodorum du Comté de Montfort [Note 2]. Ce relevé fut effectué sans doute entre mars 1224 et mars 1227. Il cite Guy de Foynard comme homme lige du comte qui assure auprès de ce dernier les maisons fortes de Grenonvilliers (Guernonvillier) et de l'étang, sans doute de Groussay. Il a également des droits coutumiers à la haye de Blairon[28], dans le défends de Houssay[29] et dans la forêt. Il a pour vassaux Jean de Becheraulle pour Grenonvilliers et Goulet (lieu-dit d'Epernon) et Simon de Grenonvilliers. Il cite également Philippe de Vieze comme seigneur (Domini) tenant un fief à Rambouillet. C'est la première mention, à cette occasion, de Rambouillet avec cet orthographe. Il précise que le fils de Ferani de Rambeil tient un fief nommé Chevrel situé en la chaussée d'Épernon et qu'il doit la garde au château du même lieu. Enfin il y est notifié que les hommes de Rambouillet (Ramboulleto) et Joscelinus de Guernonvillier doivent la corvée de fossé à ce même château. En ce XIIIe siècle le terroir de Rambouillet avec son manoir au milieu des marais, ses deux maisons fortes, ses fiefs et ses habitants dépendait de la Châtellenie d'Épernon et connaissait plusieurs défrichements. Ceux de la haie de Blairon entrepris vers 1210 donnèrent lieu à des contestations relatives aux dîmes novales entre les abbayes de Marmoutier de laquelle dépendait le prieuré Saint-Thomas d'Épernon (anciennement de la Trinité de Seincourt), de Saint-Magloire et Onfroy curé de Rambouillet. Ces procès se conclurent par un accord en 1230 entre les abbayes de Marmoutier et de Saint-Magloire, puis en 1240 entre Onfroy et Saint-Magloire. Avant de partir en croisade Amaury assignait, en juin 1239, deux cents livres de rente à Raoul Tesson « sur sa terre de Rambouillet » en raison de son mariage avec sa nièce Peronnelle de Bigorre. Il mourait à Otrante en 1241. Jean, son fils aîné hérita du comté de Montfort. Il épousa Jeanne de Châteaudun en mars 1248. La même année, partant en croisade, il accordait à son cousin Raoul seigneur de la Roche-Tesson le droit de prendre «le bois en sa forêt d'Yveline proche sa maison de Rambouillet ». Il mourut en 1249 laissant une unique héritière : Béatrix de Montfort. Dans le cadre de cette succession les deux sœurs de Jean, Marguerite et Lore, pour assurer leurs droits précisèrent dans un acte établi vers 1249-1250 les limites de chacune des châtellenies qui composaient le comté de Montfort. Dans cet acte Rambouillet se trouve à la limite des châtellenies de Saint-Léger et de Rochefort de laquelle ressortent Blairon, la forêt verte et la Pommeraie. Vers 1250 la paroisse Saint-Lubin de Rambouillet (Ramboilletum) qui est dans le doyenné d'Épernon compte 150 paroissiens[30],[Note 9]. En 1267 Béatrix de Montfort épousait en premières noces Robert IV comte de Dreux. Ce dernier mourut en 1282 et sa veuve reçut le 9 mars 1283 les hommages de ses vassaux du comté de Montfort. Parmi ceux-ci figure Guillaume Tesson vraisemblablement fils de Raoul Tesson et qui rend sans doute hommage pour Rambouillet. Ce dernier acte marque la naissance de la seigneurie de Rambouillet. Suite au décès de Béatrix de Montfort ses deux filles, Yolande duchesse de Bretagne et Jeanne comtesse de Roussy, se partagèrent le comté de Montfort. Cet acte du 27 mai 1317 nous indique notamment que la part de Jeanne comprend les fiefs du seigneur de Rambouillet, de Montorgueil (situé au niveau de l'actuelle bergerie nationale), de Groussay et de Grenonvilliers, qui furent de la châtellenie de Montfort ainsi que les fiefs de la Villeneuve de Blairon (une partie de la Villeneuve) et du Pâtis qui furent de la châtellenie de Saint-Léger. En février 1344 Jacques Boileau clerc donne au prieuré d'Epernon une grange à dîmes située en face du cimetière de l'église de Rambouillet. Ainsi derrière l'église et le presbytère l'on note le premier cimetière de Rambouillet, et de l'autre côté d'une voie la grange à dîmes.

Le 21 janvier 1370, Jean Bernier devient seigneur de Rambouillet et propriétaire d'un manoir qu'il transforme en château[31]. Son fils Guillaume lui succède et échange le château avec Regnault d'Angennes, le 12 mai 1384[31].

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier, meurt d’une septicémie le 31 mars 1547 au château de Rambouillet[32].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Au 1er mai 1763, la population communale – bourg et hameaux environnants – s'élève à 2 227 personnes, d'après un recensement ordonné par le duc de Penthièvre[33].

Le 29 décembre 1783, le roi Louis XVI achète le domaine de Rambouillet pour 16 millions de livres, acquisition à laquelle il songe depuis quelque temps déjà[34]. Il nomme le comte d'Angiviller gouverneur et administrateur général du domaine de Rambouillet[35]. En 1785, il fait construire pour la reine Marie-Antoinette une laiterie dans le parc[32]. En 1786, démarre la construction du bâtiment destiné à servir de siège au Bailliage de Rambouillet par l'architecte Jean-Jacques Thévenin. En 1809, l'empereur Napoléon Ier en fit don aux habitans de la ville. Une plaque gravée, apposée sur la façade du bâtiment, l'Hôtel de Ville, atteste de ce don.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous Louis Napoléon Bonaparte, le chemin de fer relie Rambouillet à la capitale en 1849 et permet un développement rapide de la ville. Sa démographie évolue promptement durant tout le XIXe siècle[32].

Le château de Rambouillet fut le siège de plusieurs rencontres internationales, dont un sommet économique et monétaire initiateur du G6 (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Allemagne fédérale et France) en 1975[32]. La Conférence de Rambouillet, cycle de négociations entre les indépendantistes kosovars de l'UÇK et la Serbie, sous l'égide de l'OTAN s'est tenue entre janvier et mars 1999 au Château de Rambouillet. L'ancien domaine de chasse présidentiel a accueilli nombre de personnalités de la politique, de la finance, de l'industrie, ainsi que des membres de familles régnantes, tels le duc d'Édimbourg, le prince Rainier de Monaco, et des hommes d'État, entre autres, Mouammar Kadhafi qui y a effectué une partie de chasse[36], le 14 décembre 2007.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tribunal d'instance de Rambouillet.
La sous-préfecture.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1983 Jacqueline Thome-Patenôtre   Sénatrice puis députée
1983 2004 Gérard Larcher[Note 10] RPR puis UMP Vétérinaire - Sénateur depuis 2007
2004 2007 Jean-Frédéric Poisson[Note 11] UMP Docteur en philosophie
2007 2014 Gérard Larcher[37],[Note 12] UMP Président du Sénat (2008-2011)
2014 en cours Marc Robert UMP  

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

  • Rambouillet est le siège (déconcentré) de la direction centrale du commissariat de l'armée de terre (depuis 1990) — quartier Estienne.
  • La ville possède également un tribunal d'instance et un Conseil des Prud'hommes, au 56 rue Gambetta[38].
  • C'est aussi l'une des sous-préfectures du département des Yvelines.
  • La ville possède un Conseil Consultatif des Jeunes (CCJ), rattaché à la mairie et composé d'une vingtaine de jeunes de 11 à 22 ans environ. Celui-ci prend des initiatives pour améliorer le quotidien des jeunes, et a par exemple mis en place depuis 2007 une nocturne des jeunes, dans la ville[39],[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 25 860 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 13],[Note 14].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 105 2 657 2 597 2 949 3 147 3 006 3 835 4 089 4 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 363 4 258 3 971 4 725 4 750 5 186 5 633 5 897 6 090
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 176 6 165 6 484 6 223 6 720 7 001 7 267 7 446 8 923
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 387 14 505 18 941 21 438 24 343 24 758 25 661 25 860 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Rambouillet en 2007 en pourcentage[44]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,9 
75 à 89 ans
9,0 
12,3 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
21,1 
21,5 
30 à 44 ans
18,9 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
19,6 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[45]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voici les différentes structures d'enseignement de la commune[46] :

  • Institution Sainte-Thérèse (établissement privé sous contrat) : maternelle, primaire, collège et lycée ;
  • école maternelle Bel-Air ;
  • école maternelle Dreyfus ;
  • école maternelle du Centre ;
  • école maternelle Les Jardins ;
  • école maternelle La Gommerie ;
  • école maternelle La Ruche ;
  • école maternelle et élémentaire Arbouville ;
  • école maternelle et élémentaire Clairbois ;
  • école maternelle et élémentaire La Louvière ;
  • école élémentaire Foch - Gambetta ;
  • école élémentaire La Prairie ;
  • école élémentaire Saint Hubert ;
  • école élémentaire Vieil Orme ;
  • école Jacinthe et François (établissement privé hors-contrat) ;
  • collège Catherine de Vivonne ;
  • collège Le Racinay ;
  • collège Le Rondeau ;
  • lycée Louis Bascan ;
  • centre de formation d’apprentis ;
  • centre d’enseignement zootechnique (CEZ) ;
  • IFA Chambre de Commerce et d’Industrie Val d’Oise Yvelines ;
  • Institut de Formation en Soins Infirmiers du Centre Hospitalier ;
  • Institut universitaire de technologie de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ;
  • Institut international de Rambouillet "Planète Langues" : cours de FLE et toutes langues vivantes;
  • Chambre de Métiers et de l’artisanat Yvelines (Antenne Sud Yvelines) ;

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

Fête du muguet[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1906, Rambouillet fête durant le 3e week-end de mai, le muguet, qui pousse en abondance dans la forêt, et dont les couleurs vert et blanc sont les couleurs de la ville. D'abord simple exposition florale, elle devient rapidement une fête à la gloire du printemps, avec, le dimanche, un défilé de chars. Depuis 1911, la fête commence par le couronnement de la Reine du Muguet.

Saint Lubin[modifier | modifier le code]

Saint Lubin est le patron de Rambouillet. On trouve mention de l'existence de la foire de Saint Lubin dès 1399 : elle a alors lieu en mars et septembre[47] ; elle se perpétue au fil des siècles, jusqu'en 1913. Depuis 1988, une année sur deux, son souvenir est commémoré par une grande fête, avec marché de bestiaux à l'ancienne, de nombreuses animations et un défilé costumé[48].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune est classée « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[49].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage s'élevait en 2011 à 36 701 euros, ce qui plaçait Rambouillet au 5 831e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[50]. En 2009, 4 327 (soit 29,7 %) des 14 545 foyers fiscaux que compte la commune n'étaient pas imposables[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

La rue Charles de Gaulle, rue commerçante de Rambouillet.

Le taux de chômage de la commune[Note 15] s'élève en 2009 à 8,1 %, contre 8,3 % pour le département des Yvelines et 11,7 % pour la France[51]. Au troisième trimestre 2013, le nombre de demandeurs d'emploi des catégories A, B et C s'élève à 1 296[52] (contre 1 134 en 2011[53]). Pour la catégorie A seule, il est de 922[52] contre 764 en 2011[53].

Continental Automotive Rambouillet, important employeur (1 200 salariés en 2005, 780 en 2008), annonce le 11 septembre 2008 la délocalisation de l'usine et un plan social, qui fait suite au précédent plan de 2006 qui a supprimé 184 emplois (l'usine faisait alors partie du groupe Siemens VDO)[54],[55]. Début 2010, on estime que le nombre de salariés devrait passer en-deçà de 400 d'ici la fin de l'année[56]. En 2011, l'entreprise est condamnée en justice pour le licenciement économique abusif de 38 salariés[57],[58]. En 2013, le nombre de salariés s'élève à 370[59].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Rambouillet comptait 2 049 établissements, répartis ainsi : 1 403 dans les services, le commerce ou les transports, 388 relatifs au secteur administratif, 155 dans la construction, 91 dans l'industrie et 12 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[8].

En 2011, 186 entreprises ont été créées (pour 73,1 % d'entre elles dans le secteur tertiaire) ; 118 l'ont été par des auto-entrepreneurs[8].

La ville fait partie du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, avec notamment l'entreprise Gemey Maybelline (groupe L'Oréal)[60].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Rambouillet[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1896)

Le château de Rambouillet, dont la construction a commencé en 1375, reçut, parmi d'autres personnages de renom, François Rabelais, médecin du roi, et François Ier, qui aimait y chasser et, le 31 mars 1547, mourut dans la tour qui a depuis gardé son nom. Propriété des d'Angennes pendant trois siècles, de 1384 à 1699, ensuite de Joseph Fleuriau d'Armenonville, garde des sceaux de France, du comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, puis de son fils le duc de Penthièvre, il fut acquis en 1783 par Louis XVI qui fit construire dans le parc la laiterie de la Reine pour essayer (en vain) d'y intéresser Marie-Antoinette. Après la révolution de 1789, Napoléon la fit restaurer. En route pour Rochefort où il voulait s'embarquer pour l'Amérique, ce dernier passa la nuit du 29 au 30 juin 1815 au château, une de ses dernières nuits en France avant l'exil à Sainte Hélène. Quinze ans plus tard, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1830, Charles X, fuyant Paris à la suite de l'insurrection dite des « Trois Glorieuses », arriva à Rambouillet avec la plus grande partie de sa famille, la cour, ainsi que ce qui restait des troupes royales encore fidèles au souverain. Ces dernières campèrent dans le parc. Le 2 août, dans une pièce du château, le roi, ainsi que le Dauphin quelques minutes plus tard, abdiquèrent en faveur du jeune duc de Bordeaux. Le président Félix Faure fit de Rambouillet sa résidence d'été en 1896. Jusqu'à la fin 2009, Rambouillet resta l'une des résidences du Président de la République, utilisée principalement pour des conférences internationales (tel le G6, en 1975), réception de chefs d'État étrangers, etc.

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L'église St-Lubin, rue de la République.

 Inscrit MH (2003)

L'église Saint-Lubin-et-Saint-Jean-Baptiste, située place Jeanne d'Arc, est inscrite au titre des monuments historiques[61]. Construite à partir d'avril 1868[62] et inaugurée en 1871, elle remplace l'église du même nom, édifiée à la fin du Xe siècle[63], qui était située place René-Masson, à quelques pas de l'entrée du domaine, et qui fut démolie en 1872[64]. Conçue par un élève de Viollet-le-Duc, la nouvelle église abrite une croix-reliquaire dite « de la sainte Croix » dans laquelle est enchâssé « un morceau de la vraie Croix, ramenée de Terre Sainte par Simon IV de Montfort »[réf. souhaitée].

Palais du Roi de Rome[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1995)

Le Palais du Roi de Rome a été édifié à partir de 1784 sur l’ordre de Louis XVI pour servir d’hôtel du Gouvernement, il fut ensuite transformé par l'architecte Auguste Famin sur ordre de Napoléon Ier qui en fit la résidence de son fils, le Roi de Rome. L’hôtel du Gouvernement fut donc rebaptisé en 1812 « Palais du Roi de Rome » et conserva cette appellation jusqu’à la Restauration. C’est en 1989, que la Ville de Rambouillet achète l’aile ouest de l’édifice ainsi que son jardin y attenant, afin d’y organiser des expositions, des manifestations culturelles et d’y créer le Musée du jeu de l’oie (cf. infra). Le Palais du Roi de Rome à Rambouillet est classé monument historique depuis 1993 et reçoit des expositions temporaires à thèmes très variés.

Bergerie nationale[modifier | modifier le code]

La Bergerie nationale, créée en 1786 par Louis XVI abrite le musée du mouton. Elle héberge aussi « Sage », la vache offerte à Jacques Chirac par le syndicat FNSEA à l'occasion du salon de l'agriculture de Paris en 2001.

Monument du souvenir et de la reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le Monument du Souvenir et de la Reconnaissance, surnommé « Monument américain », (ainsi que American Eagle Monument par les anciens militaires américains qui participèrent aux combats en août 1944), fut érigé à la sortie de Rambouillet, sur la route de Gazeran, « à la mémoire des soldats américains tombés pour la Libération de notre région en août 1944 ». En 1945, sous la présidence de M. Claude Lyonnais, le comité du Monument du Souvenir mit tout en œuvre pour la création d'un monument à l'endroit où une patrouille de reconnaissance américaine était tombée dans une embuscade le 16 août 1944. Deux artistes rambolitains furent choisis: M. Gaston Le Bourgeois, sculpteur, et M. Raymond Cailly, dessinateur et peintre. L'œuvre, qui représente un aigle, le symbole des États-Unis, a été sculptée « dans la pierre meulière de la région et financée dans sa totalité par les dons des habitants de la ville et des communes avoisinantes ». Les propriétaires du champ, où étaient tombés les Américains, firent don à la ville du bout de terrain où se dresse le monument[65]. Le monument fut inauguré le dimanche 1er juin 1947 par Vincent Auriol, président la République, Son Excellence M. Jefferson Caffrey, ambassadeur des États-Unis en France, le docteur Petit, nouveau maire de Rambouillet, ainsi que nombreuses personnalités civiles et militaires, françaises et américaines[Note 16].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Rambolitrain, inauguré en 1984 est un des plus importants musées de France consacré au modélisme ferroviaire. Il présente l'histoire du chemin de fer depuis son origine jusqu'à nos jours. On y trouve également des trains jouets, et notamment la reconstitution fidèle d'un magasin de jouets des années 1930[66].

Le Musée du jeu de l'oie présente, depuis 2001, la collection de Pierre Dietsch, composée de 2 400 jeux de l’oie[67].

L'Espace Rambouillet, un lieu d'observation des animaux et de la forêt pour le public.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Rambouillet, qui s'étend sur 200 km2, est la deuxième du département en matière de fréquentation. Elle est un vestige d'un ensemble plus vaste, la « forêt de l'Yveline », devenu disjoint après les défrichements effectués au cours du Moyen Âge. Son peuplement est essentiellement constitué de chênes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rambouillet

Les armes de Rambouillet se blasonnent ainsi :
Parti à dextre de sable au demi sautoir d'argent, qui est d'Angennes, mouvant de partition, à senestre tiercé en fasce, en un d'or au cerf contourné au naturel, en deux de gueules au bélier d'argent et en trois d'argent au chêne en sinople ; en abime : d'azur à trois lys d'or brisé d'un bâton péri de gueules, qui est de Bourbon, comte de Toulouse.

Le blason de Rambouillet évoque l'histoire et différents aspects caractéristiques de la ville.

La partie dextre (à gauche sur l'image, droite quand on porte le blason) représente les armes (de sable au sautoir d'argent) des anciens seigneurs de Rambouillet, la famille d'Angennes, qui conserva le château pendant près de trois siècles.

La partie senestre (à droite sur l'image, gauche droite quand on porte le blason) évoque divers aspects de la ville, encore actuels :

L'écusson central est le blason de Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui acheta en 1706 le domaine et le château de Rambouillet où il est mort en 1737 (ce sont les armes de France chargées du bâton péri de gueules, symbole de bâtardise).

Ces armoiries auraient été créées par le secrétaire de mairie en 1887[70].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ordéric Vital, Historia ecclesiastica, t. 5, pp. 214-218 : « Guillelmus rex, cum Guillelmo duce Pictavensium, ductu Amalrici juvenis et Nivarni de Septoculo, contra Montemfortem et Sparlonem maximam multitudinem duxit, circumjacentem provinciam devastavit, sed Simon juvenis munitiones suas, auxiliante Deo, illaesas servavit. »
  2. a et b La généalogie des seigneurs de Montfort est compliquée. Les auteurs classiques (André Rhein in la Seigneurie de Montfort) repris par Félix Lorin dans son ouvrage sur Rambouillet entre autres donnent à Simon le chauve deux épouses, Mathilde puis Amicie de Beaumont-Leicester et trois fils. Cette filiation déjà battue en brèche par Joseph Depoin (Cartulaire de Saint Martin-des-Champs Tome III, p 182-183, no 579) et Jean-Noël Mathieu (Shary Bulletin no 39, 1989) n'est plus recevable. La généalogie précisée ici reprend les données issues principalement des deux sources suivantes :
    • Dor (Marc-Antoine), Seigneurs en Ile de France occidentale et en Haute Normandie. Contributions à l'histoire de Montfort l'Amaury des Comtes d'Evreux et de leur entourage au XII° siècle et au début du XIII° ; thèse école des chartes, 1992 ;
    • Civel (Nicolas), La fleur de France. Les seigneurs d’Île-de-France au XIIe siècle, Turnhout, Brepols, 2006, 602 p.
  3. Un fabricant de cercles pour cercler les tonneaux de vin.
  4. Fabricant de cendres, utilisées pour la lessive et comme engrais.
  5. Fabricant d'écuelles.
  6. Défends ou def(f)ens, désigne au Moyen Age une partie de la forêt réservée au Seigneur.
  7. Produit des amendes ou choses confisquées.
  8. La quarantaine est la durée du service que le croisé doit faire pour obtenir les avantages liés au statut de croisés. À l'issue de ces quarante jours, le croisé est libre de quitter la croisade et de revenir dans ses terres.
  9. « Ce qui, à 5 personnes par famille, fait 750 habitants », estime Félix Lorin (Lorin 2008, p. 25).
  10. Démissionnaire après sa nomination comme ministre du Travail.
  11. Élu le 7 juillet 2004, démissionnaire en juin 2007.
  12. Élu le 18 juin 2007.
  13. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  14. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  15. Chiffres issus du recensement de l'Insee. L'institut précise : « Un chômeur au sens du recensement n'est pas forcément un chômeur au sens du BIT (et inversement). » Cf. la définition de l'Insee.
  16. À l'époque, les noms des soldats américains n'étaient pas encore connus, pas plus que les faits exacts, non seulement le 16 août 1944, mais aussi le 18. Les recherches effectuées par Françoise Winieska (Winieska 1999) identifièrent en totalité neuf militaires américains, dont sept tombés le 16 août près de l'emplacement du monument, et le 18 août, un pilote dont l'avion s'était écrasé en flammes non loin de là, ainsi qu'un jeune officier, tué dans les bois en bordure de la route de Saint-Léger, alors que la colonne de reconnaissance dont il faisait partie s'approchait de Rambouillet par le nord.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie Paris-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  2. « Orthodromie Versailles-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  3. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes [lire en ligne].
  4. a, b et c « Fiche de présentation », sur parc-naturel-chevreuse.fr (consulté le 28 décembre 2013)
  5. « Fiche de la Drouette », sur services.sandre.eaufrance.fr, Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau,‎ 2012 (consulté le 27 décembre 2013)
  6. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  7. « Fiche communale d'occupation des sols », sur sigr.iau-idf.fr, Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France,‎ 2008 (consulté le 27 décembre 2013).
  8. a, b, c et d [PDF] « Chiffres clés », sur insee.fr (consulté le 26 décembre 2013)
  9. §  Fonds MUS ; Série armoire de fer et Musée ; musée des documents français Cote AE/II/33, Cote origine K5/pce9. §    Tardif (Jules), Monuments historiques, Paris, 1866, p.51, n°62. —  Mühlbacher (Engelbert), Die urkunden Pippins, Karlmanns und Karls des Grossen, Hanovre, 1906 [MGH Diplomata Karolinorum, 1], p.38, n°28. —  Lot (Ferdinand), Lauer (Philippe), Diplomata Karolinorum. Recueil de reproductions en fac-similé des actes originaux des souverains carolingiens conservés dans les archives et bibliothèques de France, t. 1, Paris, 1936, pl. 7 (fac-similé). — Atsma (Hartmut), Vezin (Jean), Chartae Latinae Antiquiores [ChLA], Zurich, 1986, t. 15, p. 38, n° 603 (fac-similé p. 40-45).  §  Publié et traduit : Lorin (Félix), Rambouillet le château et ses hôtes,
  10. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241.
  11. Vallot (Philippe-Jean), « Aux origines de Rambouillet », Les cahiers de la SAVRE,‎ Janvier 1986
  12. Moutié (Auguste), Notice historique sur le domaine et le château de Rambouillet, Rambouillet, Raynal,‎ 1850, 112 p., p. 2
  13. Merlet (Lucien), Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir, Paris, Imprimerie impériale,‎ 1861, 254 p., p. 153
  14. Moutié (Auguste), de Dion (Adolphe), Cartulaire de Saint-Thomas d'Epernon, Rambouillet, Raynal,‎ 1878, 135 p. (lire en ligne), p. 111
  15. Yvan Barat avec la collaboration de Bruno Dufaÿ et Ingrid Renault, Carte Archéologique de la Gaule - Les Yvelines, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ 2007, 429 p. (ISBN 978-2-87754-189-3), p. 288-289
  16. Lorin 2008, p. 8-16
  17. (la) « Karl der Grosse 774 », sur Monumenta Germaniae Historica,‎ 2014 (consulté le 03/08/2014)
  18. Châtelain (André), Châteaux forts et féodalité en Ile-de-France, Nonette, Créer,‎ 1983, 507 p. (ISBN 2-902894-16-3), p. 71
  19. B.n.F., Ms. lat. 5925, fol. 165
  20. Auguste Moutié, Notice historique sur le Domaine et le Château de Rambouillet, Raynal Imprimeur-Libraire, Rambouillet, 1850, p. 4 & 5.
  21. Guérard (Benjamin) éd., Cartulaire de l'abbaye de Saint-Père de Chartres, Paris, Crapelet,‎ 1840, Prolégomènes-§94
  22. Arch. dép. d'Eure-et-Loir G2979
  23. British museum, Bibliothèque Harleïenne, Cote 215
  24. Lorin (Félix), Rambouillet, la ville le château ses hôtes, Paris, Picard,‎ 1907, 432 p., p. 21-22
  25. Reg. de Philippe-Auguste, Ms. lat. 9778, fo 215
  26. Labrot (Jacques), « Un conquérant contesté : Simon de Montfort », Hors Série MOYEN AGE, no 4,‎ Septembre-Octobre 2002, p. 38-53
  27. Arch. nat. J 310, n°43
  28. Haie située en lisière du Bois de la Villeneuve
  29. Dans le parc : le petit parc XXVIe division parcelle 10
  30. Lorin 2008, p. 25
  31. a et b Lorin 2008, p. 31-34
  32. a, b, c et d « Histoire et patrimoine : Quelques pages d'histoire », Mairie de Rambouillet (consulté le 25 avril 2009).
  33. Lorin 2008, p. 203
  34. Lorin 2008, p. 216-219
  35. Lorin 2008, p. 220
  36. « Partie de chasse pour Kadhafi  », sur lefigaro.fr (consulté le 25 avril 2011)
  37. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  38. Tribunal d'instance de Rambouillet
  39. « La Nocturne à Rambouillet », sur ramboliweb.com (consulté le 16 juin 2011)
  40. « Un nouveau bureau », sur rambouillet.fr (consulté le 16 juin 2011)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328).
  • Félix Lorin, Rambouillet. La ville, le château, ses hôtes (768-1906), Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 2008 (1re éd. 1907) (ISBN 9782758601654) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • G. Lenotre, Le château de Rambouillet : six siècles d'histoire, Éditions Calmann-Lévy, collection « Châteaux : décors de l'histoire », Paris, 1930.
  • Raphaël Pinault, Rambouillet, de la grande à la petite histoire, Éditions la Bruyère, 1990.
  • André Chaperon, Rambouillet, mémoires et chroniques du XXe siècle, Office de tourisme de Rambouillet, 1994 (ISBN 2-9509050-2-1).
  • Le domaine de Rambouillet - Éditions du patrimoine et Office de tourisme de Rambouillet, 2005.
  • Chantal Waltisperger et Muriel Genthon, Canton de Rambouillet : Yvelines, Inventaire général du Patrimoine et Association pour le Patrimoine d'Île-de-France,‎ 1986 (ISBN 2-905913-01-0)
  • Françoise Winieska, Août 1944, La Libération de Rambouillet, France, Rambouillet, SHARY,‎ 1999 (ISBN 2-9514047-0-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]