Rambouillet

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Rambouillet
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Rambouillet
Héraldique
Rambouillet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
(sous-préfecture)
Arrondissement Rambouillet
(chef-lieu)
Canton Rambouillet
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Plaines et Forêts d'Yveline
Maire
Mandat
Marc Robert (UMP)
2014-2020
Code postal 78120
Code commune 78517
Démographie
Gentilé Rambolitains
Population
municipale
25 860 hab. (2011)
Densité 735 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 58″ N 1° 49′ 32″ E / 48.6494, 1.8256 ()48° 38′ 58″ Nord 1° 49′ 32″ Est / 48.6494, 1.8256 ()  
Altitude Min. 140 m – Max. 177 m
Superficie 35,19 km2
Localisation

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Liens
Site web Rambouillet.fr

Rambouillet est une commune française située dans le sud du département des Yvelines, en région Île-de-France. C'est l'une des sous-préfectures du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Rambouillet dans les Yvelines
Locator Dot.png

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se situe dans le sud-ouest de la région Île-de-France, à 45 km de Paris[1] et à 29 km de Versailles[2], préfecture du département des Yvelines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Poigny-la-Forêt Les Bréviaires
Le Perray-en-Yvelines
Vieille-Église-en-Yvelines Rose des vents
Gazeran N Clairefontaine-en-Yvelines
O    Rambouillet    E
S
Gazeran
Orcemont
Orcemont Sonchamp

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de Rambouillet est de 3 519 hectares ; son altitude varie entre 140 et 177 mètres[3]. La commune, clairière au sein de la forêt de Rambouillet, appartient au parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se trouve sur un plateau boisé où prennent naissance de nombreux ruisseaux alimentant les cours d'eau qui rayonnent autour du massif de Rambouillet. C'est notamment le cas de la Guéville, affluent de la Drouette long de 16,6 kilomètres qui prend sa source dans le parc du château[5]. Le cours de la Drouette, issu de l'étang de la Tour, draine le territoire de la commune dans sa partie est jusqu'à l'étang d'or, au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Rambouillet est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[6]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • D'autres routes départementales et communales permettent de la relier aux communes avoisinantes (RD 150, RD 151, RD 937, RD 27).

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Sur le plan ferroviaire, elle dispose d'une gare desservie par les réseaux Transilien Paris-Montparnasse et TER Centre sur la ligne de Paris (gare de Paris-Montparnasse) à Chartres. Le trajet semi-direct Paris-Montparnasse-Rambouillet dure entre 28 et 35 minutes.

Bus[modifier | modifier le code]

  • les lignes 01, 03, 04, 05, 08, 10, 11, 19, 20, 24, 29, 30 et 89 de la société de transport Transdev Rambouillet ;
  • les lignes A, B, C, E, R et V du réseau de bus Rbus ;
  • les lignes 39.03, 203 et 303 de la société de transport SAVAC ;
  • les lignes 82 et 89 du réseau Transbeauce.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est constitué à 80 % d'espaces ruraux essentiellement boisés. Les zones boisées se trouvent principalement dans le nord, l'est et l'ouest de la commune ainsi que dans sa frange sud-est.

Occupation des sols en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace rural 77,6 % 2776,35
Espace urbain construit 16,1 % 576,49
Espace urbain non construit 6,3 % 224,97
Source : Iaurif[7]

Le centre-ville ancien compte de nombreuses maisons de ville traditionnelles[4]. L'urbanisation, bloquée à l'ouest par la présence du château et de son domaine, s'est étendue vers le sud le long de la nationale 10, où habitats collectifs et individuels coexistent avec une zone d'activité, et vers l'est, entre la nationale 10 et la Drouette, avec d'importantes zones pavillonnaires (quartiers la Clairière, le Pâtis, Château Bazin, la Grange Colombe, la Villeneuve, les Éveuses) et quelques zones commerciales. Au nord du centre-ville (quartiers Groussay, la Providence, Estienne, Grenonvilliers) se trouvent des petits ensembles d'habitat collectif[4].

Vue aérienne de la ville de Rambouillet.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comptait 12 048 logements, contre 10 893 dix ans auparavant. Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 5,1 % des logements vacants. Les appartements sont majoritaires (55,4 %) face aux maisons individuelles (41,2 %). Concernant les résidences principales, 51,3 % d'entre elles – soit 5 793 – étaient la propriété de leurs occupants, pourcentage en hausse par rapport à 1999 (47,3 %). La part des HLM loués vide s'élevait en 2009 à 22,7 % (contre 23,8 % en dix ans auparavant)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Rambouillet proviendrait d'un petit ruisseau nommé « Rambe » ou « Rambo » qui alimentait la fontaine de Rambeuil, alors située près du « faubourg de Groussay »[9]. Selon une autre hypothèse, la locution latine Ru rumbo villae (« village situé entre deux rus ») pourrait être à l'origine du nom de la ville[4].

Les habitants de Rambouillet sont nommés Rambolitains et Rambolitaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention de l'existence de Rambouillet remonte à septembre 768. Elle figure dans la donation de la « forêt Yveline » faite par Pépin le Bref, peu avant sa mort, à l'abbaye de Saint-Denis, où il expire. Dans cet acte, Rumbellitum est une des limites de la forêt Yveline (silva Aequalina)[10]. Durant près de trois siècles, aucun document écrit n'évoque le nom de Rambouillet. Entre avril 1052 et juillet 1053, Amaury Ier de Montfort donne, dans le cartulaire d'Épernon, la casam ecclesie de Raimboleto, c'est-à-dire le presbytère de l'église de Rambouillet ainsi que les droits d'autel – altare –, à l'abbaye de Marmoutier[11].

Rambouillet est ensuite dans le domaine de la Maison de Montfort puis de divers seigneurs. Au XIIIe siècle, la paroisse Saint-Lubin de Rambouillet compte 150 paroissiens[12],[Note 1]. Le 21 janvier 1370, Jean Bernier devient seigneur de Rambouillet et propriétaire d'un manoir qu'il transforme en château[13]. Son fils Guillaume lui succède et échange le château avec Regnault d'Angennes, le 12 mai 1384[13].

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier, meurt d’une septicémie le au château de Rambouillet[14].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le , le roi Louis XVI achète le domaine de Rambouillet et, en 1785, fait construire pour la reine Marie-Antoinette une laiterie dans le parc[14]. En 1786, construction du bâtiment destiné à servir de siège au Bailliage de Rambouillet par l'architecte Jean-Jacques Thévenin. En 1809, l'empereur Napoléon Ier en fit don aux habitans de la ville. Une plaque gravée, apposée sur la façade du bâtiment, l'Hôtel de Ville, atteste de ce don.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous Louis Napoléon Bonaparte, le chemin de fer relie Rambouillet à la capitale en 1849 et permet un développement rapide de la ville. Sa démographie évolue rapidement durant tout le XIXe siècle[14].

Le château de Rambouillet fut le siège de plusieurs rencontres internationales, dont un sommet économique et monétaire initiateur du G6 (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Allemagne fédérale et France) en 1975[14]. La Conférence de Rambouillet, cycle de négociations entre les indépendantistes kosovars de l'UÇK et la Serbie, sous l'égide de l'OTAN s'est tenue entre janvier et mars 1999 au Château de Rambouillet. L'ancien domaine de chasse présidentiel a accueilli nombre de personnalités de la politique, de la finance, de l'industrie, ainsi que des membres de familles régnantes, tels le duc d'Édimbourg, le prince Rainier de Monaco, et des hommes d'État, entre autres, Mouammar Kadhafi qui y a effectué une partie de chasse[15], le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tribunal d'instance de Rambouillet.
La sous-préfecture.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1983 Jacqueline Thome-Patenôtre   Sénatrice puis députée
1983 2004 Gérard Larcher[16] RPR Vétérinaire - Sénateur
2004 2007 Jean-Frédéric Poisson[17] UMP Docteur en philosophie
2007 2014 Gérard Larcher[18],[19] UMP Ancien président du Sénat
2014 en cours Marc Robert UMP  

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

  • Rambouillet est le siège (déconcentré) de la direction centrale du commissariat de l'armée de terre (depuis 1990) — quartier Estienne.
  • La ville possède également un tribunal d'instance et un Conseil des Prud'hommes, au 56 rue Gambetta[20].
  • C'est aussi l'une des sous-préfectures du département des Yvelines.
  • La ville possède un Conseil Consultatif des Jeunes (CCJ), rattaché à la mairie et composé d'une vingtaine de jeunes de 11 à 22 ans environ. Celui-ci prend des initiatives pour améliorer le quotidien des jeunes, et a par exemple mis en place depuis 2007 une nocturne des jeunes, dans la ville[21],[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 25 860 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 105 2 657 2 597 2 949 3 147 3 006 3 835 4 089 4 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 363 4 258 3 971 4 725 4 750 5 186 5 633 5 897 6 090
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 176 6 165 6 484 6 223 6 720 7 001 7 267 7 446 8 923
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 387 14 505 18 941 21 438 24 343 24 758 25 661 25 860 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Rambouillet en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,9 
75 à 89 ans
9,0 
12,3 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
21,1 
21,5 
30 à 44 ans
18,9 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
19,6 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voici les différentes structures d'enseignement de la commune[28] :

  • Institution Sainte-Thérèse (établissement privé sous contrat) : maternelle, primaire, collège et lycée ;
  • école maternelle Bel-Air ;
  • école maternelle Dreyfus ;
  • école maternelle du Centre ;
  • école maternelle Les Jardins ;
  • école maternelle La Gommerie ;
  • école maternelle La Ruche ;
  • école maternelle et élémentaire Arbouville ;
  • école maternelle et élémentaire Clairbois ;
  • école maternelle et élémentaire La Louvière ;
  • école élémentaire Foch - Gambetta ;
  • école élémentaire La Prairie ;
  • école élémentaire Saint Hubert ;
  • école élémentaire Vieil Orme ;
  • école Jacinthe et François (établissement privé hors-contrat) ;
  • collège Catherine de Vivonne ;
  • collège Le Racinay ;
  • collège Le Rondeau ;
  • lycée Louis Bascan ;
  • centre de formation d’apprentis ;
  • centre d’enseignement zootechnique (CEZ) ;
  • IFA Chambre de Commerce et d’Industrie Val d’Oise Yvelines ;
  • Institut de Formation en Soins Infirmiers du Centre Hospitalier ;
  • Institut universitaire de technologie (IUT Vélizy-Rambouillet) de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ;
  • Institut international de Rambouillet "Planète Langues" : cours de FLE et toutes langues vivantes;
  • Chambre de Métiers et de l’artisanat Yvelines (Antenne Sud Yvelines) ;

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

Fête du muguet[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1906, Rambouillet fête durant le 3e week-end de mai, le muguet, qui pousse en abondance dans la forêt, et dont les couleurs vert et blanc sont les couleurs de la ville. D'abord simple exposition florale, elle devient rapidement une fête à la gloire du printemps, avec, le dimanche, un défilé de chars. Depuis 1911, la fête commence par le couronnement de la Reine du Muguet.

Saint Lubin[modifier | modifier le code]

Saint Lubin est le patron de Rambouillet. On trouve mention de l'existence de la foire de Saint Lubin dès 1399 : elle a alors lieu en mars et septembre[29] ; elle se perpétue au fil des siècles, jusqu'en 1913. Depuis 1988, une année sur deux, son souvenir est commémoré par une grande fête, avec marché de bestiaux à l'ancienne, de nombreuses animations et un défilé costumé[30].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune est classée « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[31].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage s'élevait en 2011 à 36 701 euros, ce qui plaçait Rambouillet au 5 831e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[32]. En 2009, 4 327 (soit 29,7 %) des 14 545 foyers fiscaux que compte la commune n'étaient pas imposables[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

La rue Charles de Gaulle, rue commerçante de Rambouillet.

Le taux de chômage de la commune[Note 4] s'élève en 2009 à 8,1 %, contre 8,3 % pour le département des Yvelines et 11,7 % pour la France[33]. Au troisième trimestre 2013, le nombre de demandeurs d'emploi des catégories A, B et C s'élève à 1 296[34] (contre 1 134 en 2011[35]). Pour la catégorie A seule, il est de 922[34] contre 764 en 2011[35].

Continental Automotive Rambouillet, important employeur (1 200 salariés en 2005, 780 en 2008), annonce le la délocalisation de l'usine et un plan social, qui fait suite au précédent plan de 2006 qui a supprimé 184 emplois (l'usine faisait alors partie du groupe Siemens VDO)[36],[37]. Début 2010, on estime que le nombre de salariés devrait passer en-deçà de 400 d'ici la fin de l'année[38]. En 2011, l'entreprise est condamnée en justice pour le licenciement économique abusif de 38 salariés[39],[40]. En 2013, le nombre de salariés s'élève à 370[41].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Rambouillet comptait 2 049 établissements, répartis ainsi : 1 403 dans les services, le commerce ou les transport, 388 relatifs au secteur administratif, 155 dans la construction, 91 dans l'industrie et 12 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[8].

En 2011, 186 entreprises ont été créées (pour 73,1 % d'entre elles dans le secteur tertiaire) ; 118 l'ont été par des auto-entrepreneurs[8].

La ville fait partie du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, avec notamment l'entreprise Gemey Maybelline (groupe L'Oréal)[42].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Rambouillet[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1896)

Le château de Rambouillet, dont la construction a commencé en 1375, reçut, parmi d'autres personnages de renom, François Rabelais, médecin du roi, et François Ier, qui aimait y chasser et, le , mourut dans la tour qui a depuis gardé son nom. Propriété des d'Angennes pendant trois siècles, de 1384 à 1699, ensuite de Joseph Fleuriau d'Armenonville, garde des sceaux de France, du comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, puis de son fils le duc de Penthièvre, il fut acquis en 1783 par Louis XVI qui fit construire dans le parc la laiterie de la Reine pour essayer (en vain) d'y intéresser Marie-Antoinette. Après la révolution de 1789, Napoléon la fit restaurer. En route pour Rochefort où il voulait s'embarquer pour l'Amérique, ce dernier passa la nuit du 29 au 30 juin 1815 au château, une de ses dernières nuits en France avant l'exil à Sainte Hélène. Quinze ans plus tard, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1830, Charles X, fuyant Paris à la suite de l'insurrection dite des « Trois Glorieuses », arriva à Rambouillet avec la plus grande partie de sa famille, la cour, ainsi que ce qui restait des troupes royales encore fidèles au souverain. Ces dernières campèrent dans le parc. Le 2 août, dans une pièce du château, le roi, ainsi que le Dauphin quelques minutes plus tard, abdiquèrent en faveur du jeune duc de Bordeaux. Le président Félix Faure fit de Rambouillet sa résidence d'été en 1896. Jusqu'à la fin 2009, Rambouillet resta l'une des résidences du Président de la République, utilisée principalement pour des conférences internationales (tel le G6, en 1975), réception de chefs d'État étrangers, etc.

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L'église St-Lubin, rue de la République.

 Inscrit MH (2003)

L'église Saint-Lubin-et-Saint-Jean-Baptiste, située place Jeanne d'Arc, est inscrite au titre des monuments historiques[43]. Construite à partir d'avril 1868[44] et inaugurée en 1871, elle remplace l'église du même nom, édifiée à la fin du Xe siècle[45], qui était située place René-Masson, à quelques pas de l'entrée du domaine, et qui fut démolie en 1872[46]. Conçue par un élève de Viollet-le-Duc, la nouvelle église abrite une croix-reliquaire dite « de la sainte Croix » dans laquelle est enchâssé « un morceau de la vraie Croix, ramenée de Terre Sainte par Simon IV de Montfort »[réf. souhaitée].

Palais du Roi de Rome[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1995)

Le Palais du Roi de Rome a été édifié à partir de 1784 sur l’ordre de Louis XVI pour servir d’hôtel du Gouvernement, il fut ensuite transformé par l'architecte Auguste Famin sur ordre de Napoléon Ier qui en fit la résidence de son fils, le Roi de Rome. L’hôtel du Gouvernement fut donc rebaptisé en 1812 « Palais du Roi de Rome » et conserva cette appellation jusqu’à la Restauration. C’est en 1989, que la Ville de Rambouillet achète l’aile ouest de l’édifice ainsi que son jardin y attenant, afin d’y organiser des expositions, des manifestations culturelles et d’y créer le Musée du jeu de l’oie (cf. infra). Le Palais du Roi de Rome à Rambouillet est classé monument historique depuis 1993 et reçoit des expositions temporaires à thèmes très variés.

Bergerie nationale[modifier | modifier le code]

La Bergerie nationale, créée en 1786 par Louis XVI abrite le musée du mouton. Elle héberge aussi « Sage », la vache offerte à Jacques Chirac par le syndicat FNSEA à l'occasion du salon de l'agriculture de Paris en 2001.

Monument du souvenir et de la reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le Monument du Souvenir et de la Reconnaissance, surnommé « Monument américain », (ainsi que American Eagle Monument par les anciens militaires américains qui participèrent aux combats en août 1944), fut érigé à la sortie de Rambouillet, sur la route de Gazeran, « à la mémoire des soldats américains tombés pour la Libération de notre région en août 1944 ». En 1945, sous la présidence de M. Claude Lyonnais, le comité du Monument du Souvenir mit tout en œuvre pour la création d'un monument à l'endroit où une patrouille de reconnaissance américaine était tombée dans une embuscade le 16 août 1944. Deux artistes rambolitains furent choisis: M. Gaston Le Bourgeois, sculpteur, et M. Raymond Cailly, dessinateur et peintre. L'œuvre, qui représente un aigle, le symbole des États-Unis, a été sculptée « dans la pierre meulière de la région et financée dans sa totalité par les dons des habitants de la ville et des communes avoisinantes ». Les propriétaires du champ, où étaient tombés les Américains, firent don à la ville du bout de terrain où se dresse le monument[47]. Le monument fut inauguré le dimanche 1er juin 1947 par Vincent Auriol, président la République, Son Excellence M. Jefferson Caffrey, ambassadeur des États-Unis en France, le docteur Petit, nouveau maire de Rambouillet, ainsi que nombreuses personnalités civiles et militaires, françaises et américaines[Note 5].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Rambolitrain, inauguré en 1984 est un des plus importants musées de France consacré au modélisme ferroviaire. Il présente l'histoire du chemin de fer depuis son origine jusqu'à nos jours. On y trouve également des trains jouets, et notamment la reconstitution fidèle d'un magasin de jouets des années 1930[48].

Le Musée du jeu de l'oie présente, depuis 2001, la collection de Pierre Dietsch, composée de 2 400 jeux de l’oie[49].

L'Espace Rambouillet, un lieu d'observation des animaux et de la forêt pour le public.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Rambouillet, qui s'étend sur 200 km2, est la deuxième du département en matière de fréquentation. Elle est un vestige d'un ensemble plus vaste, la « forêt de l'Yveline », devenu disjoint après les défrichements effectués au cours du Moyen Âge. Son peuplement est essentiellement constitué de chênes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rambouillet

Les armes de Rambouillet se blasonnent ainsi :
Parti à dextre de sable au demi sautoir d'argent, qui est d'Angennes, mouvant de partition, à senestre tiercé en fasce, en un d'or au cerf contourné au naturel, en deux de gueules au bélier d'argent et en trois d'argent au chêne en sinople ; en abime : d'azur à trois lys d'or brisé d'un bâton péri de gueules, qui est de Bourbon, comte de Toulouse.

Le blason de Rambouillet évoque l'histoire et différents aspects caractéristiques de la ville.

La partie dextre (à gauche sur l'image, droite quand on porte le blason) représente les armes (de sable au sautoir d'argent) des anciens seigneurs de Rambouillet, la famille d'Angennes, qui conserva le château pendant près de trois siècles.

La partie senestre (à droite sur l'image, gauche droite quand on porte le blason) évoque divers aspects de la ville, encore actuels :

L'écusson central est le blason de Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui acheta en 1706 le domaine et le château de Rambouillet où il est mort en 1737 (ce sont les armes de France chargées du bâton péri de gueules, symbole de bâtardise).

Ces armoiries auraient été créées par le secrétaire de mairie en 1887[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Ce qui, à 5 personnes par famille, fait 750 habitants », estime Felix Lorin (Lorin 2008, p. 25).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Chiffres issus du recensement de l'Insee. L'institut précise : « Un chômeur au sens du recensement n'est pas forcément un chômeur au sens du BIT (et inversement). » Cf. la définition de l'Insee.
  5. À l'époque, les noms des soldats américains n'étaient pas encore connus, pas plus que les faits exacts, non seulement le 16 août 1944, mais aussi le 18. Les recherches effectuées par Françoise Winieska (Winieska 1999) identifièrent en totalité neuf militaires américains, dont sept tombés le 16 août près de l'emplacement du monument, et le 18 août, un pilote dont l'avion s'était écrasé en flammes non loin de là, ainsi qu'un jeune officier, tué dans les bois en bordure de la route de Saint-Léger, alors que la colonne de reconnaissance dont il faisait partie s'approchait de Rambouillet par le nord.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie Paris-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  2. « Orthodromie Versailles-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  3. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes [lire en ligne].
  4. a, b, c et d « Fiche de présentation », sur parc-naturel-chevreuse.fr (consulté le 28 décembre 2013)
  5. « Fiche de la Drouette », sur services.sandre.eaufrance.fr, Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau,‎ 2012 (consulté le 27 décembre 2013)
  6. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  7. « Fiche communale d'occupation des sols », sur sigr.iau-idf.fr, Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France,‎ 2008 (consulté le 27 décembre 2013).
  8. a, b, c et d [PDF] « Chiffres clés », sur insee.fr (consulté le 26 décembre 2013)
  9. Lorin 2008, p. 8
  10. Lorin 2008, p. 8-16
  11. Auguste Moutié, Notice historique sur le Domaine et le Château de Rambouillet, Raynal Imprimeur-Libraire, Rambouillet, 1850, p. 4 & 5.
  12. Lorin 2008, p. 25
  13. a et b Lorin 2008, p. 31-34
  14. a, b, c et d « Histoire et patrimoine : Quelques pages d'histoire », Mairie de Rambouillet (consulté le 25 avril 2009).
  15. « Partie de chasse pour Kadhafi  », sur lefigaro.fr (consulté le 25 avril 2011)
  16. Démissionnaire après sa nomination comme ministre du Travail.
  17. Élu le 7 juillet 2004, démissionnaire en juin 2007.
  18. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  19. Élu le 18 juin 2007.
  20. Tribunal d'instance de Rambouillet
  21. « La Nocturne à Rambouillet », sur ramboliweb.com (consulté le 16 juin 2011)
  22. « Un nouveau bureau », sur rambouillet.fr (consulté le 16 juin 2011)
  23. « Le site du jumelage entre les villes de Rambouillet et Kirchheim-Teck » (consulté le 16 septembre 2008)
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  26. « Évolution et structure de la population à Rambouillet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
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  28. Les différentes structures d'enseignement de Rambouillet sur le site officiel de la commune
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  39. « Continental condamné pour le licenciement de 29 salariés », sur lemonde.fr,‎ 30 août 2010 (consulté le 26 décembre 2013)
  40. « La justice retoque le plan social de Continental », sur lexpansion.lexpress.fr,‎ 24 novembre 2011 (consulté le 26 décembre 2013)
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  50. Winieska 1999, p. 67-70
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  52. « Les armes de Rambouillet », sur notrefamille.com (consulté le 26 décembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Félix Lorin, Rambouillet. La ville, le château, ses hôtes (768-1906), Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 2008 (1re éd. 1907) (ISBN 9782758601654) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • G. Lenotre, Le château de Rambouillet : six siècles d'histoire, Éditions Calmann-Lévy, collection « Châteaux : décors de l'histoire », Paris, 1930.
  • Raphaël Pinault, Rambouillet, de la grande à la petite histoire, Éditions la Bruyère, 1990.
  • André Chaperon, Rambouillet, mémoires et chroniques du XXe siècle, Office de tourisme de Rambouillet, 1994 (ISBN 2-9509050-2-1).
  • Le domaine de Rambouillet - Éditions du patrimoine et Office de tourisme de Rambouillet, 2005.
  • Chantal Waltisperger et Muriel Genthon, Canton de Rambouillet : Yvelines, Inventaire général du Patrimoine et Association pour le Patrimoine d'Île-de-France,‎ 1986 (ISBN 2-905913-01-0)
  • Françoise Winieska, Août 1944, La Libération de Rambouillet, France, Rambouillet, SHARY,‎ 1999 (ISBN 2-9514047-0-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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