Saint-Laurent-du-Var

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Saint-Laurent-du-Var
L'Hôtel de ville de Saint-Laurent-du-Var.
L'Hôtel de ville de Saint-Laurent-du-Var.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Saint-Laurent-du-Var-Cagnes-sur-Mer-Est
(chef-lieu)
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Joseph Segura
2014-2020
Code postal 06700
Code commune 06123
Démographie
Gentilé Laurentins
Population
municipale
29 942 hab. (2011)
Densité 2 962 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 05″ N 7° 11′ 17″ E / 43.668, 7.188 ()43° 40′ 05″ Nord 7° 11′ 17″ Est / 43.668, 7.188 ()  
Altitude Min. 0 m
Superficie 10,11 km2
Localisation

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Saint-Laurent-du-Var est une commune française, limitrophe de Nice, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Laurentins.

Sous la Révolution, la commune est nommée Laurent-du-Var.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Saint-Laurent-du-Var bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges, à proximité de Nice et à mi-chemin entre Cannes et Monaco. Construit à l'embouchure du Var (le fameux fleuve qui ne coule pas dans le département qui porte son nom), son port de plaisance est l'un des plus importants du littoral azuréen avec, dans son prolongement, la promenade piétonne des Flots-Bleus et l’esplanade des Goélands. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 km. La commune est également proche de la frontière italienne et des Alpes. De nombreux bus et trains desservent Saint-Laurent-du-Var. La ville de Saint-Laurent-du-Var faisait partie de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur. Elle rejoint la métropole Nice Côte d'Azur dès sa création le 31 décembre 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Saint-Laurent remonte à la création, au XIe siècle, d'un hospice destiné aux voyageurs placé sous la protection de Saint-Laurent. Le village s'est développé autour de l'hospice et à l'activité du gué sur le Var : des gueyeurs étaient chargés de transporter, à dos d'homme, les voyageurs sur l'autre rive du Var jusqu'à la construction d'un pont en 1792[1]. La plupart du temps, les voyageurs et les commerçants utilisaient le bac, permettant d’emporter des charges plus lourdes, des véhicules et des animaux de bât ou de trait[2].

Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, ville-frontière historique avec le Comté de Nice.

Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XIe siècle.

Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.

Les inondations, les invasions, les épidémies (notamment la peste qui décima toute la population de Saint-Laurent-du-Var), les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.

Saint-Laurent-du-Var pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1941, le régime de Vichy nomme comme maire un ancien légionnaire, Louis Ravet. Profondément patriote, ce dernier tente de faciliter la vie de ses concitoyens. Dans le même temps, il mène de nombreuses activités pour la Résistance : cache d'armes dans un coffre dans son bureau de la mairie, faux-papiers pour les réfractaires au STO, trafic de cartes d'alimentation... Il rejoint le mouvement Combat (résistance) et organise un groupe dans la commune. Une école maternelle et une avenue portent aujourd'hui son nom dans la commune.

La ville subit 23 bombardements de la part de l'aviation américaine entre 1943 et 1944, notamment celui du 26 mai 1944. Ces bombardements visent le pont sur le Var. Au total, 70 habitants sont tués par ces bombardements. Un espace de recueillement a été aménagé place Adrien Castillon "à la mémoire de nos morts victimes civiles de l'Occupation". On y trouve deux stèles qui comportent les noms des victimes de bombardement. Une stèle entière est dédiée au bombardement du 26 mai 1944 [3],[4]. Dans l'église du vieux village, certains habitants ont financé une plaque commémorative qui remercie Notre-Dame du Laghet pour les avoir protégés lors des 23 bombardements subis par la commune entre 1943 et 1944.

La ville est libérée le 27 août 1944 par les alliés. Les premières unités arrivent vers 18 heures. Il s'agit de canadiens. La libération est malheureusement marquée par le décès de deux FFI domiciliés au quartier des Vespins : Jean Ledieu et Gabriel Abonnel. Ces deux hommes faisaient partie d'un groupe de cinq F.F.I. membres du groupe du maire Louis Ravet du mouvement Combat (résistance). Les cinq hommes sont à vélo et tiennent un drapeau tricolore. Ils indiquent aux premiers chars l'emplacement d'une mitrailleuse allemande en batterie. La mitrailleuse ouvre le feu sur eux. Gabriel Abonnel[5] et Jean Ledieu[6] se trouvent inscrits sur le Monument Aux Morts de la commune. Une plaque commémorative rappelle leur décès au niveau du 557 avenue de la Libération[7]. Il existe une avenue Gabriel Abonnel et une allée Jean Ledieu à Saint-Laurent-du-Var. Saint-Laurent-du-Var sert d'avant-poste aux unités alliées lors de la Libération de Nice du 28 au 30 août 1944.

La commune de Saint-Laurent-du-Var a obtenu une citation à l'ordre de la Brigade avec attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Elle a en effet subi 23 bombardements au cours desquels 103 maisons ont été détruites et 782 endommagées. Plusieurs dizaines d'habitants ou de réfugiés ont été tués dans ces bombardements, notamment dans celui du 26 mai 1944. Cette citation est inscrite sur une plaque commémorative visible dans le hall de la mairie de Saint-Laurent-du-Var, esplanade du Levant[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-du-Var Blason De gueules au gril d’argent la poignée en chef accostée de deux lettres L et S capitales d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

L S ("Laurenti Sancto") signifie Saint-Laurent en latin.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-du-Var est une commune aujourd'hui en pleine expansion. Longtemps, les cultures florales et maraîchères ont constitué l'essentiel de son activité économique, mais cette image d'un passé proche ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui.

Doté d'un parc d’activité industriel actif et moderne au nord (32 ha) et d'un front de mer très dynamique au sud avec le quartier commercial de Cap 3000 et le port de plaisance, la cité est résolument tournée vers l'avenir grâce aux nombreux immeubles en construction.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
François Layet
François Berenger
1921 Léon Berenger
Louis Benes
1965 1995 Marc Moschetti RPR
1995 réélu en 2001 et 2008[9] Henri Revel RPR puis UMP Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 29 942 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293 258 405 581 751 836 837 780 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
777 774 806 713 752 944 1 170 1 230 1 366
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 791 2 205 2 523 3 215 4 112 4 825 4 006 5 623
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 186 10 156 15 503 20 678 24 426 27 141 30 076 29 942 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cœur historique de la ville, promenades piétonnes en bord de mer sur l'esplanade des Goélands et la promenade des Flots-Bleus avec restaurants et lieux de détente. Par ailleurs, une piste cyclable a été ouverte récemment permettant d'aller jusqu'au centre-ville de Nice.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, romane Xe siècle. Un campanile remplace depuis 1925 le clocher primitif.
  • Église Saint-Joseph, XXIe siècle
  • Chapelle Sainte-Pétronille, XVIIe siècle
  • Chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc, moderne, vitraux contemporain.
  • Chapelle Sainte-Geneviève
  • Chapelle des 7 douleurs

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-du-Var est jumelée avec les villes suivantes :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Rossi, Saint Laurent du Var à travers l'histoire, Alandis Editions,‎ 2004
  • Edmond Rossi, Un peu d'histoire de Saint-Laurent-du-Var, Éditeur Alan Sutton, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

TGV Duplex pour Nice passant sans arrêt en gare de Saint-Laurent.

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]