Beaulieu-sur-Mer

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Beaulieu-sur-Mer
Port de Beaulieu-sur-Mer
Port de Beaulieu-sur-Mer
Blason de Beaulieu-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Villefranche-sur-Mer
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Roger Roux
2014-2020
Code postal 06310
Code commune 06011
Démographie
Gentilé Berlugans
Population
municipale
3 762 hab. (2011)
Densité 4 089 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 18″ N 7° 19′ 48″ E / 43.705, 7.3343° 42′ 18″ Nord 7° 19′ 48″ Est / 43.705, 7.33  
Altitude Min. 0 m – Max. 189 m
Superficie 0,92 km2
Localisation

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Liens
Site web www.beaulieusurmer.fr

Beaulieu-sur-Mer est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Berlugans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaulieu-sur-Mer se trouve sur la Côte d'Azur, entre Nice et Monaco, au bord de la mer Méditerranée sur la route du bord de mer. La ville est située à l'est du Cap Ferrat. Elle jouxte les agglomérations de Villefranche-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Èze. Beaulieu-sur-Mer a fait administrativement partie de la commune de Villefranche-sur-Mer jusqu'en 1891.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la route départementale 98, le principal axe de circulation entre Menton et Toulon. Trois lignes de bus du réseau Lignes d'azur, sont en service. L'une d'entre elles a son terminus en ville. Les deux autres, reliant Nice à Menton et Nice à Saint-Jean-Cap-Ferrat traversent la ville en plusieurs arrêts.

Beaulieu-sur-Mer dispose par ailleurs d'une gare, desservie par le TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, et permettant aux voyageurs de se rendre jusqu'à Juan-les-Pins, Cannes, Grasse vers l'ouest, et jusqu'à Menton et Vintimille vers l'est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Beaulieu-sur-Mer est habité depuis la préhistoire. Une grotte localisée dans le quartier de la Petite Afrique (aujourd'hui détruite) a livré des traces d'occupation du Paléolithique à la fin du XIXe s. Des travaux à l'emplacement des magasins Giaume et de l'hôtel Empress, au centre ville, ont permis la mise au jour de céramiques du Néolithique à la même époque "Johston-Lavis", éminent vulcanologue britannique s'étant installé dans la région.

Antiquité - Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas de site de l'âge du fer sur le territoire de la commune, mais d'importantes traces d'occupation d'époque romaine ont été découvertes dans le secteur de la gare et sur le bord de mer, autour de la chapelle Notre-Dame d'Olivo ou ont été mises au jour plus d'une centaine de sépultures antiques au XIXe s. ces dernières permettent de penser qu'une importante voie de circulation antique longeait le bord de mer à la hauteur de Beaulieu.

Lors de la construction de l'église paroissiale et de la destruction de la batterie côtière, à quelques mètres de la chapelle Notre-Dame d'Olivo, Johston-Lavis a entrepris de fouilles et mis au jour un important dépotoir de céramiques antiques comprises entre la fin du Ier s. ap. J.-C. et le VIe s. ap. J.-C. Elles semblent indiquer la présence d'une station portuaire relativement importante à Beaulieu durant l'Antiquité. Ses fouilles dans le quartier de la gare lui ont permis d'observer les restes de riches habitats d'époque romaine, qui semblent appartenir à une petite agglomération littorale.

Dans les années 1950, le colonel Cheneveau, président de l'IPAAM, a entrepris des fouilles dans le jardinet attenant à la chapelle Notre-Dame et a mis au jour une nécropole de l'Antiquité tardive et du Haut-Moyen Âge qui, contrairement à ce que dit la tradition locale, semble montrer que le littoral n'est pas abandonné à cette époque.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est au XIXe siècle que Beaulieu-sur-Mer, relié à Nice par la route et le chemin de fer, devient un lieu de villégiature réputé. De nombreuses têtes couronnées et autres célébrités affectionnent particulièrement cette station hivernale.

La Première Guerre mondiale marque un coup d'arrêt, mais la vocation touristique de Beaulieu-sur-Mer est désormais établie.

À partir de la seconde moitié des années 90, le déclin touristique et économique s'amorce. Plusieurs hôtels sont transformés en copropriété ou purement et simplement démolis pour laisser place à des immeubles de logements. Ce mouvement, lié principalement à l'augmentation des prix de l'immobilier, n'a pas été freiné par l'autorité municipale.

À partir de 2005, les célèbres hôtels Métropole et Eiffel bordant le littoral ont été rachetés par des hommes d'affaires russes et immédiatement fermés. Une première demande de démolition du Métropole a échoué en 2008[1].

En 2010, le casino, dont les murs sont la propriété de la commune, a été mis en liquidation judiciaire[2]. Il est actuellement fermé dans l'attente d'un repreneur et de travaux de réhabilitation.

Deux vastes projets de démolition/reconstruction du Métropole et de la Résidence Eiffel sont actuellement promus par la municipalité et combattus par plusieurs associations[3] de défense du patrimoine et de l'environnement[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1891 1891 Hippolyte Marinoni
1891 1900 François de May
1900 1904 Eugène Gourdin
1904 1911 Jean Bailet
1911 1919 Albert Léglise
1919 1925 Pascal Clais
1925 1927 Albert Dubarry
1928 1940 François de May
1940 1944 Antonin Liberos
1944 1947 Paul Dubech
1947 1947 Étienne Petit    
1947 1959 François de May
1959 1989 Fernand Dunan UDF
1989 2001 Christian Scolari RPR
2001 réélu en 2008[5] Roger Roux DVD

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 762 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
551 1 058 1 394 1 498 1 863 1 980 2 246 2 805 2 524
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 176 2 484 3 290 4 050 4 273 4 302 4 013 3 675 3 714
2007 2011 - - - - - - -
3 720 3 762 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Beaulieu-sur-Mer fait partie du triangle d'or (Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Villefranche-sur-Mer), secteur de la côte d'Azur où les prix de l'immobilier sont les plus élevés de France.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La villa Kérylos.
Villa Kérylos - Chambre de Madame Reinach
La Rotonde et l'ancien Hôtel Bristol
  • L’ancien Hôtel Bristol, édifice de six étages est construit en 1898 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling, prenant à l'époque tout l’espace entre la gare et la mer. Ce palace est né de la volonté d'un fabricant de meubles londonien, Sir Blundell Maple et accueille dès son ouverture le 1er janvier 1899 les grands de ce monde tels que le prince Louis Napoléon, la duchesse d'Aoste. Il est pendant longtemps l’un des plus vastes et des plus luxueux palaces de la Riviera : 150 employés, 300 chambres, des salons particuliers, plusieurs bibliothèques et d’immenses pavillons situés aux deux extrémités pour accueillir concerts ou pièces de théâtre. L’immeuble occupe 2000 m2, avec côté sud, un vaste jardin complanté de fleurs, orangers, palmiers. Côté nord se trouvent les dépendances, cuisines, argenterie, lingerie. Le hall de l’entrée principale, de huit mètres de hauteur, conduit à un double escalier monumental qui met en communication avec les étages ; 60 chambres réparties le long d’un couloir de 150 mètres dans chacun des cinq premiers étages, au sixième, les logements du personnel. Cette renommée fut quelque peu ébranlée à la suite d'un incendie en avril 1911 qui détruisit la toiture à l'allure de château anglais contraignant les propriétaires à la remplacer par un toit plat rasant ainsi le dernier étage[8]. Puis en 1954, les contraintes économiques, la disparition des grandes familles européennes occasionnèrent une vente du Bristol par appartements. L'hôtel est aujourd'hui une copropriété de grand standing, conservant le hall d'entrée. Inaugurée en 1904, la Rotonde est adjacente à l'Hôtel Bristol. Pour répondre à la demande d’une salle à manger supplémentaire servant pour le thé dansant de l’après-midi, l'architecte créa un espace rayonnant particulièrement scénique. Les hivernants de la bonne société auxquels se mêlaient les familles régnantes d’Europe en séjour d’hiver sur la Côte, se rendaient fréquemment à la Rotonde pour passer un moment privilégié. Cet édifice se présente sous la forme d’une grande salle circulaire à absides vitrées, coiffée d’une coupole à pans coupés. Des colonnes corinthiennes structurent les avancées en arrondi des absides, délimitant un lumineux volume intérieur. Sa terrasse donne sur le jardin du Casino de Beaulieu qu’annonce, le long de la route du bord de mer, une rangée de washingtonia filifera, palmier originaire de Californie. La Rotonde, lot de copropriété appartenant à la commune, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en date du 23 juin 1978.
  • La villa de May située avenue Charles II comte de Provence, à côté du collège Jean-Cocteau, a été construite en 1826 par Gaétan de May, puis elle a été rachetée par la ville, en 1967pour y accueillir le musée d'Histoire et d'Archéologie. Les deux salons au rez-de-chaussée, le salon de Diane, le salon du jugement de Pâris et le petit salon aux amours au premier étage avec leur décor sont inscrits au titre des monuments historiques le 25 janvier 1980. La villa est en cours de restauration en 2013-2014 pour y installer un conservatoire intercommunal.
  • Le palais des Anglais situé avenue Maréchal Foch est édifié en 1885 sous le nom d’Hôtel des Anglais et fait face à la gare ferroviaire. C'est l'un des premiers hôtels de la ville qui accueille l'aristocratie Européenne pendant la saison d'hiver. La modénature de l'immeuble de quatre étages est riche. Chaque étage possède une frise de style différent. Le dôme central est supporté en façade principale par quatre cariatides. Au niveau du dôme également, on retrouve les armoiries royales du Royaume-Uni avec la représentation du lion et de la licorne ainsi que la devise en Français Honni soit qui mal y pense de l'Ordre de la Jarretière. Il est à noter que la devise est inscrite sur l'édifice avec deux « n » contrairement à l'usage outre-manche qui ne comprend qu'un seul « n ». Les ferronneries des balcons sont d'inspiration art nouveau. L’hôtel fut fréquenté, entre autres, par l'un des fils de la Reine Victoria du Royaume-Uni et frère du Roi Édouard VII du Royaume-Uni, Arthur du Royaume-Uni, duc de Connaught et Strathearn. L'immeuble à servi d’hôpital militaire pendant le conflit de la Première Guerre mondiale. L'édifice a été transformé en immeuble d'appartements en 1939.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du Sacré-Cœur, construite en 1899.
  • Chapelle Sancta-Maria-de-Olivo, XIe siècle
  • Chapelle de la Madonne-Noire
  • Église anglicane Saint-Michael, construite en 1893.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Auguste Marinoni, inventeur, patron de presse, fut maire de Beaulieu-sur-Mer pendant 19 jours.
  • Louis Cane, peintre et sculpteur contemporain né à Beaulieu-sur-Mer en 1943.
  • Édouard Meny de Marangue médaillé de bronze de tennis en double messieurs aux jeux olympiques de Stockholm en 1912, est décédé à Beaulieu-sur-Mer en 1965.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu-sur-Mer Blason Coupé au 1) d’azur au soleil d’or, au 2) d’or à l’olivier arraché de sinople fruité de sable. PAX in PULCHRITUDINE, c'est-à-dire "Paix dans la Beauté" ou “dans la Splendeur".
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Le Ray, Hippolyte Auguste Marinoni, 1823-1904, le fondateur de la presse moderne, Editions l'Harmattan, Paris, 2009
  • André Cane, Naissance d’une commune : Beaulieu-sur-mer, p. 121-133, Nice-Historique, 1991, no 72 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vu du train, ensemble de villas à Beaulieu-sur-Mer

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
  4. [4]
  5. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Le Petit Niçois du 29 mars 1911