Brignoles

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Brignoles
Escaliers rouges à Brignoles.
Escaliers rouges à Brignoles.
Blason de Brignoles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles (chef-lieu)
Canton Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Comté de Provence
Maire
Mandat
Josette Pons (UMP)
2008-2014
Code postal 83170
Code commune 83023
Démographie
Gentilé Brignolais
Population
municipale
16 171 hab. (2011)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 21″ N 6° 03′ 42″ E / 43.40582463, 6.06154583 ()43° 24′ 21″ Nord 6° 03′ 42″ Est / 43.40582463, 6.06154583 ()  
Altitude Min. 190 m – Max. 767 m
Superficie 70,53 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-brignoles.fr

Brignoles est une commune française du Territoire Provence Verte en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, située dans le département du Var. Ses habitants sont appelés les Brignolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située en Pays de la Provence verte, Brignoles est la « capitale du Centre Var » après avoir été la cité des Comtes de Provence. Elle est sur un ancien bassin minier d'extraction de bauxite dans la riche plaine du Caramy. C'est un site de production de prunes très réputées au Moyen Âge mais des milliers d'arbres furent détruits à la fin du XVIe siècle pendant les guerres de Religion. Depuis, les prunes « de Brignoles » viennent de Digne.

Brignoles jouit d'une bonne position stratégique, la ville étant desservie par deux axes majeurs, l'autoroute A8 (sortie no 35) et la route nationale 7. La ville est située à moins d'une heure de route de Marseille (66 km), Aix-en-Provence (57 km), Toulon (48 km) et à 1 h 15 min environ de Nice (130 km).

La rocade, construite en 2005, d'une longueur d'environ 4 km permet d'éviter le centre-ville en contournant la ville par le nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Brignoles s'écrit en provençal Brignolo [bʀiˈɲɔlɔ] selon la norme mistralienne et Brinhòla [bʀiˈɲɔlɔ] selon la norme classique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le dolmen des Adrets situé sur les crêtes entre Brignoles et Le Val datant de l'époque néolithique sont les premières marques de présence humaine[1], [2], [3]. La plaine de Brignoles n'était alors qu'un vaste marécage en bordure du Caramy, dont le lit non resserré changeait souvent de place.
Le territoire de Brignoles fut occupé par les Suelteri qui établirent de nombreux oppida au sommet des collines. Les Romains assainirent les terres et construisirent de nombreuses villæ en bordure de la Via Aurelia. Restaurée sous Néron (58 apr. J.-C.), cette dernière fut alors marquée de bornes milliaires.
Un mur de soutènement d'une villa romaine a notamment été découvert sur la route de Flassans. Le musée du Pays Brignolais conserve de nombreux éléments de l'Antiquité et du haut Moyen Âge comme l'autel de Sumian (VIe-VIIe siècle apr. J.-C.) ou un sarcophage de style hellénistique de la fin du IIe après J.-C.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Brignoles est citée pour la première fois en 558 dans la charte du roi Childebert concernant La Celle. Le « castrum brinoniae », près du quartier Saint-Pierre sert de refuge aux habitants pendant les raids sarrazins.
En 1056, les seigneurs de Brignoles donnent à Saint-Victor de Marseille, l'église Saint-Jean des Vignes construite par un riche tenancier, Baronus.
Plusieurs seigneurs se partagent au XIe siècle la ville et son territoire. Deux grandes familles celles de Gualdrade (Geofroy de Rians, son gendre, Sciocia sa fille, Guillaume et Pons ses petits fils) et celle d'Ingilran, évêque de Cavaillon, donnent de nombreuses terres, situées sur le territoire de Brignoles aux moines marseillais. Pons de Garde cède à son tour les terres de Louvière et de la Chautarde situées près de la Gayolle. Pons Coixard, en 1056, reconstruit l'église paroissiale Sainte-Marie, consacrée par Guillaume, évêque de la ville de Toulon. Les moines bénédictins disposent ainsi d’un vaste temporel avec des églises sur Brignoles, des biens sur plusieurs communes avoisinantes (La Roque-Brussanne, Garéoult, Camps, Cabasse, Candumy, Rougiers, Flassans, Bras...). L’abbaye Saint-Victor va alors fonder un prieuré féminin, le monastère Sainte Perpétue, actuellement connue sous le nom d’abbaye de La Celle. Au XIe siècle, la Commune de La Celle va prendre son autonomie par rapport à Brignoles.

En 1116, Raimond Béranger Ier, comte de Barcelone et de Provence, vient à Brignoles pour juger un différend survenu entre les moines de Saint-Victor et quelques seigneurs à propos de Nans et de Solliès. Le procès se déroule dans la cour comtale « in curia comitis, apud castrum briniolam ».

Brignoles est au XIIe siècle une ville consulaire, jusqu'à la cession du consulat par les nobles de la ville en 1222 à Raimond Béranger V. La comtesse douairière Béatrice de Savoie demeure jusqu'à sa mort maîtresse de la ville par suite d'un accord avec son gendre.

Les comtes de Provence, seigneurs de Brignoles, y possèdent de nombreuses terres et une demeure. C'est là que viennent accoucher les comtesses, d'où le nom donné à Brignoles de « nourrice et demeure des enfants de la couronne ».

Les comtes catalans résident dans la maison dite « de la feue Lombarde », siège de la cour comtale accolée à l'église Saint-Sauveur près de laquelle les chevaliers édifient leur demeure (actuelle rue des Lanciers).

Vers le milieu du XIIIe siècle, Charles II de Naples et son épouse Marie de Hongrie établissent leur résidence dans l'ancien château fort (du XIe siècle) qu'ils aménagent plus confortablement. C'est dans ce château que naît en 1274 leur fils aîné Saint-Louis de Brignoles et d'Anjou, évêque de Toulouse. Il meurt à l'âge de 23 ans, le 19 août 1297, en présence de toute la cour et de son ancien précepteur, Jacques Duèze, futur pape du nom de Jean XXII. Saint-Louis devient le saint patron de la ville, célébré le 19 août.

Le 5 février 1321, le roi Robert le Sage accorde aux habitants le droit de choisir chaque année douze conseillers pour s'occuper des affaires de la communauté.

De 1339 à 1343, Jean de Mora fut châtelain de Brignoles[4]. En 1348, la ville est durement touchée par la peste[réf. nécessaire].

En 1357, la reine Jeanne et le roi Louis cèdent Brignoles au comte d'Armagnac, mais quelques mois plus tard la déclarent de nouveau aliénable comme appartenant au domaine comtal.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II[5]. Le 2 mars 1386, la reine Marie, régente et tutrice du jeune Louis II d'Anjou, accorde des lettres de grâce et octroie à la ville de nombreux privilèges.

En 1403, Louis II d'Anjou et la reine Yolande d'Aragon exemptent les habitants des droits de gabelle, péage, passage, leydes dans toute la Provence et confirment les anciens privilèges de la ville qui les reçoit dans ses murs avec les plus grands honneurs : « le jour de l'arrivée, tout travail cessera dans la ville et au-dehors. La reine sera reçue sous dais, avec le manteau royal et en procession ; ceux qui ont des chevaux de selle iront au-devant du roi et de la reine; tous les hommes seront rangés en haie et comme pour une procession, et toutes les fammes seront sur la place devant le couvent des frères mineurs; les enfants, avec des rameaux aux mains, marcheront sous les ordres de maître François Fabry, notaire, et de Gabrielle Calverie, désignés pour les conduire. »

En 1449, une foire annuelle est accordée à Brignoles, le jour de la Saint Antoine, le 17 janvier.

En 1453, le roi René aliène ses droits et redevances sur la ville à Benoît de Auria, malgré la contestation des syndics. Cependant, la reine Jeanne de Laval conserve jusqu'à sa mort en 1499, l'usufruit de Brignoles.

Sous le royaume de France[modifier | modifier le code]

Le 28 novembre 1502, la première assemblée du Parlement de Provence se tient dans le palais des comtes à Brignoles, Aix ayant refusé de la recevoir. Le 22 février 1506, les membres du Parlement aixois viennent s'établir à Brignoles à cause de la peste.

Le 31 mai 1523, le chevalier Bayard, en route pour l'Italie, passe à Brignoles qui est assiégée un an plus tard par les troupes du connétable de Bourbon.

En 1533, la ville envoie à François Ier, de passage à Marseille, vingt boîtes de ses fameuses prunes, pesant soixante-dix livres, douze chapons et douze perdrix.

Le 15 juillet 1536, Charles Quint, avec ses cinquante mille homme, passe le Var et livre Brignoles au pillage. Il change son nom en Nicopolis, la ville de la Victoire, et cède le duché au comte de Horne. Cependant en 1537, François Ier aliène en faveur de Jean de Pontevès, seigneur de Carcès et de Cotignac, la juridiction royale et immédiate que le roi a eue de tout temps en la ville. François Ier a d'ailleurs été triomphalement reçu à Brignoles en mai 1538.

Le 28 août 1563, les huguenots envahirent la ville comme l'indique l'inscription sur une pierre au n°5 rue Poissonnerie.

Le 1er janvier 1589, Hubert de Vins, livre Brignoles au pillage avant de lui vendre tous ses biens qu'il possède dans son terroir (qui a été détruit en 1579 car il ne payait pas ses impôts) pour la somme de 50 000 écus. Ce furent les années sanglantes connues sous le nom des étrennes de Brignoles.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[6]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute causée par la crise frumentaire se produit à Brignoles les 26 et 27 mars[7], mais elle déborde rapidement cette origine : des paysans, des femmes, des ouvriers tanneurs se regroupent, parcourent les maisons des possédants pour exiger des remises de dette, et finissent par piller la maison particulière du régisseur percevant les droits sur les cuirs[8]. Fait exceptionnel : un notable, l’avocat Joseph Magnan, s’est joint à l’émeute, voire a joué un rôle dans son déclenchement[9]. L’émeute parvient aussi à obtenir la suppression d’un impôt, le piquet[10]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans l’envoi d’un détachement de l’armée[11]. Une garde bourgeoise est aussi constituée pour parer à une nouvelle insurrection[10]. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais la plupart des condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[11]. Un Brignolais est pendu avant l’été[12].

Du 17 mai au 19 mai 1790, trois cents villes et villages de Provence envoient à Brignoles leurs représentants afin de conclure un pacte fédératif d'aide mutuelle, par les armes si nécessaire.

Bonaparte y est reçu pendant les guerres d'Italie et lors du siège de Toulon.

Préfecture provisoire du département sous la Révolution française, puis sous-préfecture jusqu'en 1926, Brignoles accueille deux fois dans ses murs le pape Pie VII.

Lorsque la nouvelle du coup d'État du 2 décembre 1851, perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, arrive en Provence, Brignoles s’insurge et participe à la révolte des communes du Var, réprimée le 8 décembre à Aups.

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Depuis 1921, la foire-exposition des vins de Provence se déroule chaque année vers la deuxième semaine d'avril et accueille régulièrement environ cinq cents exposants et près de cinquante mille visiteurs.

À nouveau sous-préfecture depuis 1975, Brignoles est, malgré la fermeture des centres d'exploitation et d'expédition de la bauxite (mines épuisées et non rentables), en pleine expansion, due notamment à l'attrait du soleil pour de nombreux retraités, à la qualité de vie, à des prix de l'immobilier moins élevés que sur la côte varoise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vie politique à Brignoles.

Administration et services publics[modifier | modifier le code]

Brignoles dispose notamment d'une trésorerie, d'un service des impôts des particuliers (SIP) et d'un service des impôts des entreprises (SIE).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Brignoles est membre de la Communauté de communes Comté de Provence de 38 281 habitants, créée en janvier 2002[13].

Les treize communes composant, en 2012, la communauté de communes sont (par ordre alphabétique) :

En matière d’urbanisme intercommunal, qui fixe les orientations générales et objectifs, la commune de Brignoles contribuera à l’élaboration du Schéma de cohérence territoriale intercommunal (SCoT) de la Communauté de communes Comté de Provence. À l’issue du diagnostic et de la définition des enjeux du territoire, des orientations et des objectifs de développement et d'aménagement du territoire seront fixés à l'horizon 2020[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 décembre 1978 Noël Rosé    
décembre 1978 aout 1980 Raymond Tirard    
octobre 1980 juin 1995 Jacques Cestor UDF-PR Conseiller général du Canton de Brignoles

(1979-1998)

juin 1995 mars 2001 Jean Monnier Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Guercin DVD  
mars 2008 avril 2014 Claude Gilardo PCF Conseiller général du

Canton de Brignoles (1998-2011) et (2012-2013)

avril 2014 en cours Josette Pons UMP Députée à l'assemblée nationale, vice présidente du Conseil Général du Var Présidente de la Commission agricole du Conseil général du Var

Budget et fiscalité municipale[modifier | modifier le code]

Comptes de la commune[15],[16],[17] :

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produits de fonctionnement 20 099 000 € 19 052 000 € 19 532 000 € 20 937 000 € 20 832 000 € 22 082 000 € 23 176 000 € 21 994 000 €
Charges de fonctionnement 17 766 000 € 16 475 000 € 17 349 000 € 18 005 000 € 19 264 000 € 19 695 000 € 21 482 000 € 22 143 000 €
Ressources d’investissement 14 901 000 € 11 013 000 € 14 108 000 € 13 642 000 € 13 380 000 € 12 244 000 € 12 605 000 € 12 433 000 €
Emplois d’investissement 14 923 000 € 10 966 000 € 14 812 000 € 13 521 000 € 14 059 000 € 12 254 000 € 12 370 000 € 12 088 000 €
Dette 18 564 000 € 16 511 000 € 16 767 000 € 17 265 000 € 16 109 000 € 17 480 000 € 21 055 000 € 24 661 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[18]:

Fiscalité 2012 :

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 13,38 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 24,40 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 73,13 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 0,00 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 24 661 000 €uros, soit 1 461 €uros par habitant.

Tribunal d'instance[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d'un tribunal d'instance depuis 1958. La réforme de la carte judiciaire en 2008 n'a pas entraîné la suppression de cette juridiction.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Brignoles est jumelée avec les villes de :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 171 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 060 5 460 5 301 5 848 5 940 5 642 5 518 5 584 5 809
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 836 6 143 5 945 5 593 5 840 5 678 4 927 4 811 4 824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 748 4 374 4 541 3 916 5 116 5 080 5 534 5 913 6 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 479 9 051 9 995 10 412 11 239 12 487 14 963 16 171 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, à la mi-août, pendant 3 jours, Brignoles accueille les Journées médiévales : spectacles de rue, artisans et tavernes envahissent les ruelles étroites et les places de la vieille ville.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Économie essentiellement tournée vers le secteur tertiaire et la viticulture (coteaux varois en Provence). Ces secteurs sont largement représentés lors de la foire-exposition qui a lieu chaque année au mois d'avril. La fonction publique est un employeur important dans cette sous-préfecture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée du Pays Brignolais implanté dans le palais des comtes de Provence[21] ; le sarcophage de la Gayolle (IIIe siècle) serait le plus ancien monument chrétien de Gaule mais l'iconographie (pêcheur, ancre, berger ramenant une brebis, arbres du jardin céleste, soleil personnifié) est encore marquée par la tradition polythéiste gréco-romaine[22].
  • L'église Saint-Sauveur (1012-1550)[23] et son orgue de tribune[24].
  • La chapelle des Augustins.
  • la chapelle royale Sainte-Catherine[25].
  • Notre-Dame d'Espérance.
  • Le golf de Barbaroux, classé parmi les quarante meilleurs parcours européens [réf. nécessaire].
  • L'Hôtel de Claviers, restauré dans le cadre de la Charte culturelle passée le 27 novembre 1987 entre le Département du Var et l'État et réutilisé initialement pour être le siège de la "Direction Départementale des Affaires culturelles" du Département, accueille aujourd'hui de nombreuses expositions d'art[26],[27].
  • L’abbaye de La Celle, à proximité (2,5 km au sud/est de Brignoles).
  • Le train touristique du centre-Var assure depuis l'été 2001 une desserte touristique entre Carnoules et Brignoles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au 1er d'azur à la fleur de lis d'or surmontée d'un lambel de trois pendants de gueules ; aux 2e et 3e d'azur à la lettre capitale B d'or ; au 4e d'or à quatre pals de gueules — Grand Larousse encyclopédique.
Écartelé : le premier d'azur, à une fleur de lis d'or, au lambel de trois pendants de gueules en chef ; le deuxième et le troisième de gueules, à la lettre « B » d'or ; le quatrième d'or, à quatre pals de gueules. — Malte-Brun, in la France illustrée, tomme V, 1884.
Commentaires : Le blason de Brignoles est généralement surmonté d'une couronne comtale, le Comte de Provence ayant construit un palais dans cette ville. On trouve encore en ville des blasons de Brignoles avec un C en lieu et place du B. Reprenant peut-être l'initiale d'une grande famille de la commune ou encore du fait de l'appellation de celle-ci « Cité des Comtes de Provence ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Maurel, Brignoles, éditions Alan Sutton, Collection Mémoire en Images, Joué-lès-Tours, 2000 (ISBN 2-8425-3418-2)
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Brignoles, p. 204

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00081552 », base Mérimée, ministère français de la Culture Dolmens n° 1 et 2 des Adrets
  2. « Dolmen n° 3 des Adrets », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Dolmen n° 4 des Adrets », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. AD du 13, série B1786f358, B1758f569, B1789f188
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  6. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  7. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  8. M. Cubells, op. cit., p. 313-314 et 316.
  9. M. Cubells, op. cit., p. 315.
  10. a et b M. Cubells, op. cit., p. 320.
  11. a et b M. Cubells, op. cit., p. 322.
  12. M. Cubells, op. cit., p. 323.
  13. Les Comptes des Groupements à Fiscalité Propre (GFP) : Communauté de communes Comté de Provence et Les Comptes des communes : la commune de Brignoles
  14. Un diagnostic et l’élaboration du Scot intercommunal
  15. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Brignoles]
  16. Proxiti Provence-Alpes-Côte d’azur : Informations locales concernant la Commune de Brignoles
  17. Brignoles: la dette en 2011
  18. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2012)
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  21. Collectif (Conservations régionales des monuments historiques, des antiquités préhistoriques, des antiquités historiques, avec la collaboration d'A. Roth-Congès, IRAA-CNRS), Coordination générale : René Dinkel conservateur régional des monuments historiques, E. Decugnière, H. Gauthier, Suivez le guide, Monuments historiques Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (Office Régional de la culture) et Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur), ouvrage en français, allemand et anglais,‎ 1986, 200 p.
    Brignoles, le Palais des comtes de Provence, p. 124 et Cartes thématiques : 2 Architecture médiévale
  22. « Ancien Palais des Comtes de Provence, actuellement musée du pays brignolais Ancien Palais des Comtes de Provence, actuellement musée du pays brignolais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Eglise Saint-Sauveur », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « orgue de tribune de l’église Saint-Sauveur », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Chapelle royale Sainte-Catherine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. collectif, Coordination Association Culture et Patrimoine, Travaux de restauration Brignoles Hôtel de Clavier, Lignes / Conseil général du Var / Ville de Brignoles avec la participation de la DRAC - Conservation régionale des monuments historiques,‎ octobre 1989, 8 p.
    Histoire ; Architecture ; Culture
  27. « Hôtel Clavier inscription par arrêté du 3 novembre 1987 », base Mérimée, ministère français de la Culture