Sisteron

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Sisteron
Image illustrative de l'article Sisteron
Blason de Sisteron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Sisteron
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais
Maire
Mandat
Daniel Spagnou
2014-2020
Code postal 04200
Code commune 04209
Démographie
Gentilé Sisteronais
Population
municipale
7 408 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 28″ N 5° 56′ 50″ E / 44.1911111111, 5.94722222222 ()44° 11′ 28″ Nord 5° 56′ 50″ Est / 44.1911111111, 5.94722222222 ()  
Altitude Min. 448 m – Max. 1 145 m
Superficie 50,25 km2
Localisation

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Sisteron

Sisteron est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de Sisteron se prononce [sistəʀɔ̃] avec un [ə] prononcé comme dans « venir ».

Capitale des Sogiontiques, Sisteron (l’antique Segustero) est, à partir de l’époque romaine et de la construction du pont sur la Durance, un point de passage stratégique. Cette importance lui vaut des fortifications actualisées jusqu’au XVIIIe siècle. Siège d’un évêché, la ville a un certain rayonnement pendant le Moyen Âge. Elle est le siège d’administrations de second rang : viguerie puis district après la Révolution. C’est actuellement une petite ville industrielle, avec une usine pétrochimique et des industries gravitant autour des abattoirs. Le secteur touristique est aussi présent.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Sisteron et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Le rocher de la Baume

Sisteron se situe à 485 m d'altitude, sur les rives de la Durance, à 45 km de Forcalquier, à 133 km de Marseille, à 145 km de Grenoble et à 180 km de Nice.

La ville occupe une position privilégiée, proche du confluent du Buëch et de la Durance, à l’endroit où cette dernière franchit la cluse de la Baume, sur un site facile à fortifier. Le site de Sisteron est un site-pont, le seul où un pont subsista de façon durable sur la Durance, de l’Antiquité au XIXe siècle.

Surnommée « la Porte de la Provence », elle confine au Dauphiné. Elle possède de nombreux monuments dont sa citadelle, face au rocher de la Baume dont les strates sont presque verticales, une cathédrale du XIIe siècle, Notre-Dame des Pommiers, cinq tours, plusieurs chapelles et les vestiges d'anciens couvents. C'est une ville qui accueille de nombreux touristes attirés par son climat méditerranéen, avec une moyenne annuelle de 300 jours de soleil, son patrimoine riche et varié, son plan d'eau ou son aérodrome.

Les communes voisines de Sisteron sont Le Poët (commune située dans le département voisin des Hautes-Alpes), Valernes, Entrepierres, Peipin, Valbelle, Bevons, Ribiers (commune située dans le département voisin de la Drôme et Mison.

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, le glacier de la Durance s’avance jusqu’à Sisteron. Le glacier rissien franchit la cluse et ses eaux de fonte donnent naissance à la Durance entre le Montgervis et la montagne de Briasc. La vallée du Buëch était également en glace jusqu’à Montrond. Le glacier de Würm est moins important et s’arrête approximativement au niveau du Plan de la Baume sans remonter dans la vallée du Buëch[1].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 573 ha de bois et forêts[2].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une gare ferroviaire desservie par les TER de la relation Marseille - Briançon, ainsi que d'une gare routière.

Traversée par la départementale 4085 (route Napoléon), Sisteron est aussi desservie par l'A51 (tronçon Marseille-Gap), avec deux gares de péages (Sisteron nord et Sisteron sud).

Un tunnel, ouvert à la circulation en 1957, a été percé sous la butte portant la citadelle. Tout en facilitant la traversée de cette ville de passage, il a permis de préserver tout son cachet ancien.

Climat[modifier | modifier le code]

Durance gelée à Sisteron au cours de l'hiver 1907
La Durance gelée et Sisteron sous la neige durant l'hiver 1907

La commune est sous l'influence d'un climat de transition où se combinent le climat méditerranéen des Alpes-de-Haute-Provence et un climat alpin. Ce qui offre dans les années extrêmes un contraste entre des étés caniculaires et des hivers froids[3].

Les pluies sont rares mais soumises au rythme des épisodes méditerranéens où les orages se transforment en déluges. Par contre, les journées d'été sont chaudes et les nuits fraîches. Si l'hiver peut être froid, le ciel est rarement couvert et le soleil est toujours là grâce au mistral qui, en dépit de ses rafales, n'atteint jamais la violence qui est la sienne dans la vallée du Rhône[3].

La moyenne annuelle est de 300 jours de soleil et l'automne, long et tiède, est une saison particulièrement agréable[3].

Relevé météorologique de la région de Sisteron
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 9,1 12,7 15,4 15,3 12 8,2 3,7 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 5,7 8,7 11,2 15,3 19,2 22,4 22,1 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,7 29,3 28,9 24 18,5 12,6 9,3 18,4
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 423
Source : Relevé météo de Sisteron[4][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
26,9
 
 
 
10,9
0,5
24,3
 
 
 
14,4
3
23,8
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
9,1
40
 
 
 
25,7
12,7
27,9
 
 
 
29,3
15,4
20,9
 
 
 
28,9
15,3
32,7
 
 
 
24
12
45,9
 
 
 
18,5
8,2
53,5
 
 
 
12,6
3,7
52,4
 
 
 
9,3
1,1
30,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Sisteron est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Sisteron est également exposée à trois autres risques naturels[6] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans les vallées de la Durance et du Buëch) ;
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[7].

La commune de Sisteron est de plus exposée à plusieurs risques d’origine technologique[8] :

  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[8], essentiellement pour alimenter en matières premières les usines Seveso seuil haut appartenant aux sociétés Arkema à Saint-Auban et Sanofi à Sisteron[9] :
  • le deuxième risque majeur d’origine technologique est le risque industriel, lié à la présence de deux usines classées Seveso[13] :
    • l’usine Sanofi au nord de la ville, classée Seveso seuil haut (le plus grand danger). Le plan particulier d'intervention de l’usine Sanofi englobe toute la commune ;
    • l’usine Butagaz, classée Seveso seuil bas ;
  • enfin, le dernier risque technologique est le risque de rupture de barrage[14]. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion. À Sisteron, qui fait partie de la zone d’inondation spécifique (supérieure à la crue maximale de la Durance)[15], elle aurait encore assez de puissance pour remonter dans celle du Buëch sur 12 km[16]. Le centre de Sisteron, situé à 60 km du barrage, serait atteint en deux heures et dix-sept minutes, mais l’eau continuerait de monter pendant deux heures et dix minutes après l’arrivée de l’onde de submersion. Retenue par la clue de Sisteron, la Durance monterait au maximum 53 m au-dessus de son cours normal (soit une altitude de 513 m NGF). Au nord de la cluse, les quartiers de la La Baume, des Coudoulets, Plan de la Baume, et les zones industrielles seraient recouverts de plusieurs dizaines de mètres d’eau. Au sud de la Baume, les hauteurs d’eau seraient moindres, atteignant les 486 m, soit plus de 20 m au-dessus du cours normal. Cela suffirait à toucher le lycée, la gare, et à recouvrir l’autoroute[17].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2003 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[8] mais le Dicrim n’existe pas[18].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1985 et 1994 pour des glissements de terrain, pour des inondations et des coulées de boue en 1993, 1994 et 2008, pour des sécheresses ayant entraîné des mouvements de terrain en 1989, 1999 et 2005[6]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[19] :

  • le séisme du 31 décembre 1802, d’une intensité ressentie à Sisteron de V et demi et dont l’épicentre était situé à Sisteron même[20],
  • le séisme du 19 mai 1866, d’une intensité ressentie à Sisteron de VI et dont l’épicentre était situé à La Motte-du-Caire[21],
  • le séisme du 23 février 1887, avec une intensité ressentie de V et Bussana Vecchia pour épicentre[22],
  • le séisme du 13 mars 1933, avec une intensité ressentie de V et un épicentre situé à Sisteron[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le nom de la ville est attesté sous la forme Segusterone au IVe siècle ou Segusteronem ; puis civitas Segesteriorum, ensuite Segisterico en 739 ; on trouve encore la forme in comitatu… Sistericense au début du VIIIe siècle[24]. En provençal on écrit Sisteroun et prononce [sisteˈɾuⁿ].

Charles Rostaing considère que le toponyme est construit sur la racine *Seg, désignant une colline[25]. Dans l'ouvrage où il collabore avec Albert Dauzat, il écrit cependant « du gaulois et pré-gaulois seg, hauteur, et d'un triple suffixe -est-er-one ». Pour Ernest Nègre, il est peut-être basé sur le gaulois Sego-, fort, suivi de de -ster-, élément permettant à former des comparatifs, ce qui lui donne le sens de « plus fort » [26]. Xavier Delamarre compare avec les nombreux toponymes en Sego- (Sigonce, Suin, etc.) ayant pour base le substantif gaulois sego-, victoire, force (cf. vieil irlandais seg, force, vigueur). Sisteron remonterait plus exactement à un type Segu-sterone[27].

La commune a longtemps été surnommée Rouocha Enchabanaïa, la roche embrumée[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Sisteron.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur tout le territoire de la commune ont été faites de nombreuses découvertes archéologiques datant de la Préhistoire et de l’Antiquité.

La ville, appartenant probablement au peuple gaulois des Sogiontiques (Sogiontii)[29], dépendant des Voconces, tire depuis toujours son importance de la traversée de la Durance : les Romains font passer la voie domitienne (Via Domitia) qui reliait l'Italie à l'Espagne par le col du Montgenèvre à Sisteron.

La ville est élevée au rang de civitas de la province des Alpes-Maritimes entre le IIe siècle et la fin du IVe siècle[29],[30] et devient siège du diocèse de Sisteron au Ve siècle (le premier évêque connu apparaît en 449)[31].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[32].

Au Moyen Âge, la ville est une place forte des comtes de Forcalquier au XIe siècle, puis propriété des comtes de Provence, elle est pour ces derniers la frontière du nord. Elle reste cependant un lieu de passage important sur la Durance : c’est ainsi à Sisteron que l’on signale les premiers Roms en France, en 1425[réf. nécessaire]. La ville est le siège d'une baillie dès le XIVe siècle, érigée en viguerie précocement en 1480[33].

C'est à Sisteron, au couvent des cordeliers, que Raimond-Bérenger V, comte de Provence, signe au XIIIe siècle le testament par lequel il attribue le comté de Provence à l'une de ses quatre filles, Béatrice, future femme de Charles d'Anjou, frère de saint Louis. De là datent les droits des rois de France sur la Provence[34].

La charte communale, attribuée à une date inconnue, est confirmée par les comtes en 1212[35].

Léguée en 1483 à Louis XI, la Provence rejoint le royaume de France.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

De 1562 à 1594 les guerres de religion voient les protestants et les catholiques se disputer la ville et sa forteresse qui contrôlent le seul pont sur la Durance. En février 1562, la moitié des protestants de Forcalquier se réfugient à Sisteron[36]. Après les premiers incidents qui voient les protestants saccager la cathédrale, briser son clocher et ses orgues, ainsi que les couvents des cordeliers et des dominicains[37], la ville est assiégée par les catholiques de Sommerive, lieutenant général du roi, en juin 1562[38]. Elle est défendue par son père le comte de Tende, Paulon de Mauvans, Furmeyer et 5 000 hommes. Les chefs protestants s’enfuient de nuit, et la ville est prise le 6 septembre : la garnison est massacrée et les protestants expulsés[39] : ils se réfugient à Lyon. Après l’édit de pacification d’Amboise (mars 1563), ils sont reconduits sous escorte armée[40] par le comte de Tende, gouverneur de Provence, et Paulon de Mauvans, capitaine protestant.

En 1567, la ville est à nouveau assiégée et prise, par les protestants[39]. Les catholiques Carcès et Sommerive échouent à la reprendre[37], mais les protestants leur restituent cependant. De la même façon, au printemps 1585, les Ligueurs tentent un coup de main contre la ville, sans succès[41].

C'est alors que Jehan Sarrazin est chargé de renforcer la place, et construit la citadelle actuelle de 1589 à 1612[35].

L’épidémie de peste de 1628-1630 touche Sisteron, apportée soit par un muletier transportant du chanvre, soit par le régiment de Picardie[42]. La fosse contenant des corps passés à la chaux découverte en 1938 au pont du Gournias doit dater de cette épidémie[43].

Sur l'ordre de Richelieu, le prince Jean Casimir de Pologne est accusé de complot contre la France et est enfermé en 1639 dans le donjon de la citadelle : c’est le début de la carrière de prison politique de la citadelle.

En 1720, pour empêcher l’extension de la peste de Marseille, un cordon sanitaire est établi sur le Jabron. Des barrières gardées par des soldats du régiment de Poitou sont placées sur les ponts du Jabron et du Gournias[44]. Un corps de garde destiné au logement des soldats a été construit à proximité de Notre-Dame du Signavous[45].

La ville est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution[46].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Alors que des émeutes avaient éclaté en mars 1789 à Sisteron, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France, par peur du complot des aristocrates désirant recouvrer leurs privilèges. Des rumeurs de troupes en armes dévastant tout sur son passage se propagent à grande vitesse, provoquant des prises d’armes, l’organisation de milices et des violences anti-nobiliaires. Cette Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Sisteron et sa région le 30 juillet 1789 avant de se propager vers Digne[47]. La ville, dotée d’une garnison, joue un rôle clé dans la solidarité qui s’organise alors : les communautés villageoises voisines se réfugient avec meubles et bétail dans la place forte ; l’arsenal est mis à contribution pour armer les hommes et former une milice bourgeoise, bientôt renommée garde nationale. Elle fournit aussi des munitions à Manosque qui lui en fait la demande[48].

Dès le 2 août, l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[48].

L’évêché est supprimé en 1790. La création d’une société patriotique connait de multiples rebondissements[49]. Des émeutes sont provoquées par les royalistes le 17 mai 1792[50]. Cependant, une part importante de la population soutient la Révolution : il y avait 137 adhérents à la société révolutionnaire en 1793[51]. Un cercle d’opposition, Deus probidebit, se crée. Environ 40 % de la population masculine fréquente la société populaire[52].

De 1790 à 1800, la ville est le siège du District de Sisteron.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, Sisteron se dote d’école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède une seule, installée au chef-lieu[53]. Comme la loi Falloux (1851) l’y oblige, une école de filles est aussi ouverte[54]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[55]. Sisteron comptait également une salle d’asile (école maternelle)[56].

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra : elle cause 18 morts du 23 août au 5 septembre[57].

La citadelle est déclassée en 1889[58] et devient propriété de la commune.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Troisième République recherche des lieux d’internement pour les « indésirables ». La municipalité de Sisteron propose la citadelle, où sont internés des prisonniers politiques (communistes, anarchistes), que le régime de Vichy maintient enfermés pour la durée de la guerre[59].

Dans les années suivantes, 22 juifs sont arrêtés à Sisteron avant d’être déportés[60].

Le 15 août 1944, premier jour du Débarquement de Provence, les B-26 Marauder français et des forteresses volantes américaines du 42th Bomber Wing tentent de couper le pont ferroviaire et les ponts routiers qui enjambent le Buëch et la Durance[réf. nécessaire]. La météo n'est pas très favorable. Les accès sont atteints, mais les ponts ne sont pas détruits. Le wing de l’USAAF, forcé à une manœuvre d'évitement après son premier passage, se libère des bombes non larguées et plusieurs tombent sur la ville. Le 17 août, une formation de B-26 français revient sur les lieux et réussit cette fois à endommager le pont routier et surtout, à détruire le pont ferroviaire au nord de la ville[61]. Le résultat de ces bombardements alliés : une grande partie de la ville fut détruite et la citadelle gravement endommagée, cent morts, trente disparus[62] et deux cents blessés[réf. nécessaire]. La ville est libérée deux jours plus tard par la Task force du général Butler[62],[61] (36e division d’infanterie (US)) venant de Riez. Le lendemain, la colonne américaine se dirige sur Gap et Aspres-sur-Buëch, libérées le 20[61].

En 1962, un hameau de forestage est construit pour héberger les réfugiés harkis qui sont employés par l’administration des Eaux et Forêts[63].

Symboles[modifier | modifier le code]

Blason

Blasonnement :
De gueules, à un grand S couronné, accompagné de deux fleurs de lis posées une à chaque flanc, et en pointe de deux annelets, tous d'or[64]

Voir ici une autre représentation du blason de Sisteron

La devise de Sisteron est Tuta montibus et fluviis (Protégée par les montagnes et les fleuves)[65]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les oliviers de la commune peuvent produire l'huile d'olive de Provence AOC[66]. L'élevage ovin aux alentours de Sisteron est distingué par le Label rouge Agneau de Sisteron[67].

La culture de l’olivier est encore pratiquée dans la commune. Ainsi, en 2005, on compte encore 73 ha plantés de 3 066 arbres[68], de la variété Tanche[69].

Industrie[modifier | modifier le code]

Usine Sanofi.

Au nord de la ville se situe l’usine Sanofi-Aventis, spécialisée dans la chimie fine et qui produit des principes actifs à usage pharmaceutique. Elle emploie 656 salariés[70]. C’est le principal employeur de la commune.

L’usine hydroélectrique et le barrage de St-Lazare sont une partie des aménagements faits sur la Durance par EDF.

Les abattoirs, dont une des spécialités est l’abattage d’agneaux Label rouge, sont un autre secteur moteur de l’économie locale. Plusieurs PME des environs (à Sisteron et Mison) transforment et commercialisent les produits de l’abattage :

  • tout d’abord l’Abattoir de Sisteron, spécialisé dans le mouton, qui emploie 56 salariés[71] ;
  • Dufour Sisteron, négociant de viande, également actif dans le secteur de la découpe, emploie 49 salariés aux abattoirs de Gap et Sisteron[72] ;
  • Alpes Provence agneaux, actif dans le commerce de viande de mouton, emploie 25 salariés[73] ;
  • Giraud et fils, négociant en viandes diverses, emploie 20 salariés[74]. Il fait également de la transformation (charcuterie et confiserie) et a reçu une Victoire de l'entreprise (décernée par le conseil général) en 2013[75].

Le BTP est également représenté par plusieurs PME assez importantes :

  • Gardiol TP, avec 120 salariés[76] ;
  • Minetto, avec 105 salariés[77] ;
  • Garcin, BTP, 21 salariés[78] ;
  • on peut aussi ajouter l’entreprise Sudalpes, négociant en matériel de BTP, qui relève des activités de services mais évidemment dépendant de ce secteur d’activité, et qui emploie 34 salariés[79].

Activités de services[modifier | modifier le code]

La ville possède un aérodrome géré par la Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence sur la commune de Vaumeilh. On y trouve deux sociétés Networds, fabricant de décorations adhésives et stickers haute qualité pour aviation et aviation legére, et Electravia.

Les concessionnaires automobiles sont également de gros employeurs :

  • DAGA, revendeur des véhicules Mercedes-Benz, emploie 47 salariés[80] ;
  • le garagiste et négociant automobile Alpes Sud emploie 23 salariés[81].

Alpes nettoyage et entretien emploie 75 personnes[82].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plan d'eau de Sisteron

Important lieu de passage entre le bassin méditerranéen et les Alpes, Sisteron a une activité touristique principalement estivale. La présence d'un plan d'eau sur les bords de la Durance renforce son attrait.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Joseph Latil   député aux États généraux de 1789
1805 1823 Jean Joseph de Gombert    
         
1900 1924 Félix Thélène   Conseiller général
mars 1924 mars 1941 Émile Paret SFIO Conseiller général
         
mars 1944 mai 1956 Émile Paret[83] Résistant/SFIO ancien Résistant, se présente sous cette étiquette en mai 1945.
mai 1956 mars 1977 Élie Fauque SFIO puis PS Conseiller général
mars 1977 mars 1979 Pierre Lanza PS  
mars 1979 mars 1983 André Roman PS  
mars 1983[84] réélu en 2014 Daniel Spagnou[85] RPR puis UMP[86],[87] Ancien député des Alpes-de-Haute-Provence, ancien conseiller général et régional

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Sisteron (mandature 2008-2014)[88]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Union pour faire gagner Sisteron » UMP Daniel Spagnou 24 Majorité
« Bougeons la ville ensemble  » DVG Jean-Louis Clément 5 Opposition
Conseil municipal de Sisteron (mandature 2014-2020)[89],[90]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« La force du rassemblement pour Sisteron » UMP Daniel Spagnou 25 Majorité
« Un nouvel élan à Sisteron » PS Jean-Philippe Martinod 3 Opposition
« Renouveau citoyen à gauche  » FG Cyril Derdiche 1 Opposition

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de neuf établissements d’enseignement :

La ville est également siège de deux circonscriptions d’enseignement, Sisteron (jusqu’à la vallée de l’Ubaye) et Sisteron-Sud.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Sisteron est classé trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sisteron est jumelée à trois villes d'Europe :

Démographie[modifier | modifier le code]

Le nom de ses habitants est Sisteronais[2],[95].

En 2011, Sisteron comptait 7408 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Sisteron). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1319 1471 1716 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
1 400 feux 280 feux 6 094 3 265 4 000 3 891 3 642 4 125 4 429 4 546
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
3 844 4 392 4 576 4 509 4 338 4 210 4 575 4 280 3 974 3 864
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
3 996 3 905 3 874 3 702 3 575 3 341 3 354 3 302 3 378 3 432
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2011 -
4 070 5 325 6 289 7 243 6 470 6 594 6 964 7 251 7 408 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[35] (Niel pour 1716[96]), EHESS[97], Insee à partir de 1968[98],[99],[100])


Histogramme de l'évolution démographique

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de Sisteron a une superficie de 50,25 km2 et une population de 7 288 habitants.

Rang Population Superficie Densité
Drapeau de la France France 1363e 1041e 5666e
Blason de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Provence-Alpes-Côte d'Azur 114e 151e 230e
Blason du département des Alpes-de-Haute-Provence Alpes-de-Haute-Provence 3e 31e 8e
Arrondissement de Forcalquier 2e 5e 5e
Canton de Sisteron 1re 1re 1re

Santé[modifier | modifier le code]

Il existe à Sisteron un hôpital dépendant du centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud dont le siège est à Gap[101].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Concours des villes et villages fleuris[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[102]

Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

  • La bibliothèque municipale
  • Le musée municipal Terre et Temps
  • L'écomusée du pays de Sisteron

Les Nuits de la citadelle[modifier | modifier le code]

Le festival les Nuits de la Citadelle est l'événement important du paysage culturel sisteronais. Depuis plus de cinquante ans, le théâtre de verdure de la Citadelle accueille des spectacles de théâtre, danse ou musique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Considéré comme exceptionnel, le site de la citadelle est classé dès 1925, sur une superficie de 7 hectares. Le classement concerne à la fois la citadelle, le rocher qui la porte, les bois et terrasses, et la perspective sur la ville et la citadelle[103].

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

La citadelle de Sisteron, classée monument historique[104] est l'œuvre d'un précurseur de Vauban, Jean Érrard, ingénieur d’Henri IV. De sa position élevée on découvre un superbe panorama sur la ville et la vallée de la Durance. La tour de l'Horloge servit de prison. La vue plonge sur la ville basse et se porte, au Nord, jusqu'aux montagnes de Laup et d'Aujour qui ferment le bassin de Laragne.

Sauvées de la destruction par Prosper Mérimée, cinq tours subsistent de l'enceinte construite en 1372-1373, arrondies vers l’extérieur et ouvertes face intérieur de la ville[105], avec des portions de muraille, éléments classés monuments historiques[106]. Ces cinq tours portent chacune un nom :

  • "La tour du Fort" au pied de la Citadelle.
  • "La tour des Gents d’Arme" à proximité de la Poste, la seule ayant été habitée et possédant un toit.
  • "La tour de La Médisance" à proximité de la Cathédrale, qui a conservé l'escalier intérieur qui donnait accès aux galeries de bois (hourds) prenant appui sur les corbeaux qui les couronnent et les brodent aujourd'hui.
  • "la tour Notre-Dame"
  • "La tour de la porte Sauve" car cette tour juxtaposait la porte par laquelle s’enfuirent 1 millier de protestants en 1591.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Les vieilles maisons de Sisteron

La vieille ville compte plusieurs vieilles maisons[107] :

  • rue Mercerie, une maison aux baies géminées et dotée d’arches brisées, et dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux (XIVe siècle) ; quelques-uns de ces éléments sont inscrits[108] ;
  • hôtel de la Baume, reconstruit en 1946, conserve du début du XIVe une baie géminée et un chapiteau ;
  • quelques maisons des XVe et XVIe siècles rue de la Pousterle ;
  • rue Droite, une maison du début du XVIIe siècle à la belle porte sculptée.

L’hôpital remonte à la création de l’hospice de charité en 1705 par Guillaume de Saint-Donat. Agrandi plusieurs fois, ses façades ont été refaites et ne présentent plus d’éléments d’origine[109]. Ses façades et ses toitures sont néanmoins inscrites[110].

Deux bâtiments témoignent de la prospérité de la Belle Époque :

  • la caisse d’Épargne : l’avant-corps est orné d’un fronton brisé à ailerons brisés, entre lesquels est placé le blason de la ville. Il est surmonté d’une couronne et de cornes d'abondance ;
  • l’immeuble Civatte, Place du Général de Gaulle, comporte de nombreux détails ornementaux soignés : moulures, sculptures, ferronnerie[111].

Le pont de la Baume est long de 40 m, et large de 6 ; il repose sur une arche de 28 m de portée. Sa dernière reconstruction date de 1945, après que le précédent a été détruit par les bombardements alliés[112]. Ce pont précédent datait de 1365[112],[113] (réparé en 1501[113]). Le 7 avril 1879, après une période de fortes pluies, un mur d’une culée s’effondre. Les travaux durent jusqu’en 1886, et restituent un pont plus large et plus léger (avec des parties évidées). Il est également doté de fourneaux de mine, pour le saboter en cas d’invasion[114]. Il remplaçait un pont plus ancien dont des traces subsistent[112],[113].

Le pont sur le Buëch, proche du confluent avec la Durance, date de 1727. Il est élargi en 1865 par des arcs en cornes de vaches sur les avant et arrière-becs, puis en 1975 par une dalle posée en encorbellement. Il repose sur trois arches en plein cintre, de 22,8, 12 et 12 m, pour une longueur totale de 56 m, une largeur de 4,3 m à l’origine, 7,4 m en 1865 et 9 m actuellement. Ce pont remplace un ancien pont construit en 1202, et réparé en 1399[115].

Le château de la Cazette, à proximité de ce pont, au plan en U, date de la fin du XVIIe, et succède à un ancien rendez-vous de chasse[116]. Tout autour de la ville, on trouve d’autres résidences seigneuriales :

  • le château de Sainte-Euphémie (XVIIe) ;
  • le château de Beaulieu ;
  • le château de Servoules ;
  • le château de Haute-Rive ;
  • le château de Sainte-Ursule ;
  • d’autres châteaux à Valernes, Noyers-sur-Jabron et Valbelle[117].

Art religieux[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'ancienne chapelle (XIIIe siècle), dans la partie la plus ancienne de la citadelle, détruite par le bombardement allié du 15 août 1944 (jour du débarquement de Provence), sont encore visibles.

La cathédrale Notre-Dame des Pommiers
Vue panoramique sur le rocher de la Baume, Saint-Dominique et la Durance

Place Général de Gaulle, l’église Notre-Dame des Pommiers, ancienne cathédrale, qui se rattache à l’art roman provençal, est remarquable pour son beau vaisseau très sombre, dépourvu de transept. Comme c’est fréquent dans les édifices provençaux, une coupole sur trompes s'élève à l'entrée du chœur. C’est un édifice classé monument historique[118]

Outre son ancienne cathédrale, Sisteron conserve plusieurs chapelles sur sa commune, ainsi que les vestiges d'anciens couvents désaffectés sous la Révolution.

Chapelles (servant au culte ou ayant une autre fonction) :

  • chapelle Saint-Marcel, à la Baume, dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle, classée monument historique[119], [120] ;
  • chapelle Saint-Domnin (XIIIe siècle) : la nef est voûtée en berceau, le chœur voûté d’arêtes, avec une travée romane qui ouvre dans le chœur, à gauche (ce dernier élément est plus ancien, et date de la fin du XIe siècle ou du XIIe siècle)[121] ;
  • chapelle de l'ancien hospice de la Charité, dont le chœur est orné de fausses ogives, à but décoratif (1713-1720[122]) et de boiseries fin XVIIe ou début XVIIIe siècle, finement et richement sculptées[123] ;
  • chapelle de l'ancienne résidence des évêques de Sisteron (occupée actuellement par deux commerces).

Vestiges d'anciens couvents (les éléments subsistant sont mentionnés entre parenthèses) :

  • couvent des Clarisses (ou abbaye Sainte-Claire) (chapelle toujours liée au culte) ;
  • couvent des cordeliers : il n’en reste que le chevet plat du chœur, percé de trois hautes baies, une travée voûtée d’ogives, et deux arches ogivales, intégrés dans divers bâtiments (XIIIe et XIVe siècles[124]) ;
  • Place Général de Gaullle : couvent de la Visitation (ou des visitandines) : il reste la chapelle du XVIIe siècle[122] abritant le musée Terre et Temps et anciens bâtiments conventuels reconvertis en maison de retraite. Ce bâtiment en U, à deux étages, est construit derrière la cathédrale en 1631 ; il possède un cloître entouré d’arcades[125]. L’ensemble est un monument historique inscrit[126] ;
  • couvent des capucins (rares vestiges) ;
  • couvent des ursulines (maison d'habitation) ;
  • couvent des missionnaires de la Croix (abritant l'école de musique).

Couvent des dominicains[modifier | modifier le code]

Rue du Couvent : du couvent des Dominicains, il reste l’église et les vestiges du cloître servant de cadre au festival des Nuits de la Citadelle. Fondé par la comtesse de Provence Béatrix de Savoie, sa première pierre est posée en décembre 1248 et la première messe dite en 1252. L’église est en très mauvais état après le siège de Sisteron par Sommerive, mais le service reprend en 1581, avant que l’église soit complètement réparée en 1684[127]. Un bas-côté de deux travées est ajouté à la fin XVIIe siècle. D’importantes réparations ont eu lieu dans les années 1960[128].

L’église, monument classé[129], est l’une des plus grandes églises gothiques du département, construite au XIIIe siècle[127] : elle mesurait 15,5 m de large pour 45 ou 47 m de long. La nef, longue de 36 m et placée entre deux bas-côtés, débouchait dans le chœur long de 11 m[130]. Actuellement, seuls subsistent le chœur, la dernière travée de la nef, deux travées du bas-côté nord, la façade occidentale et une partie des murs, ainsi que le clocher, de style roman[128].

Musées[modifier | modifier le code]

Un musée archéologique a été fondé en 1949[131]. Le musée Terre et temps possède une collection de cadrans solaires de poche, dont certains appartenaient à des bergers[132].

Un musée associatif de l’école d’autrefois est installé dans une ancienne école[133].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Une particularité architecturale de Sisteron est de regrouper plusieurs andrones, passages étroits et couverts[134].

Sisteron dans les arts[modifier | modifier le code]

Le peintre anglais William Turner passe à Sisteron en 1836 et prend la ville pour sujet à l’occasion de son unique passage dans les Alpes du Sud. Il réalise plusieurs dessins et aquarelles[135].

Trois œuvres du peintre et sculpteur Alfredo Lombardo, qui déchire le métal pour faire vivre ses œuvres, et qui a participé à de nombreuses expositions au côté de César Baldaccini, Jean Amado, Charles Floutard et bien d'autres, sont exposées dans la ville  :

  • un coq en bronze de 1,50 ml nommé Chante-clerc (acquisition de la ville);
  • une seconde nommée Équilibre d'une hauteur de 3 m environ (acquisition de la ville);;
  • et une troisième nommée Projection dans l'espace d'une hauteur de près de 5 mètres.(acquisition de la ville);

Sa galerie atelier personnel est située à Sisteron est ouverte aux artistes de la région et aux artistes internationaux.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jean-Baptiste d'Ornano

Artistes[modifier | modifier le code]

Militaires, politiques[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Joseph Philippe François Deleuze (1753-1835), naturaliste, créateur du Muséum royal de Paris
  • Jean Aimé Édouard de Laplane (1774-1870), membre de l'Institut et de plusieurs Sociétés savantes françaises et étrangères, écrivit plusieurs ouvrages sur la société et l'époque, ainsi que l’"Histoire de Sisteron", de l’époque romaine à la Révolution.
  • Gustave Tardieu (1851-1932), pharmacien, physicien, géologue, archéologue et historiographe local, se passionna pour l'étude géologique, géographique et historique de la région sur laquelle il écrivit plusieurs ouvrages.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Jules Carron (Carron ou Garron) est le millionième prisonnier de la Seconde Guerre mondiale libéré.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Les pages 458 à 476 de la Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence sont consacrées à Sisteron. Voir Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 118-119
  • Vauban en Haute-Provence (Colmars-les-Alpes, Entrevaux, Saint-Vincent-les-Forts, Seyne-les-Alpes, Sistéron), Dignes, Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence,‎ 1984, 56 p.
    Annales de Haute-Provence, Bulletin n°296. Sistéron : pp. 47 à 52
  • Paul Maudonnet et Pierre Colomb, Sisteron et le pays sisteronais, Gennes (49350), Editions des Naulets et ATM
    Préface de jacques Thirion

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  2. a et b Roger Brunet, « Canton de Sisteron », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  3. a, b et c Le climat de Sisteron
  4. « Relevé météo de Sisteron », MSN Météo
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 28 août 2012
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  8. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 72
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  15. Préfecture des Hautes-Alpes, Plan particulier d'intervention du barrage de Serre-Ponçon, version de 2012, p. 34
  16. Préfecture des Hautes-Alpes, PPI du barrage de Serre-Ponçon, p. 14
  17. Préfecture des Hautes-Alpes, PPI du barrage de Serre-Ponçon, p. 40
  18. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 28 août 2012
  19. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Sisteron », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 28 août 2012
  20. BRGM, « fiche 40033 », Sisfrance, consultée le 28 août 2012
  21. BRGM, « fiche 40045 », Sisfrance, consultée le 28 août 2012
  22. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consultée le 28 août 2012
  23. BRGM, « fiche 40081 », Sisfrance, consultée le 28 août 2012
  24. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 459
  25. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 249-250
  26. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), § 2420
  27. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p. 268-269.
  28. Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. ISBN 2-906162-73-6, p. 24
  29. a et b Géraldine Bérard, Carte archéologique, op. cit., p. 459
  30. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  31. Daniel Thiery, « Sisteron », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 28 août 2012
  32. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  33. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 5
  34. Une plaque commémorative de cet événement est fixée sur le mur arrière du bâtiment de l'ancien couvent, avenue du Gand.
  35. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 201
  36. Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 34
  37. a et b Yvette Isnard, op. cit., p. 35
  38. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 196
  39. a et b « XVe journée archéologique », dans Annales de Haute-Provence no 308, 2e trimestre 1989, p. 17
  40. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 250
  41. Jacques Cru, op. cit., p. 202
  42. Jean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, p. 8
  43. Joly, op. cit., p. 9
  44. Joly, op. cit., p. 26
  45. Joly, op. cit., p. 18
  46. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 107
  47. Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  48. a et b G. Gauvin, « La grande peur dans les Basses-Alpes », Annales des Basses-Alpes, tome XII, 1905-1906
  49. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 291, 301, 303 et 320
  50. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 15
  51. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 148
  52. Alphand, op. cit., p. 320
  53. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  54. Labadie, op. cit., p. 16.
  55. Labadie, op. cit., p. 11.
  56. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées labadie23.
  57. Pierre Colomb, « L'épidémie de choléra de 1884 », Annales de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique et littéraire de Haute-Provence, no 320, 3e trimestre 1992, p. 207-208
  58. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Éditions Horvath, Lyon, 1994. (ISBN 2-7171-0917-X), p. 107
  59. Jean-Marc Delpech, « Préface », L’Enfer du bagne, Libertalia, 2009. Postface d'Albert Londres (ISBN 978-2-918059-02-8), p. 7
  60. AJPN, « Département des Alpes-de-Haute-Provence en 1939-1945 », Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France, consulté le 25 mai 2012
  61. a, b et c Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 251
  62. a et b Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 5
  63. Abderahmen Moumen (dir.), "Ils arrivent demain"- Ongles, village d'accueil des familles d'anciens Harkis, 1962-1971, éd. Mairie d'Ongles, 2008, (ISBN 9782917395035), p. 42.
  64. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  65. Provence - Édition Michelin (ISBN 9782067138667)
  66. Huile d'olive de Provence AOC sur le site de l'Institut National des Appellations d'Origine
  67. Label rouge : Agneau de Sisteron
  68. Réparaz, op. cit., p. 60
  69. André Pinatel, « L'olivier et la nouvelle politique agricole commune dans les Alpes-de-Haute- Provence (Note) », Méditerranée, Tome 83, 1-2-1996. « Aspects de l'évolution des espaces ruraux et agricoles méditerranéens ». p. 67-68.
  70. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Sanofi Chimie, consultée le 22 septembre 2012
  71. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Abattoir de Sisteron, consultée le 20 septembre 2012
  72. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, SA Dufour Sisteron, consultée le 20 septembre 2012
  73. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Alpes Provence agneaux, consultée le 20 septembre 2012
  74. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Ets Giraud et fils - Viandes en gros, consulté le 24 septembre 2012
  75. « Des entreprises à l'honneur », Alpes-de-Haute-Provence, no 109, janvier 2013, p. 11
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  77. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Minetto, consultée le 20 septembre 2012
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  121. Raymond Collier, op. cit., p. 146-147
  122. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 189
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  124. Raymond Collier, op. cit., p. 178
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