Sisteron

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Sisteron

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Sisteron#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Sisteron
(chef-lieu)
Code Insee abr. 04209
Code postal 04200
Maire
Mandat en cours
Daniel Spagnou
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais
Démographie
Population 7 251 hab. (2006)
Densité 144 hab./km²
Gentilé Sisteronais
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 11′ 28″ Nord
         5° 56′ 50″ Est
/ 44.1911111111, 5.94722222222
Altitudes mini. 448 m — maxi. 1 145 m
Superficie 50,25 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Sisteron (en occitan vivaro-alpin et en occitan provençal : Sisteron [sisteˈɾuⁿ] selon la norme classique ou Sisteroun [sisteˈɾuⁿ] selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Sisteronais -ses[1].

Le nom de Sisteron se prononce [sistəʀɔ̃] avec un [ə] prononcé comme dans «venir».

Sommaire

[modifier] Géographie et généralités

Sisteron - Le rocher de la Baume

Sisteron se situe à 485 m d'altitude, sur les rives de la Durance, à 45km de Forcalquier, à 133 km de Marseille, à 145 km de Grenoble et à 180 km de Nice.

La ville occupe une position privilégiée, proche du confluent du Buëch et de la Durance, à l’endroit où cette dernière franchit la cluse de la Baume, sur un site facile à fortifier. Le site de Sisteron est un site-pont, le seul où un pont subsista de façon durable sur la Durance, de l’Antiquité au XIXe siècle.

Surnommée « la Porte de la Provence », elle confine au Dauphiné. Elle possède de nombreux monuments dont sa citadelle, face au rocher de la Baume dont les strates sont presque verticales, une cathédrale du XIIe siècle, Notre-Dame des Pommiers, cinq tours, plusieurs chapelles et les vestiges d'anciens couvents. C'est une ville qui accueille de nombreux touristes attirés par son climat méditerranéen, avec une moyenne annuelle de 300 jours de soleil, son patrimoine riche et varié, son plan d'eau ou son aérodrome.

[modifier] Transports

La commune est dotée d'une gare ferrovière desservie par les TER de la ligne Marseille - Briançon, ainsi que d'une gare routière.

Traversée par la départementale 4085 (route Napoléon), Sisteron est aussi desservie par l'A51 (tronçon Marseille-Gap), avec deux gares de péages (Sisteron nord et Sisteron sud).

Un tunnel, ouvert à la circulation en 1957, a été percé sous la butte portant la citadelle. Tout en facilitant la traversée de cette ville de passage, il a permis de préserver tout son cachet ancien.

[modifier] Communes voisines

Rose des vents Mison Valernes Saint-Geniez Rose des vents
Noyers-sur-Jabron N Entrepierres
O    Sisteron    E
S
Valbelle Château-Arnoux-Saint-Auban Salignac
Volonne
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Histoire

[modifier] Toponymie

Dans l’Antiquité, le nom de la ville est Segusterone ou Segusteronem ; il devient civitas Segesteriorum, puis Segisterico en 739 ; on trouve in comitatu... Sistericense au début du VIIIe siècle[2].

Ce nom du village fait l’objet d’interprétations différentes :

  • selon Charles Rostaing, il est construit sur la racine *Seg, désignant une colline [3] ;
  • selon Ernest Nègre, il est construit avec le gaulois Sego-, fort, suivie d’un comparatif, ce qui lui donne le sens de plus fort (sans que cette interprétation soit assurée)[4].

La commune a longtemps été surnommée Rouocha Enchabanaïa, la roche embrumée[5]. Sur tout le territoire de la commune ont été faites de nombreuses découvertes archéologiques datant de la Préhistoire et de l’Antiquité.

[modifier] Antiquité

La ville, appartenant probablement au peuple gaulois des Sogiontii[6], dépendant des Voconces, tire depuis toujours son importance de la traversée de la Durance : les Romains font passer la voie domitienne (Via Domitia) qui reliait l'Italie à l'Espagne par le col du Montgenèvre à Sisteron.

Un tombeau monumental de la fin du Ier siècle a été découvert en 1946, lors de la reconstruction de la ville, orné de sculptures (masques des quatre vents, statue d’une muse en marbre, et urnes funéraires)[7].

La ville est élevée au rang de civitas de la province des Alpes-Maritimes entre le IIe siècle et la fin du IVe siècle[8] et devient siège du diocèse de Sisteron au VIe siècle.

[modifier] Moyen Âge

Au Moyen Âge, la ville est une place forte des comtes de Forcalquier au XIe siècle, propriété des comtes de Provence, elle est pour ces derniers la frontière du nord.

C'est à Sisteron, au couvent des cordeliers, que Raimond-Bérenger V, comte de Provence, signe au XIIIe siècle le testament par lequel il attribue le comté de Provence à l'une de ses quatre filles, Béatrice, future femme de Charles d'Anjou, frère de saint Louis. De là datent les droits des rois de France sur la Provence.

Après le milieu du XIIIe siècle, les Templiers possédaient une maison à Sisteron, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie. Cette maison appartenait auparavant aux frères pontifes, qui avaient demandé leur rattachement au grand ordre[9]. Les comtes de Provence, puis ceux de Forcalquier, envisagèrent un temps de leur confier la garde du château[10].

Léguée en 1483 à Louis XI, la Provence rejoint le royaume de France.

[modifier] Guerres de religion

De 1562 à 1594 les guerres de religion voient les protestants et les catholiques se disputer la ville et sa forteresse. La ville est assiégée par les catholiques de Sommerive, lieutenant général du roi, en 1562[11], défendue par son père le comte de Tende, Paulon de Mauvans et 5000 hommes. Les chefs protestants s’enfuient de nuit, et la ville est prise le 6 septembre : la garnison est massacrée et les protestants expulsés[12] : ils se réfugient à Lyon. Après l’édit de pacification d’Amboise (mars 1563), ils sont reconduits sous escorte armée[13] par le comte de Tende, gouverneur de Provence, et Paulon de Mauvans, capitaine protestant.

En 1567, la ville est à nouveau assiégée et prise, par les protestants, qui la rendent peu après aux catholiques[14].

Au printemps 1585, les Ligueurs tentent un coup de main contre la ville, sans succès[15].

C'est alors que Jehan Sarrazin renforce et imagine la citadelle actuelle.

[modifier] XVIIe et XVIIIe siècles

Sur l'ordre de Richelieu, le prince Jean Casimir de Pologne est accusé de complot contre la France et est enfermé en 1639 dans le donjon de la citadelle.

La ville est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution[16].

Un important moulin à papier est construit en 1638, sur le Jabron ; modernisé plusieurs fois, il est doté d’une haute cheminée de briques au XIXe siècle et fonctionne jusqu’après la Seconde Guerre mondiale[17]. À la fin du XVIIIe siècle, Pierre Claude Nicollas construit ce qui aurait pu être un important établissement industriel, la papeterie de Servoules : le bâtiment fait 120 m de long sur 30 de large, et bénéficie des techniques les plus en pointe. Mais, ouvert en 1788, il fait faillite et ferme ses portes en 1802[18].

[modifier] Révolution française

L’évêché est supprimé en 1790. La création d’une société patriotique est proposée en avril 1791, puis rapidement dissoute sur l’intervention des réactionnaires (22 mai)[19], avant d’être recréée un an plus tard[20]. Des émeutes sont provoquées par les royalistes le 17 mai 1792[21]. Cependant, une part importante de la population soutient la Révolution : il y avait 137 adhérents à la Société révolutionnaire en 1793[22] (affiliée au club des Jacobins de Paris le 10 octobre 1794[23]) et un cercle d’opposition, Deus probidebit. Environ 40 % de la population masculine fréquente la société populaire[24]. Le 5 frimaire an III, elle est épurée par le représentant en mission Gauthier[25].

[modifier] XIXe siècle

En 1829, la construction d’un pont suspendu vient doubler l’antique pont de la Baume. Sa construction s’achève en 1833, mais les chaînes de suspension rompent lors de l’épreuve de charge (avec 10 m³ de gravier en sacs déposés sur le tablier). Il est finalement mis en service en 1836 ; son tablier mesure 114 m de long[26].

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra : elle cause 18 morts du 23 août au 5 septembre[27].

La citadelle est déclassée en 1889[28].

[modifier] Seconde Guerre mondiale

Le 15 août 1944, les B26 « Marauder » français et des « forteresses volantes » américaines du 42th Bomber Wing tentent de couper le pont ferroviaire et le pont routier qui enjambent la Durance. La météo n'est pas très favorable. Les accès sont atteints, mais les ponts ne sont pas détruits. Le Wing de l'USAAF, forcé à une manœuvre d'évitement après son premier passage, se libère des bombes non larguées et plusieurs tombent sur la ville, dont une bombe qui tombe dans l’église en pleine messe mariale. Le 17 août, une formation de B-26 français revient sur les lieux et réussit cette fois à détruire les objectifs avec succès. Le résultat de ces bombardements alliés : une grande partie de la ville fut détruite et la citadelle gravement endommagée, cent personnes tuées et deux cent blessées.

En 1959, le pont suspendu, vieux de 123 ans, est fermé, après avoir subi de grosses réparations en 1899 et 1919. Il est remplacé par le pont-barrage de l’Escale[29].

[modifier] Héraldique

Blasonnement :
De gueules, à un grand S couronné, accompagné de deux fleurs de lis posées une à chaque flanc, et en pointe de deux annelets, tous d'or[30]

Voir ici une autre représentation du blason de Sisteron

[modifier] Devise

Tuta montibus et fluviis (Protégée par les montagnes et les fleuves)[31]

[modifier] Économie

[modifier] Agriculture

L'élevage ovin aux alentours de Sisteron est distingué par le Label rouge Agneau de Sisteron[32].

[modifier] Industrie

[modifier] Tourisme

Plan d'eau de Sisteron

Important lieu de passage entre le bassin méditerranéen et les Alpes, Sisteron a une activité touristique principalement estivale. La présence d'un plan d'eau sur les bord de la Durance renforce son attrait.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1789 Joseph Latil député aux États généraux de 1789
mars 1977 mars 1979 Pierre Lanza PS
mars 1979 mars 1983 André Roman PS
mars 1983 en cours (2008) Daniel Spagnou[33] RPR puis UMP Député des Alpes de Haute-Provence

[modifier] Démographie

Population sous l’Ancien Régime
Date 1716 1760
Population [34] 6094 3265
Évolution démographique
(Source : INSEE[35])
1809 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3489 5 325 6 289 7 243 6 470 6 594 6 964 7 251[36]
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Santé

Il existe à Sisteron un hôpital dépendant du centre hospitalier de intercommunal des Alpes du Sud dont le siège est à Gap.

[modifier] Culture

  • La bibliothèque municipale
  • Le musée municipal Terre et Temps
  • L'écomusée du pays de Sisteron

[modifier] Les Nuits de la citadelle

Le festival Les Nuits de la citadelle est un événement important dans le paysage culturel sisteronais. Depuis plus de cinquante ans, le théâtre de verdure de la Citadelle accueille des spectacles de théâtre, danse ou musique.

[modifier] Concours des villes et villages fleuris

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[37]

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Architecture militaire

La citadelle de Sisteron, classée monument historique[38] est l'œuvre d'un précurseur de Vauban, Jean Érrard, ingénieur d’Henri IV. De sa position élevée on découvre un superbe panorama sur la ville et la vallée de la Durance.

La tour de l'Horloge servit de prison. La vue plonge sur la ville basse et se porte, au Nord, jusqu'aux montagnes de Laup et d'Aujour qui ferment le bassin de Laragne.

Les vestiges de quatre tours subsistent de l'enceinte construite en 1372-1373, arrondies vers l’extérieur et ouvertes face intérieur de la ville[39], avec des portions de muraille, éléments classés monuments historiques[40].

[modifier] Architecture civile

La vieille ville compte plusieurs vieilles maisons[41] :

  • rue Mercerie, une maison aux baies géminées et dotée d’arches brisées, et dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux (XIVe siècle) ; quelques uns de ces éléments sont inscrits[42] ;
  • hôtel de la Baume, reconstruit en 1946, conserve du début du XIVe une baie géminée et un chapiteau ;
  • quelques maisons des XVe et XVIe siècles rue de la Pousterle ;
  • rue Droite, une maison du début du XVIIe à la belle porte sculptée.

L’hôpital remonte à la création de l’hospice de charité en 1705 par Guillaume de Saint-Donat. Agrandi plusieurs fois, ses façades ont été refaites et ne présentent plus d’éléments d’origine[43]. Ses façades et ses toitures sont néanmoins inscrites[44].

Deux bâtiments témoignent de la prospérité de la Belle Époque :

  • la caisse d’Épargne : l’avant-corps est orné d’un fronton brisé à ailerons brisés, entre lesquels est placé le blason de la ville. Il est surmonté d’une couronne et de cornes d'abondance ;
  • l’immeuble Civatte, place de la cathédrale, comporte de nombreux détails ornementaux soignés : moulures, sculptures, ferronnerie[45].

Le pont de la Baume est long de 40 m, et large de 6 ; il repose sur une arche de 28 m de portée. Sa dernière reconstruction date de 1945, après que le précédent ait été détruit par les bombardements alliés[46]. Ce pont précédent datait de 1365[46],[47] (réparé en 1501[47], arche reconstruite en 1882), et remplaçait un pont plus ancien dont des traces subsistent[46],[47].

Le pont sur le Buëch, proche du confluent avec la Durance, date de 1727. Il est élargi en 1865 par des arcs en cornes de vaches sur les avant et arrière-becs, puis en 1975 par une dalle posée en encorbellement. Il repose sur trois arches en plein cintre, de 22,8, 12 et 12 m, pour une longueur totale de 56 m, une largeur de 4,3 m à l’origine, 7,4 m en 1865 et 9 m actuellement. Ce pont remplace un ancien pont construit en 1202, et réparé en 1399[48].

Le château de la Cazette, à proximité de ce pont, au plan en U, date de la fin du XVIIe, et succède à un ancien rendez-vous de chasse[49]. Tout autour de la ville, on trouve d’autres résidences seigneuriales :

  • le château de Sainte-Euphémie (XVIIe) ;
  • le château de Beaulieu ;
  • le château de Servoules ;
  • le château de Haute-Rive ;
  • le château de Sainte-Ursule ;
  • d’autres châteaux à Valernes, Noyers-sur-Jabron et Valbelle[50].

[modifier] Art religieux

Les ruines de l'ancienne chapelle (XIIIe siècle), dans la partie la plus ancienne de la citadelle, détruite par le bombardement allié du 15 août 1944 (jour du débarquement de Provence), sont encore visibles.

La cathédrale Notre-Dame des Pommiers
Vue panoramique sur le rocher de la Baume, Saint-Dominique et la Durance

L’église Notre-Dame des Pommiers, ancienne cathédrale, qui se rattache à l’art roman provençal, est remarquable pour son beau vaisseau très sombre, dépourvu de transept. Comme c’est fréquent dans les édifices provençaux, une coupole sur trompes s'élève à l'entrée du chœur. C’est un édifice classé monument historique[51]

Outre son ancienne cathédrale, Sisteron conserve plusieurs chapelles sur sa commune, ainsi que les vestiges d'anciens couvents désaffectés sous la Révolution.

Chapelles (servant au culte ou ayant une autre fonction) :

  • chapelle Saint-Marcel, à la Beaume, dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle, classée monument historique[52] ;
  • chapelle Saint-Domnin (XIIIe siècle) : la nef est voûtée en berceau, le chœur voûté d’arêtes, avec une travée romane qui ouvre dans le chœur, à gauche (ce dernier élément est plus ancien, et date de la fin du XIe ou du XIIe siècle)[53] ;
  • chapelle de l'ancien hospice de la Charité, dont le chœur est orné de fausses ogives, à but décoratif (1713-1720[54]) et de boiseries fin XVIIe ou début XVIIIe siècles, finement et richement sculptées[55] ;
  • chapelle de l'ancienne résidence des évêques de Sisteron (occupée actuellement par deux commerces).

Vestiges d'anciens couvents (les éléments subsistant sont mentionnés entre parenthèse) :

  • couvent des Clarisses (ou abbaye Sainte-Claire) (chapelle toujours liée au culte) ;
  • couvent des cordeliers : il n’en reste que le chevet plat du chœur, percé de trois hautes baies, une travée voûtée d’ogives, et deux arches ogivales, intégrés dans divers bâtiments (XIIIe et XIVe siècles[56]) ;
  • couvent de la Visitation (ou des visitandines) : il reste la chapelle du XVIIe siècle[57] abritant le musée Terre et Temps et anciens bâtiments conventuels reconvertis en maison de retraite. Ce bâtiment en U, à deux étages, est construit derrière la cathédrale en 1631 ; il possède un cloître entouré d’arcades[58]. L’ensemble est un monument historique inscrit[59] ;
  • couvent des capucins (rares vestiges) ;
  • couvent des ursulines (maison d'habitation) ;
  • couvent des missionnaires de la Croix (abritant l'école de musique).

[modifier] Couvent des dominicains

Du couvent des Dominicains, il reste l’église et les vestiges du cloître servant de cadre au festival des Nuits de la Citadelle. Fondé par la comtesse de Provence Béatrix de Savoie, sa première pierre est posée en décembre 1248 et la première messe dite en 1252. L’église est en très mauvais état après le siège de Sisteron par Sommerive, mais le service reprend en 1581, avant que l’église soit complètement réparée en 1684[60]. Un bas-côté de deux travées est ajouté à la fin XVIIe siècle. D’importantes réparations ont eu lieu dans les années 1960[61].

L’église, monument classé[62], est l’une des plus grandes églises gothiques du département, construite au XIIIe siècle[60] : elle mesurait 15,5 m de large pour 45 ou 47 m de long. La nef, longue de 36 m et placée entre deux bas-côtés, débouchait dans le chœur long de 11 m[63]. Actuellement, seuls subsistent le chœur, la dernière travée de la nef, deux travées du bas-côté nord, la façade occidentale et une partie des murs, ainsi que le clocher, de style roman[61].

[modifier] Musée

Un musée archéologique a été fondé en 1949[64]. Le musée Terre et temps possède une collection de cadrans solaires de poche, dont certains appartenaient à des bergers[65].

[modifier] Urbanisme

Une particularité architecturale de Sisteron est de regrouper plusieurs andrones, passages étroits et couverts[66].

[modifier] Personnalités liées à la ville

Les recueils les plus connus sont :
Contes de Paris et de Provence, Le midi bouge, Au bon soleil, Paris ingénu, Vingt jours en Tunisie, Contes de Noël, Les ogresses, Friquettes et Friquets, La veine d'argile, Vers la calanque, La Gueuse parfumée (dans cet ouvrage, on trouve son roman autobiographique Jean des Figues), Domnine, La chêvre d'or.
Il écrivit aussi, en collaboration avec Alphonse Daudet, une partie des Lettres de mon moulin et un opéra comique, Le char.
Grand ami de Frédéric Mistral, félibre de la première heure, ses poésies provençales lui valurent la « Cigale d'or ». Malheureusement éparpillées dans diverses revues (l'Armana prouvençau, l'Aïoli, la Revue Félibréenne, la Cigale, la Farandole, le Viro-Souléou, le Mois Cigalier, etc...), elles n'ont jamais été rassemblées, à part Li Souléiado.
  • Gustave Tardieu (1851-1932), pharmacien, physicien, géologue, archéologue et historiographe local, se passionna pour l'étude géologique, géographique et historique de la région sur laquelle il écrivit plusieurs ouvrages.

[modifier] Jumelage

Sisteron est jumelée à trois villes d'Europe:

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Sisteron.

[modifier] Liens externes

[modifier] Lire

Les pages 458 à 476 de la Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence sont consacrées à Sisteron. Voir Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. dictionnaires Larousse et Petit Robert
  2. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 459
  3. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 249-250
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 2420
  5. Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. ISBN 2-906162-73-6, p 24
  6. Géraldine Bérard, Carte archéologique, op. cit., p 459
  7. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 29
  8. Géraldine Bérard, Carte archéologique, op. cit., p 459
  9. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0, p 73
  10. Joseph-Antoine Durbec, Jacques Juillet (auteur du préambule), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Le Mercure Dauphinois, Grenoble, 2001, ISBN 2-913826-13-X, p 106-107
  11. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p 196
  12. « XVe journée archéologique », dans Annales de Haute-Provence no 308, 2e trimestre 1989, p 17
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 250
  14. « XVe journée archéologique », dans Annales de Haute-Provence no 308, 2e trimestre 1989, p 17
  15. Jacques Cru, op. cit., p 202
  16. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 107
  17. Raymond Collier, op. cit., p 414
  18. Raymond Collier, op. cit., p 413
  19. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 291
  20. Alphand, p 303
  21. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 15
  22. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 148
  23. Alphand, p 301
  24. Alphand, p 320
  25. Alphand, p 333
  26. Josette Chambonnet, « Routes, bacs, ponts et chemins de fer », in Chroniques de Haute-Provence : Château-Arnoux, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 303, 1987, p 173-175
  27. Pierre Colomb, « L'épidémie de choléra de 1884 », Annales de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique et littéraire de Haute-Provence, no 320, 3e trimestre 1992, p 207-208
  28. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Editions Horvath, Lyon, 1994. ISBN 2-7171-0917-X, p 107
  29. Josette Chambonnet, op. cit., p 177
  30. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  31. Provence - Édition Michelin (ISBN 9782067138667)
  32. Label rouge : Agneau de Sisteron
  33. Site de la préfecture des AHP
  34. Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802, Impr. B. Vial (Digne-les-Bains), 2007. - 190 p, ISBN 978-2-9530563-1-0
  35. Sisteron sur le site de l'INSEE
  36. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 12 janvier 2009
  37. Source villes et villages fleuris
  38. Arrêté du 11 février 1925, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  39. Raymond Collier, op. cit., p 308-309
  40. Liste de 1875, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  41. Raymond Collier, op. cit., p 355, 359, 368
  42. Arrêté du 29 novembre 1948, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  43. Raymond Collier, op. cit., p 435-436
  44. Arrêté du 21 février 1989, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  45. Raymond Collier, op. cit., p 395
  46. abc Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 118-119
  47. abc Raymond Collier, op. cit., p 422
  48. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 120
  49. Raymond Collier, op. cit., p 264
  50. Raymond Collier, op. cit., p 272
  51. liste de 1840, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  52. Arrêté du 27 juin 1984, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  53. Raymond Collier, op. cit., p 146-147
  54. Raymond Collier, op. cit., p 189
  55. Raymond Collier, op. cit., p 518
  56. Raymond Collier, op. cit., p 178
  57. Raymond Collier, op. cit., p 189
  58. Raymond Collier, op. cit., p 235
  59. Arrêté du 21 décembre 1984, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  60. ab Raymond Collier, op. cit., p 161
  61. ab Raymond Collier, op. cit., p 162
  62. Arrêté du 4 avril 1963, notice de la Base Mérimée, consultée le 2 mars 2009
  63. Raymond Collier, op. cit., p 156
  64. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 58
  65. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4, p 102
  66. Raymond Collier, op. cit., p 348
  67. Éditions Atlantica, (ISBN 2-35165-038-7), livre présenté sur le site Jullien.
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